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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 10:45

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 13:37

Aujourd'hui, je vous emmène à Concarneau et sa Ville-Close.

Cette fortification qui enserre la vieille ville a été édifiée au cours des XVe et XVIe siècles pour remplacer les premières fortifications en bois qui avaient été érigées à la fin du haut Moyen-Âge pour défendre le monastère dépendant de l’abbaye de Landévennec puis remaniée au cours du XIXe. 

Les remparts, dans leur forme contemporaine, ceinturent la ville close sur une longueur totale d'environ 980 mètres. La ville close s'étend d'est en ouest dans sa plus grande longueur sur 380 mètres et 220 dans sa plus grande largeur (nord-sud) et sur une soixante de mètres dans sa largeur minimum. Les remparts constitués de granite local ont une épaisseur moyenne comprise entre 2.5 et 3 mètres. Leurs mâchicoulis datent du XVe siècle.

La Ville-Close de Concarneau figure parmi les sites les plus visités de Bretagne.

Les remparts de la Ville-Close
Les remparts de la Ville-Close
Les remparts de la Ville-Close
Les remparts de la Ville-Close

Les remparts de la Ville-Close

Le beffroi de la ville close érigé selon la volonté du maire Samuel Billette de Villeroche en 1906 est le symbole de Concarneau et marque l’entrée de la vieille ville fortifiée. Il est équipé d’une horloge et d’une cloche. En haut du campanile trône une girouette représentant un bateau.

Le cadran solaire, sur le mur d’enceinte, porte une inscription qui indique “tempus fugit velut umbra” : “le temps passe comme une ombre”.

Le beffroi, son cadran solaire et son campanile
Le beffroi, son cadran solaire et son campanile

Le beffroi, son cadran solaire et son campanile

La tour de la Porte au Vin fut construite dans le dernier quart du XVe siècle.

La porte au Vin datant de la même époque ouvrait sur le premier port de commerce. Un quai est construit en 1891 dans le prolongement extérieur de la porte, le long des remparts pour satisfaire les pêcheurs

La tour de la Porte au vin

La tour de la Porte au vin

Flânons un peu dans les ruelles de la Ville-Close et arrêtons-nous sur la place où les touristes se pressent en grand nombre. Au centre de la place, la fontaine Saint-Guénolé en fonte et en granite est édifiée selon les plans de l'architecte Joseph Bigot entre 1855 et 1856.

La place Saint Guénolé
La place Saint Guénolé

La place Saint Guénolé

Voici quelques-uns des monuments visibles dans la cité.

Tout d'abord, l'église Saint Guénolé.

L'ancienne église Saint-Guénolé aurait été construite au XIIe siècle. En ruine, elle est détruite en 1830 pour édifier une nouvelle église. Cette dernière est elle-même transformée en hôpital en 1937.

L'ancienne église Saint Guénolé

L'ancienne église Saint Guénolé

La chapelle de la Trinité ou chapelle de l'hôpital

À partir du XVIe siècle, la ville close dispose d'une chapelle hôpital dédiée à la Trinité. Cette dernière pouvait accueillir une dizaine de malades. L’hôpital existe depuis au moins 1539 puis à la Révolution, il est transformé en temple décadaire. Après la Révolution l'édifice devient successivement une église paroissiale, une école, une maison close durant la Première Guerre Mondiale puis un dispensaire et enfin un lieu d'exposition. De l'édifice primitif, il n'en reste qu'une façade visible rue Vauban.

La façade de la chapelle

La façade de la chapelle

La maison du Gouverneur ( XVIIe)

Cet édifice adossé à la tour du Gouverneur sert de maison et d’annexe à cette dernière avec laquelle elle communique sur deux niveaux. Aucun gouverneur n’occupa réellement ce logis, loué un temps à un menuisier. Elle abrite aujourd'hui des expositions.

L'entrée de la maison du gouverneur sous la tour du même nom.

L'entrée de la maison du gouverneur sous la tour du même nom.

Le puits à dôme du Château de Kériolet (1880)

Il a été offert par le prince Youssoupoff à la ville de Concarneau et remonté dans la Ville-Close dans la cour du gouvernement au milieu du XXe siècle. Nous en avions une belle vue depuis une des fenêtres de la maison du gouverneur.

