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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 14:14
Un atelier Mnémo'seniors

Un atelier Mnémo'seniors

L’association Mnémo’seniors présentera son atelier stimulation mémoire en visioconférence

Lundi 12 novembre 2018 de à 14h30

Espace Multimédia -10 rue des coteaux à Saint-Paterne-Racan

Durant les séances e-Mnémo’Stimul, dans un climat de convivialité, vous exercerez vos capacités d’attention, de concentration, de logique à partir d’activités ludiques et sans esprit de compétition.

Vous ferez travailler vos neurones de façon à préserver votre capital cognitif et à constituer une précieuse réserve.

www.mnemoseniors.fr

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 16:15
Une salle bien remplie pour suivre le périple des deux voyageurs
Une salle bien remplie pour suivre le périple des deux voyageurs

Une salle bien remplie pour suivre le périple des deux voyageurs

Vendredi soir, c’est au multimédia de Saint-Paterne-Racan, que l’association christophorienne Histoire et Patrimoine avait convié ses adhérents et son fidèle public pour sa seconde et ultime conférence de l’année. Pourquoi avoir choisi Saint-Paterne ? Pour deux raisons : plusieurs adhérents de l’association demeurent à Saint-Paterne et l’un des personnages qui sera présenté au cours de la soirée était un Saint-Paternois.

Lorsque le président, Philippe Larus prit la parole, la salle était bien remplie ce qui montrait une nouvelle fois combien les manifestations proposées par Histoire & Patrimoine sont appréciées. Avant que ne commence la conférence, Philippe remercia toutes les personnes de leur présence et eut un mot en particulier pour M. Jean-Pierre Poupée, présent dans la salle, qui a mis gracieusement la salle à disposition de l’association. Il adressa aussi des remerciements à 5 étudiants de l’Université de Bretagne qui, sollicités pour traduire en français un livre du début du XXe siècle écrit en américain et dont les conférenciers avaient eu besoin pour leurs recherches avaient répondu favorablement et inscrit ce travail comme projet dans leur cursus universitaire. L’une des étudiantes, Coralie, était parmi le public.

Petit discours du président avant la conférence

Petit discours du président avant la conférence

Comment est venue cette idée de conférence sur ce sujet ?

Claudie Mirault, l’une des quatre conférenciers qui intervinrent ce soir-là, présenta le déroulement de la conférence. Tous les 4 avaient été très investis dans le travail fait par l’association sur la Grande Guerre. Grâce à eux, 18 nouveaux noms de soldats de Saint-Christophe ont été retrouvés et ajoutés à la liste des morts pour la France déjà connus, dans ce conflit très meurtrier. Elle précisa alors que Félix, l’un des personnages qui sera évoqué au cours de la première partie, fut un des enfants morts pour la France.

Le second voyageur, René, n’est pas mort à la guerre, mais sa tombe qui se trouve dans un carré réservé à la famille Le More, dans le cimetière de Saint-Paterne-Racan, a interpellé les conférenciers.

Ces deux jeunes hommes ont participé au début du XXe siècle à des voyages peu communs pour l’époque. On peut penser que ces deux familles qui se sont peut-être connues, devaient appartenir à un milieu fortuné.

