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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:53

public-ensembleVendredi soir, environ 70 personnes sont venues à Saint-Christophe pour écouter Fabrice Mauclair, vice-président de l’association Histoire et Patrimoine de St Christophe,  devenu un conférencier très prisé sur notre territoire et que nous n'avons plus besoin de présenter.

Fabrice-PhiippeAprès quelques mots de bienvenue, Philippe Larus, président de l’association, présenta le calendrier des prochaines manifestations d’Histoire et Patrimoine, rappela que pour tous les adhérents à jour de leur cotisation, la nouvelle plaquette intitulée « Activités d’antan » est offerte.

diapo-titreAprès ce préambule, Fabrice prit le micro et emmena l’auditoire à « Richelieu, cité du cardinal ». Cette ville située au sud-ouest de l’Indre-et-Loire, peuplée à ce jour de 1950 habitants, appartint longtemps au Poitou. Son histoire est intimement liée à celle d’un grand personnage du 17ème siècle, Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu.

Pour définir la ville, Fabrice Mauclair dit : « Richelieu, c’est : un homme, un château, une ville. »

L’homme, qui naquit en 1585 à Paris, ne découvrit la terre de ses ancêtres que vers l’âge de 5 ou 6 ans. Nommé cardinal en 1622,  et principal ministre d’état deux ans plus tard, il amassa une fortune colossale qui lui permit d’acheter de très nombreuses œuvres d’art (peintures et sculptures). Il multiplia l’acquisition de terres dont les terres de ses ancêtres à « Richeloc » et de châteaux qu’il fit détruire pour la plupart. De Bordeaux jusque dans le nord du pays, il avait des propriétés partout ! De par sa fonction, il soutint de nombreux projets dont la création de l’académie française où siégea le poète Racan. En 1630-1631, il lança le grand chantier de construction de son château qu’il voulait majestueux et impressionnant sur les fondations du château paternel. Le chantier dura 10 ans et l’on peut penser que cette construction marqua Louis XIV lorsqu’il vint à Richelieu et l’influença pour la construction de Versailles. De nos jours, du magnifique château, il ne reste quasiment rien.

fabrice-1Maintenant, la ville : c’est une ville nouvelle, de 600 m sur 200 m, créée de toute part et qui est restée telle qu’elle fut construite en 1630, en même temps que le château. Richelieu, malgré sa fonction, respecta les règles et demanda les autorisations au roi Louis XIII qui les lui accorda par lettre patentes datant de mai 1631. C’est une ville fortifiée qui fut donc créée face au château. Son créateur, trop occupé pour venir dans sa ville, ne verra pratiquement jamais ses réalisations.

« C’est une ville qu’il faut apprendre à apprivoiser. Ce n’est pas une ville pour touriste pressé. » Richelieu en fit une ville privilégiée sur beaucoup de points : exemptions fiscales (ça existait déjà), exemptions de corvées, droit d’avoir maire et échevins, métiers libres. Ces privilèges amènent une forte population (jusqu’à 4000 habitants) mais créent des jalousies. Au 18ème siècle, les exemptions sont remises en cause et de nouveaux impôts apparaissent pour les habitants et, à la Révolution, tous les privilèges disparaissent.

Cette cité, idéale à sa fondation, garde encore des marques de cette époque : un marché deux fois par semaine, de belles infrastructures, beaucoup d’administrations. Mais, de cette ville construite dans une zone défavorable, cuvette marécageuse, les visiteurs disaient à l’époque : « À Richelieu, l’air est malsain. » Et, en fait, la ville n’a jamais vraiment prospéré, sa population ne s’est pas stabilisée et a plutôt décliné.

Pour terminer sa conférence sur la cité du cardinal, Fabrice Mauclair invita les personnes présentes à une promenade dans la ville actuelle qui est en train de se restaurer et proposa une visite virtuelle de ce que fut le château. La gare désaffectée, servit de lieu de tournage pour de très nombreux films

De chaleureux applaudissements saluèrent la prestation du conférencier qui se fit un plaisir de dédicacer son ouvrage sur la ville de Richelieu aux nombreuses personnes intéressées.

  fabricer-degoulet

Renseignements :

Histoire et Patrimoine de Saint-Christophe-sur-le-Nais, ce sont au moins 3 manifestations annuelles, des participations aux activités d’associations amies.