Le puits à dôme.

Le puits à dôme.

C'est fini pour aujourd'hui. Demain, mes carnets de voyage vous emmèneront à Pont-Aven.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 05:20
Le président, Philippe Larus

Le président, Philippe Larus

Suite à la canicule qui s’est installée sur le pays, par mesure de précaution, la première partie de cette soirée, celle concernant la petite promenade de 4,5 km prévue pour aller in situ voir une partie des lieux-dits situés au nord de la commune de Saint-Christophe avait donc été annulée, ce qu’a expliqué Philippe Larus, le président d’ « Histoire et Patrimoine ». Il a tenu à remercier la municipalité pour le prêt de la salle et du matériel de projection et a excusé Mme le Maire, prise par d’autres obligations.

Lionel Royer présentant les lieux-dits à l'aide d'un diaporama

Lionel Royer présentant les lieux-dits à l'aide d'un diaporama

C’est donc à 20 h 30, dans la salle socioculturelle « Le Foyer », que les organisateurs avaient donné rendez-vous aux personnes intéressées par l’histoire des lieux-dits répertoriés pour cette seconde découverte sur ce thème.

Lionel Royer avait donc préparé tout un historique sur 26 lieux-dits en comparant la carte de Cassini, le carré Busserole et le cadastre actuel pour montrer les évolutions de ces différents sites. L’utilisation des divers recensements du XIXe et du XXe siècle jusqu’en 1936 a permis de suivre l’occupation des lieux et de constater  la longévité de l’occupation par certaines familles.

Beaucoup de ces lieux-dits étaient des fiefs appartenant à de grandes familles ou rattachés à des domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques. Une bonne partie, l’Antinière, la Grandinière,la Goupillère, … ont appartenu à la famille Labbé, ancêtre de Daphné du Maurier.

Parmi ces nombreux sites présentés, certains ont quasiment disparu car il ne reste plus de construction dessus et de nouveaux ont fait leur apparition comme La Lizardière ou Le Point du Jour qui n’apparaissent que sur le cadastre actuel.

Des Forêts, il ne reste que la fuie et quelques ruines qui se trouvent envahies par la végétation. Mais, saviez-vous qu’une partie des pierres de cet ancien fief ont servi à la construction du château de la Motte Thibergeau à Flée (72) ?

Un public peu nombreux mais intéressé

Un public peu nombreux mais intéressé

Cet intéressant exposé a séduit le public malheureusement peu nombreux et plusieurs personnes sont intervenues pour apporter quelques renseignements sur des lieux-dits les touchant de près. Donc, malgré le bouleversement de cette soirée et la concurrence du festival des Kampagn’Arts et du match de foot, la soirée s’est déroulée dans une ambiance très cordiale qui s’est achevée par le verre de l’amitié.

Le moment convivial pour finir la soirée
Le moment convivial pour finir la soirée

Le moment convivial pour finir la soirée

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 16:51
L'hommage à Élisabeth Le Port

L'hommage à Élisabeth Le Port

Comme chaque année, la municipalité invite la population et les enfants de l’école pour commémorer l’armistice du 8 mai 1945.

C’est, tout d’abord dans la nouvelle salle du conseil que chacun des participants s’est retrouvé pour honorer la mémoire de la jeune institutrice, Élisabeth Le Port, arrêtée par la gestapo puis déportée pour fait de résistance à Auschwitz où elle décédera à l’âge de 24 ans.

Les enfants lors de la lecture de textes écrits pendant la guerre de 39-45

Les enfants lors de la lecture de textes écrits pendant la guerre de 39-45

Après un défilé à travers le village jusqu’au monument aux morts où furent déposées les gerbes de la mairie et des Anciens Combattants et les bougies par les enfants de l’école, Mme le Maire donna lecture du discours fourni par la secrétaire d’état auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Puis, 3 fillettes lurent des extraits de textes en lien avec la seconde guerre mondiale avant que chaque participant respecte une minute de silence. Puis, la musique joua la sonnerie aux morts avant d’enchaîner avec une Marseillaise triomphale.