Présentation de la soirée par Claudie Mirault

La conférence

1ère partie : Félix Desmousseaux de Givré par Brigitte et David Bonneau-Doyen

Félix est originaire de Normandie. Il a une sœur Louise plus jeune que lui. Ils perdent leurs parents alors qu’ils sont encore très jeunes et sont adoptés par leur oncle, Émilien, frère de leur père et son épouse, Marie-Louise. Ils viennent alors s’installer à Saint-Christophe, à La Perrine. Il fait ses études dans des écoles, collèges et lycées privés. C’est à Arcueil qu’il débuta ses voyages et il y prit goût. Avec son école, en 1898, il participa à la 24e caravane d’Arcueil. Élève studieux, il obtient son baccalauréat en 1905 et devient docteur en droit en 1909 mais en 1913, il arrête les plaidoiries. Avec 7 autres personnes, ils vont organiser un voyage en Asie centrale, voyage qui durera 2 mois. Pendant ce voyage, un de ses amis d’enfance, André Piégu, originaire de Bueil-en-Touraine, qui deviendra maire de Bueil, est à ses côtés. Ils partent le 20 juillet 1907 de la gare du Nord à Paris. Ce voyage leur fera découvrir Pétersbourg, Moscou, Nijni-Novgorod, Kazan, Samara, Orenbourg, Tackent, Samarkand, Boukhara, Bakou,Tiflis, et enfin, Constantinople. Le 4 septembre, c’est le départ pour la France à bord de l’Orient express. Le trajet, long de 3094 km durera 5 jours. Il relatera son voyage dans un livre grâce aux notes prises durant son périple.

Après la déclaration de guerre, en 1914, il est affecté au 1er corps étranger, au dépôt de Lyon. C’est en septembre 1914, dans les tranchées en Haute Alsace, que Félix, alors lieutenant, découvrit la violence des combats. C’est dans la nuit du 22 au 23 septembre 1915 dans la tranchée de Limagne, pendant qu’il surveillait les travaux d’approche des Allemands, qu’une balle le frappa en pleine poitrine. Grièvement blessé, il décédera le 25 septembre. Il avait 33 ans.

Brigitte et David lors de l'exposé sur Félix Desmousseaux de Givré

Brigitte et David lors de l'exposé sur Félix Desmousseaux de Givré

2ème partie : René Le More par Claudie et Michel Mirault

René Le More est né en 1886, à La Fougeraie, sur la commune de Saint-Paterne-Racan. La propriété étant plus proche de Brèches, c’est dans cette commune que sa naissance fut déclarée. De constitution jugée fragile, il fut exempté de service militaire lors du conseil de révision à Neuvy-le-Roi en 1906.

L’année précédente, en 1905, il avait effectué un voyage  en Afrique. Alger, la blanche, et ce continent mystérieux, l’avaient fasciné et il s’était promis d’y retourner avec en rêve, la traversée du Sahara en aéroplane. Après les quelques exploits réalisés par Blériot et les succès rencontrés par les meetings aériens, René Le More comprend l’intérêt présenté par ce nouveau mode de transport et nourrit l’espoir d’ouvrir une voie nouvelle plus courte que celles de l’Afrique Occidentale.

Mais, en attendant, il décide de créer une liaison entre Alger à Tombouctou dans le but de renforcer la défense de l’Algérie et des possessions environnantes et de favoriser les ravitaillements et le commerce.

Pour que ce projet ambitieux réussisse, René Le More décida de se rendre sur place et de jalonner sa route. Le 12 octobre 1910, il prend le train à Saint-Paterne, direction Marseille. Là, il prend le bateau pour Alger où il rencontrera le général Maurice Bailloud qui est le beau-père de Félix Desmousseaux de Givré et qui lui remettra des laissez-passer qui lui seront bien utiles. Deux Américains rencontrés à l’hôtel lui confieront un appareil photo qui lui permit de prendre de nombreux clichés témoignages de son parcours. Il envisage un trajet direct pour Tombouctou. Au cours de son périple, il fera des haltes plus ou moins longues pour se reposer, se ravitailler et adapter son équipage au trajet à parcourir. Il traversera les villes de Laghouat, Ghardaïa, El Golea, In Salah, Motylinski, Kidal, Gao et enfin Tombouctou où il restera du 15 mars au 23 juillet. C’est à cette date qu’il prendra le chemin du retour avec une halte à Gao pour chasser l’hippopotame. Il arriva à Alger le 23 décembre 1912 après avoir survécu aux nombreux dangers qui émaillèrent son voyage et celui de ses compagnons : serpents, ver de Guinée, hippopotames, Razzous, fièvres, manque d’eau, températures extrêmes… Son exploit fut relaté longuement dans la presse et il écrivit un livre « D’Alger à Tombouctou » grâce aux nombreuses notes dont il avait rempli des carnets. Suite à ce voyage, il fut nommé par le gouvernement commis de 4e classe des affaires indigènes. C’est avec ce titre qu’il embarqua le 25 décembre 1912, à Bordeaux, sur le paquebot des chargeurs réunis. Sa mission sur le continent africain était de préparer une nouvelle exploitation vers le Tchad. Son périple prendra fin au Gabon, au « Pays de Bonzou », le 2 octobre 1913. « L’Indépendant de Mostaganem » annoncera qu’il a été tué au cours d’une chasse à l’éléphant. Mais, d’autres accusent les fièvres de son décès. Cette imprécision ouvrit la porte à quelques rumeurs selon lesquelles René Le More aurait été victime des anthropophages qui sévissaient dans cette région appelée « Niam Niam » ! Son corps n’a jamais été rapatrié. Il avait 26 ans.

