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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 15:51
Notre minibus

Notre minibus

Pour arriver dans le nord du pays, nous avons pris un minibus qui n'était pas de première jeunesse mais qui résistait à toute sorte de revêtement. Le conducteur, chargé de courses par les habitants de la vallée de Thethi, terminus du trajet, faisait de fréquents arrêts pour satisfaire sa clientèle très locale.

De Bogë, dernier village avant la montée du col jusqu'à son sommet,  nous avons bénéficié d'une belle route récemment refaite. Mais, pour la descente sur la vallée de Thethi, les travaux étaient programmés mais n'en étaient qu'aux premiers balbutiements !

 

La descente du col assez impressionnante !
La descente du col assez impressionnante !

La descente du col assez impressionnante !

La route était en terre avec de nombreuses pierres. Nous étions bien ballottés mais le chauffeur qui connaissait parfaitement la route savait éviter les obstacles. À un moment, nous devions franchir un passage en travaux et il fallait une certaine dextérité pour ne pas nous envoyer dans le ravin. Un temps d’arrêt fut nécessaire pour laisser passer un important troupeau de chèvres et de moutons.

Priorité aux chèvres et aux moutons !
Priorité aux chèvres et aux moutons !

Priorité aux chèvres et aux moutons !

Partis de l'hôtel de Sköder à 7 h 30, c'est à À 11 h 20 que nous sommes enfin arrivés à Thethi et avons pu nous installer dans la ferme auberge. Avant de déjeuner, nous avons fait un petit tour aux alentours. Ici, les « routes » sont à peine empierrées et l’on comprend que les quelques véhicules qui y circulent soient des 4X4.

La ferme auberge où nous allons passer 2 jours et 2 nuits.

La ferme auberge où nous allons passer 2 jours et 2 nuits.

Après le déjeuner, nous nous équipons pour partir en randonnée avec notre guide, Klodi. Le terme de la balade sera une belle cascade de 30 m de haut. Pour l’atteindre, nous suivons la rivière Thethit

Nous traversons un petit hameau dominé par une tour, appelée la tour de la Vendetta. C’est là que l’on enfermait les hommes condamnés pour cause de vendetta. Le chemin se poursuit en s’élevant et en devenant un peu plus étroit. Une chevrière tricote en surveillant ses chèvres.

En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.
En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.

En longeant la rivière Thethit, nous traversons le village de Theth et quelques hameaux isolés.

Nous passons près d’une ferme-camping d’où nous découvrons une belle vue sur les environs et poursuivons jusqu’à la cascade. 

De beaux paysages s'offrent à nous !
De beaux paysages s'offrent à nous !
De beaux paysages s'offrent à nous !

De beaux paysages s'offrent à nous !

Pour arriver à son pied, la fin du trajet était un peu plus ardue mais, la récompense était à l’arrivée. Nous avons fait une petite halte dans ce lieu enchanteur avant de prendre le chemin du retour.

Une belle chute d'eau de 30 m de haut !
Une belle chute d'eau de 30 m de haut !

Une belle chute d'eau de 30 m de haut !

Une belle balade de 10 km dans un cadre enchanteur qui nous a mis en jambe pour la rando du lendemain annoncée par notre guide : "Demain nous découvrirons l'Oeil bleu. Il faut compter 20 km sur la journée !"

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:47

Si vous aimez parcourir de nouveaux horizons et n'avez pas la possibilité de voyager, nous vous proposons de venir assister à la projection gratuite que nous organiserons à l'espace socioculturel "Le Foyer" à Saint-Christophe-sur-le-Nais, le vendredi 24 janvier, à 20 h 30.

Nous vous présenterons l'Albanie, un pays longtemps inaccessible aux touristes et qui s'ouvre progressivement. Ses paysages sont magnifiques et ses habitants très accueillants.

Durant les 15 jours que nous y avons passés, en parcourant avec notre guide et notre chauffeur, le pays du nord au sud, nous avons pu découvrir la vie des habitants tant dans les sites reculés que dans les villes.

C'est ce voyage qui nous a enthousiasmés que nous essaierons de faire revivre pour vous. Auparavant, à l'aide de quelques photos, je vais tenter de vous permettre d'avoir une première approche de ce pays attachant.

