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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 16:28
Un très nombreux public pour cette seconde conférence de l'année

Un très nombreux public pour cette seconde conférence de l'année

Vendredi soir, la seconde conférence proposée par l’association « Histoire et Patrimoine », mettait à l’honneur un personnage de Saint-Christophe, encore peu connu. C’était donc l’occasion, grâce à Jean De Rycke, membre de l’association, de le présenter au nombreux public fidèle des manifestations organisées par l’association.

Le conférencier, Jean de Rycke

Le conférencier, Jean de Rycke

Gilles Douté (1750-1813) était le fils d'un maréchal-ferrant de Saint-Christophe-sur-le-Nais. À l'âge de 15 ans, il fut choisi par l'intendant de Tours pour être formé à la profession de vétérinaire à Lyon, dans l'École Royale fondée en 1761 par Claude Bourgelat.  Ce personnage était le créateur de l’école vétérinaire de Lyon puis, ensuite de celle d’Alfort. Ces écoles furent ouvertes pour lutter contre les pratiques utilisées alors et qui relevaient pour la plupart du charlatanisme. Muni du Brevet du roi, Gilles Douté s'établit à Tours en 1772, devenant ainsi le premier vétérinaire de Touraine. Les étapes de sa vie étudiante et professionnelle ont été reconstituées à partir des archives d'Indre-et-Loire et de Sarthe.

Les écoles vétérinaires devaient combattre les pratiques anciennes

Les écoles vétérinaires devaient combattre les pratiques anciennes

Comment l’attention du conférencier, Jean de Rycke, a-t-elle été attirée par ce fait qu’on peut qualifier d’important pour l’histoire locale ?

Comme il le dit lui-même : « C’est par un article du Dictionnaire des scientifiques de Touraine, ouvrage édité par l’Académie de Touraine. Cet ouvrage collectif de 400 pages, sous la direction de Marc Rideau, comprend les notices biographiques de 550 personnalités de Touraine qui se sont illustrées dans le passé par des contributions remarquables dans divers domaines scientifiques. Gilles Douté est parmi elles, et ce n’est d’ailleurs pas le seul Christophorien qui y apparaisse, ni le seul natif du Pays de Racan. La fiche concernant Gilles Douté, renferme deux faits qui nous interpellent : la reconnaissance officielle par le roi de la profession de vétérinaire et le métier du père de Gilles : maréchal-ferrant. Le maréchal-ferrant, dans les campagnes d’alors, et pour de longues années encore, était celui qui ferrait les chevaux mais aussi celui qui soignait leurs maladies ainsi que celles des bestiaux. Le maréchal-ferrant était le membre d’une corporation dont la puissance était proportionnée à l’importance du cheval dans la société d'alors. C’était l’ancêtre du vétérinaire. »

Le conférencier a passé de nombreuses heures aux archives

Le conférencier a passé de nombreuses heures aux archives

Le parcours de Gilles Douté

À 15 ans, il part pour l’école royale vétérinaire de Lyon, à pied, avec un autre Christophorien, un peu plus âgé que lui, René Cuisnier et ce, grâce à la protection de M. du Cluzel, intendant de la généralité de Tours. Ce dernier a obtenu que soient dégagés les fonds nécessaires à l’éducation de 6 élèves choisis pour bénéficier de l’enseignement de cette école royale fondée en 1762. Après des études sérieuses, Gilles Douté obtient son diplôme de l’école de Lyon en 1769. Quant à René Cuisnier, il sera renvoyé de l’école de Lyon et ne deviendra pas vétérinaire.

Tout au long de sa scolarité, Gilles Douté a fait preuve d’une santé précaire corroborée par des accidents de santé assez graves survenus lors du séjour à Alfort où il a été appelé par Claude Bourgelat pour parfaire sa formation en avril 1771. M. Bourgelat, qui gardait la main sur l’attribution des brevets, estimait en effet que l’école de Lyon négligeait la formation pratique des futurs vétérinaires et qu’il était nécessaire d’y remédier par un séjour complémentaire à Alfort.

