Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 16:30

Comme dans la plupart des communes de France, à Saint-Christophe-sur-le-Nais, cette commémoration revêtit un  caractère particulier. Suite à un gros travail réalisé en amont par des membres de l’association Histoire et Patrimoine , la coopération entre la mairie, l’association précitée et celles de l’association des UNC présidée par Claude Boulesteix, le monument aux morts affichait ce jour-là, 18 noms supplémentaires de soldats nés à Saint-Christophe et morts pour la France durant la Grande Guerre.

Après le défilé au monument aux morts, tous les participants ont apprécié la chaleur de l’espace socioculturel où se tenait une exposition réalisée en partie par les élèves des cours de CM1-CM2 et l’association Histoire et Patrimoine qui avait ressorti la carte de France situant les lieux de combat que connurent les soldats christophoriens au cours de ces années noires.

Le moment des discours à l'espace socioculturel
Le moment des discours à l'espace socioculturel
Le moment des discours à l'espace socioculturel
Le moment des discours à l'espace socioculturel
Le moment des discours à l'espace socioculturel

Le moment des discours à l'espace socioculturel

Madame le Maire, ceinte de son écharpe tricolore, remercia pour leur participation, les musiciens, les pompiers, les enfants et leurs enseignantes, les élus et toute la population présente dans la salle. Durant son discours, elle fit part « du beau travail réalisé en commun pour cette commémoration et de l’aboutissement de ce magnifique projet. » Ensuite, ce fut Claude Boulesteix qui prit la parole pour, à son tour, se féliciter de ce travail de mémoire qui permet désormais « de citer à leur tour ces soldats valeureux, trop longtemps oubliés, et de les associer aux 27 figurant déjà sur le monument aux morts. » Maéva Pirmé, directrice de l’école et enseignante en CM1-CM2, expliqua le travail réalisé par ses élèves depuis la rentrée de septembre, sur le thème de l’aviation pendant cette guerre. « Les avions réalisés par les élèves sont le résultat de tout un travail mené en classe. Je remercie Madame le Maire de nous avoir autorisés à exposer notre travail pour cette occasion, et Monsieur Larus pour la présentation du travail réalisé par les membres de son association sur la Grande Guerre. » Puis, pour terminer les discours, ce fut Philippe Larus qui enchaîna en rappelant tout le travail effectué en amont par l'association pour en arriver à ce résultat, 100 ans après la signature de l'armistice. Il mentionna "la bienveillance rencontrée au niveau des élus et des anciens combattants pour mener à bien ce projet et qui valorise ainsi le travail de l'association qu'il préside."

Un aperçu de l'exposition
Un aperçu de l'exposition
Un aperçu de l'exposition

Un aperçu de l'exposition

Le moment des discours achevés, chacun fut invité à partager le verre de l'amitié et à regarder de près l'exposition où Maéva Pirmé était prête à expliquer le travail des enfants.

Une assistance nombreuse pour cette commémoration
Une assistance nombreuse pour cette commémoration
Une assistance nombreuse pour cette commémoration
Une assistance nombreuse pour cette commémoration
Une assistance nombreuse pour cette commémoration

Une assistance nombreuse pour cette commémoration

Quelques renseignements concernant le monument aux morts

Le choix du projet de monument aux morts de M. Bruno, sculpteur, fut retenu par le conseil municipal le 20 novembre 1921. Sur ce monument furent gravés 27 noms, dont un avec une faute d'orthographe (il manquait le D final). Le conseil municipal vota alors une somme de 9 500 F pour l'érection de ce monument qui s'ajouta aux 3 742 F de la souscription publique et à la subvention de l'état. Le montant attribué à ce monument était donc de 13 342 F qui permirent l'érection et l'inauguration du monument.

Pour la gravure des 18 noms complémentaires, une somme de 1 500 € était demandée par l'entreprise contactée par l'intermédiaire de Logistic Marbrerie 72. Plusieurs projets ont été proposés à la commune et, quelque temps avant le mois de novembre, deux graveurs sont venus travailler sur une journée. Tout avait été préparé auparavant en atelier, les relevés métriques ayant été réalisés sur place. Pour cet ajout de 18 noms et la correction de celui mal orthographié, une subvention de 400 € a été accordée à la commune. Ce fut également l'occasion de repeindre tous les noms pour que ce centenaire soit dignement fêté et que les 45 enfants de Saint-Christophe morts pour la France soient ainsi mis à l'honneur.