Le panneau commémoratif

Le panneau commémoratif

Ce fut ensuite le retour devant la mairie pour inaugurer un panneau récapitulatif des 45 poilus de Saint-Christophe, morts pour la France, au cours de la Grande Guerre.

L’historique de ce panneau

Certains membres du Conseil d’administration de l’association « Histoire et Patrimoine », Brigitte et David Bonnaud-Doyen et Claudie et Michel Mirault, ont fait un gros travail de recherche pour commémorer le centenaire de 1914-1918. Suite à ce travail, 18 noms de soldats de Saint-Christophe, morts pour la France, ont été rajoutés sur le monument aux morts de la commune et honorés ainsi lors de la commémoration du 11 novembre dernier.

Il faut savoir que, dans la commune, il existait 3 supports où l’on trouvait, avec des différences, les noms de soldats morts au cours de la guerre de 14-18 : le monument aux morts, une plaque dans la mairie et une dans l’église.

Lors d’un voyage en Bretagne, Lionel et Monique Royer avaient remarqué, dans un village, une plaque regroupant les noms des Poilus, accompagnés de quelques mots et de photos. Cela leur avait donné l’idée d’imaginer une semblable réalisation pour regrouper sur un même support, tous les soldats de Saint-Christophe, morts au cours de la Grande Guerre. Ce projet, validé par l’ensemble des membres du CA, fut présenté à la municipalité et à l’association des Anciens Combattants. Il fut approuvé et l’association se mit au travail pour sa réalisation et la recherche d’une entreprise pour la finalisation du projet.

Regroupement devant la mairie et discours du président, Philippe Larus
Regroupement devant la mairie et discours du président, Philippe Larus
Regroupement devant la mairie et discours du président, Philippe Larus

Regroupement devant la mairie et discours du président, Philippe Larus

Après le discours du président de l’association, le trésorier, David Bonnaud-Doyen, remit à Madame le Maire, à la directrice de l’école, aux Anciens Combattants et à la bibliothèque, une plaquette contenant les fiches détaillées des 45 soldats de la commune ayant perdu la vie suite aux combats lors de ce terrible conflit.

David tient les plaquettes qu'il remet ensuite à différentes personnes
David tient les plaquettes qu'il remet ensuite à différentes personnes

David tient les plaquettes qu'il remet ensuite à différentes personnes

L’originalité de ce panneau commémoratif, c’est qu’il est évolutif. En effet, comme le souligne Philippe Larus : « On peut, sur le site de l'association, actualiser la notice du soldat si une nouveauté se fait jour. Depuis le 11 novembre, où nous déclarions ne pas avoir trouvé en France de monument portant le nom de Raoul Grandenschwiller, nous avons par exemple appris que son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Paris, apposé sur le mur d'enceinte du cimetière du Père Lachaise. »

Et, le président, après avoir remercié les membres du CA pour le travail accompli par chacun, conclut son discours en ces termes : « Je remercie chaleureusement Madame le Maire et son conseil de nous avoir proposé une place privilégiée pour l'implantation de ce panneau. À proximité immédiate de la mairie, de la bibliothèque et de l'école, il est vraiment au cœur du village…L'inauguration de ce panneau, entièrement financé par l’association (2016 €), la diffusion de notre ouvrage marquent cependant le terme des commémorations de la Première Guerre mondiale. Notre association pense que le parcours patrimonial mis en place en 2004 a grand besoin d’une remise à neuf ce qui pourrait être l’occasion d’y intégrer ce panneau, afin que ces soldats ne tombent pas dans l’oubli. »

Petit regroupement devant le panneau commémoratif

Petit regroupement devant le panneau commémoratif

Après quelques applaudissements, tous les participants se retrouvèrent dans la salle du foyer, pour écouter quelques morceaux de musique proposés par l’EMEDC, et partager le vin d’honneur agrémenté de quelques petits fours.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 08:10
Un aperçu de la rotonde en 2010
Un aperçu de la rotonde en 2010

Un aperçu de la rotonde en 2010

Depuis que Stéphane Bern a mis en lumière ce monument assez exceptionnel qu'est la Rotonde de Montabon, celle-ci commence à recevoir de nombreux visiteurs. Pour mieux la faire vivre, des animations y sont proposées. Ce sera le cas, le weekend prochain dans le cadre des activités offertes par la radio locale Contact FM, l'Association Rotonde Ferroviaire Vallée du Loir, et de nombreuses autres associations de la vallée du Loir un peu élargie.