Aussi, malgré son diplôme obtenu à Lyon, au lieu de rentrer en Touraine pour exercer son métier, il se rend à l’école royale de Paris, sise à Alfort, pour y parfaire ses connaissances dans l’art vétérinaire.

Le 6 mai 1772, en possession du brevet de l’école royale d’Alfort, lui permettant d’exercer la médecine vétérinaire et du brevet de privilégié du Roy, il s’installe à Tours où il dispose d’un hôpital pour chevaux grâce à l’appui et à la générosité de l’intendant. Il faut savoir qu’à l’époque, les chevaux font l’objet de soins particuliers car ils sont indispensables à l’armée.

La médaille du "prix de pratique" remise par le Roi

La médaille du "prix de pratique" remise par le Roi

Le 13 février 1781, Louis XVI fait remettre à Gilles Douté la médaille du prix de pratique en récompense d’une cure surprenante sur un étalon du Roy dont le jeune vétérinaire avait soigné une jambe cassée. Cet honneur confirme l’excellence du praticien dans cet art tout nouveau.

Un avis au public, publié lors de son installation à Tours, en 1772, livre un certain nombre d’informations complémentaires sur la nature des activités officielles de Gilles Douté dans le domaine de la santé animale et de la maréchalerie, et sur ce qui est couvert par le Brevet royal de « Médecin-Maréchal », ou encore d’« Artiste vétérinaire » comme il était coutume de nommer un vétérinaire à cette époque. Il permet également de percevoir les enjeux de sa mission notamment dans le domaine des maladies du bétail (par rapport à celles des chevaux) et les difficultés qu’il pourra rencontrer pour s’imposer et faire reconnaître ses compétences, notamment dans les campagnes. Il montre aussi quelles sont les diverses sources de profit qu’il pourra escompter dans l’exercice de son métier (soins aux animaux, lutte contre les épizooties, maréchalerie, pharmacie, botanique, garde des animaux) et plus tard, garde-haras dans les stations royales des deux provinces Touraine-Anjou. Il aurait participé en 1795 à la grande réquisition des 40 000 chevaux destinés à l’armée de la République. Ceci est la dernière intervention dont on ait la trace dans sa carrière professionnelle. Il a sans doute exercé son art jusqu’à sa mort en 1813 (il avait 63 ans).

 

Un atelier de maréchal-ferrant où père et fils travaillaient souvent ensemble

Un atelier de maréchal-ferrant où père et fils travaillaient souvent ensemble

Les principales interventions de Douté en Touraine

Épizootie des bêtes à cornes de Nueil et Thilouze (1773)

Maladie putride des bêtes à cornes à Montlouis (1780)

Réduction de la fracture d'un étalon royal (1781)

Morve des chevaux à Tours (1784)

Rage à Fondettes (1787-1788)

Charbon à Neuvy-roi (1787)

Une lignée de maréchaux et de vétérinaires

Sur les trois générations suivant celle du père de Gilles Douté, Jean De Rycke, aidé par son frère Nicolas, a établi une généalogie de la famille Douté. Ils ont identifié 7 maréchaux mais aussi, 3 vétérinaires diplômés dont bien sûr Gilles Douté.

Les auditeurs en train de consulter les publications de l'association

Les auditeurs en train de consulter les publications de l'association

Cette conférence très documentée fait l’objet d’une plaquette qui sera remise gratuitement aux adhérents de l’association lors de l’assemblée générale du 14 décembre. Les personnes non adhérentes qui seraient intéressées par le sujet, peuvent rencontrer Histoire et Patrimoine lors du marché d’automne les 2 et 3 novembre à la salle Beau Soulage.

Le verre de l'amitié termina la soirée
Le verre de l'amitié termina la soirée

Le verre de l'amitié termina la soirée

À l’issue de la conférence, après les chaleureux applaudissements du public, le verre de l’amitié fut offert à tous les participants pour terminer la soirée dans la plus grande convivialité.