Monique et Lionel ROYER

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 15:04

Jeudi soir, une réunion publique se tenait dans la salle de l’espace socioculturel « Le foyer » pour présenter aux Christophoriennes et Christophoriens le projet de PLU retenu par les élus. Ce projet est maintenant en cours de rédaction, les personnes publiques associées ayant déjà été rencontrées et les différents schémas d’aménagement du territoire  mis à disposition de la commune et du cabinet Urban’ism en charge du PLU.

Ce cabinet, qui s’occupe aussi de la révision du PLU de Saint-Paterne-Racan, est celui qui avait déjà été retenu en 2006, lors de la réalisation du PLU qui n’a pu aboutir car, en 2008, avec le changement de municipalité, bien qu’arrivé en phase finale avec le commissaire enquêteur nommé, tout a été arrêté.

Certaines des études précédentes ont pu servir de base de travail mais avec les nouvelles lois et normes mises en place depuis, il a donc fallu remanier et modifier une partie de la trame précédente.

Présentation du PLU par Mme Nioche, à droite, et Catherine Lemaire

Présentation du PLU par Mme Nioche, à droite, et Catherine Lemaire

Cette nouvelle présentation fut faite par Mme Nioche du cabinet Urban’ism avec l’appui d’un diaporama. Le PLU est un document établi pour 10 ans. Celui-ci sera donc établi pour 2019 à 2030. C’est la commune qui le met en place, qui l’approuve et qui doit ensuite le soumettre à la CCGC-PR qui en a la compétence depuis le 18 octobre 2017 car la relance effective de l’élaboration du PLU de Saint-Christophe est effective depuis septembre 2018.

Le PLU est un document à la fois stratégique et juridique. Il contient :

  • Un rapport de présentation et un rapport de justification
  • Un projet d’aménagement et de développement durable
  • Une orientation d’aménagement et de programmation
  • Un règlement écrit et un règlement graphique
  • Des annexes (zonages d’assainissement, servitudes d’utilité publique, …)

La réalisation d’un PLU se fait en 4 étapes. L’étape 1 permet de mettre en place un diagnostic du territoire avec l’objectif de définir les grands enjeux de la commune. L’étape 2 est celle de la construction du PADD (plan d’aménagement et de développement durable) dont la CCGC-PR a la compétence ce qui fait qu’elle doit aussi émettre un avis après celui du Conseil municipal. L’avant-dernière étape est celle de la mise en place du règlement et des zonages. Et la dernière verra la formalisation et l’arrêt du projet du PLU après l’avis des personnes publiques associées, projet qui sera suivi de l’enquête publique et de la phase finale : l’approbation du dit PLU.

Illustrations de l'axe 1
Illustrations de l'axe 1

Illustrations de l'axe 1

Au niveau du travail en cours, le bouclage est prévu pour la fin du mois de juillet. Les personnes publiques associées seront rencontrées fin mai pour travailler sur le zonage avec les élus. Deux axes de travail sont prévus :

  • Axe 1 : Inscrire la préservation du cadre de vie comme socle de développement durable.
  • Axe 2 : Conserver un développement durable équilibré du territoire communal.

Voyons maintenant quels sont les objectifs retenus pour l’axe 1 :

  • Objectif 1 : Continuation des aménagements légers aux abords de l’Escotais, reprise des logements vacants dans le bourg. Amélioration des déplacements doux.
  • Objectif 2 : Préserver les composants urbains et architecturaux constitutifs de la qualité patrimoniale.
  • Objectif 3 : Organiser qualitativement l’espace rural et le grand paysage.
  • Objectif 4 : Assurer le maintien de la trame verte (haies, arbres isolés, allées arborées ou boisements) et bleue en protégeant la vallée de l’Escotais.

L’axe 2, objectif 1 : Proposer un développement démographique en adéquation avec les besoins communaux (actuellement +0,7%) ce qui donne environ 5 constructions nouvelles par an  soient 55 sur la durée du PLU.

  • Objectif 2 : Réduire l’impact du développement résidentiel sur l’activité agricole et les espaces naturels en proposant des opérations organisées plus denses et plus qualitatives.
  • Objectif 3 : Assurer les conditions favorables au maintien et développer l’activité agricole.
  • Objectif 4 : Maintenir le niveau d’équipement communal et permettre le confortement des activités économiques et des services.
  • Objectif 5 : Limiter l’exposition aux risques et aux nuisances pour les Christophoriens.

