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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 10:28

Pour la troisième année consécutive, Maxime Guinard, chargé de mission à la CCGC-PR, a concocté pour les habitants du territoire, de belles animations. Chaque journée découverte propose une randonnée dans le village choisi, un pique-nique préparé par un prestataire du territoire et dont environ un tiers du coût est pris en charge par la CCGC-PR et pour terminer la soirée, un spectacle gratuit, spectacle en général de grande qualité.

Après Pernay et Marray, c’était donc sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, que se déroulait, samedi après-midi, cette journée découverte.

35 randonneurs prêts à découvrir les environs de la commune

35 randonneurs prêts à découvrir les environs de la commune

La randonnée

À 17 h, 35 marcheurs étaient arrivés à Beau-Soulage pour participer à une « randonnée promenade » comme l’a mentionné Philippe Petithomme, de l’UCTSPC, organisateur du parcours. « C’est plus une promenade de 7 km qu’une randonnée que nous allons faire tranquillement. Il faudra bien respecter les consignes de sécurité. Nous serons de retour à 19 h pour le pique-nique. Tout le monde est bien chaussé, on peut y aller. »

Le but de cette promenade est de faire découvrir des chemins, sites, personnages faisant partie du patrimoine de la commune. Le chemin et la maison des Marmoux furent l’occasion de parler d’Eugène Hilarion, le bienfaiteur de la commune. La descente par les Ruettes vers l’hôtel de ville a permis d’apprécier ce passage peu commun et d’admirer le campanile récemment restauré qui coiffe le toit de la mairie. De là, le guide a conduit les marcheurs vers la rivière Escotais et qui a, ici, la particularité de s’appeler le Nais : nouvelle occasion de faire un peu d’histoire avec Lionel Royer : « Il existait à saint-Christophe une poste dès le milieu du XIXe siècle et le nom de Saint-Christophe-sur-le-Nais était déjà utilisé. C’est d’ailleurs grâce à cette antériorité que, lorsqu’il a fallu trouver un complément au nom de Saint-Christophe pour différencier les différents villages portant ce nom que Saint-Christophe-sur-le-Nais a été retenu. » Une personne alors interrogea : « Mais alors pourquoi la rivière s’appelle-t-elle l’Escotais à Saint-Paterne ? »- «  La réponse est très simple. Lorsque le château de La Roche Racan, où vécut le poète Racan fut vendu, les nouveaux propriétaires s’appelaient les seigneurs des Escotais. Aussi, lorsque les gens du pays parlaient de la rivière qui passe au pied du château, ils disaient c’est la rivière des Escotais. Et, petit à petit, c’est devenu tout simplement l’Escotais. »

Les randonneurs vont traverser la rivière
Les randonneurs vont traverser la rivière
Les randonneurs vont traverser la rivière
Les randonneurs vont traverser la rivière
Les randonneurs vont traverser la rivière

Les randonneurs vont traverser la rivière

Une fois la passerelle sur le Nais-Escotais franchie, c’est par les prés de la commune que les randonneurs regagnèrent le quartier de Vienne et se dirigèrent vers la chapelle saint Gilles, joli petit édifice datant du XIe siècle mais reconstruit au XVe- XVIe siècles. Ce fut l’occasion de parler du culte de Saint-Gilles, des pèlerinages qui avaient lieu début septembre et qui, de l’église à la chapelle, rassemblait un millier de pèlerins et ce, jusque vers la fin du siècle dernier mais aussi de rappeler qu’au Moyen Âge, de très importantes foires internationales se tenaient sur ce site.

Arrêt à la chapelle Saint Gilles
Arrêt à la chapelle Saint Gilles

Arrêt à la chapelle Saint Gilles

De là, retour vers le bourg avec une belle descente et passage devant le moulin Basset avant de rejoindre une voie bien pentue qui monte le long du cimetière et, c’est par des chemins toujours bien pentus que les marcheurs, à 19 h très précises, atteignirent le terminus de la randonnée, le parking de Beau-Soulage, quitté 2 h auparavant. Mais là, une déconvenue les attendait….Les pique-niques n’étaient pas là !

Le pique-nique

Entre temps, quelques personnes, inscrites pour les repas, étaient arrivées dont Catherine Lemaire, premier magistrat de la commune et les acteurs, Jacqueline et Marcel.

Maxime, interrogé, répond : « C’est « La mijot de Sonzay » qui doit apporter les paniers repas. Je lui ai commandé quelques repas supplémentaires mais elle ne devrait pas tarder à arriver… » Les minutes passent…19 h 30, toujours rien….20 h…20 h 15. Enfin, la restauratrice arrive, s’excuse pour son retard. Le spectacle devait démarrer à 20 h 30. Des spectateurs arrivaient et le repas commençait tout juste !

Pendant que les convives dégustaient avec plaisir les différents aliments fournis, les acteurs passaient parmi eux et plaisantaient ce qui laissait déjà présager de l’ambiance qui allait suivre. Heureusement, un pique-nique, c’est vite mangé. Une demi-heure après l’arrivée des repas, tout le monde était installé pour assister au spectacle.