Adhésion pour une année : 8 € pour une personne, 12 € pour un couple. Cela donne droit à une plaquette historique gratuite.

Dates des prochaines manifestations : dimanche 20 juin : randonnée à Dissay-sous-Courcillon, avec commentaires sur différents lieux

Vendredi 6 juillet : promenade crépusculaire avec comme thème, pour la 3ème et dernière fois, « Sur les lieux du crime »

Contact : président : Philippe Larus : 02 47 29 33 18

Secrétaire : Michel Mirault : 02 47 43 24 63

pot-Finet

Échanges conviviaux lors du verre de l'amitié offert par l'association

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:10

Richelieu, cité et cardinal

 

Si vous souhaitez connaître Richelieu, la cité du cardinal, ne manquez pas la conférence donnée par Fabrice Mauclair, docteur en histoire moderne, professeur au collège de Richelieu,

le vendredi 16 mars

 

20 h 30

 

Foyer rural de St Christophe.

 

Cette conférence vous est proposée par l'association "Histoire et Patrimoine"

Logo-H-et-P-coul-cadre-1.jpg

 

L'entrée est gratuite et,  comme à l'accoutumée, le verre de l'amitié terminera la soirée.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:22

Logo-H-et-P-coul-cadre-1.jpgBonjour à toutes et à tous,

 

Quoi de mieux pour vous présenter la prochaine conférence organisée par l'association " Histoire et Patrimoine " que de reprendre la quatrième de couverture de la " Petite Histoire de Richelieu " écrite par Fabrice Mauclair, docteur en histoire moderne et professeur au collège de Richelieu :

 

" Richelieu. Le mot évoque immédiatement l'une des plus grandes figures de l'histoire de France.

Mais qui connait la petite localité d'Indre-et-Loire qui se cache derrière ce nom prestigieux ?

Raconter l'histoire de la ville de Richelieu, des origines à nos jours, c'est bien évidemment revenir sur " l'homme rouge " afin de comprendre ce qui l'a poussé à créer une " cité idéale " quasiment au milieu de nulle part.

C'est également évoquer le magnifique château, aujourd'hui disparu, que le cardinal-ministre s'est fait construire à deux pas de sa " ville modèle ".

 

Vous désirez en savoir un peu plus ?

 

Oui !

 

Alors, donnons-nous rendez-vous le vendredi 16 mars prochain, à 20h30 au foyer rural de Saint Christophe sur le Nais.

Entrée libre et verre de l'amitié.

 

En pièce jointe, l'affiche à partager, distribuer et propager sans modération.

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:34

public-1

 Vendredi soir, la salle Armand Moisant de Neuvy-le-Roi, accueillait une cinquantaine de personnes venues assister à la première manifestation de 2012 organisée par « Les Amis de la Chapelle Saint-André », en l’occurrence une conférence proposée par Fabrice Mauclair, docteur en histoire moderne, sur un sujet qu’il maîtrise particulièrement bien, la justice d’autrefois.

Fabrice-et-Madeleine-1Avant de commencer la soirée, Madeleine Fargues, présidente de l’association, présenta son conférencier qui répondit : « Je vous remercie de m’avoir invité dans la salle Armand Moisant que je ne connaissais pas et surtout je tiens à rappeler que j’ai été collégien à Neuvy et je suis particulièrement heureux d’y donner une conférence. »

Sa conférence qui s’intitulait « Paisibles bonshommes ou brutes sanguinaires » posait surtout cette question « Nos ancêtres étaient-ils violents ? »

Le but de la conférence était donc de démontrer grâce à de nombreuses iconographies et d’authentiques documents si, oui ou non, nos ancêtres étaient plus violents autrefois que nous ne le sommes aujourd’hui en se basant sur des données historiques couvrant 500 ans, du Moyen-Âge au début du 19ème siècle. Il fallait surtout bien avoir en mémoire que durant toute cette période, nos ancêtres étaient des ruraux pour 80 à 90% d’entre eux et leurs conditions de vie étaient très dures. Fréquentes sont les représentations anciennes où la violence semble quotidienne.

affaire-NeuvyAprès  avoir répertorié les différents types de violences (violences de voisinage, de guerre, d’état, insécurité sur les routes, insultes,..) comment peut-on mesurer cette violence dans les sociétés d’autrefois ? Fabrice Mauclair s’est appuyé sur différentes sources :

-         sources judiciaires liées à la justice seigneuriale (supprimée à la Révolution). On en comptait environ 200 en Touraine.

