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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 13:37

Vendredi soir, une foule nombreuse s’était donné rendez-vous pour assister à l’ouverture des animations proposées par l’association « Histoire et Patrimoine » dans le cadre de ses 20 ans.

Commentaires entre amis sur les photos
Commentaires entre amis sur les photos

Commentaires entre amis sur les photos

En pénétrant à l’intérieur de la salle socioculturelle, Le Foyer, mise gracieusement à disposition par la municipalité, les regards étaient tout de suite attirés par les panneaux qui masquaient les murs de droite et de gauche. Ces panneaux présentaient une centaine de photographies datant des années 1976 à 1997, photos relatant la vie et les événements passés sur le territoire, photos que tous ceux qui avaient vécu ces moments forts pouvaient commenter entre eux en égrenant leurs souvenirs.

Le président, Philippe Larus

Le président, Philippe Larus

Pourquoi une telle exposition ?

Philippe Larus, le président de l’association, invita les personnes présentes à s’installer puis, avant de laisser la parole à Olga Yardin, des archives départementales, il adressa ses remerciements à la Mme le Maire et à Pascal, agent technique, pour son aide dans l’agencement de l’exposition.

Puis, Olga prit le micro et présenta rapidement le pôle images des archives. Il regroupe environ 3 millions d’images sur l’histoire de la Touraine mais aussi de la France. Elle expliqua les différentes façons utilisées pour collecter et rechercher des fonds de photographies.

« Le fonds de Jean-Gérard et Monique Potier est représentatif des années 1970 et, ce studio en milieu rural est un repère pour des générations. Ce fonds, conservé et numérisé avec l’aide de l’association Histoire et Patrimoine sans oublier Jean-Gérard qui a beaucoup travaillé, constitue une base en ligne qui sera prochainement consultable. Cette étape a été réalisée avec des élèves en bac pro section photo, du lycée Victor Laloux. »

Ce fut ensuite Fabrice Mauclair, vice-président de l’association et habitué des archives qui apporta quelques explications supplémentaires.

« Le processus qui a permis d’engager Jean-Gérard et Monique Potier, bien connus de l’association, est la collecte d’un fonds de photos anciennes qu’ils possédaient et que nous avons pu utiliser lors de notre premier livre. Il faut remonter 10 ans en arrière. J’avais compris qu’Olga était la « grande prêtresse » à la section photos. Je lui ai donc parlé de ce fonds et elle m’a dit que les archives étaient intéressées. Il y a eu une rencontre avec les AD qui nous ont présenté la chambre froide où sont entreposées les collectes.

En 2013, les AD ont acquis le fonds Potier et ses 4 600 clichés. En 2018, une convention de partenariat a été signée entre l’association et les archives, une première, et le travail a pu commencer. »

Une salle quasiment comble
Une salle quasiment comble

Une salle quasiment comble

Puis, Jean-Gérard et Monique parlèrent de leur parcours et de leur arrivée à Saint-Paterne-Racan. Un peu fatigués de leur vie parisienne où ils travaillaient tous les deux en tant que photographes, Jean-Gérard décida de venir prospecter en milieu rural pour trouver un endroit où ils pourraient s’installer et exercer à leur compte. C’est ainsi qu’en 1976, ils s’installèrent à Saint-Paterne-Racan. Après plusieurs travaux dans le bâti, le garage est devenu le magasin et l’écurie, le laboratoire, ils étaient fin prêts pour commencer leur travail de photographes en milieu rural en 1977 !

Monique et Jean-gGérard

Monique et Jean-gGérard

Écoutons Monique : « Le démarrage fut lent mais, petit à petit, le trou s’est fait et la clientèle arriva. »

Comment s’organisait votre travail ?

« C’était un travail en commun. Chacun avait sa partie. »

Jean-Gérard explique : « Pour les catalogues, comme la CAMIF par exemple, je partais sur la semaine pour effectuer la commande et Monique restait au studio et faisait tourner la boutique. La CAMIF possédait un studio ultra-moderne avec plusieurs postes de photographes. »

 

Philippe remercia les deux photographes et les archives pour l’aide logistique apportée pour cette exposition. Les deux stagiaires du lycée Victor Laloux, présents dans la salle, ont été félicités pour la réalisation des kakemonos qui introduisent les différentes parties de l’expo.

Tous ces échanges se sont effectués tout en visionnant les photos de l’expo plus celles retenues pour le livre qui paraîtra au mois de mars.