L'association christophorienne "Histoire et Patrimoine" présentera, par la voix d'un de ses membres, Lionel Royer, un des médecins célèbres de Saint-Christophe-sur-le-Nais, Raphaël Blanchard (1857-1919), médecin qui s'est illustré par ses nombreuses recherches concernant la physiologie, l'anatomie pathologique et la tératologie, science des anomalies de l'organisation anatomique, congénitale et héréditaire des êtres vivants.

De l'école primaire de Saint-Christophe à l'Académie de médecine, un parcours exemplaire pour cet homme, parcours jonché de distinctions et de très nombreuses récompenses honorifiques, parmi lesquelles la Légion d'honneur en 1912.

Une exposition concernant ce personnage mais aussi un autre médecin célèbre de la commune, le docteur Fulgence Raymond, également membre de l'Académie de médecine, sera visible au stand tenu par l'association lors de cette manifestation des 10 et 11 mai prochain.

Ci-dessous, le programme des manifestations :

 

 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 10:07

Jacques Verrière est normalien, docteur en géographie. Il a enseigné à l'Université de Caen, puis à à l'Université de Tours et en classes préparatoires. Il est auteur d'ouvrages de référence.

 L'homme au manteau partagé a suscité une floraison de vitraux. Provenant de cathédrales ou de modestes églises rurales de Touraine et jalonnant 8 siècles de création artistique, de 1214 à 2009, que racontent ces vitraux de Saint Martin?

Un sujet éminemment tourangeau à découvrir.

Jacques Verrière dédicacera son  livre " Le Vitrail. Reflet de Saint-Martin ?" après la conférence.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 17:31

Samedi, à l’occasion de la Journée Internationale des forêts (JIF), de nombreuses animations étaient proposées dans la forêt de Bercé, forêt dite d’exception depuis l’année 2017. Après le succès rencontré l’an passé lors de JIF, les organisateurs ont décidé de reconduire des manifestations sur le site de la forêt.

Nous avions décidé de participer à l’une de ces animations le samedi après-midi au départ du rond de la croix Marconnay. C’est Yves Gouchet, ancien forestier ONF, écrivain et passionné d’archéologie et de forêts, qui animait l’atelier que, comme une vingtaine de personnes, nous avions choisi, « À la recherche d’indices archéologiques ».

Après avoir commenté les panneaux installés à cet endroit il présenta des cartes de la forêt pour expliquer un peu son histoire.

Ainsi, une carte de 1706 nous apprend que la forêt n’était alors pas percée, ce qui signifie qu’il n’y avait pas de routes à l’intérieur. Sur la carte Cassini, c’était sensiblement pareil, mais la route St Vincent-du-Lorouer – Château-du-Loir et la route de Lavernat apparaissent. En 1780, on voit apparaître de nouveaux chemins…

Au néolithique, on constate un très fort boisement mais, avec l’augmentation de la population, les plateaux vont être de plus en plus défrichés. Recouverts de limon, ils offrent de bonnes terres pour les cultures, les pâturages. La présence de nombreuses mares est aussi un atout. D’après Yves Gouchet, on en dénombre 365 dans la forêt.

Sur un ferrier, à la recherche du mâchefer
Sur un ferrier, à la recherche du mâchefer

Sur un ferrier, à la recherche du mâchefer

Entre 400 av JC et 50 ap JC, le fer fut exploité dans la forêt de Bercé. Sur de nombreux sites, on retrouve des ferriers, endroits où restent de nombreux déchets de mâchefer datant de cette époque ainsi que des trous d’eau. Pourquoi du fer en forêt de Bercé ? Sur les plateaux, un grès ferrugineux s’est formé dans le limon au niveau de l’argile ce qui a créé une couche très dure, la tourte, infranchissable pour les racines des arbres.

