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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:50

En flânant le long des cours d'eau, des sources, on peut encore apercevoir quelques traces de ce que l'on nomme le petit patrimoine. Les lavoirs en font partie. Beaucoup de communes ont fait l'effort de les restaurer et de les mettre en valeur. Nous allons en découvrir quelques-uns.

Au bord de l'Escotais, à St Christophe-sur-le-Nais, le lavoir privé de la Perrine.

Petit historique.
Autrefois, la lessive se faisait au bord de la rivière, sur une pierre ou une planche et sans abri. C'est à la fin du XVIIIème siècle qu'à cause de la pollution industrielle, des épidémies et d'un besoin croissant d'hygiène, que les premières constructions de lavoirs sont apparues. La loi du 3 février 1851, qui vote un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30% la construction des lavoirs, a permis d'accentuer le phénomène.

Au centre du bourg, le lavoir de St Aubin-le-Dépeint, alimenté par une source dont on a longtemps vanté la qualité de l'eau.

Le lavoir, lieu de sociabilité dans le village.
Les lavoirs évoquent les souvenirs d'une époque révolue, rappellent que la vie des femmes était bien dure autrefois mais font aussi penser à l'animation qui y régnait les jours de lessives. Car autrefois, le linge se lavait au lavoir, en compagnie des autres femmes du voisinage et les commérages allaient bon train. L'endroit, dont le rôle social était extrêmement important, était parfait pour se tenir au courant des potins locaux et même des nouvelles du monde, lorsqu'elles arrivaient dans le coin.
Il permettait aussi aux femmes présentes de parler de leurs différends familiaux et donc de les ébruiter très largement, un secret n'étant bien gardé que lorsque tous ceux qui le connaissent sont décédés.
L'expression : "laver son linge sale en famille" serait due à Voltaire et fut réutilisée par Casanova et Napoléon avant de tomber dans le domaine des expressions populaires.

Sur la Vendeuvre, le lavoir de Villebourg, récemment restauré.

L'abandon des lavoirs
Ils furent progressivement abandonnés au cours du XXème siècle. A partir de 1950, ils furent remplacés dans certaines maisons par les machines à laver.
Les lavandières ont donc déserté les lavoirs. Seul le bruit de l'eau se fait entendre désormais, une eau qui ne transporte plus de traces de lessive et où les cancans ne sont plus colportés.
Le lavoir du Gué Couvert, à St Christophe, témoin d'une autre forme d'expression, certes actuelle, mais qui ne fait pas honneur à ses auteurs.

Le lavoir de Bueil-en-Touraine, bien restauré lui aussi.

Comment faisait-on la lessive ?
La lessive se faisait autrefois à la cendre de bois. On évitait la cendre du chêne ou du châtaignier car le tanin contenu pouvait tacher le linge.
On utilisait des boules de bleu qui, plongées dans l'eau de rinçage, rendaient le linge étincelant.
À la rivière, les racines de saponaire jouaient le rôle d'adoucissant.
Le linge pouvait être parfumé dans certains lieux, par des rhizomes d'iris.
Le lavoir de Neuvy-le-Roi, près du plan d'eau.

Le savon des lavandières
Autrefois, les lavandières fabriquaient elles-mêmes leur savon. Voici la recette.
Il faut :
un demi verre d'eau
un verre de suif de boeuf
deux cuillères à soupe de cristaux de soude.
Immerger lentement les cristaux de soude à chauffer.
Faire ramollir le suif.
Mélanger et battre jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Verser dans un récipient et couvrir d'un carton.
Démouler après une journée puis laisser durcir deux à trois semaines.
À St Christophe, le lavoir du Gué Couvert, au bord de l'Escotais, avant qu'il ne soit recouvert de graffitis.

Le lavoir des Bains à St Paterne-Racan, récemment restauré.
Vue sur la source qui alimente le lavoir des Bains.