-         registres d’audience concernant plutôt les dettes, problèmes familiaux, petite criminalité

-         minutes du greffe pour les procès verbaux des gardes des eaux et forêts et les procès criminels

-         minutes criminelles qui concernent 60% des affaires de violence

Le déroulement normal d’une affaire commençait par la plainte déposée par la victime, puis les informations ou dépositions des témoins suivies de l’interrogatoire du présumé coupable et phase finale, la sentence criminelle. Seules les affaires très graves allaient jusqu’au bout de la procédure. Beaucoup s’arrêtaient bien avant.

Quand on parle de violences, il faut distinguer les différents types rencontrés : violence verbale (insultes, injures), violence physique (coups et blessures) et homicides volontaires ou involontaires.

En étudiant plus particulièrement « La violence dans la Gâtine tourangelle au 18ème siècle », qui comprenait 3 tribunaux (Château-la-Vallière, Saint-Christophe et Marçon), Fabrice Mauclair a pu établir un relevé qui montre qu’au cours du 18ème siècle, toutes violences confondues, la justice de Château-la-Vallière a traité 553 affaires et le tribunal de Saint-Christophe 171, ce qui fait une moyenne de 5,4 affaires par an sur le duché-pairie de la Vallière soit 0,5 pour 1000. Si on compare avec les chiffres d’aujourd’hui qui sont de 5 pour 1000 on peut conclure en disant : « Pour la violence ordinaire, nos ancêtres n’étaient pas si violents que ça ! » Mais, pour les homicides qui étaient de 5 pour 100 000 alors qu’aujourd’hui ils sont de 0,7 pour 100 000, la réponse est différente. Mais, la vraie réponse réside peut-être dans le fait que la médecine était beaucoup moins présente dans nos campagnes.

La conclusion apportée par Fabrice : « Depuis le Moyen Âge, nos ancêtres sont de moins en moins violents et la courbe continue à descendre » ne peut que satisfaire et rassurer tout le monde.

Fabrice-livres Fabrice présente son livre qui reprend plusieurs affaires criminelles dont le duché-pairie de la Vallière a été le théâtre.

 

Prochaine conférence avec Fabrice Mauclair : vendredi 16 mars, à 20 h 30, au foyer rural, sur la ville de Richelieu, organisée par « Histoire et Patrimoine » de St Christophe. Entrée gratuite.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 15:12

Il y a un peu plus d'un an que l'association "Histoire et Patrimoine" de Saint-Christophe-sur-le-Nais avait promis la sortie d'un beau livre très documenté et richement illustré sur la commune. Ce projet deviendra réalité au cours du mois d'avril prochain. Les bulletins de souscription sont au tirage et, dès à présent, si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter l'association qui vous fera parvenir un bulletin en format pdf par Internet ou par courrier si vous n'avez pas d'adresse Internet.

Prix du livre en souscription : 20 €

Prix public à partir du 1er mai : 24 €

   souscription livre 2

   souscription-livre-3.jpg

Un aperçu du livre

 

Si vous êtes adhérent de l'association, vous serez automatiquement prévenu et recevrez un formulaire. 

Pour les personnes non adhérentes :

Contact : Histoire et Patrimoine chez Lionel Royer

Tél : 02 47 29 31 26

Mèl : lionel.royer@wanadoo.fr

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 09:12

 

Hier soir, le foyer rural de St Christophe-sur-le-Nais a accueilli une bonne centaine de personnes intéressées par le sujet proposé par l'association "Histoire et Patrimoine" : une projection débat sur "La lanterne" journal clandestin diffusé pendant la seconde guerre mondiale et auquel une jeune institutrice de St Christophe, Élisabeth Le Port, a participé très activement.

public 1

Des panneaux présentant Élisabeth Le Port et montrant des lettres originales qu'elle avait écrites à ses parents lors de son internement à la prison de Tours et de Romainville après son arrestation par la gestapo le 18 juin 1942 ont attiré les personnes désireuses d'en savoir plus sur cette jeune fille courageuse et patriotique.

public panneaux

lettre train

La dernière lettre d'Élisabeth Le Port jetée de la fenêtre du train qui l'emmenait vers la mort à Auschwitz et qui fut ramassée par un cheminot et remise à ses parents.