Une fois tous ces axes et objectifs commentés, deux diapositives résumèrent l’ensemble des propos en présentant pour l’une les zones classées en AOC « Côteaux du Loir » donc inconstructibles et pour l’autre les zones à urbaniser en premier et les principaux édifices de qualité à préserver.

Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU
Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU

Les diapositives qui résument (un peu) les objectifs de ce PLU

Une réunion très intéressante qui a permis aux trop rares personnes extérieures au Conseil municipal venues assister à cette réunion publique de prendre connaissance du travail réalisé par les élus quant au développement de la commune choisi pour les 10 années à venir. Personnellement, je trouve dommage de constater le manque d’intérêt notoire de nombreux habitants pour ce qui touche leur commune. Une réunion publique est une occasion pour être au courant de certaines actions initiées par les élus et de pouvoir de ce fait, en discuter avec eux avant, comme c’est le cas pour le PLU, de se manifester un peu tardivement, quand le dossier arrive à son terme.

Un public intéressé mais malheureusement trop peu nombreux !

Un public intéressé mais malheureusement trop peu nombreux !

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:07
Un public conquis par le sujet

Un public conquis par le sujet

Vendredi soir, dans la salle Moisant de Neuvy-le-Roi, une cinquantaine de personnes était présente à l’invitation des « Amis de la chapelle saint André » pour découvrir l’extraordinaire odyssée d’Élie Picard, un Lochois d’origine modeste, né le 8 juin 1 779, sachant lire et écrire, qui passa 15 années de sa vie dans la Grande Armée. Marc Houtard, vice-président de l'association dévoila le programme de la soirée et, pour présenter le personnage, sujet de la conférence, ce sont deux conférenciers qui se relayèrent durant les 2 heures passionnantes retraçant le parcours de ce grognard.

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée
Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Marc Houtard présente le déroulement de la soirée

Les conférenciers, deux Lochois bien connus

Patrick Binet, éditeur, passionné d’histoire, est déjà venu à Neuvy-le-Roi pour une conférence sur la généalogie, domaine qu’il affectionne également.

Pascal Dubrisay, homme de culture, responsable de l’office du tourisme de Loches, maire adjoint pendant 19 ans en charge du patrimoine et de la culture, à l’origine du livre « Élie Picard (1779-1859) Mémorial d’un grognard ».

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet
Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Les conférenciers, Pascal Dubrisay et Patrick Binet

Pourquoi l’édition d’un livre ?

En 1982, Pascal Dubrisay et son épouse, achètent une maison à Loches, l’hôtel de la Rabière. Au cours de leur installation, ils font un peu de nettoyage et lorsqu’ils arrivent au grenier, ils y découvrent des cartons remplis de papiers et, entre les solives et les tuiles, ils dénichent des cahiers d’écoliers datant du début du XIXe siècle,  

écrits d'une belle écriture soignée sur un papier jauni. La curiosité de Pascal  pour l'Histoire a im­mé­dia­tement été mise en éveil. Il venait de découvrir les mémoires de guerre d'un grognard qui avait traversé la Révolution et l'Empire sous les drapeaux ! Les trouvant très intéressants, il les classa comme faisant partie du patrimoine  de cette maison.
Quelques dizaines d'années plus tard, fort de son expérience et de sa connaissance de l'histoire et du patrimoi-ne de la ville, il s'est mis à écrire sur Loches et a trouvé en Patrick Binet, son ami, un éditeur passionné par les mêmes sujets, également soucieux de leur mise en valeur.

Après le décès d’André Montoux, un écrivain spécialiste des vieux logis de Touraine, en septembre 2 013, sa fille trouva un dossier intitulé « Hôtel de la Rabière ». Elle en fit don à Pascal Dubrisay qui s’empressa d’en lire le contenu : des cahiers d’un ancien instituteur, Élie Picard, qui relataient ses souvenirs de grognard. Il les classa avec les premiers cahiers trouvés dans le grenier.