Merci à Françoise pour ces 2 photos de St Paterne.
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 18:40
Cet article de la Nouvelle République en date du 10/09/08 (aujourd'hui) nous apprend que la restauration de la statue de St Pierre est terminée et qu'elle reprendra bientôt sa place.
Le savoir faire local est une nouvelle fois mis à l'honneur.
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:55

Après la découverte d'une partie du patrimoine religieux, je vous emmène sur les traces des seigneurs, voire des envahisseurs, qui nous laissèrent, souvent juchés sur les hauteurs, des édifices (forteresses ou résidences) qui témoignent que le Lot était une voie de pénétration et qu'il fallait donc se protéger.

Cahors
Le pont Valentré constitue une très belle représentation de l'art militaire du 14 ème siècle. Son aspect a été un peu modifié lors de sa restauration en 1879 par Viollet-le-Duc.
De la ligne des remparts, doublée vers 1340, subsistent quelques vestiges dont la porte St Michel qui sert d'entrée au cimetière.

La barbacane, élégant corps de garde, protégeait la porte de la Barre et la tour St Jean ou tour des Pendus.

















Tour St Jean ou Tour des Pendus.






















Le château du Roi qui sert aujourd'hui de prison.

Belaye













Village perché au sommet d'une haure falaise dominant le Lot, Belaye était intégré au fief des évêques de Cahors.
Du château de l'évêque, il ne reste que le mur méridional.




















Grézels
Le château de La Coste fut construit au 12ème siècle et transformé en château fort pendant la guerre de Cent Ans. Restauré aux 14ème et 16ème siècles, il tomba à l'abandon après la révolution. Il abrite de nos jours un musée du vin.

Puy-l'Évêque
Vue générale de la ville construite au bord du Lot.



















Le donjon, seul vestige du château épiscopal, il remonte au 13ème siècle.




















Luzech


















Construite dans un cingle (méandre) du Lot, Luzech est couronnée par son donjon du 12ème siècle.




















Château de Roussillon
Située au nord de Cahors, au-dessus d'un vallon, cette forteresse médiévale appartint à la famille de Gontaut-Biron.

















En partie restaurée, elle est désormais transformée en gîte.






















Mercuès
Autrefois propriété des comtes-évêques de Cahors, c'est aujourd'hui un hôtel. Il fut cité dès 1212. Il fut agrandi aux 14ème et 15ème siècles et assiégé à plusieurs reprises au cours de la Guerre de Cent Ans et des guerres de Religion. Au 16ème siècle, il devint une demeure de plaisance. Il fut restauré au 19ème siècle.

Cieurac
Château renaissance édifié à la fin du 15ème siècle sur les bases d'une forteresse médiévale du 13ème. Sous Richelieu, son deuxième étage fut rasé. Il fut incendié en 1944 par la division Das Reich. Il est maintenant complètement restauré et habité par ses propriétaires.
Façade arrière.

Nous allons maintenant remonter le Lot à la découverte de nouveaux sites.

Cabrerets
C'est sur cette commune que se situe la grotte du Pech- Merle.
Château des Gontaut-Biron datant des 14ème et 15ème siècles, à l'entrée sud de la cité. Il domine la vallée.
À l'entrée nord, le château du Diable ou château des Anglais s'accroche à la falaise de Rochecourbe au-dessus du Célé. Il servit de repaire aux pillards lors de la Guerre de Cent Ans.

Cuzals
Ce site, racheté par le Conseil Général du Lot, abrite le Musée de plein air du Quercy.
Le château fut entièrement détruit par un incendie au milieu du 20ème siècle.























               Une tour d'angle.


















Cénevières
Ce château qui domine le Lot, fut remanié à la renaissance. Au 8ème siècle se dressait un fortin à cet emplacement et au 13ème siècle, les vicomtes de Gourdon firent élever un donjon.

Saint-Cirq-Lapopie









 

L'auberge des mariniers qui fut habitée par André Breton.

Du château, établi au plus haut de la falaise, par les Lapopie, seigneurs des lieux au Moyen-Âge, il ne reste que quelques ruines.





