Les 45 noms des poilus visibles sur le monument aux morts
Les 45 noms des poilus visibles sur le monument aux morts

Les 45 noms des poilus visibles sur le monument aux morts

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 19:34

L'année 1918, du doute à la victoire

Samedi soir, pour cette première manifestation organisée par la commune de Saint-Paterne dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice signé en 1918, à Compiègne, une quarantaine de personnes était présente dans la salle du multimédia pour assister à la conférence « L’année 1918, du doute à la victoire » donnée par Éric Labayle.

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier
Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Avant le début de la conférence, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, prononça quelques mots en direction du public : « Je vous remercie d’être venus si nombreux pour cette conférence qui ouvre la série des manifestations prévues pour cette commémoration particulière du 11 novembre 2018, 100 ans après la signature de l’armistice en 1918. » Puis, il passa le micro à Fabrice Mauclair, le vice-président de l’association christophorienne « Histoire & Patrimoine », qui présenta le conférencier, Éric Labayle. « Éric est un Tourangeau originaire de Libourne. Docteur en histoire contemporaine, c’est un grand spécialiste des conflits militaires et de l’histoire militaire sociale. Il a une maison d’édition avec une production d’œuvres historiques assez importante. Il travaille aussi pour  les éditions Sutton. »

Avant de débuter la conférence proprement dite, Éric Labayle prononça quelques mots en direction des nombreux élus de la commune présents dans l’assistance et de l’ensemble du public : « Merci de m’accueillir ici pour parler de l’année 1918. On peut s’interroger sur ce que l’on commémore. Sur cette année 1918, je vous parlerai des principales dates. C’est une année qui est quasiment oubliée dans les manuels scolaires. Il n’y a pas eu de guerre de mouvement cette année-là. Pour moi, si je dois définir l’image que j’en ai, c’est celle de la balance Roberval avec l’équilibre des forces de part et d’autre. Mais, venons-en aux faits ! Pourquoi cet équilibre ? Comme chacun sait, 1918 vient après 1917, année où, à son début, on a un nouveau général en chef, Nivelle, dont le but est de gagner la guerre avant le printemps. Mission surréaliste quand on sait que le 16 avril 1917, ce fut l’offensive au Chemin des Dames, offensive qui entraîna beaucoup de pertes et déclencha une grave crise morale qui fut suivie de nombreuses mutineries. C’est à ce moment qu’arriva le général Pétain à la tête de l’armée française.  »

 

Éric Labayle, le conférencier

Et, pendant une heure et quart, le conférencier tint son auditoire en haleine. Avec le support d’un diaporama illustrant les principaux points évoqués, il fit revivre de manière intense les principaux moments d’abord de 1917 qui eurent une incidence sur le déroulement de l’année 1918 tant à l’intérieur du territoire français que sur le front de l’est. Il insista sur l’importance de l’entente qui régnait au sein du duo Pétain-Clémenceau dans les décisions prises au début de l’année 1918.

La phrase clé du général Pétain était : « J’attends les chars et les Américains. »

Quels chars ?

Les chars d’assaut se sont améliorés nettement et grâce aux 3 000 chars Renault FT17 qui équipèrent alors l’armée française, en 1918, les alliés remportèrent de nombreuses victoires sur les Empires Centraux.

Et les Américains ?

Ils arrivent en 1917 mais ne sont pas du tout préparés à ce genre de guerre. Bien que plus grands que les Européens,  très sportifs, motivés, ils sont en retard sur tout. Très mal équipés, il faut les rééquiper entièrement et les former. « Ils passent directement du Far West au XXe siècle ! » Donc, dans un premier temps, on ne peut pas compter sur eux.

D’après le conférencier, l’état major et les dirigeants politiques avaient prévu que l’année 1918 serait assez calme et qu’ils concentreraient toutes les forces pour une victoire qu’ils imaginaient acquise au printemps 1919.