L’assemblée générale est fixée au samedi 14 décembre, à 17 h, à l’espace socioculturel (Foyer rural).

Contact

Président : Philippe Larus 02 47 29 33 18

Histoire.patrimoine37@laposte.net

http://histoire-patrimoine.jimdo.com

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 07:34

Rencontre avec le conférencier, Jean De Rycke

 

Pour cette seconde conférence de l’année, c’est Jean De Rycke, membre du CA de l’association, qui présentera un personnage natif de Saint-Christophe, Gilles Douté, le premier vétérinaire de Touraine.

Présentation du conférencier

Jean De Rycke, habitant de la commune, est docteur vétérinaire. Toute sa carrière a été consacrée aux recherches sur les maladies infectieuses des animaux. Au cours de sa carrière, il a été détaché aux USA et à Rome au service de la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture). Il a passé 30 ans à l’INRA, à Nouzilly, centre de recherches de Tours, dans différents laboratoires. Il a terminé en tant que directeur du laboratoire d’infectiologie animale et de santé publique.

Les raisons qui l’ont amené à s’intéresser à Gilles Douté

« En tant que vétérinaire moi-même, ce personnage a retenu mon attention et, de part mon métier, je me suis attaché à détecter toutes les parties intéressantes de sa vie. J’aime partir d’un jour important dans la vie du personnage et rayonner en présentant l’homme dans son environnement.»

Un important travail de recherches

Des informations sur Gilles Douté se trouvaient dans le Dictionnaire scientifique de Touraine. D’autres ont été glanées dans l’exposition des archives départementales d’Indre-et-Loire (ADIL). À partir de là, Jean s’est demandé : « Comment rendre le sujet intéressant ? » Il s’est donc rendu aux archives à la recherche de sources primaires, l’enjeu étant de trouver des données originales. Et, le bonheur fut d’avoir été en possession de deux dossiers renfermant 100 pièces chacun, truffés de renseignements sur la formation des élèves vétérinaires. « J’ai photographié les documents puis, je les ai classés, identifiés et répertoriés dans des fichiers abrités sur le Cloud car l’ensemble devenait très volumineux. Ce travail de classement se faisait dès mon retour à la maison. Certaines notes trouvées dans ces dossiers étaient parfois peu lisibles. J’ai ainsi retrouvé des histoires d’étudiants et en reprenant tous les documents qui parlaient de Gilles Douté, j’en ai fait des transcriptions que j’ai mises au propre avant de me lancer dans la rédaction du sujet qui nous intéresse. Mon souhait était de suivre Gilles Douté de son départ de Saint-Christophe à 15 ans pour l’école vétérinaire de Lyon puis de Maisons-Alfort jusqu’à son retour par le biais de ses descendants dans sa commune natale, bien qu’il n’y ait jamais exercé. En effet, nommé à Tours lorsqu’il reçut son Brevet signé du Roi Louis XV, il devint le premier vétérinaire de Touraine. »

Après Gilles Douté, la famille a compté plusieurs maréchaux dont certains se sont installés à Saint-Christophe.

Jean De Rycke devant une partie de sa très riche documentation

Jean De Rycke devant une partie de sa très riche documentation

Avez-vous une idée du temps qu’il vous a fallu pour ce travail ?

Après un court moment de réflexion, Jean répond : « Cela fait à peu près un an que j’ai débuté mes recherches. En gros, j’y ai passé 4 mois entre les archives départementales, l’académie de médecine, les échanges de courriers, les lectures de livres traitant de maladies animales au XVIIIe siècle. Et, les 6 mois restants ont été consacrés à la rédaction de mon propos. »

Quel sentiment vous anime maintenant que ce travail est achevé ?