Larroque-Toirac














Bâti à flanc de falaise, ce château construit au 12ème siècle, domine le village et la vallée du Lot.
Il appartient à la famille Cardaillac qui s'illustra, au cours de la Guerre de Cent Ans, dans la résistance quercynoise à la domination des Anglais.













Montbrun

Au sommet d'une éminence se dressent les ruines d'un château fort qui appartint à l'un des frères du pape Jean XXII, puis à la famille de Cardaillac.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 16:20

De retour de vacances, je vous invite à une petite incursion dans le Pays Loire Nature.


Par un bel après-midi d'été,
A Langeais m'en suis allée.
Jolie cité touristique
Au riche passé historique.

Son coeur de ville est rénové
Le pied du château joliment pavé
L'ensemble est resplendissant
Et au dire des gens, pas glissant.

Regardez lorsque vous voyagez
Nombre de cités de nos jours
Pour mettre en valeur leur passé
Revêtent leurs plus beaux atours.

Comment vivre sans verdure
Alors que partout l'on murmure :
"Quand cessera cette pollution
Qui agresse nos poumons ?"

Sur les pas d'Anne de Bretagne
A l'intérieur je vous invite.
C'est là qu'elle devint la compagne
Du monarque Charles VIII.
Signature de l'acte de mariage avec les notaires et le futur Louis XII surnommé le "Porc-Épic".
Détail du mur : Anne et Charles (AK)                                                                                 













Détail du coffre : fleurs de lys pour Charles et hermine pour Anne.



























Pendant l'été, une reconstitution d'un échafaudage médiéval, contre le mur du donjon, édifié en 994, par Foulques Nerra, permet de comprendre comment travaillaient les constructeurs de l'époque.















Vue sur la roue qui permettait de lever des blocs de pierres, enserrés dans la louve, sans trop d'efforts physiques.












































Façade intérieure, vue du haut du donjon.

















Le pont suspendu enjambe la Loire.


Le fleuve a inspiré les poètes :
.....
La Loire alors s'endort aux flancs du sable blond
Qu'elle étreint en ses bras en un amour profond
Sous des cieux consentants.

Opulente et coquette elle pare ses coteaux
De l'écrin de ses vignes, de l'or de ses châteaux,
Comme autant de joyaux.

Elle flâne tourangelle et caresse angevine
La pierre, le tuffeau, qui la parant, divine,
Se mirent en ses eaux...

Claude COURTY


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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 23:00

Cette année, la ligne de chemin de fer Le Mans-Tours, a tout juste 150 ans. Ceci mérite un petit historique.

Le 6 août 1845, la commission de la Chambre des députés lance l'étude d'une section de chemin de fer entre Le Mans et Tours pour continuer l'étude d'un projet de ligne reliant Caen à la Loire.

Le 29 septembre 1846, une affiche est publiée pour annoncer l'ouverture d'une enquête publique, en octobre, concernant la ligne Le Mans-Tours.Au cours de cette enquête, plusieurs tracés sont envisagés par La Flèche, par Château-du-Loir ou encore par Le Grand Lucé et La Chartre.

 

Le 5 janvier 1847, la Chambre de Commerce de Tours exprime son choix en faveur du tracé par Château-du-Loir et la vallée de la Choisille.
Le 7 avril 1847, le Conseil Municipal de St Christophe demande l'affectation de 2 gendarmes dans la commune en prétextant l'arrivée du chemin de fer. 6 années se passent sans nouvelles décisions (Révolution de 1848 et changement de régime en France).
Le 24 février 1853, le Conseil Municipal de St Christophe décide d'ajourner les travaux sur le nouveau chemin St Christophe-Dissay, en conséquence de l'arrivée prochaine du chemin de fer.
Le 30 novembre 1853, le Ministre annonce le tracé définitif pour l'Indre-et-Loire et le début des travaux pour le printemps 1854.
































  

Quelques aperçus du tracé.