Ce qui va précipiter l’arrêt des combats, ce sont les événements qui se produisirent sur le front de l’est. Dans les Balkans, beaucoup de soldats sont décimés par des maladies. Le 15 septembre 1918, sur le front de Macédoine, la cavalerie alliée prend la ville d’Uskub, siège des états-majors des Empires Centraux. Suite à cela, les Allemands perdent leurs alliés. L’Allemagne est au bord du gouffre. Une mutinerie éclate au sein de l’armée. Guillaume II abdique. La République qui s’installe demande l’arrêt des combats. « Et c’est ainsi que le 11 novembre 1918, l’armistice de Compiègne (appelé de Rethondes), met fin aux combats sur le front de l’ouest mais, armistice ne veut pas dire fin de la guerre. Il faudra attendre le 28 juin 1919 pour que soit signé le traité de Paix de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, pour dire que la guerre est bien terminée. »

Pour Éric Labayle,  une question se pose : « A-t-on eu raison de signer cet armistice ? »

Voici l’argument qu’il développe : « Si on avait suivi l’idée d’aller en Allemagne le 14 novembre puisque sur le front est le champ était libre, notre offensive aurait montré aux Allemands qu’ils avaient réellement perdu la guerre. Car, dans les faits, les Alliés n’ont jamais envahi l’Allemagne et lorsque les soldats rentrèrent chez eux, ils furent accueillis en héros par la population. »

C’est sur cette réflexion qui pouvait en amener d’autres notamment sur la seconde guerre mondiale que s’acheva cette passionnante conférence. Le conférencier se prêta ensuite au jeu des questions réponses pendant environ un quart d’heure. De très nombreux et chaleureux applaudissements saluèrent cette brillante prestation.

Cadeaux et dédicaces
Cadeaux et dédicaces

Cadeaux et dédicaces

Avant de convier l’assistance à partager le verre de l’amitié, Jean-Pierre Poupée remit deux livres qu’il dédicaça  au conférencier : « Le Pays de Racan » et « Sur la route des Muses et des Géants », ainsi qu’un buste du poète Racan.

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Plusieurs personnes conquises par le brillant exposé, se dirigèrent vers la table où étaient exposés de nombreux ouvrages traitant du sujet puis chacun se retrouva au fond de la salle où le verre de l’amitié les attendait.

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !
Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 19:17

Dimanche 15 juillet 2018, finale de la coupe du monde : face à face, la France et la Croatie. Pour vivre ce grand événement, le comité des fêtes de la commune, en accord avec la municipalité, avait profité des beaux équipements qu’offre actuellement le foyer socio-culturel, après sa rénovation, pour installer une fan zone permettant aux amoureux du football de suivre ensemble et sur grand écran cette finale.

Un public acquis aux Bleus

Un public acquis aux Bleus

Une petite centaine de personnes avait investi les lieux pour vibrer de concert au cours de la partie : grands moments de liesse partagée lors des buts des Bleus, moment d’inquiétude perceptible lors de la domination des Croates, applaudissements chaleureux sur les belles actions des Bleus, le départ de Giroud,… Respiration retenue pendant les 5 dernières minutes pour les arrêts de jeu et enfin, au coup de sifflet final, une explosion de joie des spectateurs enfin libérés de la petite crainte qui s’était nichée au creux de la poitrine : applaudissements à tout rompre, trompettes en action, drapeaux bleu blanc rouge agités en signe de reconnaissance pour cette équipe de France devenue, à cet instant, championne du monde 20 ans après la victoire de 1998.

Grande joie parmi les supporters de tous âges avec cette victoire !
Grande joie parmi les supporters de tous âges avec cette victoire !
Grande joie parmi les supporters de tous âges avec cette victoire !

Grande joie parmi les supporters de tous âges avec cette victoire !

France 4 - Croatie 2

 

Bravo les Bleus !

Partager cet article

Repost0
23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 13:00

Vendredi après-midi, le dernier épisode de l’installation du panneau lumineux d’information de Saint-Christophe est arrivé à son terme.

Cette installation, actée lors du conseil municipal du 29 septembre 2016, a vu ses premiers travaux s’effectuer vers la fin de l’année 2017. Mais, comme il manquait une pièce, seuls des travaux de branchements électriques furent réalisés. Début 2018, une tranchée fut creusée pour amener l’électricité à l’emplacement du futur panneau. En avril, le panneau a été posé mais, suite à un mauvais branchement, les installateurs n’ont pu faire les essais nécessaires. Au cours du conseil municipal de juin dernier, André Lascaud, 1er adjoint, qui a suivi ce chantier depuis le début, annonça : « J’ai reçu la bonne pièce et je l’ai installée. Il devrait prochainement être mis en service. » Eh bien, voilà depuis vendredi après-midi, ce panneau lumineux, en couleur, est opérationnel. Il ne reste plus qu’à l’alimenter pour informer la population des différentes actualités et manifestations communales.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Ça y est ! Le panneau lumineux fonctionne.