« Tout en restant modeste, je dois vous avouer que je suis assez content d’avoir pu mener à bien ce travail. Je tiens à remercier deux membres de l’association, Fabrice et Philippe, qui m’ont guidé pour les recherches et les mises en pages. Je crois avoir été victime d’un virus car, mes recherches sur Gilles Douté m’ont amené à consulter des documents sur l’analyse de la santé animale au XVIIIe siècle qui m’ont aussi permis de rencontrer des personnes ayant joué un rôle important à cette époque. Même si j’en ai terminé avec Gilles Douté, personnage central de ma conférence, je pense que, au fond de moi, j’ai envie de poursuivre et d’en apprendre un peu plus sur les savoirs vétérinaires au XVIIIème siècle."

Le travail fourni par Jean se poursuivra par la rédaction d’un article pour la Société archéologique de Touraine.

En conclusion, Jean sait gré à l’association Histoire et Patrimoine de lui avoir mis le doigt dans l’engrenage. Il a toujours aimé l’histoire en tant que lecteur et contribuer à la retrouver a été un travail plaisant notamment grâce à la facilité d’exploitation que l’on a de nos jours. Il est prêt pour présenter ce personnage lors de la prochaine conférence d’Histoire et Patrimoine.

 

Pratique

Je vous ai présenté le conférencier. Pour tout savoir sur Gilles Douté, son parcours, son métier, venez assister à la conférence intitulée « Gilles Douté, premier vétérinaire de Touraine », le vendredi 11 octobre, à 20 h 30, salle socioculturelle Le foyer, à Saint-Christophe-sur-le-Nais.

L’entrée est gratuite.

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 10:45

 

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 07:35

Vendredi, en début d’après-midi, la bibliothèque accueillait Mme Karen Vignoles, Christophorienne, qui souhaite proposer aux adolescents et adultes du secteur, une initiation à l’histoire de l’Art. Quelques personnes s’étaient manifestées en faisant connaître leur intérêt pour cette animation et leurs disponibilités.

Karen Vignoles a présenté son parcours professionnel et comment, par hasard, elle est entrée dans l’enseignement. « Après avoir exercé le français, l’histoire et la géographie en collège, c’est à Lyon que ma vie professionnelle a pris une nouvelle orientation. Je me suis retrouvée à l’école Émile Cohl qui forme aux métiers de l'infographie multimédia, du jeu vidéo, du cinéma d'animation,de la bande dessinée, de l'illustration et du dessin de presse. L'enseignement commence par un apprentissage des fondamentaux du dessin, pendant trois années, puis par des spécialisations durant les deux dernières années du cursus. Et là, on m’a demandé d’enseigner l’histoire de l’Art aux étudiants ! N’étant pas formée pour cette matière, je me suis inscrite à la faculté et j’ai repris mes études. Cette première année s’est bien déroulée avec mes étudiants, mais j’étais plutôt tendue ! À l’issue de mes études, je suis sortie diplômée en histoire de l’Art.»

Elle a dû par la suite, à la demande du directeur, modifier sa façon d'appréhender une oeuvre, en travaillant sur les biographies des peintres. Cela lui a permis d’éclairer un peu plus leur façon de procéder, leur formation, comprendre leur singularité et d’apprécier leur influence sur l’art.

Ce qu’elle propose aux personnes intéressées, c’est de s’arrêter sur certaines œuvres de l’art figuratif européen choisies par elle, allant du XVe au XXe siècle ou des œuvres choisies par les participants. Pour cette initiation, elle s’appuiera sur des œuvres de grands noms de la peinture et de sculpture.

« Ces séances d’initiation ont pour but d’acquérir ou de consolider un savoir de base  en vue, par exemple, d’enrichir la découverte des musées ou des villes d’art. Au vu des quelques réponses reçues, on pourrait fixer comme jour, le mercredi de 17 h à 18 h 30. Ces séances se dérouleraient tous les 15 jours. » 

Mme Karen Vignoles animatrice de la réunion et diplômée de l'histoire de l'Art à Lyon III

Mme Karen Vignoles animatrice de la réunion et diplômée de l'histoire de l'Art à Lyon III

Après ces quelques annonces, un premier calendrier a été établi :

Les mercredis 16 octobre, 6 et 20 novembre, 4 et 12 décembre.