L'ancien emplacement de la Croix Marconnay que l'on délimite mieux avec la photo prise par Yves Gouchet
L'ancien emplacement de la Croix Marconnay que l'on délimite mieux avec la photo prise par Yves Gouchet

L'ancien emplacement de la Croix Marconnay que l'on délimite mieux avec la photo prise par Yves Gouchet

Toutes ces informations données, nous allons « lire » le paysage de la forêt en commençant par l’emplacement antérieur du rond de la croix Marconnay, un peu plus à l’intérieur de la forêt. L’endroit est bien délimité par des fossés. Il fut déplacé à son emplacement actuel en 1843, pour faciliter les déplacements lors des chasses à courre.

À l’époque où de nombreuses fermes étaient présentes dans la forêt, le fermier devait entretenir le fossé qui bordait son terrain. Il récupérait la terre et pouvait garder le bois des arbres abattus situés à une « sabotée » du fossé.

Grâce à de nombreuses prises de vues faites grâce au LIDAR, sorte de scanner aérien, on peut retrouver les traces des fossés, des chemins, des anciens camps, de toute l’archéologie ancienne de la forêt. C’est assez spectaculaire !

On aperçoit les traces de fossés
On aperçoit les traces de fossés

On aperçoit les traces de fossés

Lors de notre balade autour du point de départ, nous avons pu mieux comprendre les différents marquages sur les arbres. Ainsi, un triangle jaune orangé nous indique que tel ou tel arbre est à conserver pour la biodiversité car il sert de refuge à certains animaux.

Exemples d'arbres à conserver pour la biodiversité
Exemples d'arbres à conserver pour la biodiversité

Exemples d'arbres à conserver pour la biodiversité

Yves Gouchet nous a conduits vers une mare, bien ronde, qui aurait été formée dans la nuit du 13 au 14 avril 1943, lorsque 2 Lancaster auraient lâché 2 bombes sur Bercé.

Mare formée suite au bombardement de 1943

Mare formée suite au bombardement de 1943

Nous avons vu d’autres mares de grande taille qui étaient pour l’une un trou d’exploitation et pour l’autre, une mare artificielle ayant servi au départ pour l’extraction du minerai de fer et qui a été agrandie par les chasseurs.

Des mares creusées par l'homme
Des mares creusées par l'homme

Des mares creusées par l'homme

Dans ce secteur, se trouve le remplaçant du chêne Boppe, le chêne Lorne, chêne d’avenir, âgé de 220 ans. 

Le chêne Lorne

En retournant vers le rond de la croix Marconnay, Yves Gouchet nous a fait remarquer une sorte de fossé un peu large qui était autrefois un chemin emprunté par les charrettes chargées. Il y avait deux passages en parallèle, un pour la descente des charrettes et l’autre pour la montée.

Un ancien chemin utilisé par les charrettes, l'autre se devine au-dessus

Un ancien chemin utilisé par les charrettes, l'autre se devine au-dessus

C’est grâce à toutes ces précisions et observations sur le terrain que nous pourrons désormais mieux comprendre cette belle forêt de Bercé !

On s'exerce à trouver l'âge approximatif de la parcelle par la mesure de la circonférence d'un arbre à 1,30 m du sol
On s'exerce à trouver l'âge approximatif de la parcelle par la mesure de la circonférence d'un arbre à 1,30 m du sol

On s'exerce à trouver l'âge approximatif de la parcelle par la mesure de la circonférence d'un arbre à 1,30 m du sol

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 19:34

L'année 1918, du doute à la victoire

Samedi soir, pour cette première manifestation organisée par la commune de Saint-Paterne dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice signé en 1918, à Compiègne, une quarantaine de personnes était présente dans la salle du multimédia pour assister à la conférence « L’année 1918, du doute à la victoire » donnée par Éric Labayle.