Tout le monde est installé pour le spectacle
Tout le monde est installé pour le spectacle

Tout le monde est installé pour le spectacle

Le spectacle : Le Médecin volant de Molière par Jacqueline et Marcel

De leur vrai nom, Christelle Lefèvre et Pierre-Jean Ferrain, ils sont les créateurs de la compagnie « L’Art osé » en 2005. Ils ont à leur actif 10 spectacles en 10 ans. Le Médecin volant date de 2013. Leur compagnie a choisi la rue pour s’exprimer, pour vivre l’instant présent aux côtés des gens, s’adresser à eux directement et sans artifices, pousser toujours plus loin les codes du théâtre et de l’improvisation. Ils reconnaissent eux-mêmes : « L’adresse directe au public et la bonne humeur sont les moteurs qui portent toutes nos créations. »

Pour la pièce choisie, l’acte I  du Médecin volant de Molière, Jacqueline, avant le début du spectacle, met en garde : « Y a-t-il parmi vous des puristes de Molière ? Des professeurs de français ?...Car je vous préviens, puristes de Molière, s’abstenir. Le Médecin volant est le prétexte que nous avons trouvé pour venir devant vous. Nous jouerons la pièce jusqu’au bout. Mais, nous profiterons de chaque instant pour divaguer au gré de nos envies. Nous ne savons pas ce qui va se passer. Cela appartient à l’imprévu et à notre état de forme. »

Pour commencer, Marcel désigne une personne dans le public pour frapper les 3 coups. Malheureusement, il sera obligé de le faire lui-même. Jacqueline désigne une jeune fille qui, avec son portable, servira de chronomètre. La pièce doit durer 45 minutes. La « cloche » ainsi désignée sera consultée régulièrement.

Le décor est prêt sur la pelouse : une valise rouge.

Les acteurs au cours de la soirée
Les acteurs au cours de la soirée
Les acteurs au cours de la soirée
Les acteurs au cours de la soirée
Les acteurs au cours de la soirée

Les acteurs au cours de la soirée

Tout au long du spectacle, les deux acteurs interpréteront les différents personnages de la pièce de Molière, restitueront les textes à vive allure et surtout, joueront avec le public. Tout est prétexte à faire diversion, à improviser. Ainsi, le téléphone portable d’une spectatrice sonne. Jacqueline se précipite vers elle, lui dit de répondre et ensuite lui prend le téléphone et continue la discussion avec l’interlocuteur et lui propose de la rejoindre à l’hôtel. Le téléphone passe ensuite dans les mains de Marcel qui demande à parler à l’épouse et lui fait également des propositions. Au bout de près de 5 mn, le téléphone est rendu à sa propriétaire et tout le monde replonge dans le Médecin volant. Toute interruption de la pièce suscite l’amusement. Tous les deux ont l’art de l’à-propos, du gag inattendu. Au cours de la soirée, Jacqueline, bien gainée, n’a pas hésité à montrer sa culotte à plusieurs reprises, à passer dans le public s’asseoir sur les genoux de quelqu’un, l’embrasser.

Gag avec le portable d'une spectatrice
Gag avec le portable d'une spectatrice

Gag avec le portable d'une spectatrice

Pendant les gags de Jacqueline, Marcel vide petit à petit la bouteille de champagne, offre sa coupe à la spectatrice qui n’avait pas frappé les 3 coups. Dans la bouteille, il en restera à peine assez pour que, Jacqueline en tant que médecin, ne réclame un verre de l’urine de Lucile pour déterminer, au goût, la maladie dont elle souffre.

Marcel tend sa coupe à une spectatrice
Marcel tend sa coupe à une spectatrice

Marcel tend sa coupe à une spectatrice

Quand, la représentation s’achève, au terme de la scène 16 et de toutes les digressions des acteurs, le chronomètre indique précisément 45 mn. Peut-être qu’un petit quart d’heure fut réservé à Molière, mais les 30 minutes  supplémentaires furent meublées grâce à l’immense talent des deux acteurs. Les spectateurs ont vécu un intense moment de drôlerie intelligente, de communication avec les acteurs qui ont su, tout au long de la soirée, partager avec eux leur sensibilité, leur générosité, leur humanité et prouver combien ils savent rester maîtres de leurs improvisations.

Une très belle soirée, un très bon choix, on ne peut que féliciter Maxime Guinard pour le travail effectué, et remercier Catherine Lemaire, pour avoir permis que cette troisième journée se déroule sur sa commune.

Mais, une fois de plus, on ne peut que constater que, sur les 80 spectateurs présents, peu de Christophoriens avaient profité de la chance qu’on leur offrait. C’est bien dommage !

 

La soirée se termine dans une joyeuse ambiance
La soirée se termine dans une joyeuse ambiance

La soirée se termine dans une joyeuse ambiance

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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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