Les séances, gratuites, auront lieu dans la salle socioculturelle Le Foyer.

Les personnes qui seraient intéressées et qui n’ont pu assister à cette première réunion sont invitées à prendre contact rapidement avec Mme Karen Vignoles.

Contact :

karen.vignoles@gmail.com

Merci à elle de bien vouloir donner de son temps pour une activité culturelle qui s'annonce très enrichissante.

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 16:54

 

Les Amis de la Chapelle Saint-André  accueillent les artistes de l’Artothèque de Touraine.

Les 20, 21 et 22 sept 2019, 17 artistes de l’Artothèque de Touraine, plasticiens, peintres, sculpteurs, céramistes, photographes exposeront Chapelle Saint-André à Neuvy-le-Roi. Une soixantaine d’œuvres seront ainsi à découvrir.

L’Artothèque de Touraine, située 16 bis, Jardin François 1 er à Tours, entre le CCCOD et l’Hôtel Gouin regroupe des artistes qui présentent toute l’année une collection œuvres originales que les particuliers ou les entreprises peuvent louer. Son but est de faire découvrir et accéder le public à l’art contemporain.

Un partenariat fructueux et exceptionnel s’établira donc entre Tours et le Nord Ouest tourangeau , à l’occasion des Journées du Patrimoine, point d’orgue de la programmation culturelle annuelle des Amis de la Chapelle Saint-André.

La Chapelle Saint-André (Xe-XVe siècle), en partie restaurée,  est devenue depuis de nombreuses années un espace ouvert et vivant utilisé par les acteurs culturels du territoire.

 

Programme : L’Exposition sera visible le 20 septembre de 17 à 19h,

 le 21 septembre de 11h à 13h,  et de15h à 19h. Vernissage 21 septembre à 18h

le 22 septembre de 11h 13h et de 15h 19h

Visites commentées de l’édifice sur demande.

2, rue Saint-André, Neuvy-le-Roi, 37370

Lesamisdelachapellesaintandre.fr

Suivez nous sur facebook 

Renseignements : 02 47 24 46 09

 

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 09:51
La fanfare Saugrenue ouvre les festivités
La fanfare Saugrenue ouvre les festivités

La fanfare Saugrenue ouvre les festivités

Samedi, en fin de matinée, par un soleil radieux, les Saint-Paternois(es) se pressaient nombreux, à l’invitation de la Municipalité, sur la place de la République où les élus les attendaient afin d’inaugurer en fanfare ce bel espace qu’est devenue ce centre bourg.

Peu de temps avant les discours, surgie du parc du presbytère proche, la fanfare Saugrenue, qui avait eu l’occasion de se produire sur la commune lors d’un festival des Kampagn’arts, est arrivée en musique pour mettre un peu d’ambiance avant le moment solennel de l’inauguration proprement dite.

Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire
Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire
Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire
Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire
Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire
Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire

Une nombreuse foule parmi laquelle on peut apercevoir des élus du territoire

Cet intermède achevé, Jean-Pierre Poupée, accompagné de Pierre-Alain Roiron, vice-président de la Région et de Jean-Pierre Gascher, conseiller départemental, tous trois face à la foule, prit la parole en premier.

Après avoir salué ses administrés, les élus des communes voisines et les entrepreneurs présents, il manifesta son plaisir de les accueillir, au nom de la Municipalité, sur cette place réaménagée « afin qu’elle soit plus accueillante et puisse redonner vie au centre bourg en privilégiant les espaces piétons. »

Il rappela que cet aménagement avait été évoqué par le passé sans jamais aboutir. Puis, il dressa un petit historique des différents travaux qu’il a fallu réaliser avant d’arriver à la phase finale.