Quelques documents sur l'expédition de René Le More
Quelques documents sur l'expédition de René Le More
Quelques documents sur l'expédition de René Le More

Quelques documents sur l'expédition de René Le More

L’après conférence

Après les nombreux applaudissements qui ponctuèrent ces deux exposés particulièrement intéressants et les réponses aux questionnements de certaines personnes concernant quelques points particuliers sur les périples exceptionnels pour l’époque, Philippe Larus invita tous les participants à se retrouver au fond de la salle pour partager le verre de l’amitié et poursuivre les discussions. Tous les adhérents, à jour de leur cotisation 2018, purent retirer la plaquette contenant les deux sujets traités au cours de la soirée, sujets augmentés de quelques documents supplémentaires.

Applaudissements nourris et Claudie répondant aux questions du public
Applaudissements nourris et Claudie répondant aux questions du public

Applaudissements nourris et Claudie répondant aux questions du public

Moment de convivialité pour terminer la soirée
Moment de convivialité pour terminer la soirée
Moment de convivialité pour terminer la soirée

Moment de convivialité pour terminer la soirée

Encore une fois, l’association « Histoire & Patrimoine » a prouvé le sérieux de son travail et la compétence de ses membres quant aux recherches effectuées pour fournir des documents les plus précis possibles pour illustrer des sujets plus ou moins connus concernant Saint-Christophe et les communes environnantes.

Les conférenciers et à droite, Coralie la traductrice

Les conférenciers et à droite, Coralie la traductrice

Pratique

Pour les personnes intéressées par l’association, contact : Philippe Larus : 02 47 29 33 18

Mail de l’association : histoire.patrimoine37@laposte.net

Site : http://histoire-patrimoine.jimdo.com

Date de la prochaine assemblée générale : samedi 15 décembre, 17 h, salle socioculturelle Le Foyer à Saint-Christophe-sur-le-Nais

Couverture de la nouvelle plaquette

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 08:16

Au cours de nos recherches sur la « Grande Guerre », nous avons découvert des voyageurs hors du commun :

 

  • Félix Desmousseaux de Givré, qui a des attaches familiales à Saint-Christophe, effectue en 1907 un voyage en Asie en compagnie d’André Piégu, futur maire de Bueil-en-Touraine (Moscou, Tachkent, Samarcande pour les premières étapes).
  • Quelques années plus tard, le Comte René le More, quitte Saint-Paterne et son château natal de la Fougeraie en 1910 pour tenter d’ouvrir une liaison aérienne transsaharienne. Il ira jusqu’à Tombouctou…
     
    Les deux jeunes gens ont rédigé chacun un livre pour marquer le souvenir de leurs aventures lointaines. Nous sommes entrés dans leurs pas et n'avons pas résisté à l'appel des grands espaces...
     
    Venez découvrir leurs périples à l'Espace Multimédia de Saint-Paterne avec « Histoire & Patrimoine » le vendredi 19 octobre 2018 à 20h30.
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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 13:02

Les hommes y seront également les bienvenus !