Le 7 décembre 1854, le Conseil Municipal de St Christophe demande l'ajournement des travaux sur le nouveau chemin, à l'entrée du bourg (future rue du Vieux château), motif arrivée prochaine du chemin de fer.
Le 16 janvier 1856, Une enquête publique est lancée par le Préfet d'Indre-et-Loire à propos de 4 stations à établir dans la traversée du département (Mettray, St Antoine, Neuillé et St Paterne).
Le 25 janvier 1856
, le Conseil Municipal de St Christophe demande l'établissement d'une station sur la commune.

Le 13 novembre 1856, le Conseil Municipal de St Christophe, n'obtenant pas gain de cause pour l'obtention d'une station, demande la construction d'une route en face de Saché pour rejoindre la gare de St Paterne.
Au début de 1858, on procède à la pose des voies et ballastage.
Exrait du journal de Château-du-Loir du 26 juin 1858.
Le 16 juillet 1858
, le Ministre autorise la mise en service de la ligne à partir du 19 juillet.

Le 19 juillet 1858, 4 trains dans chaque sens assurent le transport des voyageurs entre Le Mans et Tours. Il leur faut un peu plus de 3 h pour effectuer le trajet et desservir les 12 stations intermédiaires. Le prix du billet est de 11,10 F en 1ère classe, 8,30 F en 2e classe et 6,10 F en 3e classe.

 Le 12 août 1858, une pétition appuyée par une délibération municipale demande une nouvelle fois l'établissement d'une station sur la commune.
Le 5 janvier 1859, une cinquantaine d'habitants de St Paterne dont le maire, propriétaires sur St Christophe, adressent une pétition au Préfet pour s'opposer à l'établissement d'une station en Vienne et à l'augmentation de l'imposition nécessaire  à cette construction.
Des propriétaires adressent une pétition à M. le Préfet, contre l'établissement d'une station en Vienne.

Le 7 août 1860, le Conseil Municipal de St Christophe demande la construction d'une passerelle pour piétons, au-dessus de la voie, pour rejoindre le bas de la ville à la gare de St Paterne en ligne droite.
Le 5 février 1863, nouvelle pétition des habitants de St Christophe au Ministre pour obtenir une station en Vienne.
Le 10 octobre 1863, le Préfet annonce au Maire de St Christophe que la demande est rejetée par la compagnie.
Le 18 novembre 1864, le Ministre répond au Préfet que la compagnie n'accepte pas de station en Vienne, mais est prête à établir un chemin entre la sortie de St Christophe et la gare de St Paterne, celui-ci passant sous la voie, ce qui ne satisfait pas la Municipalité de St Christophe.
Le 24 septembre 1865, le Conseil Municipal de St Christophe s'oppose au projet de chemin reliant le faubourg de Vienne à la gare de St Paterne en prétextant que la circulation n'empruntera plus le centre ville.
Le 16 mai 1867, le Conseil Municipal de St Christophe accepte enfin d'acheter les terrains nécessaires à l'élargissement de ce chemin de Vienne à la gare de St Paterne.
Le 30 mars 1878, accident à Vernay, à la limite de St Christophe et Dissay. Cet accident dû à l'effondrement du pont sur l'Escotais au passage d'un train de marchandises fit 2 morts.
Le 25 mai 1913, Le Conseil Municipal de St Christophe demande une  halte du train en Vienne et justifie cette demande en invoquant les 1065 habitants dont 601 agglomérés, la boutonnerie qui emploie 70 ouvriers, deux tanneries, quatre moulins, trois fabricants de chaises et deux maisons d'expédition d'œufs et volailles.
Le 30 juillet 1925, nouvel accident à St Antoine-du-Rocher, un express déraille et on dénombre 16 morts. (article dans le magazine de la Touraine)
En 1930, la voie est doublée.
Le 25 juillet 1948, la locomotive d'un train de marchandises explose entre St Christophe et St Paterne, les 3 conducteurs du train sont tués.
  De mauvaises langues laissèrent entendre que lors de l'arrêt à Château-du-Loir, les mécaniciens firent le plein pour leur compte mais oublièrent de faire celui de la machine ! (photos prêtées par M. R. Perrotin)

 Depuis 150 ans des trains passent sur cette voie. La gare est bien prévue pour les deux communes :Saint-Paterne et Saint-Christophe.    