En 2015, à la foire aux livres de Chanceaux, les deux amis rencontrèrent Jean Tulard. Ils lui présentèrent l’histoire des cahiers. Pascal témoigna : « Il fut très intéressé par cette histoire et nous encouragea à écrire un livre avec ces documents inédits en insistant sur le fait qu’il n’existe que très peu d’écrits venant des gens de la base. On lui parla de l’histoire de Cabrera et là, il nous dit : Il faut absolument écrire votre livre. Je veux bien faire votre préface ! »

C’est ainsi que commença ce travail « à quatre mains » comme aiment le dire les deux auteurs.

 

L’histoire d’Élie Picard

Né à Loches sous le règne de Louis XVI, il mena sans doute la vie d'un enfant ordinaire, loin d'imaginer que les événements de la Révolution et de l'Empire le porteraient à se surpasser et à nous offrir bien des années plus tard le témoignage hors pair d'un grognard qui vécut parfois le meilleur mais souvent le pire.
Pendant 15 ans,  il va sillonner une grande partie de l’Europe (Autriche, Prusse, Pologne, Espagne…), participer aux grandes batailles, en prenant soin de rédiger sur de simples feuillets, les moments marquants où, dans l’ombre de l’Empereur, il participera à sa gloire et à celle de la France. C’est dans le 7
e corps d’armée qu’il s’illustrera en tant que brigadier. Très débrouillard, il permettra à ses hommes d’échapper plusieurs fois à la mort. Après la bataille d’Eylau, le 8 juillet 1807, Napoléon lui promit de lui remettre la Croix de  la Légion d’Honneur.

Envoyé en Espagne, il sera fait prisonnier comme beaucoup des soldats de la Grande Armée. Peu d’entre eux survivront.
Pour avoir été détenu par les Espagnols sur les pontons de Cadix, de Portchester et, pire encore, dans l’île de Cabrera, où il passera 5 ans, considérée comme le premier camp de concentration de l’Histoire, il n’existe pas de meilleur témoin de toutes ces souffrances endurées au nom de la guerre.

Il sera libéré et rentrera à Loches en 1814. Ses parents sont morts, il se demande que faire. Un an après son retour, il se marie et décide d’ouvrir un institut et crée une pension pour accueillir les enfants de la bonne société. Au moment des Cent jours, on revient le chercher, mais il refuse de repartir. Dans son école, il n’oublie pas de mettre un cachot pour y enfermer les enfants récalcitrants. La porte de la prison est toujours visible dans l’hôtel de la Rabière. Il enseignera jusqu’en 1 847.

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

Sa fiche militaire et sa Croix de la Légion d'Honneur

C’est le 6 février 1851, que Louis Napoléon Bonaparte, lui remettra enfin la Croix de la Légion d’Honneur promise par Napoléon. Il décédera le 3 mai 1859 et repose dans le cimetière de Loches. Sur sa tombe, on peut lire : « Ici repose un homme de bien ! »

Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers
Madeleine fargues remercie les conférenciers

Madeleine fargues remercie les conférenciers

Après cette conférence à deux voix, Madeleine Fargues, présidente de l’association, remercia les conférenciers, puis, un échange intéressant se déroula entre conférenciers et public et une séance de dédicaces regroupa les protagonistes avant le partage du verre de l’amitié, offert par « Les Amis de la chapelle saint André ».


 

Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces
Une affluence au moment des dédicaces

Une affluence au moment des dédicaces

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 14:44

Élie Picard, que rien ne  prédisposait à quitter sa bonne ville de Loches connaîtra dans l'ombre de Napoléon une destinée glorieuse mais inhumaine. Durant les quinze années au cours desquelles, il sillonne l'Europe, il rédige sur de simples feuillets les souvenirs que lui inspire le cours de sa vie et les batailles illustres. Ces cahiers précieux retrouvés par Pascal Dubrisay, historien d'art ont fait l'objet d'un livre paru en 2016.

Pascal Dubrisay et son éditeur, Patrick Binet nous raconteront cette formidable aventure que fut la vie d'Élie Picard mais aussi la découverte de cette source historique prodigieuse au cours d'une conférence-débat.

 Conférence, 1 er juin, salle Moisant, Neuvy-le-Roi, entrée gratuite.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 08:19

Jeudi soir, Laure Mandraud, de Prométhéâtre, était présente à la salle Armand Moisant, pour, à l’aide de lectures, parler du rôle joué par les femmes durant cette période appelée « La Grande Guerre ».