Jean-Gérard, Monique et Antoine

Jean-Gérard, Monique et Antoine

Pour la projection finale, une surprise attendait nos deux photographes. Antoine Moulin, clarinettiste, agrémenta ce final par quelques morceaux très agréables qui furent très appréciés.

Et, pour clore cette première manifestation des 20 ans de l’association, un verre de l’amitié fut proposé à tous les participants.

Des petits groupes en pleine discussion
Des petits groupes en pleine discussion
Des petits groupes en pleine discussion

Des petits groupes en pleine discussion

Cette exposition débouchera sur la sortie d’un livre. La souscription a été lancée au cours de cette manifestation.

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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 09:26
Le photographe, Jean-Gérard Potier

Le photographe, Jean-Gérard Potier

Exposition photographique présentée par l'association Histoire et Patrimoine

Bien connus des habitants de Saint-Paterne-Racan et des environs, Jean-Gérard Potier et Monique Potier, après un début de carrière effectué à Paris, ont pratiqué la photographie de manière professionnelle de 1976 à 1997 au sein du Studio de l'Escotais. En retraite depuis 2005, Jean-Gérard Potier a, par l'intermédiaire de l'association Histoire et Patrimoine, déposé le fonds photographique du Studio, riche de plusieurs milliers de clichés, aux Archives départementales d'Indre-et-Loire. Une centaine de ces photographies, parmi les plus représentatives de leur travail, sera exposée au Foyer de Saint-Christophe-sur-le-Nais du 14 au 19 novembre.

L'exposition, organisée dans le cadre des 20 ans de l'association en partenariat avec les Archives départementales, sera visible, au Foyer de Saint-Christophe-sur-le-Nais, de 15h à 19h. Chaque soir, à 18h, des photographies seront projetées en complément de l'exposition sur des thèmes différents.

Entrée gratuite dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

Renseignements complémentaires sur le site de l'association : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com/

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 11:55

Mardi soir, une trentaine d’élus et utilisateurs du RES étaient réunis dans la salle du multimédia de Saint-Paterne-Racan, pour l’assemblée générale de l’association.

Michel Couderc, président du RES, ouvrit la séance en souhaitant la bienvenue à toutes les personnes présentes et adressa ses remerciements à la municipalité de Saint-Paterne pour son accueil et la mise à disposition de la salle. Il invita chaque participant à se présenter brièvement puis il passa la parole à Sylvie Perrotin, directrice de l’association, pour la présentation du rapport d’activités de 2020.

Elle mentionna tout d’abord les territoires couverts par RES : 35 communes des ex-cantons de Neuillé-Pont-Pierre, Neuvy-le-Roi et Château-la-Vallière. Ces territoires sont attribués par la DIRECCTE (Direction Régionale des entreprises, de la concurrence , de la consommation, du travail  et de l'emploi).

Le but de l'association est le social et son objectif est de favoriser l'insertion professionnelle sociale et durable par l'activité économique en accompagnant les demandeurs d'emploi dans leur recherche. Comment ? En leur proposant des mises à disposition temporaires chez des utilisateurs de RES : entreprises, exploitations agricoles, commerçants, collectivités locales, particuliers.

 

 

De droite à gauche : Sandie gaudin, Sylvie Perrotin, Michel Couderc, David Fostier et Patricia Coutance

De droite à gauche : Sandie gaudin, Sylvie Perrotin, Michel Couderc, David Fostier et Patricia Coutance

Quels ont été les résultats pour l'année 2020 ?

111 personnes ont été missionnées malgré les fermetures dues au Covid. Seulement 48 nouvelles inscriptions, parmi lesquelles on note plus de femmes que d’hommes, la plupart ayant plus de 50 ans. Les salariés ont effectué 31 340 h soit 19,50 Équivalents Temps Plein.

Sur cette année 2020, on comptabilise 7 sorties en emplois durables, 4 en emplois de transition, 4 en sorties positives (formation qualifiante, retraite).