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 09:01

Beaumont-la-Ronce

Visites guidées du château, samedi 15 et dimanche 16 septembre. Renseignements au 02 47 24 84 04

Bueil-en-Touraine

Salon d’art à la Collégiale du 8 au 16 septembre, gratuit

Spectacles exceptionnels par « Sons du monde » : Tempo Flamenco, le samedi 8, place Jean de Bueil, 20 h 30 ; Hommage aux castrats, par Mathieu Salama, le samedi 15 septembre, dans la collégiale, à 20 h 30.

Visites guidées de la collégiale, le samedi 15 à 15 h, le dimanche 16 à 11h, 14 h 30 et 16 h.

Cérelles

Visites guidées des jardins à la Française du château de Baudry, le samedi 15 et le dimanche 16 septembre, à 15 h et 17 h.  4 €, gratuit – 12 ans.

(accès par la RD 28, entre Langennerie et Monnaie (02 47 55 11 08)

Charentilly

Église Saint-Laurent, visite libre, samedi 15 de 10 h à 18 h

Manoir des Ligneries, visite libre, le samedi 15 de 13 h 30 à 18 h 30 et le dimanche 16 septembre de 10 h à 18 h 30 (02 47 56 70 14)

Neuvy-le-Roi

Résidence d’artiste à la chapelle Saint-André, du 8 au 14 septembre. Sara Monjal, artiste peintre professionnelle investira la chapelle pendant une semaine. Découverte libre pour le public, vernissage le vendredi 14 à 18 h.

Exposition des œuvres de Sara Monjal les samedi 15 et dimanche 16 septembre, à la chapelle.

Château du Rouvre, visite commentée, conférence. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h (02 47 24 40 59)

Rouziers-de-Touraine

Prieuré de l’Encloître-en-Chaufournais. Visite commentée, conférence,

samedi 15 septembre de 17 h à 19 h 30

Tarif : 2,50 € gratuit – 18 ans. (07 81 08 93 77)

Saint-Antoine-du-Rocher

À la découverte du patrimoine communal : église, chapelle, source, jardins partagés, lavoir, moulin et sa roue, plan d’eau, dolmen…les samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 10 h à 18 h. Gratuit (mairie : 02 47 56 65 04)

Saint-Christophe-sur-le-Nais

Ouverture de la chapelle Saint-Gilles et exposition « L’art de l’enluminure ». Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 15 h à 18 h

Visite libre des jardins du Clos Saint-Gilles. Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h.

Entrée du château du Rouvre

Entrée du château du Rouvre

Rouziers-de-Touraine

Prieuré de l’Encloître-en-Chaufournais. Visite commentée, conférence,

samedi 15 septembre de 17 h à 19 h 30

Tarif : 2,50 € gratuit – 18 ans. (07 81 08 93 77)

Saint-Antoine-du-Rocher

À la découverte du patrimoine communal : église, chapelle, source, jardins partagés, lavoir, moulin et sa roue, plan d’eau, dolmen…les samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 10 h à 18 h. Gratuit (mairie : 02 47 56 65 04)

Saint-Christophe-sur-le-Nais

Ouverture de la chapelle Saint-Gilles et exposition « L’art de l’enluminure ». Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 15 h à 18 h

Visite libre des jardins du Clos Saint-Gilles. Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h.

La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais
La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais

La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 09:48

Vendredi 8 juin, 20 h 30, à la Grange Dimière.

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:07
Un public conquis par le sujet

Un public conquis par le sujet

Vendredi soir, dans la salle Moisant de Neuvy-le-Roi, une cinquantaine de personnes était présente à l’invitation des « Amis de la chapelle saint André » pour découvrir l’extraordinaire odyssée d’Élie Picard, un Lochois d’origine modeste, né le 8 juin 1 779, sachant lire et écrire, qui passa 15 années de sa vie dans la Grande Armée. Marc Houtard, vice-président de l'association dévoila le programme de la soirée et, pour présenter le personnage, sujet de la conférence, ce sont deux conférenciers qui se relayèrent durant les 2 heures passionnantes retraçant le parcours de ce grognard.