Partager cet article

Repost0
17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 19:20

 

Samedi matin, les Christophoriens avaient été invités par la municipalité pour une manifestation importante. Deux des édifices communaux s’affichaient en bleu blanc rouge et, pour ce premier match de l’équipe de France, on aurait pu penser que ces couleurs étaient un clin d’œil sympathique aux Bleus. Mais, tout compte fait, il n’en était rien ! Ces rubans tricolores, placés l’un devant l’hôtel de ville et l’autre devant l’entrée du foyer rural, étaient le signe que deux des réalisations achevées récemment allaient être inaugurées : le superbe campanile qui coiffe la mairie et le foyer rural devenu désormais espace socio-éducatif.

Élus et population avant la cérémonie
Élus et population avant la cérémonie

Élus et population avant la cérémonie

Pour cette manifestation, outre les élus communaux, on pouvait noter la présence de MM. Samuel Gesret, sous-préfet de Chinon, Pierre-Alain Roiron, vice-président de Conseil Régional et maire de Langeais, Jean-Pierre Gascher, Conseiller Départemental, ainsi que quelques élus des communes du territoire dont M. Patrick Cintrat, qui fut président de la Communauté de Communes du Pays de Racan. Catherine Lemaire, premier magistrat de Saint-Christophe, excusa quelques personnes prises par d’autres obligations ainsi que plusieurs des artisans ayant participé aux travaux. Pour commencer cette cérémonie et procéder à la première inauguration, madame le Maire, salua les personnes présentes et prononça ces quelques mots en ouverture du discours qui aura lieu un peu plus tard : « Permettez-moi de vous dire que c’est un grand honneur et un grand plaisir d’inaugurer en votre présence à tous, le campanile et la salle polyvalente qui s’inscriront dans le temps au cours de ce siècle.» Elle présenta ensuite l’histoire de ce campanile placé sur le bâtiment en 1902 grâce à Eugène Hilarion, nommé le Bienfaiteur de la commune. Ce superbe ornement a malheureusement subi les outrages du temps et, suite à des pluies torrentielles, en septembre 2015, la municipalité a dû faire appel à un artisan pour le bâcher et a fait réaliser des estimations du montant des travaux puis a demandé une aide financière à l’état et au département. « Le montant des travaux s’élevant à plus de 40 000 €, nous avons obtenu une DETR de 15 000 € et une subvention du département de 14 115 €. Un grand merci à l’état et au département. » L’état catastrophique du campanile avait, en novembre 2015, inspiré l’un des conseillers municipaux, artiste à ses heures, qui écrivit une complainte intitulée « Le campanile ». (ouvrir le fichier ci-dessous pour le découvrir)

Les officiels rassemblés devant la mairie.

Les officiels rassemblés devant la mairie.

Ces quelques mots terminés, Laëtitia, une charmante jeune hôtesse, chargée de présenter les ciseaux posés sur un coussin, pour que les officiels puissent couper le ruban destiné à l’inauguration du campanile, s’acquitta avec le plus grand sérieux de sa tâche et c’est sous les applaudissements que ce premier ruban fut donc coupé et distribué par petits morceaux aux amateurs de souvenirs.

Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux
Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux
Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux
Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux
Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux

Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux

Ensuite, Catherine Lemaire invita les personnes présentes à aller vers le foyer rural. Comme pour le campanile, avant de pouvoir entrer dans le foyer, les officiels coupèrent le ruban et chacun fut invité à entrer dans cet « espace socio-éducatif » comme il convient de le nommer désormais.

MM. Gesret, Roiron et Gascher se prêtent au même cérémonial aux côtés de Catherine Lemaire
MM. Gesret, Roiron et Gascher se prêtent au même cérémonial aux côtés de Catherine Lemaire
MM. Gesret, Roiron et Gascher se prêtent au même cérémonial aux côtés de Catherine Lemaire

MM. Gesret, Roiron et Gascher se prêtent au même cérémonial aux côtés de Catherine Lemaire

Pour plusieurs personnes, ce fut une découverte de voir cet espace réellement transformé. Madame le Maire se plaça derrière le pupitre pour expliquer et présenter à ses administrés et aux représentants des collectivités, les différentes étapes et péripéties qui s’égrenèrent tout au long des travaux.