 

  Il est à souhaiter que les trains continuent d'y passer encore pendant de longues années !


Ce petit historique a été réalisé grâce aux recherches effectuées par Lionel Royer aux archives départementales. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 13:37

"En 1943, la commune de Saint-Paterne faisait l'acquisition des terrains qui allaient constituer le stade municipal. 

La piscine fut édifiée sur le cours du ruisseau de la Clarté. Puis les choses en restèrent là.

Au début de l'année 1948, Monsieur Bodin, chef de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, au cours d'une visite à Saint-Paterne, proposa au maire, Monsieur Barrier, une subvention de 50.000 francs pour permettre à la commune de construire un barrage et créer ainsi un plan d'eau à usage de baignade.

Le 25 mars 1948, le conseil municipal acceptait la subvention. Le 8 octobre de la même année, il décidait la construction du barrage de retenue des eaux.

Au printemps suivant celui-ci était réalisé. L'idée nous vint alors de créer un club qui s'efforcerait de regrouper toutes les bonnes volontés nécessaires aux travaux d'aménagement et à l'animation de cette baignade.

La première réunion eut lieu le 7 juillet 1949.

Conformément aux décisions prises, le remblayage de la plage se fit avec des bénévoles.

Une première subvention de la Jeunesse et des Sports (Monsieur Constant) fut accordée pour la construction des cabines. Un plongeoir fut érigé ainsi qu'une séparation flottante pour la séparation du petit bain.

Cette première saison fut excellente bien que l'eau ne soit pas de la meilleure qualité. Les baigneurs évoluèrent dans une mare aux eaux un peu boueuses. De là naquit l'idée de construire un bassin cimenté. C'était il est vrai, une entreprise un peu osée.

Au cours de l'hiver 1949 - 1950, les travaux de terrassement furent entrepris. Nous avons acheté du grillage à béton, 100 m3 de sable et de gravillons et 20 tonnes de ciment.
Pour assurer le financement des travaux, nous avons lancé un emprunt de 500.000 francs sous forme de souscription portant intérêts à 5 % l'an. Les membres du comité s'engageaient à garantir personnellement cet emprunt. Cette décision avait été prise le 6 janvier 1950 par le comité de gestion.

Le 11 mars, les travaux de terrassement étaient achevés.

C'est alors que de grosses difficultés surgirent. Le 20 avril 1950, au cours de la réunion du comité de gestion, Monsieur Barrier, maire et président d'honneur du club, fit part de ses démêlés avec l'administration préfectorale. Il n'était pas admis qu'une société comme la nôtre construise sur un terrain communal. De plus, le lancement d'une souscription n'était pas toléré.

Une première adjudication des travaux n'eut pas de suite. Le ministère de l'Education Nationale n'ayant pas accepté les plans.

Une seconde, positive cette fois, eut lieu le 22 décembre 1952. Les travaux démarreraient  au début de 1953.

Le coût était de 2 millions de francs, avec 50 % de subventions.

Le samedi 1er  août 1953, il fut procédé à la mise en eau du bassin.

Le dimanche 9 août suivant la piscine accueillait les premiers baigneurs et visiteurs.

extrait de la Nouvelle république (août 1953)

Le conseil municipal de Saint-Paterne, lors de sa séance du 25 juillet 1954, décide de confier à notre club la gestion de la piscine.

Cette année-là furent installés un plongeoir, une rampe autour du bassin, la clôture du stade nautique, et les caillebotis.

photos prises en 1954

Le comité, en accord avec la municipalité, prépare une grande fête nautique pour l'inauguration.

Le 15 août, on procède à l'élection de "Miss Ondine" 1954, et de ses demoiselles d'honneur. Les élues seront Mademoiselle Marcelle Hugon, pour la reine et Mesdemoiselles Clairette Beauvais et Christiane Lelay.