RES et la Mission locale de Touraine

Ce fut ensuite David Fostier, conseiller en insertion et responsable de la Mission locale de Touraine qui prit la parole pour expliquer son rôle auprès des jeunes âgés de 16 à 26 ans. Il précisa que la Mission locale de Touraine a 25 ans d’expérience. Sur le territoire couvert par RES, quatre lieux de permanence sur rendez-vous sont proposés aux jeunes. David fit le constat suivant par rapport aux conditions rencontrées fin 2019 et sur l’année 2020. « Fin 2019, nous avons eu de gros problèmes pour positionner nos jeunes à cause des manifestations et de la frilosité des entreprises. L’année 2020 a été impactée par le Covid. Heureusement, RES a su réagir dans le bon sens pour la continuité du travail auprès des jeunes. Il était difficile de recevoir ceux qui étaient en grande détresse pendant que nous étions en télétravail. Notre objectif a été, malgré tout, de ne pas les perdre et ce, sans aucun soutien gouvernemental. Nous nous sommes efforcés de maintenir écoute et conseils à tous ceux qui nous ont fait confiance. » Sur l’année 2020, 200 jeunes accompagnés ont eu au moins un entretien physique. Il faut savoir que 30,50% des jeunes accompagnés sont sans diplôme validé. La moitié d’entre eux connaît des problèmes de mobilité ce qui, en milieu rural, est un handicap que la crise sanitaire n’a pas arrangé (autos écoles fermées, dates d’examen saturées). Un point positif à noter, c’est que certains secteurs, par leurs besoins accrus en personnels, ont permis à de nombreux jeunes du territoire d’accéder à des opportunités d’emploi.

RES structure référente RSA

Ce fut au tour de Sandie Gaudin, chargée de cette action, d’expliquer son rôle. Il faut savoir que RES, en 2020, était conventionné pour 75 suivis, pour lesquels Sandie consacre 75% de son temps de travail. Les usagers sont accueillis sur des sites précis du territoire ainsi que dans les mairies. Les bénéficiaires du RSA sont reçus une à deux fois par mois. Sur 2020, 104 personnes ont été accueillies soi 13% de plus qu’en 2019. Parmi ces bénéficiaires, 75% ont un niveau inférieur ou égal au niveau 3 (niveau CAP, BEP).  49 d’entre eux ont été en situation d’emploi au cours de 2020, année où beaucoup de réorientations ont été effectuées vers les assistantes sociales. Cela s’explique par le contexte sanitaire rencontré particulièrement difficile et à fort impact social.

De nombreux utilisateurs étaient présents dans la salle

De nombreux utilisateurs étaient présents dans la salle

La mise en place :

  • du logiciel « Parcours » pour accompagner les bénéficiaires du RSA.
  • de la plateforme « ITOU » qui permet entre autre d’avoir une vision globale et détaillée de chaque dossier et de faciliter les démarches en allégeant le côté administratif.

L’accès à la plateforme « Ouiform » répertoriant l’offre de formations en simplifiant la mise en relation et la candidature pour le bénéficiaire.

Sandie conclut son intervention par ces quelques mots : « Cette crise sanitaire nous a permis de nous réinventer professionnellement en s’adaptant pour trouver des réponses pertinentes aux problématiques rencontrées. »

Les actions sur 2021

5 personnes ont bénéficié de la formation « Habilitation électrique »

3 personnes ont suivi la formation « Premiers secours »

9 personnes ont pu suivre la formation « Exercice d’autorité bienveillante auprès d’enfants de 3 à 12 ans »

1 personne est inscrite pour un « Caces R489 » et une pour un « Caces R482 »

Le 27 septembre à Saint-Paterne-Racan aura lieu Action « #Com » et le 7 octobre, la journée « Markethon ».

Le bilan financier

Les finances ont été présentées par Patricia Coutance du cabinet Soregor. On note une petite baisse par rapport à l’exercice précédent. La maîtrise des charges s’est avérée efficace. La situation financière est stable et saine.

Intervention d'Éric Lapleau, maire de Saint-Paterne-Racan

Intervention d'Éric Lapleau, maire de Saint-Paterne-Racan

Au cours de cette assemblée générale, de nombreux échanges avec les utilisateurs ont eu lieu et des précisions ont été apportées. C’est par un pot convivial que s’est achevée cette rencontre.

 

Plaquette pour mieux connaître RES

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 15:51
Notre minibus

Notre minibus

Pour arriver dans le nord du pays, nous avons pris un minibus qui n'était pas de première jeunesse mais qui résistait à toute sorte de revêtement. Le conducteur, chargé de courses par les habitants de la vallée de Thethi, terminus du trajet, faisait de fréquents arrêts pour satisfaire sa clientèle très locale.

De Bogë, dernier village avant la montée du col jusqu'à son sommet,  nous avons bénéficié d'une belle route récemment refaite. Mais, pour la descente sur la vallée de Thethi, les travaux étaient programmés mais n'en étaient qu'aux premiers balbutiements !

 

La descente du col assez impressionnante !
La descente du col assez impressionnante !

La descente du col assez impressionnante !

La route était en terre avec de nombreuses pierres. Nous étions bien ballottés mais le chauffeur qui connaissait parfaitement la route savait éviter les obstacles. À un moment, nous devions franchir un passage en travaux et il fallait une certaine dextérité pour ne pas nous envoyer dans le ravin. Un temps d’arrêt fut nécessaire pour laisser passer un important troupeau de chèvres et de moutons.