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée
Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Les conférenciers, deux Lochois bien connus

Patrick Binet, éditeur, passionné d’histoire, est déjà venu à Neuvy-le-Roi pour une conférence sur la généalogie, domaine qu’il affectionne également.

Pascal Dubrisay, homme de culture, responsable de l’office du tourisme de Loches, maire adjoint pendant 19 ans en charge du patrimoine et de la culture, à l’origine du livre « Élie Picard (1779-1859) Mémorial d’un grognard ».

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet
Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Pourquoi l’édition d’un livre ?

En 1982, Pascal Dubrisay et son épouse, achètent une maison à Loches, l’hôtel de la Rabière. Au cours de leur installation, ils font un peu de nettoyage et lorsqu’ils arrivent au grenier, ils y découvrent des cartons remplis de papiers et, entre les solives et les tuiles, ils dénichent des cahiers d’écoliers datant du début du XIXe siècle,  

écrits d'une belle écriture soignée sur un papier jauni. La curiosité de Pascal  pour l'Histoire a im­mé­dia­tement été mise en éveil. Il venait de découvrir les mémoires de guerre d'un grognard qui avait traversé la Révolution et l'Empire sous les drapeaux ! Les trouvant très intéressants, il les classa comme faisant partie du patrimoine  de cette maison.
Quelques dizaines d'années plus tard, fort de son expérience et de sa connaissance de l'histoire et du patrimoi-ne de la ville, il s'est mis à écrire sur Loches et a trouvé en Patrick Binet, son ami, un éditeur passionné par les mêmes sujets, également soucieux de leur mise en valeur.

Après le décès d’André Montoux, un écrivain spécialiste des vieux logis de Touraine, en septembre 2 013, sa fille trouva un dossier intitulé « Hôtel de la Rabière ». Elle en fit don à Pascal Dubrisay qui s’empressa d’en lire le contenu : des cahiers d’un ancien instituteur, Élie Picard, qui relataient ses souvenirs de grognard. Il les classa avec les premiers cahiers trouvés dans le grenier.

En 2015, à la foire aux livres de Chanceaux, les deux amis rencontrèrent Jean Tulard. Ils lui présentèrent l’histoire des cahiers. Pascal témoigna : « Il fut très intéressé par cette histoire et nous encouragea à écrire un livre avec ces documents inédits en insistant sur le fait qu’il n’existe que très peu d’écrits venant des gens de la base. On lui parla de l’histoire de Cabrera et là, il nous dit : Il faut absolument écrire votre livre. Je veux bien faire votre préface ! »

C’est ainsi que commença ce travail « à quatre mains » comme aiment le dire les deux auteurs.

 

L’histoire d’Élie Picard

Né à Loches sous le règne de Louis XVI, il mena sans doute la vie d'un enfant ordinaire, loin d'imaginer que les événements de la Révolution et de l'Empire le porteraient à se surpasser et à nous offrir bien des années plus tard le témoignage hors pair d'un grognard qui vécut parfois le meilleur mais souvent le pire.
Pendant 15 ans,  il va sillonner une grande partie de l’Europe (Autriche, Prusse, Pologne, Espagne…), participer aux grandes batailles, en prenant soin de rédiger sur de simples feuillets, les moments marquants où, dans l’ombre de l’Empereur, il participera à sa gloire et à celle de la France. C’est dans le 7
e corps d’armée qu’il s’illustrera en tant que brigadier. Très débrouillard, il permettra à ses hommes d’échapper plusieurs fois à la mort. Après la bataille d’Eylau, le 8 juillet 1807, Napoléon lui promit de lui remettre la Croix de  la Légion d’Honneur.

Envoyé en Espagne, il sera fait prisonnier comme beaucoup des soldats de la Grande Armée. Peu d’entre eux survivront.
Pour avoir été détenu par les Espagnols sur les pontons de Cadix, de Portchester et, pire encore, dans l’île de Cabrera, où il passera 5 ans, considérée comme le premier camp de concentration de l’Histoire, il n’existe pas de meilleur témoin de toutes ces souffrances endurées au nom de la guerre.