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier
Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Avant le début de la conférence, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, prononça quelques mots en direction du public : « Je vous remercie d’être venus si nombreux pour cette conférence qui ouvre la série des manifestations prévues pour cette commémoration particulière du 11 novembre 2018, 100 ans après la signature de l’armistice en 1918. » Puis, il passa le micro à Fabrice Mauclair, le vice-président de l’association christophorienne « Histoire & Patrimoine », qui présenta le conférencier, Éric Labayle. « Éric est un Tourangeau originaire de Libourne. Docteur en histoire contemporaine, c’est un grand spécialiste des conflits militaires et de l’histoire militaire sociale. Il a une maison d’édition avec une production d’œuvres historiques assez importante. Il travaille aussi pour  les éditions Sutton. »

Avant de débuter la conférence proprement dite, Éric Labayle prononça quelques mots en direction des nombreux élus de la commune présents dans l’assistance et de l’ensemble du public : « Merci de m’accueillir ici pour parler de l’année 1918. On peut s’interroger sur ce que l’on commémore. Sur cette année 1918, je vous parlerai des principales dates. C’est une année qui est quasiment oubliée dans les manuels scolaires. Il n’y a pas eu de guerre de mouvement cette année-là. Pour moi, si je dois définir l’image que j’en ai, c’est celle de la balance Roberval avec l’équilibre des forces de part et d’autre. Mais, venons-en aux faits ! Pourquoi cet équilibre ? Comme chacun sait, 1918 vient après 1917, année où, à son début, on a un nouveau général en chef, Nivelle, dont le but est de gagner la guerre avant le printemps. Mission surréaliste quand on sait que le 16 avril 1917, ce fut l’offensive au Chemin des Dames, offensive qui entraîna beaucoup de pertes et déclencha une grave crise morale qui fut suivie de nombreuses mutineries. C’est à ce moment qu’arriva le général Pétain à la tête de l’armée française.  »

 

Éric Labayle, le conférencier

Et, pendant une heure et quart, le conférencier tint son auditoire en haleine. Avec le support d’un diaporama illustrant les principaux points évoqués, il fit revivre de manière intense les principaux moments d’abord de 1917 qui eurent une incidence sur le déroulement de l’année 1918 tant à l’intérieur du territoire français que sur le front de l’est. Il insista sur l’importance de l’entente qui régnait au sein du duo Pétain-Clémenceau dans les décisions prises au début de l’année 1918.

La phrase clé du général Pétain était : « J’attends les chars et les Américains. »

Quels chars ?

Les chars d’assaut se sont améliorés nettement et grâce aux 3 000 chars Renault FT17 qui équipèrent alors l’armée française, en 1918, les alliés remportèrent de nombreuses victoires sur les Empires Centraux.

Et les Américains ?

Ils arrivent en 1917 mais ne sont pas du tout préparés à ce genre de guerre. Bien que plus grands que les Européens,  très sportifs, motivés, ils sont en retard sur tout. Très mal équipés, il faut les rééquiper entièrement et les former. « Ils passent directement du Far West au XXe siècle ! » Donc, dans un premier temps, on ne peut pas compter sur eux.

D’après le conférencier, l’état major et les dirigeants politiques avaient prévu que l’année 1918 serait assez calme et qu’ils concentreraient toutes les forces pour une victoire qu’ils imaginaient acquise au printemps 1919.

Ce qui va précipiter l’arrêt des combats, ce sont les événements qui se produisirent sur le front de l’est. Dans les Balkans, beaucoup de soldats sont décimés par des maladies. Le 15 septembre 1918, sur le front de Macédoine, la cavalerie alliée prend la ville d’Uskub, siège des états-majors des Empires Centraux. Suite à cela, les Allemands perdent leurs alliés. L’Allemagne est au bord du gouffre. Une mutinerie éclate au sein de l’armée. Guillaume II abdique. La République qui s’installe demande l’arrêt des combats. « Et c’est ainsi que le 11 novembre 1918, l’armistice de Compiègne (appelé de Rethondes), met fin aux combats sur le front de l’ouest mais, armistice ne veut pas dire fin de la guerre. Il faudra attendre le 28 juin 1919 pour que soit signé le traité de Paix de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, pour dire que la guerre est bien terminée. »