Priorité aux chèvres et aux moutons !
Priorité aux chèvres et aux moutons !

Priorité aux chèvres et aux moutons !

Partis de l'hôtel de Sköder à 7 h 30, c'est à À 11 h 20 que nous sommes enfin arrivés à Thethi et avons pu nous installer dans la ferme auberge. Avant de déjeuner, nous avons fait un petit tour aux alentours. Ici, les « routes » sont à peine empierrées et l’on comprend que les quelques véhicules qui y circulent soient des 4X4.

La ferme auberge où nous allons passer 2 jours et 2 nuits.

La ferme auberge où nous allons passer 2 jours et 2 nuits.

Après le déjeuner, nous nous équipons pour partir en randonnée avec notre guide, Klodi. Le terme de la balade sera une belle cascade de 30 m de haut. Pour l’atteindre, nous suivons la rivière Thethit

Nous traversons un petit hameau dominé par une tour, appelée la tour de la Vendetta. C’est là que l’on enfermait les hommes condamnés pour cause de vendetta. Le chemin se poursuit en s’élevant et en devenant un peu plus étroit. Une chevrière tricote en surveillant ses chèvres.

En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.

En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.

Nous passons près d’une ferme-camping d’où nous découvrons une belle vue sur les environs et poursuivons jusqu’à la cascade. 

De beaux paysages s'offrent à nous !
De beaux paysages s'offrent à nous !
De beaux paysages s'offrent à nous !

De beaux paysages s'offrent à nous !

Pour arriver à son pied, la fin du trajet était un peu plus ardue mais, la récompense était à l’arrivée. Nous avons fait une petite halte dans ce lieu enchanteur avant de prendre le chemin du retour.

Une belle chute d'eau de 30 m de haut !
Une belle chute d'eau de 30 m de haut !

Une belle chute d'eau de 30 m de haut !

Une belle balade de 10 km dans un cadre enchanteur qui nous a mis en jambe pour la rando du lendemain annoncée par notre guide : "Demain nous découvrirons l'Oeil bleu. Il faut compter 20 km sur la journée !"

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:47

Si vous aimez parcourir de nouveaux horizons et n'avez pas la possibilité de voyager, nous vous proposons de venir assister à la projection gratuite que nous organiserons à l'espace socioculturel "Le Foyer" à Saint-Christophe-sur-le-Nais, le vendredi 24 janvier, à 20 h 30.

Nous vous présenterons l'Albanie, un pays longtemps inaccessible aux touristes et qui s'ouvre progressivement. Ses paysages sont magnifiques et ses habitants très accueillants.

Durant les 15 jours que nous y avons passés, en parcourant avec notre guide et notre chauffeur, le pays du nord au sud, nous avons pu découvrir la vie des habitants tant dans les sites reculés que dans les villes.

C'est ce voyage qui nous a enthousiasmés que nous essaierons de faire revivre pour vous. Auparavant, à l'aide de quelques photos, je vais tenter de vous permettre d'avoir une première approche de ce pays attachant.

Monique et Lionel ROYER

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 15:04

Jeudi soir, une réunion publique se tenait dans la salle de l’espace socioculturel « Le foyer » pour présenter aux Christophoriennes et Christophoriens le projet de PLU retenu par les élus. Ce projet est maintenant en cours de rédaction, les personnes publiques associées ayant déjà été rencontrées et les différents schémas d’aménagement du territoire  mis à disposition de la commune et du cabinet Urban’ism en charge du PLU.

Ce cabinet, qui s’occupe aussi de la révision du PLU de Saint-Paterne-Racan, est celui qui avait déjà été retenu en 2006, lors de la réalisation du PLU qui n’a pu aboutir car, en 2008, avec le changement de municipalité, bien qu’arrivé en phase finale avec le commissaire enquêteur nommé, tout a été arrêté.

Certaines des études précédentes ont pu servir de base de travail mais avec les nouvelles lois et normes mises en place depuis, il a donc fallu remanier et modifier une partie de la trame précédente.

Présentation du PLU par Mme Nioche, à droite, et Catherine Lemaire

Présentation du PLU par Mme Nioche, à droite, et Catherine Lemaire

Cette nouvelle présentation fut faite par Mme Nioche du cabinet Urban’ism avec l’appui d’un diaporama. Le PLU est un document établi pour 10 ans. Celui-ci sera donc établi pour 2019 à 2030. C’est la commune qui le met en place, qui l’approuve et qui doit ensuite le soumettre à la CCGC-PR qui en a la compétence depuis le 18 octobre 2017 car la relance effective de l’élaboration du PLU de Saint-Christophe est effective depuis septembre 2018.