Le Prométhéâtre est une compagnie professionnelle tourangelle  constituée en 1997 sous l’impulsion de Laure Mandraud, comédienne et metteur en scène qui a créé 17 spectacles parmi lesquels « Les Ders des Ders » qu’elle avait créés pour sa première intervention à Neuvy-le-Roi, il y  a quelques années. « C’est avec plaisir que je reviens ici et je vais vous présenter « Les femmes dans la Grande Guerre », c’est un retour sur un sujet que vous aimez bien. »

Avant d’aborder la période 1914-1918, Laure Mandraud, présente Hubertine Auclert, (1848-1914), féministe avant l’heure, elle est surnommée la suffragette française. Dans le contexte politique de la Troisième République, ce qualificatif souligne d’emblée la singularité de cette femme. Tandis que ses contemporaines optent pour une stratégie des petits pas qui consiste à revendiquer d’abord l’égalité des droits civils, Hubertine Auclert milite en faveur des droits politiques des femmes. Son projet de droit de vote des femmes était déjà  soutenu par Condorcet dans son ouvrage,  « Sur l’admission des femmes au droit de cité » (1790). «Les droits des hommes résultent uniquement de ce qu’ils sont des êtres sensibles, susceptibles d’acquérir des idées morales et de raisonner sur ces idées. Ainsi les femmes, ayant les mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux. Ou aucun individu de l’espèce humaine n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes : et celui qui vote contre le droit d’un autre, quels que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens. »  

Pour remettre en cause la hiérarchie entre les sexes, il faut que les femmes participent à la décision politique, qu’elles prennent part à l’élaboration et au vote des lois. Mais, pourquoi les hommes changeraient-ils de leur propre initiative une situation qui leur était favorable ?

Si, aujourd’hui, cette revendication apparaît bien légitime, à l’époque, elle signait l’originalité de son parcours militant. Aussi, en ce début de 1914, après son décès, les femmes n’hésitaient pas à aller déposer des fleurs sur la tombe d’Hubertine Auclert, au Père Lachaise.

Quelques photos agrémentent les lectures

Quelques photos agrémentent les lectures

Et, le 1er août, débuta celle que l’on appellera « La Grande Guerre ». Alors que dans les campagnes les blés sont mûrs, que l’on doit faire les moissons, les hommes partent laissant femmes et enfants pour satisfaire aux travaux des champs. C’est avec la lecture d’extraits de « Une soupe aux herbes sauvages » d’Émilie Carles et des « Gardiennes » d’Ernest Perrochon, que la lectrice retraça la vie de ces paysannes. Elle montra leur courage, leur volonté de s’en sortir malgré la difficulté de manier des outils pas du tout adaptés pour elles. Et, avec cette guerre qui dure, les femmes sont éreintées, les récoltes s’avèrent moins importantes. Dans le pays, les paysannes sont majoritaires mais, toutes les femmes vont être appelées à travailler pour le pays. Les institutrices vont intervenir dans les écoles de garçons. En 1918, 420 000 femmes sont mobilisées dans les usines, 120 000 deviennent infirmières diplômées ou bénévoles. Claudine Boursier, infirmière, écrira ses mémoires. Laure Mandraud en lut quelques passages qui la montrent tantôt enthousiaste mais aussi tantôt indignée par ce qu’elle voit. Elle mentionna le rôle important joué par Marie Curie et ses véhicules de radiologie qui sauvèrent la vie de nombreux poilus. Parmi ces femmes infirmières, certaines ont aidé des soldats à s’échapper. Plusieurs seront fusillées par les Allemands.

Les conditions des femmes dans les usines étaient très pénibles, dures. Une journaliste qui s’est fait embaucher en témoigne. Dans les usines de fabrication d’obus, les femmes en manipulaient 2 700 par jour. Le poids de chacun est de 7 kg et chaque obus était manipulé deux fois !

Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures
Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures

Une lectrice au visage très expressif durant ses différentes lectures

Ensuite, La lectrice montra le rôle, important pour le moral, des lettres échangées entre les poilus et les femmes qu’ils ont laissées (mère, sœurs, fiancées, épouses) comme l’écrit Henri Barbusse dans « Le feu ». Pour aider ceux qui n’ont personne, des marraines de guerre vont apparaître. Des prostituées, contrôlées par l’armée,  seront admises jusque dans les baraquements.