Le 22 août, un cortège composé du char de la Reine, de la musique municipale, des pompiers et de nombreux participants prit le départ place de la République et parcourut les rues jusqu'au stade.


En présence des personnalités et devant un public nombreux, se déroulèrent les compétitions, les jeux et un match de water-polo. Plusieurs clubs régionaux y participèrent.

extrait de la Nouvelle République (25-08-1954)

En 1955, nous construisions le vestiaire, afin de permettre une utilisation plus rationnelle des cabines.

Des cours de natation furent organisés par la Direction de la Jeunesse et des Sports, au profit des enfants des écoles de Saint-Paterne et de Saint-Christophe.


Le Club mit sur pied une équipe de jeunes nageurs et nageuses.

Au cours de la saison, deux fêtes furent organisées : le 10 juillet pour les élections de "Miss Ondine 1955" : Jacqueline Ondet fut élue, ayant pour demoiselles d'honneur, Mesdemoiselles Vérité et Bourdy.

"Miss Ondine" 1955 et ses demoiselles d'honneur

Devant les difficultés croissantes, nous avons cessé en 1963 d'organiser des manifestations. Nous avons continué seulement à gérer le stade nautique, en assurant son entretien.

En 1964, nous entreprenions la construction du bar.

La piscine, telle que nous l'avons connue durant de longues années. (collection Lionel Royer)

En 1965, notre président Monsieur Georges Ondet donnait sa démission. L'année suivante, le secrétaire Monsieur Lebatteux Albert lui succédait.

Un second bail était signé le 6 juillet 1966 avec Monsieur Gaboriau, maire de Saint-Paterne et président du S.I.V.M.

En effet, le syndicat intercommunal s'était substitué à la commune de Saint-Paterne.

En 1969, à la suite d'un désaccord avec celui-ci, le président du club, après avoir assuré la gestion de la piscine durant la saison et après la clôture de l'exercice, demandait à être déchargé de cette tâche. Le trésorier, Monsieur Doucet en fit de même.

C'est alors que le S.I.V. M. prit à son compte l'exploitation de la piscine.

Ainsi donc durant dix-sept années, de 1953 à 1969, le Club a géré et animé le stade nautique.

Mis à part le personnel qui a été rétribué, tout le reste a été réalisé par des bénévoles."
extrait d'un discours de M. Lebatteux Albert, en date du 20-12-1979, retraçant l'historique de la piscine.

Cette documentation (textes et photos) m'a été fournie par Madame Madieu, dont le père a beaucoup oeuvré pour la piscine. Qu'elle en soit ici remerciée !

 
Quelques extraits de délibérations de St Christophe ayant trait à la piscine.

20 décembre 1965
: Le CM accepte l'achat et l'aménagement d'un terrain de plein air, sport et piscine, par le S.I.V.M de l'Escotais.
13 avril 1976 : Le CM accepte de financer la tranche de travaux prévus à la piscine du S.I.V.M. pour 600 000 F.
10 juillet 1991 : Le CM décide la gratuité de l'entrée le 14 juillet pour tous les enfants de la commune ayant une carte de réduction.
21 avril 1997 : Le CM estime qu'à l'avenir, la commune ne pourra plus supporter la charge financière liée à la piscine, compte tenu des difficultés financières actuelles.
1er décembre 1997 : Suite aux pertes importantes de taxes professionnelles consécutives à la fermeture d'entreprises sur la commune, le CM décide de ne plus financer l'investissement et le fonctionnement de la vocation C du S.I.V.M de l'Escotais (piscine).
6 avril 1998 : Le maire informe le CM de l'estimation faite par les Domaines (1 400 000 F), concernant la piscine et les terrains appartenant au S.I.V.M de l'Escotais.
17 mai 1999 : Le CM est informé de la vente, par le S.I.V.M de l'Escotais, de la piscine, des terrains de sports attenants, à la commune de St Paterne pour la somme de 800 000 F. Le montant de cette vente sera reversé aux communes adhérentes du syndicat au prorata de leur population (488 289 F pour St Paterne et 311 710 F pour St Christophe).