En voici l’historique

2006 : enfouissement des réseaux EDF et France Télécom

2010 : éclairage public

2015 : décision est prise par le Conseil Municipal de réaliser l’aménagement. L’ADAC (Agence Départementale d’Aide aux Collectivités locales) est consultée pour mener à bien une esquisse en tenant compte des contraintes existantes : église classée, arrêts de bus, passage de deux voies départementales très fréquentées.

Décembre 2015 : première réunion entre les commerçants et la mairie.

Avril 2016 : lancement d’une consultation de maîtrise d’œuvre.

Juillet 2016 : désignation du bureau d’architecture et d’études DCI Environnement pour travailler sur le projet.

5 septembre : première réunion publique présentant les différentes esquisses.

Avril 2017 : grande réunion avec DCI Environnement, l’architecte des bâtiments de France et le Conseil Municipal. Des propositions et des suggestions différentes sont mises sur la table, en concertation avec les services départementaux pour les routes RD 54 et RD 6 et avec la Région pour les transports scolaires. Suite à la réunion, le projet est quasi arrêté.

En parallèle à ces études, avec le concours du SIVM de l’Escotais et du bureau d’études SAFEGE, il a été décidé de refaire le réseau d’eau potable. Ces travaux étaient prévus avant l’intervention de l’entreprise Colas mais, un souci administratif a modifié le calendrier et retardé les travaux.

Mais, comme le précise Monsieur le Maire : « Beaucoup de contraintes techniques et administratives ont retardé la finalisation du projet de mise en valeur de l’église classée Monument Historique. Il fallait obtenir une perspective sur toute la longueur de la place. Enfin, le permis d’aménager a été accepté le 30 mars 2018 et il faut savoir que, au début de 2018, la compétence avait alors été transférée à la Communauté de Communes dans le cadre des aménagements de centre bourg ! »

3 juillet 2018 : nouvelle réunion publique pour présenter le projet définitif et le déroulé des travaux.

25 juillet 2018 : dernière réunion avec les différents services, le bureau d’études et les entreprises avant le premier coup de pelle !

Septembre 2018 : début des travaux de voirie par la  réfection à neuf du réseau des eaux pluviales  « Grâce à un hiver particulièrement clément, les travaux ont duré 8 mois sans interruption » annonce avec une certaine joie Jean-Pierre Poupée.

Discours de Jean-Pierre Poupée devant une foule attentive
Discours de Jean-Pierre Poupée devant une foule attentive

Discours de Jean-Pierre Poupée devant une foule attentive

Quoi de neuf alors sur cette place ?

L’éclairage public a été revu avec des spots implantés dans les parterres et des leds ont remplacé les ampoules énergivores dans les lanternes.

Un aménagement paysager avec des massifs et des plantations ont été intégrés ainsi que du mobilier urbain dont seulement une partie a été posée.

Monsieur le Maire a remercié les commerçants et les riverains de la Place pour la patience et la compréhension dont ils ont fait preuve pendant le dérangement subi lors des 8 mois de travaux. Ses remerciements sont aussi allés à tous les acteurs de cet aménagement : entreprises, bureaux d’études, élus de la commune, de la CCGC-PR, du département, de la Région pour toutes les aides apportées.

Quelques vues de la nouvelle place de la République
Quelques vues de la nouvelle place de la République
Quelques vues de la nouvelle place de la République
Quelques vues de la nouvelle place de la République

Quelques vues de la nouvelle place de la République

À l’issue de sa prise de parole, Jean-Pierre Poupée passa le micro au Conseiller Départemental, Jean-Pierre Gascher qui souligna que, par rapport à la durée des travaux, « la population a parfois du mal à en évaluer le temps nécessaire pour leur réalisation. » Il rappela le montant de la subvention allouée par le Conseil Départemental en signalant que désormais, l’enveloppe se réduisait de plus en plus chaque année. Il fit remarquer que la place de la République n’avait pas encore de plaque à son nom et il ajouta : « Le mot République est un mot important car porteur de sens pour la population, pour les élus et permet de donner un sens à la France et aux actions des élus. »