Il sera libéré et rentrera à Loches en 1814. Ses parents sont morts, il se demande que faire. Un an après son retour, il se marie et décide d’ouvrir un institut et crée une pension pour accueillir les enfants de la bonne société. Au moment des Cent jours, on revient le chercher, mais il refuse de repartir. Dans son école, il n’oublie pas de mettre un cachot pour y enfermer les enfants récalcitrants. La porte de la prison est toujours visible dans l’hôtel de la Rabière. Il enseignera jusqu’en 1 847.

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

C’est le 6 février 1851, que Louis Napoléon Bonaparte, lui remettra enfin la Croix de la Légion d’Honneur promise par Napoléon. Il décédera le 3 mai 1859 et repose dans le cimetière de Loches. Sur sa tombe, on peut lire : « Ici repose un homme de bien ! »

Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers

Madeleine fargues remercie les conférenciers

Après cette conférence à deux voix, Madeleine Fargues, présidente de l’association, remercia les conférenciers, puis, un échange intéressant se déroula entre conférenciers et public et une séance de dédicaces regroupa les protagonistes avant le partage du verre de l’amitié, offert par « Les Amis de la chapelle saint André ».


 

Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces

Une affluence au moment des dédicaces

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 16:32

Éric Alary, docteur de Sciences Po Paris en histoire, agrégé d’histoire, titulaire d’une chaire supérieure en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) littéraire, est historien et enseignant-chercheur. Auteur de nombreux livres, spécialiste de la Seconde guerre mondiale et de l’histoire de la gendarmerie, il vient de sortir un nouvel ouvrage « Il y a 50 ans….Mai 68 ». C’est pour entretenir les habitants du territoire sur ce sujet que Paule Haslé, adjointe de Neuvy-le-Roi chargée de la culture, avec l’aide de la bibliothécaire, avait invité cet éminent personnage.

Pendant environ 1 h 30, ce brillant historien captiva son auditoire en faisant revivre les moments forts de ce mois de mai 68. Il commença par rappeler que la première manifestation eut lieu au Mans, puis à Nantes avant que la capitale ne soit le théâtre des principaux événements.

« On connaît peu de choses sur les causes de ce mouvement. Pour écrire mon livre, j’ai dû faire beaucoup de recherches pour être le plus objectif possible car de nombreuses personnes résument Mai 68 à une opposition entre les gaullistes et les gauchistes. Il fallait revoir les faits et les rééquilibrer et surtout ne pas réduire cette action à Paris car il s’est passé aussi beaucoup de choses en province. Si, à la demande de mon éditeur, tout en continuant mon travail sur la seconde guerre mondiale, j’ai accepté de réaliser cet ouvrage, c’est que j’ai trouvé que Mai 68 était un moment intéressant de notre histoire et je me suis lancé dans des recherches en province. »

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

Voyons les grands moments de Mai 68

Mai 68 a connu trois phases : une phase étudiante, une phase sociale et une phase politique. La France des années 60 bouge beaucoup. Mai 68 est une révélation entre toutes les politiques. On a le baby boom de l’après-guerre et ces jeunes forment une société qui veut tourner la page. Ils souhaitent un avenir meilleur ce qui va entraîner cette accélération de l’histoire. En mai 1968, il y a 695 000 étudiants. Il y a eu une montée en puissance très rapide de leur nombre dans les universités voulue par De Gaulle, sans en avoir mesuré les risques.

Du côté des ouvriers, il faut reconnaître qu’ils sont mal payés et que les cadences de travail sont infernales. Le nombre des chômeurs se met à augmenter alors qu’après la guerre c’était le plein emploi. L’amélioration du confort dans les logements reste à venir. Paris et quelques grandes villes connaissent de gros problèmes de logements. La France de 68 n’est pas très sociale. L’espérance de vie pour les ouvriers après leur retraite est très courte. Leur pension très maigre ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins.