Le président du S.I.V.M de cette époque était aussi le maire de St Christophe.

Le 31 janvier 2005, à 2 heures du matin, après 3/4 d'heure de discussion, par vote à bulletin secret, la piscine de St Paterne était déclarée d'intérêt communautaire (3 voix contre).

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 18:39
A la veille des lois Jules Ferry instaurant en 1881 l'enseignement primaire public gratuit et en 1882 le rendant obligatoire et laïc, il faut savoir qu'il existait à St Christophe une école communale de garçons depuis la première moitié du XIXe siècle (aux environs de 1810) qui a fonctionné de nombreuses années dans un local en location puis dans une maison achetée par la commune.
Les instituteurs étaient alors des employés communaux salariés par la commune.
En 1877, le salaire de l'Instituteur était de 309,50 F, celui de l'institutrice de 274,25 F et celui du garde champêtre de 500F.

Méthodes d'écriture

Livres de français (le plus ancien date de 1824)
En 1843, un élève devait payer 1,25 F pour apprendre à lire et à écrire.

En 1878, vu le délabrement de l'école de garçon, le Conseil Municipal décide de construire un bâtiment pour abriter les deux écoles.

Jusqu'en 1903, l'école de filles était tenue par une religieuse. Le préfet demande à la commune la laïcisation de l'école et la création d'un deuxième poste d'institutrice.
En 1904, la 2ème classe est créée et la salle de classe est partagée en deux par une cloison.
En 1930, il est décidé que, vu l'exiguïté des classes, l'admission en classe enfantine se fera à 5 ans et que la gratuité des fournitures ne sera accordée qu'à 6 ans.

Vous pouvez noter le changement intervenu sur le bâtiment.

En 1936, une deuxième classe est créée à l'école de garçons et la salle est partagée en 2.

Les classes (école de garçons à l'époque) côté cour.

Le mobilier scolaire d'autrefois.

En 1843, la commune a dépensé 118 F pour la confection de 5 tables à deux places pour l'école de garçons.

Livres de géographie

Livres de sciences


En 1966, achat de la classe mobile avec l'ouverture d'une 5ème classe qui fermera quelques années plus tard pour rouvrir en 2005. Cette classe servira pour la classe enfantine de 1972 à 2003.

En 2003, mise à disposition des deux classes de maternelle, d'un nouveau bâtiment, avec dortoir et salle de motricité.

































La fin de l'année scolaire était marquée par la distribution des prix et de magnifiques livres étaient remis aux élèves méritants.

De belles récompenses.

A St Christophe, cette tradition perdure mais les livres remis à chaque enfant sont un peu moins luxueux !

Si vous êtes nostalgiques de ce passé, si vous souhaitez vous replonger dans "L'école d'autrefois", une exposition se tient en ce moment, à Château-du-Loir, salle du caveau, jusqu'au dimanche 22 juin. Elle est ouverte tous les après-midis de 14 à 18 heures. Lionel Royer et Gisèle Chaudé seront heureux de vous y accueillir.

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 14:42

Sur la commune de Saint-Paterne-Racan, à deux pas de Neuillé-Pont-Pierre, se trouve la Grange St Martin, construite par les moines de l'abbaye martinienne de Tours. Elle est déjà citée en 906. Cet édifice faisait partie de la prévôté d'Oé et servit de logis seigneurial au XIe siècle.


La Grange St Martin, croquis de Ferdinand Dubreuil.

La Grange St Martin, actuellement.

Elle fut vendue comme bien national en 1793 et achetée par Michel Bergey, oncle de Julie Bouchaud des Hérettes.

Julie (1784-1817) vécut dans cette demeure ses années d'adolescente. En 1804, elle épousa en l'église de St Paterne, Jacques Charles, célèbre physicien, chimiste et inventeur, de 38 ans son aîné. Il fut le premier à faire voler un ballon à gaz gonflé à l'hydrogène.