Discours du conseiller départemental

Discours du conseiller départemental

Puis, ce fut au tour de Pierre-Alain Roiron, Vice-Président de la Région, de dire quelques mots et de préciser le plaisir qu’il a chaque fois qu’il vient à Saint-Paterne-Racan et à sa foire du 1er mai. Il rappela la présence de la Région auprès de la commune de Saint-Paterne pour la restauration de l’orgue, les travaux à la boulangerie, la création du centre de loisirs car « la Région souhaite que les équipements en milieu rural soient identiques à ceux de la Métropole. Cette place de la République où se tient le marché hebdomadaire n’a pratiquement pas changé depuis 100 ans. Aujourd’hui, nous avons devant nous un bel ensemble qui a demandé et fourni beaucoup de travail pour les entreprises de nos territoires. Mon cher Jean-Pierre, je peux vous annoncer le montant de la subvention de la Région qui a été voté hier : 126 900 € qui viennent compléter les autres subventions. Comme Jean-Pierre Gascher, j’insiste sur l’importance du mot République et de la devise qui y est attachée : Liberté, Égalité, Fraternité.»

Discours du conseiller régional

Discours du conseiller régional

Ces discours achevés, Monsieur le Maire demanda à tous les acteurs de cette belle réalisation de le rejoindre derrière le ruban tricolore et, solennellement, il procéda à l’ouverture de la place. 

Moment solennel : on coupe le ruban
Moment solennel : on coupe le ruban
Moment solennel : on coupe le ruban

Moment solennel : on coupe le ruban

Puis, les petits morceaux du ruban tricolore furent distribués aux personnes présentes et chacun fut invité à se diriger vers le parc du presbytère où avait lieu le vin d’honneur. Un diaporama permettait aux acteurs de l’aménagement et aux habitants de revivre, en accéléré les différentes phases des travaux avant de déguster les petits fours qui accompagnaient la boisson offerte.

Moment convivial pour clôturer la cérémonie
Moment convivial pour clôturer la cérémonie
Moment convivial pour clôturer la cérémonie
Moment convivial pour clôturer la cérémonie
Moment convivial pour clôturer la cérémonie

Moment convivial pour clôturer la cérémonie

Moment d'échanges entre les différentes personnes présentes
Moment d'échanges entre les différentes personnes présentes
Moment d'échanges entre les différentes personnes présentes

Moment d'échanges entre les différentes personnes présentes

Quelques chiffres

Coût des travaux : 750 000 €

Montant des subventions : 364 200 € (Région comprise)

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 17:01

 

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 08:26

Hier, le boulanger, aidé de quelques acolytes, préparait le four pour y cuire du pain lors de la fête du lendemain. Eh bien, le voici au travail !

Les boules de pain cuites au feu de bois eurent beaucoup de succès
Les boules de pain cuites au feu de bois eurent beaucoup de succès
Les boules de pain cuites au feu de bois eurent beaucoup de succès
Les boules de pain cuites au feu de bois eurent beaucoup de succès

Les boules de pain cuites au feu de bois eurent beaucoup de succès

Pour animer le village des vieux métiers, les organisateurs avaient convié une quarantaine d'artisans ou /et d'artistes, fiers de faire revivre les gestes d'antan ou de montrer leur savoir-faire.

En voici quelques-uns.

Autour du textile : du cardage au tissage

Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"
Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"
Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"
Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"
Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"

Ces personnes, faisant partie d'une association, ont appris les gestes permettant de faire revivre tous ces vieux "outils"

Les tourneurs sur bois.

L'un d'eux était en train de "créer" un dé à coudre qu'une dame lui avait commandé pour augmenter sa collection !

Les tourneurs sur bois au travail
Les tourneurs sur bois au travail

Les tourneurs sur bois au travail

Un rémouleur attendait qu'on lui apporte des couteaux, ciseaux ou autres objets coupant à affûter.