Le PLU est un document à la fois stratégique et juridique. Il contient :

  • Un rapport de présentation et un rapport de justification
  • Un projet d’aménagement et de développement durable
  • Une orientation d’aménagement et de programmation
  • Un règlement écrit et un règlement graphique
  • Des annexes (zonages d’assainissement, servitudes d’utilité publique, …)

La réalisation d’un PLU se fait en 4 étapes. L’étape 1 permet de mettre en place un diagnostic du territoire avec l’objectif de définir les grands enjeux de la commune. L’étape 2 est celle de la construction du PADD (plan d’aménagement et de développement durable) dont la CCGC-PR a la compétence ce qui fait qu’elle doit aussi émettre un avis après celui du Conseil municipal. L’avant-dernière étape est celle de la mise en place du règlement et des zonages. Et la dernière verra la formalisation et l’arrêt du projet du PLU après l’avis des personnes publiques associées, projet qui sera suivi de l’enquête publique et de la phase finale : l’approbation du dit PLU.

Illustrations de l'axe 1
Illustrations de l'axe 1

Illustrations de l'axe 1

Au niveau du travail en cours, le bouclage est prévu pour la fin du mois de juillet. Les personnes publiques associées seront rencontrées fin mai pour travailler sur le zonage avec les élus. Deux axes de travail sont prévus :

  • Axe 1 : Inscrire la préservation du cadre de vie comme socle de développement durable.
  • Axe 2 : Conserver un développement durable équilibré du territoire communal.

Voyons maintenant quels sont les objectifs retenus pour l’axe 1 :

  • Objectif 1 : Continuation des aménagements légers aux abords de l’Escotais, reprise des logements vacants dans le bourg. Amélioration des déplacements doux.
  • Objectif 2 : Préserver les composants urbains et architecturaux constitutifs de la qualité patrimoniale.
  • Objectif 3 : Organiser qualitativement l’espace rural et le grand paysage.
  • Objectif 4 : Assurer le maintien de la trame verte (haies, arbres isolés, allées arborées ou boisements) et bleue en protégeant la vallée de l’Escotais.

L’axe 2, objectif 1 : Proposer un développement démographique en adéquation avec les besoins communaux (actuellement +0,7%) ce qui donne environ 5 constructions nouvelles par an  soient 55 sur la durée du PLU.

  • Objectif 2 : Réduire l’impact du développement résidentiel sur l’activité agricole et les espaces naturels en proposant des opérations organisées plus denses et plus qualitatives.
  • Objectif 3 : Assurer les conditions favorables au maintien et développer l’activité agricole.
  • Objectif 4 : Maintenir le niveau d’équipement communal et permettre le confortement des activités économiques et des services.
  • Objectif 5 : Limiter l’exposition aux risques et aux nuisances pour les Christophoriens.

Une fois tous ces axes et objectifs commentés, deux diapositives résumèrent l’ensemble des propos en présentant pour l’une les zones classées en AOC « Côteaux du Loir » donc inconstructibles et pour l’autre les zones à urbaniser en premier et les principaux édifices de qualité à préserver.

Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU
Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU

Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU

Une réunion très intéressante qui a permis aux trop rares personnes extérieures au Conseil municipal venues assister à cette réunion publique de prendre connaissance du travail réalisé par les élus quant au développement de la commune choisi pour les 10 années à venir. Personnellement, je trouve dommage de constater le manque d’intérêt notoire de nombreux habitants pour ce qui touche leur commune. Une réunion publique est une occasion pour être au courant de certaines actions initiées par les élus et de pouvoir de ce fait, en discuter avec eux avant, comme c’est le cas pour le PLU, de se manifester un peu tardivement, quand le dossier arrive à son terme.

Un public intéressé mais malheureusement trop peu nombreux !

Un public intéressé mais malheureusement trop peu nombreux !

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:07
Un public conquis par le sujet

Un public conquis par le sujet

Vendredi soir, dans la salle Moisant de Neuvy-le-Roi, une cinquantaine de personnes était présente à l’invitation des « Amis de la chapelle saint André » pour découvrir l’extraordinaire odyssée d’Élie Picard, un Lochois d’origine modeste, né le 8 juin 1 779, sachant lire et écrire, qui passa 15 années de sa vie dans la Grande Armée. Marc Houtard, vice-président de l'association dévoila le programme de la soirée et, pour présenter le personnage, sujet de la conférence, ce sont deux conférenciers qui se relayèrent durant les 2 heures passionnantes retraçant le parcours de ce grognard.