 


Portrait de M Charles, époux de Julie.

Julie qui souffrait du même mal que ses soeurs disparues dans leur vingtième année (22 ans et 20 ans), la tuberculose, fit une cure à Aix en Savoie. C'est dans cette ville, le 10 octobre 1816, que son destin croisa celui d'Alphonse de Lamartine qui, se croyant malade, avait décidé d'aller prendre les eaux en cette ville.
Ce jour-là, une tempête sur le lac du Bourget mit en péril la jeune femme, alors en promenade sur le lac. Le poète qui canotait également la sauva de la noyade.

L'abbaye d'Hautecombe où les amants aimaient aller se promener.

Ce fut le début d'une passion intense qui se termina en décembre 1817 par la mort de Julie. Elle avait 33 ans.
Le célèbre poème "Le Lac" fut inspiré par cet amour.

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
              Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
              Où tu la vis s’asseoir !
           ................
Un soir, t’en souvient- il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
              Tes flots harmonieux.
             ................
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
              Tout dise : « Ils ont aimé ! »

Julie, la muse de Lamartine, est plus connue sous le nom d'Elvire.

Lamartine, portrait peint par Decaisne.

Bibliographie : Un soir t'en souvient-il  ? de R. Engerand avec les illustrations de F. Dubreuil

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:42

A quelques kilomètres au sud de Château-la-Vallière, à 1'orée de la forêt et au fond d'un vallon pittoresque, on voit les importantes ruines du château de Vaujours. Vaujours appelé aussi Val Joyeux est l'ancienne forteresse des barons de Châteaux.
Si le nom du fondateur de Vaujours n'est pas connu avec précision, on peut, d'après les examens des ruines, dater du XIIIe siècle leurs parties les plus anciennes, par conséquent attribuer leur construction à Jean ou à Hugues VI d'Alluye ou à Rotrou de Montfort. Une restauration importante du château fut exécutée dans le premier quart du XVe siècle par Hardouin de Bueil, évêque d'Angers qui, en particulier, fit construire la chapelle. Les embellissements du logis seigneurial furent continués par son neveu Jean V de Bueil.
Vaujours était déjà mal entretenu lorsque Louis XIV en fit l'acquisition. La duchesse de la Vallière n'y vint qu'une seule fois en 1669 ; et la vieille demeure seigneuriale, quoique encore habitable, resta inoccupée durant tout le XVIIIe siècle. Après la Révolution, elle commença à tomber en ruine.


En dépit de sa destruction, on peut, en visitant ses vestiges, reconstituer mentalement Vaujours. Il comprenait en réalité deux forteresses ; l'une, à l'ouest, était une baille défendue par des courtines et des tours ; l'autre, à l'est, était le château proprement dit. Un fossé profond les séparait et de larges douves, communiquant au sud avec l'étang, les entouraient.
L'entrée de cette double enceinte se trouvait comme aujourd'hui à l'ouest. La douve, maintenant comblée à cet endroit, était franchie par un pont-volant, flanqué au nord par un bastion dont on voit les substructions, puis par un pont-levis.
On pénétrait dans la baille par une porte défendue par deux grosses tours cylindriques encore debout dont celle du nord était occupée par le corps de garde. A l'angle sud-ouest de la baille, un corps de logis rectangulaire servait de casernement communiquant avec la tour ronde défendant cet angle. Le fossé séparant la baille du château est en partie comblé.
Un pont-levis le franchissait et l'on pénétrait dans la cour d'honneur par une poterne flanquée d'une tour à gauche. Le donjon occupait l'angle nord-ouest de cette seconde forteresse et la chapelle dont on reconnaît encore les fenêtres du XVe siècle était à l'angle nord-est. Au sud de la cour, on voit les ruines des bâtiments d'habitation.

(source : La Touraine archéologique de R. Ranjard)























Actuellement, le château est la propriété d'un belge, collectionneur de châteaux forts. Il en a sept en sa possession !

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Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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