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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 14:00

Est-il encore besoin de présenter Dominique Panvert ? Peut-être pour les nouveaux habitants du territoire car pour les autres, la biographie de ce personnage issu du terroir, n’a plus beaucoup de facettes secrètes à faire découvrir.

Né en 1954, dans une ferme de Neuvy-le-Roi qui servira de décor à son premier ouvrage, Dominique Panvert a suivi ses études secondaires au lycée Racan de Château-du-Loir avant d’entrer à l’école normale de Tours. Devenu instituteur en 1976, c’est à l’école maternelle Jacques Prévert de Neuillé-Pont-Pierre, qu’il terminera sa carrière en tant que directeur d’école en 2009.

Se voulant témoins du passé, ses premiers ouvrages relatent la vie d’autrefois dans ce nord Touraine, berceau de son enfance.

C’est au début des années 1990, qu’il sort son premier livre, « Le moulin Foulon », du nom de la ferme qui l’a vu naître.  C’est à travers le regard d’enfant qu’il était à l’époque qu’il y évoque les scènes champêtres dont il fut à la fois le témoin et l’acteur. Ce livre témoignage de la vie rurale sera complété par « La vallée du Long », sorti deux ans plus tard. Mais, cet écrivain-poète, ne s’arrête pas là. La vie rurale de ce Pays de Racan qu’il affectionne particulièrement a encore bien des richesses à promouvoir par son folklore, ses traditions et sa vie quotidienne tout simplement. C’est « Le temps de vivre en Pays de Racan »  paru deux ans avant sa retraite qui apporte par son texte et ses nombreuses illustrations le témoignage de cette vie intense qui régnait au Pays du poète Honorat de Bueil, plus connu sous le nom de Racan. Et puis, la retraite est là, mais notre écrivain continue par l’écriture à promouvoir son territoire. Avec « Le Petit Brouillard », nom d’une ancienne ferme  de Neuvy-le-Roi, acquise par ses parents, il imagine une histoire entre un arboriculteur et une jeune enseignante désireuse de découvrir les trésors cachés de ce territoire rural.

Mais, Dominique Panvert n’avait pas oublié ses jeunes élèves et, en pensant à eux, il écrivit, en 1993, des histoires courtes présentées dans « Petites histoires amusantes » et « Monsieur Léon et Madame Pirouette », ouvrage pédagogique destiné aux enseignants d’école maternelle, épuisé à ce jour.

Présentation de ses nouveaux ouvrages par Dominique Panvert

Présentation de ses nouveaux ouvrages par Dominique Panvert

Là, vous sortez deux nouveaux ouvrages.  « Bon d’là de quéniots !» regroupe des histoires en patois régional et « Allons enfants » qui est d’un tout autre genre.

Voyons d’abord le premier, « Bon d’là de quéniots ! » Cette langue que vous utilisez dans votre recueil, la parlez-vous couramment ou avez-vous seulement retenu quelques expressions entendues fréquemment durant votre enfance ?

Ce langage parlé est en fait une déformation du français. C’est ce que j’ai entendu dans mon enfance et que je retranscris ici. Dans le livre, pour les personnes qui ne sont pas originaires du secteur, j’en donne la signification. C’est plutôt une déformation des mots qu’un patois local.

Parlons maintenant de votre gros livre « Allons enfants », 356 pages de souvenirs vécus par un poilu de la guerre de 14 et sur la seconde guerre mondiale par des jeunes du territoire représentent une somme de travail entre collecte et rédaction très importante. Tout d’abord, comment vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Tout d’abord pour conserver la mémoire de ce qu’a vécu mon père, Pierre Panvert, requis au travail obligatoire. Puis, lors de ses obsèques, la rencontre avec la fille de Kléber Leclerc de Marray, requis également pour le STO, qui avait commencé à retranscrire cette période de la vie de son père sur quelques feuillets A4  et enfin, ma rencontre avec Ferdinand Lepron, de Saint-Paterne-Racan. Roland Lehmann, de Lavernat, était enfant quand les Allemands sont arrivés dans son village et ce sont ses souvenirs qui sont racontés ici.         

Connaissiez-vous personnellement les cinq personnes ?

Oui, ce sont soient des membres de ma famille soient des connaissances. Mais pour ce qui est de Ernest Girard, de Neuillé-Pont-Pierre, le poilu de la guerre de 1914, j’ai connu son histoire grâce à un cahier d’écolier sur lequel il a rédigé ses mémoires 50 ans après son retour et qui m’a été confié par sa fille et ses petits-enfants.

Ont-elles parlé de cette période de leur jeunesse facilement ? Sont-elles encore marquées par ces années ?

Pour la plupart, ce moment de leur vie est resté à jamais gravé dans leur mémoire et, quand ils en parlent, on sent qu’ils revivent ces jours difficiles qu’ils ont vécus pendant leur jeunesse.

Pour parler de ces moments de vie, utilisez-vous le même vocabulaire, les mêmes tournures de phrases que pour vos précédents ouvrages ?

Comme ils ont eux-mêmes raconté sur différents supports cette partie de leur vie, je me contente de reprendre leurs phrases, de recopier leurs écrits. J’en fais une retranscription aussi précise que possible en utilisant les termes qu’ils ont employés. Le style varie en fonction des personnages.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour collecter les témoignages et les retranscrire ?

Presque 10 ans. Les premiers témoignages datent de 2007.

Combien d’exemplaires éditez-vous pour chaque livre ?

« Allons enfants » sera tiré à 1200 exemplaires et « Bon d’là de quéniots !» à 1000 exemplaires.

Où les gens pourront-ils les trouver ?

Au centre culturel de Leclerc, au Super U de Neuillé-Pont-Pierre, à la boulangerie Taillepied de Saint-Paterne-Racan et bien sûr en s’adressant à moi.

Vos séances de dédicace sont prévues où et à quelles dates ?

À l’espace culturel Leclerc de Vouvray-sur-Loir, le samedi 19 novembre, de 14 h à 19 h.

Au magasin Super U de Neuillé-Pont-Pierre, le samedi 26 novembre, toute la journée.

Avez-vous déjà d’autres projets d’écriture ?

Pas dans l’immédiat car je vais être occupé au moins pendant les 6 prochains mois à la diffusion de mes deux ouvrages. J’ai plusieurs séances de dédicaces programmées dans différents lieux. Ce sera peut-être pour moi l’occasion de recueillir de nouveaux témoignages.

Faisons confiance à l’instituteur-écrivain, pour nous apporter dans les années à venir, de nouveaux ouvrages témoins du passé de ce territoire cher à son cœur.

 

La première séance de dédicaces est prévue le 19 novembre
La première séance de dédicaces est prévue le 19 novembre

La première séance de dédicaces est prévue le 19 novembre

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L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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