Des lectures de lettres et d'articles de la Nouvelle République datant des années 1945 et 1948 occasionnèrent un moment d'émotion assez intense.

L'association remercie M. Michel Le Port, neveu d'Élisabeth pour  sa présence et le prêt des lettres originales ainsi que M. Dominique Maugars, réalisateur du documentaire "La lanterne", présent également hier soir.

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 09:12

Soirée en hommage à Elisabeth Le Port

 

L’association "Histoire & Patrimoine" présente le vendredi 22 octobre, à 20 h 30, au Foyer Rural de St Christophe-sur-le-Nais, un film suivi d’un débat sur "LA LANTERNE" un journal clandestin édité par un groupe de résistants auquel appartenait Elisabeth Le Port. L’entrée sera gratuite.

Le réalisateur du film, Dominique Maugars, et le neveu d’Elisabeth Le Port, Michel Le Port, seront présents ; ils pourront répondre aux questions des spectateurs.

Le film retrace la courte existence de ce groupe.

Avec l'occupation vient l'idée de "La Lanterne", un journal clandestin dont le titre est repris d'un pamphlet d'Henri Rochefort.

Roger Convard et André Foussier en sont les moteurs et les animateurs. Pensé comme un organe de contre information face à la propagande officielle du régime de Vichy, "La Lanterne" sera distribuée à quelques centaines d'exemplaires jusqu'à juin 1942.

Des hommes et des femmes vont mourir pour que l'information circule. Dans ce documentaire, Marcel Douzilly, Max Morin, Roger Convard, Jacques D'hondt et Rachel Goldsztajn-Berthet racontent leur aventure.

Ils ont été les compagnons d'André Foussier, (fusillé au camp du Ruchard), et d'Elisabeth Le Port (institutrice à St Christophe-sur-le-Nais, décédée à Auschwitz).

 le-Port5.JPG

Qui était Elisabeth Le Port ?

 

Sortant de l'E.N. de Tours, Elisabeth débuta à Saint Christophe-sur-le-Nais où elle enseigna jusqu'à son arrestation.

Passionnée de musique, aimant la nature, elle entretenait d'excellentes relations avec ses camarades d'E.N., ses collègues avec qui elle partageait les aspirations à une plus grande justice, et en ces terribles années d'occupation, la haine de l'occupant.

C'est ainsi qu'au début de 1942, on la retrouve dans un petit groupe d'étudiants et jeunes enseignants du Front National autour d'André Foussier, pour confectionner et diffuser un journal clandestin "La Lanterne" qui appelait à la lutte contre l'occupant nazi.

Chaque jeudi, Elisabeth venait à Tours prendre livraison du matériel et le jeudi suivant rapportait le journal qu'elle avait tiré sur sa pâte à polycopier.

Le 7 mai, André est arrêté à son domicile, incarcéré à la .prison de Tours avec 4 de ses compagnons.

Parodie de jugement, le 14 mai 1942. Les 5 jeunes résistants seront fusillés le 16 mai au Ruchard. Ils n'ont rien dit sous la torture morale et physique.

La "Lanterne" continue.

Pourtant insoupçonnable mais victime d'une absurde dénonciation anonyme, le 18 juin 1942, la Gestapo envahit son domicile, met son logis au pillage (sans trouver le moindre document pouvant compromettre ses amis) et l'arrête. Torturée à la prison de Tours, elle ne parlera pas.

Novembre, c'est le fort de Romainville.

Janvier 1943, Compiègne, d'où elle part dans le tristement célèbre convoi de 250 femmes pour Auschwitz.

Elisabeth refuse toujours de parler.