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée
Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Les conférenciers, deux Lochois bien connus

Patrick Binet, éditeur, passionné d’histoire, est déjà venu à Neuvy-le-Roi pour une conférence sur la généalogie, domaine qu’il affectionne également.

Pascal Dubrisay, homme de culture, responsable de l’office du tourisme de Loches, maire adjoint pendant 19 ans en charge du patrimoine et de la culture, à l’origine du livre « Élie Picard (1779-1859) Mémorial d’un grognard ».

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet
Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Pourquoi l’édition d’un livre ?

En 1982, Pascal Dubrisay et son épouse, achètent une maison à Loches, l’hôtel de la Rabière. Au cours de leur installation, ils font un peu de nettoyage et lorsqu’ils arrivent au grenier, ils y découvrent des cartons remplis de papiers et, entre les solives et les tuiles, ils dénichent des cahiers d’écoliers datant du début du XIXe siècle,  

écrits d'une belle écriture soignée sur un papier jauni. La curiosité de Pascal  pour l'Histoire a im­mé­dia­tement été mise en éveil. Il venait de découvrir les mémoires de guerre d'un grognard qui avait traversé la Révolution et l'Empire sous les drapeaux ! Les trouvant très intéressants, il les classa comme faisant partie du patrimoine  de cette maison.
Quelques dizaines d'années plus tard, fort de son expérience et de sa connaissance de l'histoire et du patrimoi-ne de la ville, il s'est mis à écrire sur Loches et a trouvé en Patrick Binet, son ami, un éditeur passionné par les mêmes sujets, également soucieux de leur mise en valeur.

Après le décès d’André Montoux, un écrivain spécialiste des vieux logis de Touraine, en septembre 2 013, sa fille trouva un dossier intitulé « Hôtel de la Rabière ». Elle en fit don à Pascal Dubrisay qui s’empressa d’en lire le contenu : des cahiers d’un ancien instituteur, Élie Picard, qui relataient ses souvenirs de grognard. Il les classa avec les premiers cahiers trouvés dans le grenier.

En 2015, à la foire aux livres de Chanceaux, les deux amis rencontrèrent Jean Tulard. Ils lui présentèrent l’histoire des cahiers. Pascal témoigna : « Il fut très intéressé par cette histoire et nous encouragea à écrire un livre avec ces documents inédits en insistant sur le fait qu’il n’existe que très peu d’écrits venant des gens de la base. On lui parla de l’histoire de Cabrera et là, il nous dit : Il faut absolument écrire votre livre. Je veux bien faire votre préface ! »

C’est ainsi que commença ce travail « à quatre mains » comme aiment le dire les deux auteurs.

 

L’histoire d’Élie Picard

Né à Loches sous le règne de Louis XVI, il mena sans doute la vie d'un enfant ordinaire, loin d'imaginer que les événements de la Révolution et de l'Empire le porteraient à se surpasser et à nous offrir bien des années plus tard le témoignage hors pair d'un grognard qui vécut parfois le meilleur mais souvent le pire.
Pendant 15 ans,  il va sillonner une grande partie de l’Europe (Autriche, Prusse, Pologne, Espagne…), participer aux grandes batailles, en prenant soin de rédiger sur de simples feuillets, les moments marquants où, dans l’ombre de l’Empereur, il participera à sa gloire et à celle de la France. C’est dans le 7
e corps d’armée qu’il s’illustrera en tant que brigadier. Très débrouillard, il permettra à ses hommes d’échapper plusieurs fois à la mort. Après la bataille d’Eylau, le 8 juillet 1807, Napoléon lui promit de lui remettre la Croix de  la Légion d’Honneur.

Envoyé en Espagne, il sera fait prisonnier comme beaucoup des soldats de la Grande Armée. Peu d’entre eux survivront.
Pour avoir été détenu par les Espagnols sur les pontons de Cadix, de Portchester et, pire encore, dans l’île de Cabrera, où il passera 5 ans, considérée comme le premier camp de concentration de l’Histoire, il n’existe pas de meilleur témoin de toutes ces souffrances endurées au nom de la guerre.

Il sera libéré et rentrera à Loches en 1814. Ses parents sont morts, il se demande que faire. Un an après son retour, il se marie et décide d’ouvrir un institut et crée une pension pour accueillir les enfants de la bonne société. Au moment des Cent jours, on revient le chercher, mais il refuse de repartir. Dans son école, il n’oublie pas de mettre un cachot pour y enfermer les enfants récalcitrants. La porte de la prison est toujours visible dans l’hôtel de la Rabière. Il enseignera jusqu’en 1 847.