Les Christophoriens découvrent cet espace rénové
Les Christophoriens découvrent cet espace rénové
Les Christophoriens découvrent cet espace rénové

Les Christophoriens découvrent cet espace rénové

 « Pourquoi avoir rénové le Foyer ? »

C’est par ces quelques mots que débuta le discours de madame le Maire. Elle commença par un petit historique du Foyer rural. En voici l’essentiel : « Après la seconde guerre mondiale, il existait à Saint-Christophe deux troupes théâtrales. L’une à caractère plutôt catholique, les J3, et l’autre, plutôt laïque, « le foyer rural ». Ces deux associations étaient au cœur de vives polémiques. Le maire et le curé se livraient à une lutte acharnée, un peu comme dans le film « Don Camillo ». Le maire, M. Girard, fit fermer la salle de spectacle des J3. Le projet de construire un foyer rural apparut pour la première fois lors de la séance du conseil municipal présidée par M. Girard, le 5 mars 1951. »

 Un an après, le 22 mai 1952, les plans et les devis furent présentés au conseil municipal et acceptés et, le 10 octobre 1954, le bâtiment fut inauguré par M. le Préfet, Lecornu, et M. Girard, maire et conseiller général, comme en témoignait une plaque gravée située à droite de l’entrée.

La plaque qui fut posée lors de l'inauguration du foyer rural

La plaque qui fut posée lors de l'inauguration du foyer rural

L’association « Foyer rural », présidée par M. Lucien Ménard, bénéficia d’un bail de 18 ans qui fut renouvelé une fois. Au cours des années qui suivirent, quelques aménagements eurent lieu mais il n’y eut pas de gros travaux d’entretien d’effectués.

En 2006, la municipalité en place a souhaité engager des travaux estimés à 150 000 €. Faute de crédits au Pays, il fut prévu de faire inscrire ce projet dans le plan de programmation pluriannuel du Conseil général.

En 2014, la nouvelle municipalité retint une liste de travaux prioritaires parmi lesquels, la rénovation du foyer rural. Le presbytère et l’ancienne poste ayant été vendus en 2015 et 2016, cela a permis de dégager une somme pour autofinancer partiellement les travaux du foyer. « Il nous a semblé important de continuer à restaurer le foyer qui n’était plus aux normes d’accessibilité, plus aux normes d’économie d’énergie et d’isolation. Des normes, j’en ai certainement oublié… »

 Le chantier des gros travaux a commencé en novembre 2016, dès que l’obtention de subventions a été connue. C’est Soliha qui a été retenue en maître d’œuvre et Mme Deruelle a suivi le chantier. Les entreprises retenues étaient pour la plupart des entreprises du département.

Catherine Lemaire pronoçant son discours

Catherine Lemaire pronoçant son discours

Les péripéties inattendues et burlesques du chantier

« En mai 2016, aucune observation n’est faite après analyse du cahier des charges par le bureau de contrôle Qualiconsult. Novembre 2016, doute sur la solidité de la charpente. Avril 2017, Qualiconsult demande un renfort de charpente suite à l’étude du cabinet Leptotech réalisée en mars 2017. Juillet 2017, Qualiconsult confirme la non ouverture au public. À l’automne 2017, il y a une analyse technique par Leptotech pour renfort de la charpente puis une recherche d’entreprise en mesure de réaliser les travaux selon la prescription technique. En janvier 2018, c’est l’entreprise Szymanski, notre sauveur, qui est en mesure de réaliser les travaux pour 11 797,98 € TTC. »

La parole est alors donnée à André Lascaud, premier adjoint, en charge des suivis de travaux. À l’aide d’un diaporama, il explique, photos à l’appui, les différentes phases des deux chantiers dont l’inauguration fait l’objet du rassemblement de ce jour.

André Lascaud commente les travaux
André Lascaud commente les travaux

André Lascaud commente les travaux

Avant de passer le micro aux représentants des collectivités locales ayant apporté leur soutien financier à ces deux réalisations, Catherine Lemaire remercia les différentes instances pour les subventions reçues, à Mme Deruelle qui a suivi la fin du chantier de la salle socio-éducative avec beaucoup de rigueur, aux entreprises qui ont réalisé un sérieux travail de professionnels, ainsi qu’aux membres du conseil municipal qui l’ont épaulée dans cette aventure et aux employés communaux.