Rouée de coups, atteinte gravement en mars 1943, elle tombe sur le chemin de la carrière, battue à coups de pelle, elle est jetée à "l'infirmerie" et achevée par les S.S.

Elle n'avait pas parlé.

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:00

Aujourd'hui, mardi 11 mai, c'est le premier jour dit des "saints de glace".

Qui sont-ils ?

St-Mamert.jpg

 

 

 

 

Saint Mamert fêté le 11 mai, le 1er des saints de glace. Aujourd'hui,

 il est remplacé par Estelle.

 

  

 

Né certainement à Lyon, il devint prêtre un demi-siècle avant le baptême de Clovis. Sa vie ecclésiastique se déroula durant les invasions des barbares. Évêque de Vienne au Ve siècle, il est surtout célèbre pour avoir institué la prière des "Rogations" à la suite de plusieurs tremblements de terre, inondations et sécheresses. Il imagina de faire, trois jours de suite, avant la fête de l'Ascension, des processions dans les champs pour demander au ciel la cessation de ces fléaux. Le pape Léon III les rendit obligatoires dans toute l'Église au IXe siècle.

 

  St-Pancrace.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Saint Pancrace fêté le 12 mai, le 2ème saint de glace, remplacé par Achille.

 

Originaire de Phrygie, saint Pancrace était encore un tout jeune orphelin lorsqu'il vint à Rome en compagnie de son oncle. Converti au christianisme par le pape Corneille, le jeune garçon fut rapidement dénoncé comme chrétien. Sur l'ordre de l'empereur Dioclétien, saint Pancrace fut décapité en 304; il avait alors quatorze ans.
Son culte devint très vite populaire; saint Pancrace incarnait l'innocence et la pureté de l'enfant qu'il était lorsqu'il fut martyrisé.

 

St Servais

 

 

 

   

 

Saint Servais fêté le 13 mai, le 3ème et dernier saint de glace, remplacé par Rolande et cette année, jour de l'Ascension.

   

Il fut évêque du diocèse de Tongres au IVe siècle.

Servais est un grand personnage de la chrétienté ; c'était un évêque très populaire, et dix-neuf églises portent aujourd'hui son patronyme. Ses reliques furent transportées de Tongres à Maastricht où se trouve encore son sarcophage dans une crypte visitée par les Papes. Le trésor de saint Servais est dans un musée, où l'on peut remarquer une lourde châsse romane et des clefs de saint Pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici quelques dictons relatifs à ces trois jours :

- Pour le 11 mai: « Au printemps ramènent l’hiver, Pancrace, Servais et Mamert ».
- Pour le 12 mai: « Lorsque Pancrace apporte les dragées (la grêle), c’est toute la noce qui est mouillée ».
- Pour le 13 mai, aussi jour de l’Ascension: « S’il pleut à l’Ascension, tout va à la perdition ».
- Et encore:

 

« Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »

« Saint Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace »

« Avant Saint-Servais : point d'été, après Saint-Servais : plus de gelée. »

« Quand il pleut à la Saint-Servais, pour le blé, signe mauvais. »

« Saint-Servais quand il est beau, tire Saint-Médard de l'eau. »

« Saint Servais, Saint Pancrace et Saint Mamert font à trois un petit hiver. »

« Mamert, Pancrace, Servais sont les trois Saints de Glace, mais Saint Urbain (25 mai) les tient tous dans sa main. »

En conclusion, peut-on espérer un peu plus de chaleur dès vendredi ? 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:52

Hier après-midi s'est ouverte l'exposition retraçant l'histoire de Château-du-Loir à travers ses archives, des cartes postales, des plans anciens et diverses recherches effectuées par les membres du club d'histoire locale, Jean Benoit, créé il y a 37 ans.

attente1

                                 En attendant l'heure du vernissage, les visiteurs découvrent les différents panneaux.

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                                         Plan situant les principaux monuments de la ville au début du XVIIIe siècle 

panneau2

                                                                    Château-du-Loir et son château en 1749

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                                        Les tracasseries liées à la fonction de maire ne datent pas d'aujourd'hui !

panneau34

                                                                 Projet de construction de la mairie

panneau39

                                                      La construction de l'école supérieure de garçons

panneau46

                                                                  L'évolution de la préscolarisation

panneau58

                                 Les manifestations castéloriennes à travers les cartes postales anciennes

pot3

pot8

Le vernissage termina ce premier jour d'exposition et chacun put, un verre à la main, faire part de ses impressions.

