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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:09

Stéphane Avenet, est un paysagiste qui s’occupe d’entretien et de conception de jardins dont la principale qualité est de respecter la nature. Mais voyons un peu son parcours. « J’ai une formation d’électronicien et c’est pendant mes six années passées dans l’armée de l’air que j’ai eu l’occasion d’exercer ce métier. Mon engagement terminé, je n’ai pas souhaité le renouveler et j’avais conscience que mon métier avait énormément évolué durant cette période. Je souhaitais donc trouver une autre orientation et ayant toujours eu une passion pour le travail de la terre en tant que passe-temps, il m’a semblé naturel d’en faire mon métier. »

D’où vous vient cette passion ?

Mes parents étaient agriculteurs et ma grand-mère avait un don pour tout ce qui touchait aux plantes. Elle avait en quelque sorte une connaissance innée ou du moins basée sur une observation attentive. C’est avec elle que je me suis intéressé au jardinage.

Pour en faire votre métier, quelle formation avez-vous suivie ?

De nature plutôt tourné vers les sciences et ayant un esprit rigoriste et basé sur du concret, je me suis procuré de nombreux ouvrages très documentés, j’ai beaucoup lu, étudié et conforté ainsi les connaissances acquises avec ma grand-mère.

Actuellement vous avez bien trouvé votre place de paysagiste respectueux de la nature. Si nous nous rencontrons, c’est pour que vous nous parliez du rôle que vous avez joué cette année dans l’aménagement des jardins du château de Chaumont-sur-Loire. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Chaque année, je vais voir ces jardins car pour moi, cela offre une ouverture sur des possibilités d’aménagements très variées et de plus, en connaisseur, je peux apprécier les différentes techniques mises en place. Je ne vais pas vous cacher que pouvoir participer au Festival international des jardins de Chaumont était un rêve qui paraissait inaccessible.

Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à y participer cette année ?

Chaque année, un thème est fixé et un concours est ouvert. Les personnes intéressées doivent s’inscrire, préparer un projet qui sera ensuite présenté à un jury. Le thème de l’année 2016 était : « Les jardins d’avenir » qui permettait de laisser libre cours à son imagination sur ce que seront les jardins dans un temps indéterminé. Les personnes qui participent à ce concours ne sont pas forcément des jardiniers. Ma participation est due à mon recrutement par deux jeunes filles qui terminaient leurs études d’architecte d’extérieur et qui souhaitaient présenter un projet. Il leur fallait trouver quelqu’un qui puisse coopérer avec elles, qui ait une bonne connaissance des plantes et qui soit capable de monter des structures en bois pour donner du volume à leur conception.

Vous connaissiez ces jeunes filles ?

Pas du tout. Elles m’ont contacté après avoir vu une page qui m’était consacrée dans le magazine « L’ami des jardins » et le fait que je choisisse toujours des solutions naturelles les a intéressées. Leur projet m’a plu et je me suis lancé dans l’aventure avec elles.

Pouvez-vous nous parler de la procédure avant d’en arriver à la réalisation du projet ?

On commence par déposer un dossier de candidature avec notre projet. Il faut savoir qu’il y a une centaine de dossiers mais que seulement 24 ou 25 sont retenus. Il y a de nombreuses équipes étrangères qui participent. Le projet est donc présenté devant un jury et si l’on est retenu, comme ce fut le cas pour notre projet, nous recevons une parcelle de terrain mise à nu de 300 m², entourée d’une haie et une somme de 11 000 € pour couvrir nos frais. Le travail se réalise en février mars pour que tout soit prêt pour l’ouverture du festival en avril. Des jardiniers du domaine sont mis à notre disposition pour le prêt de matériel et la manutention. Le travail se fait en équipe. Nous étions trois. Notre projet était basé sur les plantes qui soignent et celles qui se mangent. Comme nous devions présenter un jardin bien garni dès l’ouverture, il nous fallait des plantes déjà bien développées. Il y a pour les porteurs de projets retenus, la possibilité de se faire sponsoriser car les 11 000 € alloués s’avèrent souvent un peu juste. Pour soutenir notre projet, Yves Rocher a souhaité nous aider car notre projet de plantes qui soignent ou se mangent lui a plu.

Les 24 ou 25 jardins réalisés sont ensuite durant la saison du festival entretenus en général par les jardiniers du domaine. Moi, j’ai dû intervenir sur notre parcelle pour retailler certaines plantes qui risquaient de prendre trop de place. Ces jardins font l’objet de concours et de remise de prix au cours de la saison.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience ?

L’intérêt de travailler avec des gens qui ne sont pas du métier. Ce fut très enrichissant et une très bonne expérience.

Proposition de Stéphane

Une visite guidée des jardins de Chaumont le dimanche 2 octobre. Les jardins fermeront fin octobre.

Rendez-vous à 8 h 30, place Jehan d’Alluye pour organiser un co-voiturage.

Prévoir un pique-nique éventuellement

Frais d’entrée à la charge des personnes

Pour les personnes intéressées, appeler le 06 11 04 34 98 (Philippe Guitton) très rapidement.

Stéphane devant son jardin de Chaumont

Stéphane devant son jardin de Chaumont

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  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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