« Cette salle qui a déjà été mise à disposition et louée, est beaucoup appréciée. Nous sommes en voie de réaliser l’objectif souhaité, créer une dynamique d’animation socio-culturelle. »

Intervention des personnalités

Jean-Pierre Gascher, Conseiller départemental : « C’est avec plaisir que je constate que l’argent que nous avons donné a été bien utilisé dans ces belles restaurations. Je remercie M. Pascal Martineau, pour son remarquable travail sur le campanile. Le fonds FDSR du Conseil Départemental est réservé au soutien des communes rurales pour un montant de 11 000 000 €. Mais, en ce moment, nous avons de grosses dépenses pour le social, avec l’aide que nous devons apportée aux mineurs non accompagnés qui arrivent dans notre département. Ces deux projets étaient je pense, le programme de votre mandat. Je vous félicite de les avoir accompagnés avec votre équipe. C’est une très belle salle pour tous. »

Pierre-Alain Roiron, Vice-président du Conseil Régional : « J’ai toujours un immense plaisir à venir à Saint-Christophe. Je travaille souvent avec Catherine Lemaire et Patrick Cintrat. Le Conseil Régional se doit de marquer sa solidarité avec les communes rurales. Refaire le campanile a été une très bonne chose dans ce village qui possède un très beau bâti. Le Conseil Régional est aux côtés des élus ruraux. Un peu plus de 10% de son budget est consacré aux communes rurales. »

Samuel Gesret, Sous-préfet de Chinon : « C’est la deuxième fois que je viens à Saint-Christophe. J'aime beaucoup sa belle place. Mes services m’ont annoncé }Vous devez aller à Saint-Christophe-sur-le-Nais pour inaugurer un hôtel Campanile.~ Imaginez ma surprise… J’adresse mes félicitations à l’entreprise Martineau pour son beau travail sur le campanile qui orne l’hôtel de ville. Je trouve très bien de vouloir que ce foyer rural, salle socio-éducative, puisse servir à toutes les générations. »

M; le Sous-Préfet durant son discours

M; le Sous-Préfet durant son discours

Madame le Maire clôtura cette cérémonie par une citation de Jean Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »

Chacune des personnalités s'est vu alors remettre deux livres sur Saint-Christophe réalisés par l'association «Histoire et Patrimoine».

Chacune des personnalités a reçu les livres sur Saint-Christophe
Chacune des personnalités a reçu les livres sur Saint-Christophe

Chacune des personnalités a reçu les livres sur Saint-Christophe

Puis, ces prises de paroles achevées, alors que des photos de la commune se mirent à défiler sur l’écran, Catherine Lemaire annonça la partie festive de la matinée, avec le vin d’honneur, les petits fours et deux musiciens pour un fond musical très agréable.

Un grand bravo à la municipalité pour ces travaux et l’organisation de cette matinée festive bien appréciée par ses administrés.

La matinée se termina sur une note festive
La matinée se termina sur une note festive
La matinée se termina sur une note festive
La matinée se termina sur une note festive

La matinée se termina sur une note festive

Quelques chiffres sur l’espace socio-éducatif

Montant total du gros œuvre : 300 488, 77 € HT

Montant total des honoraires : 17 282,28 € HT

Dépenses annexes (matériel cuisine, chaises, armoire, stores) : 11 865,35 € HT

Soit un montant total de 329 636,46 € HT (395 563,75 € TTC)

Les subventions

DETR : 38 568 € ; subvention parlementaire : 5 000 € ; Région : 62 000 € ; Département : 60 000 € ; CCPR : 20 000 €

Soit un montant total de 185 568 € ce qui représente environ 60% du montant des travaux.      

Partager cet article

Repost0
8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 16:47

À Saint-Christophe-sur-le-Nais, la commémoration de l’armistice du 8 mai 1945 est toujours précédée par un hommage rendu à Élisabeth Le Port, dans la classe où, jeune institutrice, elle enseigna d’octobre 1939 à juin 1942, date de son arrestation par les Allemands. C’est à Auschwitz où elle fut envoyée, qu’elle décèdera le 24 mars 1943. Son neveu, Michel Le Port, accompagné de son épouse, est toujours présent pour honorer la mémoire de sa tante trop tôt disparue. Le dépôt d’une plante marque ce devoir de mémoire envers cette résistante qui donna sa vie pour que la France retrouve sa liberté.

Hommage dans la classe où exerça Élisabeth Le Port
Hommage dans la classe où exerça Élisabeth Le Port

Hommage dans la classe où exerça Élisabeth Le Port

Ensuite, un défilé en musique avec l’EMEDC, les pompiers de Saint-Paterne et les JSP Racan suivis par les élus, les Anciens combattants, les enfants de l’école et leurs enseignantes et une population relativement nombreuse permit, en traversant le centre du bourg, de regagner le mail où se dresse le monument aux morts.