Chez les étudiants, depuis 1967, l’UNEF est en train de se réactiver. Avec l’apparition des disques en vinyle, on sent un mouvement de libération chez les jeunes. Ils commencent aussi à s’intéresser à la politique mais sans réelle appartenance à des groupes. La nouvelle université de Nanterre est entourée par un bidonville et les étudiants issus de milieux plus favorisés se rendent compte des différences qui existent au niveau de la vie des gens. Ils se dirigeront vers la Sorbonne pour bousculer un peu les idées ancrées. On commence à voir apparaître un mouvement revendicatif des filles. Elles prennent la parole. Le MLF en découlera et sera le porte-parole des femmes pour leur libéralisation.

Dès les 5 et 6 mai commencent les nuits des barricades où l’on dénombrera des blessés côté police mais côté manifestants pas de traces. La nuit du 10 au 11, les affrontements furent terribles. Une photo montrant la violence de la police envers les étudiants, retournera la population en faveur du mouvement. Les transistors, dont le rôle fut très important, permettaient de suivre les événements d’heure en heure et d’intervenir rapidement pour défier les forces de l’ordre. Le préfet Grimaud temporise contre la volonté de fermeté exigée par De Gaulle pour contrer le mouvement.

Le 13 mai, les ouvriers se mettent en grève et rejoignent le mouvement. Des échanges se font entre les étudiants et les travailleurs. La France est à l’arrêt. Les usines sont fermées. À partir du 27 mai, le mouvement prend une tournure plus politique avec le rassemblement de Charlety. De Gaulle qui était parti à Baden Baden, revient. Le 30 mai, il annonce la dissolution de l’assemblée et des élections fin juin qui donneront une victoire éclatante à la droite. Le mouvement s’essouffle. Les Français veulent reprendre le travail.

Éric Alary a passionné son auditoire
Éric Alary a passionné son auditoire

Éric Alary a passionné son auditoire

Les suites de Mai 68

La loi Edgard Faure amène des changements dans les écoles, les lycées, les universités.

Les années 70 seront très animées : mouvements des mineurs de fond, grèves des travailleurs, des femmes, des étudiants. Manifestation des antimilitaristes.

La loi Veil (1975) découle de Mai 68 et la loi Neuwirth votée en 1967 verra son décret d’application voté en 1972.

Mai 68 n’a pas été « la chienlit » comme l’a dit De Gaulle, mais un électrochoc pour dire que l’on change d’ère avec un apport de gains sociaux, d’amélioration des conditions de vie, une ouverture sur le futur à préserver avec une remise en cause de l’agriculture productiviste.

Ça a été le début de la libération des mœurs, de l’acceptation des comportements déviants même s’il reste encore beaucoup de travail à faire. Comme rien n’est jamais complètement acquis, sur certains points, il faut rester très vigilant !

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Que dire pour conclure ?

« Au final, Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes. À la jeunesse d’aujourd’hui, Mai 68 ne dit rien. Aussi, pour nous historiens, j’ai conscience que nous avons donc un gros travail à faire. »

À l’issue de cette passionnante conférence, des échanges eurent lieu entre l’auditoire conquis mais malheureusement trop peu nombreux et le conférencier qui se prêta de bonne grâce à une séance de dédicaces. Puis, la plupart des personnes se retrouvèrent autour d’une table où la discussion se poursuivit durant environ une heure tant il y avait à dire sur ce mouvement qui ne ressemble en rien à celui de ce printemps 2018.

Petite séance de dédicaces

Petite séance de dédicaces

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 15:05

 

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 16:09

Comme chaque année, la date du 1er mai est réservée à la foire de Saint-Paterne, une des plus importantes foires d’Indre-et-Loire et, à n’en pas douter, du sud de la Sarthe voisine.

L’année 2018 marquera le 96ème concours d’animaux d’élevage qui connaissent toujours un grand succès, verra une exposition dédiée aux pompiers et, comme d’habitude, une fête foraine, des marchands ambulants et, pour la 4ème année consécutive, un salon ruralitech dont le succès va grandissant.