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

C’est le 6 février 1851, que Louis Napoléon Bonaparte, lui remettra enfin la Croix de la Légion d’Honneur promise par Napoléon. Il décédera le 3 mai 1859 et repose dans le cimetière de Loches. Sur sa tombe, on peut lire : « Ici repose un homme de bien ! »

Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers

Madeleine fargues remercie les conférenciers

Après cette conférence à deux voix, Madeleine Fargues, présidente de l’association, remercia les conférenciers, puis, un échange intéressant se déroula entre conférenciers et public et une séance de dédicaces regroupa les protagonistes avant le partage du verre de l’amitié, offert par « Les Amis de la chapelle saint André ».


 

Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces

Une affluence au moment des dédicaces

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 14:44

Élie Picard, que rien ne  prédisposait à quitter sa bonne ville de Loches connaîtra dans l'ombre de Napoléon une destinée glorieuse mais inhumaine. Durant les quinze années au cours desquelles, il sillonne l'Europe, il rédige sur de simples feuillets les souvenirs que lui inspire le cours de sa vie et les batailles illustres. Ces cahiers précieux retrouvés par Pascal Dubrisay, historien d'art ont fait l'objet d'un livre paru en 2016.

Pascal Dubrisay et son éditeur, Patrick Binet nous raconteront cette formidable aventure que fut la vie d'Élie Picard mais aussi la découverte de cette source historique prodigieuse au cours d'une conférence-débat.

 Conférence, 1 er juin, salle Moisant, Neuvy-le-Roi, entrée gratuite.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 08:19

Jeudi soir, Laure Mandraud, de Prométhéâtre, était présente à la salle Armand Moisant, pour, à l’aide de lectures, parler du rôle joué par les femmes durant cette période appelée « La Grande Guerre ».

Le Prométhéâtre est une compagnie professionnelle tourangelle  constituée en 1997 sous l’impulsion de Laure Mandraud, comédienne et metteur en scène qui a créé 17 spectacles parmi lesquels « Les Ders des Ders » qu’elle avait créés pour sa première intervention à Neuvy-le-Roi, il y  a quelques années. « C’est avec plaisir que je reviens ici et je vais vous présenter « Les femmes dans la Grande Guerre », c’est un retour sur un sujet que vous aimez bien. »

Avant d’aborder la période 1914-1918, Laure Mandraud, présente Hubertine Auclert, (1848-1914), féministe avant l’heure, elle est surnommée la suffragette française. Dans le contexte politique de la Troisième République, ce qualificatif souligne d’emblée la singularité de cette femme. Tandis que ses contemporaines optent pour une stratégie des petits pas qui consiste à revendiquer d’abord l’égalité des droits civils, Hubertine Auclert milite en faveur des droits politiques des femmes. Son projet de droit de vote des femmes était déjà  soutenu par Condorcet dans son ouvrage,  « Sur l’admission des femmes au droit de cité » (1790). «Les droits des hommes résultent uniquement de ce qu’ils sont des êtres sensibles, susceptibles d’acquérir des idées morales et de raisonner sur ces idées. Ainsi les femmes, ayant les mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux. Ou aucun individu de l’espèce humaine n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes : et celui qui vote contre le droit d’un autre, quels que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens. »  

Pour remettre en cause la hiérarchie entre les sexes, il faut que les femmes participent à la décision politique, qu’elles prennent part à l’élaboration et au vote des lois. Mais, pourquoi les hommes changeraient-ils de leur propre initiative une situation qui leur était favorable ?

Si, aujourd’hui, cette revendication apparaît bien légitime, à l’époque, elle signait l’originalité de son parcours militant. Aussi, en ce début de 1914, après son décès, les femmes n’hésitaient pas à aller déposer des fleurs sur la tombe d’Hubertine Auclert, au Père Lachaise.