Arrivée au monument aux morts

Arrivée au monument aux morts

Après le dépôt de gerbes par la municipalité et les Anciens combattants, le renouvellement de la flamme par les enfants, Madame le Maire donna lecture du discours émanant de la secrétaire d’état auprès de la ministre des armées.

Dépôt de gerbes, de flammes et discours
Dépôt de gerbes, de flammes et discours
Dépôt de gerbes, de flammes et discours

Dépôt de gerbes, de flammes et discours

La parole fut ensuite donnée à 4 enfants des cours élémentaires qui récitèrent le poème d’Arthur Rimbaud : « Le dormeur du val ».

Les enfants récitent "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud

Les enfants récitent "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud

La minute de silence écoulée, les musiciens entonnèrent la sonnerie aux morts avant de finir par La Marseillaise.

Les musiciens et les sapeurs-pompiers et JSP
Les musiciens et les sapeurs-pompiers et JSP

Les musiciens et les sapeurs-pompiers et JSP

La cérémonie achevée, tous les participants furent invités à regagner le foyer rural où la musique offrit quelques morceaux de son répertoire avant le vin d’honneur et les petits fours préparés par la municipalité.

Les participants lors du vin d'honneur qui suivit la commémoration
Les participants lors du vin d'honneur qui suivit la commémoration

Les participants lors du vin d'honneur qui suivit la commémoration

Partager cet article

Repost0
10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 14:56
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....

Ça y est, il est arrivé.

Encore un peu de patience avant sa mise en service, problème électrique à régler.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Encore un peu de patience....

Partager cet article

Repost0
13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 13:40

Lundi soir, le conseil municipal de Saint-Paterne-Racan était réuni en séance extraordinaire pour débattre des rythmes scolaires à la rentrée 2018-2019, seul point de l’ordre du jour, le résultat devant parvenir au DASEN (Directeur académique des services de l’Éducation Nationale) avant le 16 février.

Après l’adoption du compte-rendu du conseil précédent, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, donna lecture des précédentes délibérations concernant ce sujet et rappela les multiples réunions, concertations, démarches et les différents votes ayant eu lieu sur ce sujet avec toujours, côté parents et enseignantes, une majorité pour un maintien des 4 jours ½ mais en revoyant le temps des TAP.

Il précisa ensuite que la CCGCPR souhaite dans le cadre du PEDT (plan éducatif territorial) qu’il y ait une harmonisation sur l’ensemble du territoire sauf que, comme le rappelèrent quelques élus, la CCGCPR n’a pas de PEDT propre et n’a pas la compétence école. Par contre, tous étaient d’accord pour qu’il y ait une harmonisation au niveau des deux écoles de la commune, l’école maternelle et l’école élémentaire.

Les représentants de la mairie aux conseils d’école ont donné lecture des derniers conseils d’école qui se sont tenus respectivement le 9 février pour l’élémentaire et le 10 février pour la maternelle. Dans les deux cas, les enseignantes, favorables à la semaine de 4 jours ½, se sont abstenues.

Éric Lapleau, conseiller municipal délégué à l’école élémentaire, lut la lettre adressée par les enseignantes expliquant le pourquoi de leur vote car elles n’avaient pas obtenu de réponse sur leur souhait de modifier, dans l’intérêt des enfants, l’organisation du temps des TAP de manière à avoir des journées avec des emplois du temps identiques (soit 3 fois une heure ou 4 fois 45 mn). L’accent a été mis sur le fait que les 4 jours ½ sont plus profitables aux apprentissages, les enfants étant plus réceptifs le matin. Jean-Paul Fontenay, adjoint, donna lecture de celle des parents d’élèves de la maternelle qui fait ressortir que sur 48 familles 7 se sont prononcées sur la semaine de 4 jours et 15 pour les 4 jours ½. 16 familles ayant des enfants dans les deux écoles se sont abstenues. Des TAP d’une durée de 1 h 30 sont inenvisageables en maternelle. Les 2 parents élus, après concertation lors du conseil d’école, souhaitaient boycotter le vote car il leur était difficile de partager leur vote qui alors n’aurait pas été représentatif du souhait des familles. Après consultation avec l’inspectrice, et pour ne pas contraindre la mairie par la suite, les parents ont opté pour l’abstention.