Pour Éric Labayle,  une question se pose : « A-t-on eu raison de signer cet armistice ? »

Voici l’argument qu’il développe : « Si on avait suivi l’idée d’aller en Allemagne le 14 novembre puisque sur le front est le champ était libre, notre offensive aurait montré aux Allemands qu’ils avaient réellement perdu la guerre. Car, dans les faits, les Alliés n’ont jamais envahi l’Allemagne et lorsque les soldats rentrèrent chez eux, ils furent accueillis en héros par la population. »

C’est sur cette réflexion qui pouvait en amener d’autres notamment sur la seconde guerre mondiale que s’acheva cette passionnante conférence. Le conférencier se prêta ensuite au jeu des questions réponses pendant environ un quart d’heure. De très nombreux et chaleureux applaudissements saluèrent cette brillante prestation.

Cadeaux et dédicaces
Cadeaux et dédicaces

Cadeaux et dédicaces

Avant de convier l’assistance à partager le verre de l’amitié, Jean-Pierre Poupée remit deux livres qu’il dédicaça  au conférencier : « Le Pays de Racan » et « Sur la route des Muses et des Géants », ainsi qu’un buste du poète Racan.

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Plusieurs personnes conquises par le brillant exposé, se dirigèrent vers la table où étaient exposés de nombreux ouvrages traitant du sujet puis chacun se retrouva au fond de la salle où le verre de l’amitié les attendait.

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !
Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 16:29
Le monument aux morts de Saint-Paterne-Racan

Le monument aux morts de Saint-Paterne-Racan

Après plus de quatre années de combats, la France est devenue, le 11 Novembre 1918, le théâtre d’une explosion de joie !
Dans chaque village, chaque ville, les cloches retentissent, les drapeaux sont brandis haut dans les rues…. L’Armistice vient d’être signé !
Depuis, chaque année, nous célébrons le 11 Novembre pour rendre hommage aux combattants morts pour la France.
Cette année, pour fêter le Centenaire de l’Armistice, la Commune de Saint-Paterne-Racan a pris la décision de proposer des manifestations durant tout le mois de novembre. 


Samedi 03 Novembre : Une Conférence sera animée par M. Eric LABAYLE sur « l’Année 1918 »
           20h30 – Espace Multimédia – Entrée Libre


Mercredi 07 Novembre : Projection du film « Cheval de Guerre »
  20h30 – Salle des Fêtes – Entrée Libre

 

 

Cérémonie du 11 Novembre 
Rassemblement à 10h15 devant le Monument aux Morts et inauguration d’une plaque
Harmonie Municipale
Présence des Anciens Combattants, des Pompiers et de Militaires
Chant « La Marseillaise » par les enfants des écoles
Inauguration de l’exposition, à l’Espace Multimédia, d’objets et de documents prêtés par les habitants


Cette exposition sera visible du 11 au 17 Novembre à l’Espace Multimédia

Vous pourrez également découvrir, durant tout le mois de Novembre, deux expositions :

L’Exposition « La première Guerre Mondiale en Touraine », prêtée par les Archives Départementales, sera présentée à l’Espace Multimédia.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 08:16

Au cours de nos recherches sur la « Grande Guerre », nous avons découvert des voyageurs hors du commun :

 

  • Félix Desmousseaux de Givré, qui a des attaches familiales à Saint-Christophe, effectue en 1907 un voyage en Asie en compagnie d’André Piégu, futur maire de Bueil-en-Touraine (Moscou, Tachkent, Samarcande pour les premières étapes).
  • Quelques années plus tard, le Comte René le More, quitte Saint-Paterne et son château natal de la Fougeraie en 1910 pour tenter d’ouvrir une liaison aérienne transsaharienne. Il ira jusqu’à Tombouctou…
     
    Les deux jeunes gens ont rédigé chacun un livre pour marquer le souvenir de leurs aventures lointaines. Nous sommes entrés dans leurs pas et n'avons pas résisté à l'appel des grands espaces...
     
    Venez découvrir leurs périples à l'Espace Multimédia de Saint-Paterne avec « Histoire & Patrimoine » le vendredi 19 octobre 2018 à 20h30.
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Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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