Quelques photos agrémentent les lectures

Quelques photos agrémentent les lectures

Et, le 1er août, débuta celle que l’on appellera « La Grande Guerre ». Alors que dans les campagnes les blés sont mûrs, que l’on doit faire les moissons, les hommes partent laissant femmes et enfants pour satisfaire aux travaux des champs. C’est avec la lecture d’extraits de « Une soupe aux herbes sauvages » d’Émilie Carles et des « Gardiennes » d’Ernest Perrochon, que la lectrice retraça la vie de ces paysannes. Elle montra leur courage, leur volonté de s’en sortir malgré la difficulté de manier des outils pas du tout adaptés pour elles. Et, avec cette guerre qui dure, les femmes sont éreintées, les récoltes s’avèrent moins importantes. Dans le pays, les paysannes sont majoritaires mais, toutes les femmes vont être appelées à travailler pour le pays. Les institutrices vont intervenir dans les écoles de garçons. En 1918, 420 000 femmes sont mobilisées dans les usines, 120 000 deviennent infirmières diplômées ou bénévoles. Claudine Boursier, infirmière, écrira ses mémoires. Laure Mandraud en lut quelques passages qui la montrent tantôt enthousiaste mais aussi tantôt indignée par ce qu’elle voit. Elle mentionna le rôle important joué par Marie Curie et ses véhicules de radiologie qui sauvèrent la vie de nombreux poilus. Parmi ces femmes infirmières, certaines ont aidé des soldats à s’échapper. Plusieurs seront fusillées par les Allemands.

Les conditions des femmes dans les usines étaient très pénibles, dures. Une journaliste qui s’est fait embaucher en témoigne. Dans les usines de fabrication d’obus, les femmes en manipulaient 2 700 par jour. Le poids de chacun est de 7 kg et chaque obus était manipulé deux fois !

Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures

Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures

Ensuite, La lectrice montra le rôle, important pour le moral, des lettres échangées entre les poilus et les femmes qu’ils ont laissées (mère, sœurs, fiancées, épouses) comme l’écrit Henri Barbusse dans « Le feu ». Pour aider ceux qui n’ont personne, des marraines de guerre vont apparaître. Des prostituées, contrôlées par l’armée,  seront admises jusque dans les baraquements.

Quelques lettres de poilus, ayant échappé à la censure, montrent la réalité sur le terrain, bien différente de la propagande gouvernementale.

Quand, à la fin de la guerre, les hommes revinrent chez eux, à la campagne, l’émancipation des femmes ne fut pas acquise. Avec la parution de « La garçonne » de Victor Margueritte, en 1922, on commença à voir des cercles de femmes, des intellectuelles, s’émanciper. Mais, quant aux autres, elles retrouvèrent leur rôle antérieur.

Et, il faudra attendre le 21 avril 1944 pour qu’elles aient le droit de vote !

Pour conclure, après quelques échanges avec un public plutôt clairsemé, Laure Mandraud confia : « J’avais envie de savoir comment cela se passait dans le cœur et la chair des hommes. J’ai eu la réponse grâce aux courriers, aux témoignages des infirmières, aux romans retraçant l’histoire vécue qui nous le font bien ressentir. »

Ces lectures bien choisies, dites avec le cœur et beaucoup d’émotion, ont marqué le public qui, bien que peu nombreux, salua cette prestation par de chaleureux applaudissements.

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 11:04

La musique municipale

 

de Saint-Christophe-sur-le-Nais. le vendredi 10 novembre, à 20h30, à la salle Beau-SoulageL’association Histoire et Patrimoine a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence qui sera donnée Fabrice Mauclair, vice-président de l’association et docteur en histoire moderne présentera un sujet original et attrayant qui lui a demandé 18 mois de préparation.

Jules Égal (1851-1910), ancien instituteur et secrétaire de mairie à Saint-Christophe, est un personnage étonnant. Homme curieux et artiste accompli, le maître d’école s’adonnait notamment à la peinture et à la sculpture. Au cours des années 1900, il s’est également essayé à la photographie. Sous forme de cartes postales, il a ainsi édité près d’une vingtaine de clichés présentant des vues de Saint-Christophe. Mais l’instituteur excellait surtout dans le domaine musical. Chef et professeur de musique, à Château-la-Vallière puis à Saint-Christophe, Jules Égal était un compositeur prolifique. Dans des genres extrêmement variés, l’homme a ainsi produit une bonne centaine d’œuvres musicales. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, les airs qu’il a imaginés ont beaucoup voyagé. En effet, au début du XXe siècle, ses morceaux pour harmonie et fanfare étaient interprétés partout en France, en Suisse et en Belgique. Ses compositions ont même été jouées au Canada !

Entrée gratuite. Texte de la conférence offert aux adhérents à jour de leur cotisation. Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18.

Remarque importante : Cinq morceaux de Jules Égal seront interprétés le lendemain, dans la même salle de Beau-Soulage, le 11 novembre 2017 à 17h30, lors du traditionnel concert annuel donné par l’Ensemble Musical Escotais, Dême, Choisille.

 

Jules Égal

 

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L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

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