Toutes ces discussions ne débouchant pas, Éric Lapleau intervint en ces termes : « La question du jour est bien de définir notre position sur une semaine de 4 jours ou de 4 jours ½ en tenant compte de l’organisation de l’emploi du temps. » Jean-Pierre Poupée répondit : « Attendons la réponse du DASEN pour nous prononcer sur l’emploi du temps. Il faut que les 4 jours1/2 conviennent à toutes les parties.» Et, il précisa qu’il avait été d’accord lors de la relecture du PV du conseil d’école de la maternelle, pour que soit mentionné : « Il sera possible de discuter après la décision du DASEN. »

La plupart des locuteurs a mis en avant l’intérêt des enfants. Cédric Dubois, conseiller municipal délégué à l’école maternelle, ajouta : « Quand on dit Éducation Nationale, il y a bien Nationale, ce devrait donc être à elle de prendre les bonnes décisions. »  Et Jean-Pierre Poupée rajouta : « En plus, il faut savoir que cette décision ne sera valable que pour une année ! »

On peut se poser la question : « Pourquoi à Saint-Paterne-Racan, première commune du territoire à avoir mis en place les TAP, parents et enseignantes plébiscitent les TAP ? » La réponse est simple : « Parce que ici, les TAP étaient très bien organisés. L’étude de l’an dernier montrait que la régularité était un avantage et les activités proposées aux enfants étaient de qualité et intéressantes. »

À l’issue de cette discussion assez intense, Jean-Pierre Poupée proposa de voter à bulletin secret pour une semaine de 4 jours ou de 4 jours ½.

Résultat du vote sur 18 votants : 11 pour la semaine de 4 jours ½, 6 pour 4 jours et une abstention.

Saint-Paterne-Racan sera-t-il le « petit village gaulois » du territoire ? Attendons la réponse du DASEN.

La réunion s’acheva avec un tour de table pour les questions diverses.

 

Un débat intéressant à l'issue duquel une majorité s'est prononcée pour les 4 jours 1/2
Un débat intéressant à l'issue duquel une majorité s'est prononcée pour les 4 jours 1/2

Un débat intéressant à l'issue duquel une majorité s'est prononcée pour les 4 jours 1/2

Partager cet article

Repost0
31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 23:59

 

2018

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 15:53

Comme chaque année, avant Noël, la municipalité organisait son traditionnel arbre de Noël à l’espace Beau-Soulage. Les familles avaient répondu favorablement à l’invitation et enfants, parents, grands-parents et amis se pressaient nombreux vers le lieu de rendez-vous en début d’après-midi.

Tout d’abord, confortablement installés face à la scène, les spectateurs purent assister au spectacle proposé par des professionnels de la troupe Valise de Tours. Les péripéties d’un clown à la recherche de petits boulots furent très appréciées des enfants qui ne se firent pas prier pour participer. La réflexion d’un jeune spectateur est assez éloquente : « C’était marrant et sympa et surtout super chouette ! ». 

Le spectacle terminé, vint le moment tant attendu par les plus jeunes. Le Père Noël fit son entrée avec son traîneau et ses lutins devant les yeux émerveillés des enfants mais aussi de quelques adultes ! Ce fut alors la distribution des confiseries mais surtout des cadeaux apportés par le bonhomme à la barbe blanche sur demande de la municipalité. Chaque enfant de la commune de la naissance au CM2 ainsi que ceux scolarisés à l’école communale, purent recevoir leur présent. Catherine Lemaire, premier magistrat, assista un peu le Père Noël et ses lutins et confia : « Les cadeaux sont adaptés à chaque âge, avec le spectacle et le goûter, ça représente un gros budget pour la commune d’autant plus que nous distribuons un prix à chaque enfant scolarisé à la fin de l’année scolaire. Quant au traîneau, il a été réalisé il y a 2 ans par une conseillère et son mari, c’est convivial et pratique pour transporter nos peluches et nos  jeux de toutes sortes ».

Et, pour terminer cet après-midi festif, les enfants, comblés, purent partager un goûter offert également par la municipalité. Une telle manifestation en faveur des enfants est une tradition qui remonte à une bonne quarantaine d’années dans la commune !

Un moment important : la distribution des cadeaux apportés par le Père Noël en personne !

Un moment important : la distribution des cadeaux apportés par le Père Noël en personne !

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

Recherche

Pages