Quelques lettres de poilus, ayant échappé à la censure, montrent la réalité sur le terrain, bien différente de la propagande gouvernementale.

Quand, à la fin de la guerre, les hommes revinrent chez eux, à la campagne, l’émancipation des femmes ne fut pas acquise. Avec la parution de « La garçonne » de Victor Margueritte, en 1922, on commença à voir des cercles de femmes, des intellectuelles, s’émanciper. Mais, quant aux autres, elles retrouvèrent leur rôle antérieur.

Et, il faudra attendre le 21 avril 1944 pour qu’elles aient le droit de vote !

Pour conclure, après quelques échanges avec un public plutôt clairsemé, Laure Mandraud confia : « J’avais envie de savoir comment cela se passait dans le cœur et la chair des hommes. J’ai eu la réponse grâce aux courriers, aux témoignages des infirmières, aux romans retraçant l’histoire vécue qui nous le font bien ressentir. »

Ces lectures bien choisies, dites avec le cœur et beaucoup d’émotion, ont marqué le public qui, bien que peu nombreux, salua cette prestation par de chaleureux applaudissements.

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 11:04

La musique municipale

 

de Saint-Christophe-sur-le-Nais. le vendredi 10 novembre, à 20h30, à la salle Beau-SoulageL’association Histoire et Patrimoine a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence qui sera donnée Fabrice Mauclair, vice-président de l’association et docteur en histoire moderne présentera un sujet original et attrayant qui lui a demandé 18 mois de préparation.

Jules Égal (1851-1910), ancien instituteur et secrétaire de mairie à Saint-Christophe, est un personnage étonnant. Homme curieux et artiste accompli, le maître d’école s’adonnait notamment à la peinture et à la sculpture. Au cours des années 1900, il s’est également essayé à la photographie. Sous forme de cartes postales, il a ainsi édité près d’une vingtaine de clichés présentant des vues de Saint-Christophe. Mais l’instituteur excellait surtout dans le domaine musical. Chef et professeur de musique, à Château-la-Vallière puis à Saint-Christophe, Jules Égal était un compositeur prolifique. Dans des genres extrêmement variés, l’homme a ainsi produit une bonne centaine d’œuvres musicales. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, les airs qu’il a imaginés ont beaucoup voyagé. En effet, au début du XXe siècle, ses morceaux pour harmonie et fanfare étaient interprétés partout en France, en Suisse et en Belgique. Ses compositions ont même été jouées au Canada !

Entrée gratuite. Texte de la conférence offert aux adhérents à jour de leur cotisation. Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18.

Remarque importante : Cinq morceaux de Jules Égal seront interprétés le lendemain, dans la même salle de Beau-Soulage, le 11 novembre 2017 à 17h30, lors du traditionnel concert annuel donné par l’Ensemble Musical Escotais, Dême, Choisille.

 

Jules Égal

 

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 10:08

 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 14:04

Suite à une longue prospection sur le territoire de la Gâtine tourangelle, une projection de films d’amateurs, en noir et blanc et en couleurs, tournés en 9 mm ou en 8 et super 8, ont permis à la centaine de spectateurs répartis sur deux séances, de revoir avec bonheur des scènes du passé.

Présentation de Ciclic

Ciclic est  un établissement public français de coopération culturelle (EPCC) créé à l'initiative de la Région Centre-Val de Loire, en partenariat avec l'Etat.

Ciclic s’organise autour de 6 pôles d’activités. Celui qui a été présenté lors de cette animation, est le Pôle Patrimoine qui assure la conservation et la valorisation du patrimoine cinématographique et audiovisuel régional. Depuis sa création en 2006, entre 16 et 17 000 films de  cinéastes amateurs ont été collectés dans la collection Région Centre Val de Loire. Pour toute collecte, un travail d’indexation dans une base de données est réalisé. Les films sont catalogués en fonction des thèmes traités.

Le centre régional se trouve à Issoudun mais il y a plusieurs antennes. L’une d’elles se situe à Château-Renault dans l’Indre-et-Loire.