Cette exposition est ouverte tous les après-midis de 14 h 30 à 19 h, salle des Récollets, jusqu'au dimanche 2 mai inclus.

Venez nombreux montrer votre intérêt pour la cité castélorienne et le travail des membres de son club d'histoire locale.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:05

À deux pas de Saumur, Le Coudray-Macouard, village de charme s'il en est, mérite vraiment le détour.
Ses belles demeures en pierre de tuffeau rappellent le riche passé de la commune.
Les belles propriétés sont entourées de hauts murs en pierres

                                                                                   Le presbytère
Nous allons nous intéresser plus particulièrement à La Seigneurie du Bois, inscrite depuis 1988 à l'inventaire des Monuments Historiques, grâce à l'Association pour la Protection du Patrimoine.

                                                                                    Le manoir du Bois XVe-XVIe
Ce manoir est en cours de réhabilitation.
Il fut construit aux abords d'un château fort bâti au XIIe siècle par Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou. Durant de nombreuses années, il fut la propriété de la famille de La Cour.
Au XVIIIe siècle, c'est la famille des Escotais qui en hérite de Marthe Le Bigot de Gâtines.
Louis Jacques Roland des Escotais, fils de Michel Roland des Escotais en hérite à la mort de son père. Il est alors également propriétaire du château de La Roche à Saint-Paterne-Racan.
Il émigra en Angleterre en 1791 et ses biens furent vendus. La seigneurie du Bois fut partagée en 5 lots. Actuellement trois propriétaires différents se partagent le domaine.

                                                           La Seigneurie du Bois au début du XXe siècle








Le reste des douves


















                         
                                                       Motif sur une colonne








Entrée du manoir




























                                                                                             Une  lucarne













Le pigeonnier souterrain comptant 96 boulins
























                                                    La  tour séparée du manoir suite au délabrement de l'ensemble du logis durant de longues années









Autre lieu intéressant, l'église Notre-Dame.





Construite sur le site de l'ancienne chapelle du château fort dont il ne reste que le choeur, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1968.
C'est au XVIIe siècle qu'elle devint église paroissiale.


Pourquoi est -elle intéressante ?


















                                                                      Pour son retable en marbre et tuffeau datant du XVIIIe siècle

et aussi pour ce personnage, frère Jean Baptiste































Mais, qui était-il ?
Le roi Henri IV, visitait régulièrement Catherine Charlotte de la Trémouille pour veiller sur l'éducation du jeune Henri II de Bourbon. Il rencontrait alors très souvent une jeune fille, Jacqueline de Bueil. Henri IV la nomma Comtesse de Moret et en fit sa maîtresse. Le 9 mai 1607, elle lui donna un fils, Antoine qui sera légitimé et prendra le nom d'Antoine de Bourbon, Comte de Moret.
Blessé au cours d'une bataille en 1632, certains affirmèrent qu'il mourut de ses blessures. Mais, recueilli et soigné par la Marquise de Ventadour, abbesse de Prouilles, il décida de quitter le monde.
Il choisit alors de prendre la condition la plus basse et la moins connue et devint ermite. Il prit tout d'abord le nom de frère Jean-Jacques pour devenir frère Jean-Baptiste, suite à une méprise.
Pour brouiller les pistes, il voyagea beaucoup et finalement arriva dans le diocèse du Coudray-Macouard où il est connu sous ce dernier nom. Il créa un ermitage aux Gardelles, près de l'abbaye d'Asnières. Jusqu'à sa mort en 1691, il fit son possible pour ne pas être reconnu.

Source dans le bois de Brossay dont l'eau parut très bonne à frère Jean-Baptiste et à son compagnon Macaire.












Vitrail de l'abbaye d'Asnières représentant frère Jean-Baptiste











Vous avez sans doute remarqué que l'histoire liée au Coudray-Macouard l'est également à celle des Bueil, d'où un grand intérêt pour tous ceux qui sont attachés à notre passé local.


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  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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