 

Ludovic Gaignard, animateur à l’espace multimédia rappelle : « Le salon Ruralitech a débuté en 2015 dans cet espace. L’idée était de faire découvrir les entreprises du numérique du territoire durant la foire du 1er mai. L’intérêt est que cela permet de toucher un public très diversifié. Après les bons retours de la première édition, nous avons décidé de continuer le salon avec une nouvelle thématique chaque année. »

Rappel des thématiques précédentes

Les trois premières thématiques :

- 2015 « les entreprises numériques du territoire »

- 2016 « l’impression 3D »

- 2017 « L’agriculture numérique »

Impression en 3D

Impression en 3D

 Pour 2018, la thématique retenue est : « « L’univers des logiciels libres ».

Le salon sera ouvert de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30.

Intéressons-nous à ce salon dont voici le programme

Une exposition (imprimée par le dispositif DUNAR)

Une exposition sur les communs « système ouvert avec, au centre, une ou plusieurs ressources partagées, gérées collectivement par une communauté »

Les animations :

Le FunLab, FabLab de Tours, qui vous présentera des machines opensource (dispositif de mesure vélo, jeux de société en print N play, imprimante 3D, découpe fil chaud) seront présentées. Venez les découvrir en fabriquant quelque chose !"

Ubuntu-fr a pour objet de participer à la diffusion et au développement de la distribution GNU/Linux Ubuntu et des applications qui la composent, en regroupant les contributeurs et utilisateurs francophones autour d'une documentation, d'un forum et des divers réseaux de communication sur internet, et par sa présence sur de nombreux événements sur les logiciels libres en France.

Mozilla est la société, entièrement contrôlée par une fondation a but non lucratif, qui développe notamment le navigateur Firefox, respectueux de votre vie privée. Au delà du navigateur, Mozilla travaille sur de nombreux outils liés au Web.

Le Cré-sol est un réseau ressource(s) en Région Centre Val de Loire qui vise le développement soutenable de projets collectifs localement et à plus grande échelle par la coopération et le partage de connaissances.

Jeux vidéo coopératifs pour toute la famille par l'association Player UP dédiée à la promotion du jeu vidéo en tant qu'objet culturel, support de création de lien social, outil pédagogique et sujet de prévention.

L’espace multimédia proposera une Initiation aux logiciels libres : Scracth logiciel de Programmation, The Gimp logiciel d’édition et de retouche d’image, libre office logiciel de bureautique, Firefox logiciel de navigation.

Les Conférences :

Le logiciel libre qu'est-ce que c'est ? (30 min de 10h30 à 11h)

Vous avez déjà entendu parler de logiciel libre ? Vous ne savez pas du tout ce que c'est ? Après un petit historique vous comprendrez enfin tout sur le logiciel libre et pourquoi il est devenu incontournable aujourd'hui.

Par Florent Tétard de PMB services

Quel modèle économique avec un logiciel libre ? (30 min de 11h30 à 12h)

La plupart du temps, les logiciels libres sont de fait gratuits.

Découvrez comment on peut gagner de l'argent avec un logiciel libre !

Par Florent Tétard de PMB services

Logiciel libre et liberté individuelle (30 min de 14h à 14h30)

Pourquoi promouvoir le logiciel libre ? Car il est le meilleur garant de notre liberté individuelle. Avec les logiciels libres gardez le contrôle de votre ordinateur avant qu'il ne vous contrôle…

Par Florent Tétard de PMB services

La téléphonie mobile et le logiciel libre, où en est-on aujourd’hui ? (30 min de 15h à 15h30)

Présentation de Lineage OS et du Fairphone, téléphone libre, équitable et modulaire.

Par Samuel Chailleux - Bénévole Ubuntu-fr 

Florent Tétard, au 1er plan, lors du salon ruralitech de 2015

Florent Tétard, au 1er plan, lors du salon ruralitech de 2015

Cette foire du 1er mai est sans conteste un lieu de sortie incontournable dans le secteur. On y vient pour les rencontres, la convivialité mais aussi, maintenant, pour améliorer ses connaissances dans le domaine du numérique, aussi, n’hésitez pas, réservez cette journée à la fois festive et instructive.

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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