Une soixantaine de spectacteurs enthousiastes à la séance de 20 h 30

Une soixantaine de spectacteurs enthousiastes à la séance de 20 h 30

C’est Paule Haslé, adjointe en charge de la culture sur la commune de Neuvy-le-Roi, qui ouvrit la séance par ces quelques mots : « Merci à vous tous d’accompagner cette séance proposée par Ciclic qui vient vous offrir la Mémoire du secteur de Gâtine-Choisilles et du Pays de Racan. Je vous souhaite à tous une excellente séance dans le passé de notre territoire. »

Puis, Jean-Benoît Pechberty, le responsable de la collecte des films pour Ciclic, commença par remercier le Conseil Départemental pour la subvention qui est versée afin de pouvoir présenter et collecter des films et poursuivit : « Je remercie aussi Paule Haslé, Élise Gilbert et Marcel Gadin, de Neuvy-le-Roi, qui me permettent d’être ici, dans cette belle salle pour que vous puissiez assister à cette projection d’une heure environ relatant des événements qui se sont passés dans la Gâtine tourangelle entre 1941 et 1990. Les films que vous allez voir sont des films muets, certains en noir et blanc, d’autres en couleur. Je les commenterai au cours de leur projection. Vous avez le droit d’intervenir, d’apporter des suppléments  d’informations. Vous allez voir le résultat du travail de numérisation et d’assemblage qui a été réalisé avec quelques-uns des films de votre territoire. Allez, maintenant on éteint les lumières et place au cinéma ! »

Les nombreux courts métrages s’enchaînèrent avec des sujets très divers :

- une kermesse pour des prisonniers de guerre et le retour des prisonniers aux Hermites

- des scènes de vie familiale

- un pèlerinage à Saint-Christophe

- une course de vélos et une course d’ânes à Neuillé-Pont-Pierre

- la foire de l’Encloître à Rouziers-de-Touraine

- communions et fête Dieu à Cérelles

- des scènes de battage et de moisson

- cascades de voitures à Neuvy-le-Roi

- la fête de la Jeunesse à Monnaie en 1 972, organisée par l’USEP

- une fromagerie à Charentilly…

Pendant la projection, les spectateurs commentaient les tenues vestimentaires, se remémoraient les noms des véhicules. De temps en temps, c’est le nom d’un personnage qui fusait dans l’assistance.

À l’issue de la projection, chacun reconnut qu’il avait pris du plaisir à visionner ces images du temps passé.

Jean-Benoît Pechberty rappela que c’est lui qui est responsable des collectes de films. Il fait appel aux personnes qui auraient chez elles des films d’amateurs (ou de pros) en 9mm, 9,5 mm, 8 ou super 8 pour qu’elles lui confient leurs films qui seront sauvegardés et numérisés. Des copies numérisées leur sont alors remises.

Pour visionner quelques films, allez sur le site Mémoire : mémoire.ciclic.fr

"Mémoire, les images d’archives en région Centre" offre un accès en ligne libre et gratuit à plusieurs milliers de films amateurs, tournés principalement à travers les six départements de la région Centre-Val de Loire. Ce projet a pour ambition de participer à constituer et faire vivre une mémoire collective autour de l’histoire de la région et de ses habitants, à travers un travail d’animation éditoriale sur ce fonds exceptionnel et en favorisant la participation active des internautes abonnés.

Mémoire est le premier site de Ciclic.fr, portail de la culture numérique en région Centre-Val de Loire créé et édité par Ciclic.

 

Contact :

Jean-Benoît PECHBERTY

Chargé de collecte et de valorisation Patrimoine

jean-benoit.pechberty@ciclic.fr

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 08:21

Stéphanie Barioz retrace un panorama de l'histoire du village sur près de cinq siècles, par le biais de l'architecture, maisons de maître, moulins, fermes, caves à vin troglodytiques, dans le cadre du week-end sur l'inventaire du Patrimoine des 7 et 8 octobre, par le Pays d'art et d'histoire.

Samedi 7 octobre, 18h30, salle des fresques, entrée entre la mairie et la Chahaignote, Chahaignes.

Gratuit. Contact : 06 83 04 73 58, 02 43 38 16 74, stephanie.barioz@pays-valleeduloir.fr, www.pays-valleeduloir.fr

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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