Le rémouleur en attente d'objets à aiguiser

Le rémouleur en attente d'objets à aiguiser

Et, pour animer cette fête villageoise, des chants de marins étaient au programme de même que des danses bretonnes. Les danseurs, petits et grands arboraient de splendides costumes.

 

Les danseurs du Cercle Riécois
Les danseurs du Cercle Riécois

Les danseurs du Cercle Riécois

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:08

Le village de Kerascoët date du XVIe siècle et sa récente restauration remonte seulement à 1993. Comme Kercanic, il est situé sur la commune de Nevez.

Ici aussi, les maisons sont très basses avec de petites ouvertures. Autrefois, les toits étaient couverts de chaume de seigle mais de nos jours, c’est avec du roseau.

Ces chaumières sont le précieux témoignage d'une autre époque.
et montrent la maîtrise ainsi que le savoir-faire des artisans qui travaillaient le granit depuis plusieurs générations.

Les pierres debout sont utilisées pour les dépendances
Les pierres debout sont utilisées pour les dépendances
Les pierres debout sont utilisées pour les dépendances

Les pierres debout sont utilisées pour les dépendances

Cette pierre était employée également pour construire les chapelles, les calvaires, les puits, les clôtures et les fours à pain comme à Kercanic.

Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët
Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët

Voici un aperçu des nombreuses chaumières de Kérascoët

Dans le fond de la cour, les toits des chaumières viennent d'être refaits

Dans le fond de la cour, les toits des chaumières viennent d'être refaits

On ne peut qu’être émerveillé à la vue de ces magnifiques chaumières qui se succèdent. Bordées d’hortensias et égayées par des volets souvent bleus, elles témoignent d’un grand savoir-faire transmis de génération en génération.

Le puits et le four avec son "boulanger"
Le puits et le four avec son "boulanger"

Le puits et le four avec son "boulanger"

Nous avons eu la chance de pouvoir visiter ce village en dehors de l’invasion des touristes. Le lendemain, c’était la fête au village. Nous y sommes donc retournés et avons vu le boulanger au travail…(à suivre)

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 09:52

Poursuivons notre découverte, toujours à pied, des trésors que renferme cette région de Trégunc et Névez.

Voyons d'abord ce que les Bretons de ce territoire appellent "les pierres debout" et quel était leur usage.

 Tout le monde sait que le granit est très présent en Bretagne mais, ce que l’on sait moins, c’est qu’à Trégunc des blocs affleurent en quantité sur le sol de la commune et, autrefois, les tailleurs de pierres avaient su en tirer parti en utilisant ces blocs dressés dans de nombreuses constructions.

Ces pierres debout ou orthostates servaient à délimiter les parcelles de terres, les bords de chemins, les aires de battage ou les jardins. On trouve encore des poteaux percés aux entrées des parcelles qui servaient à fixer le portail en bois. Elles étaient également utilisées dans la construction des habitations ou des dépendances. La hauteur d’une pierre donnait la hauteur du mur. Les plus petites marquaient l’emplacement des fenêtres.

Des pierres percées pour soutenir le portail à l'entrée du champ et des pierres debout en guise de clôture
Des pierres percées pour soutenir le portail à l'entrée du champ et des pierres debout en guise de clôture
Des pierres percées pour soutenir le portail à l'entrée du champ et des pierres debout en guise de clôture

Des pierres percées pour soutenir le portail à l'entrée du champ et des pierres debout en guise de clôture

Chaumière à Kerlin avec des pierres debout en façade

Chaumière à Kerlin avec des pierres debout en façade

Partis de la plage de Kersidan, nous avons suivi le sentier côtier jusqu'à la plage de Dourveil. Là, nous avons laissé le sentier pour aller découvrir le hameau de Kercanic et nous avons été très agréablement surpris !

Kercanic est un petit village qui possède quelques maisons très anciennes aux toits de chaume bien restaurées et qui s'offraient à notre regard.

Les chaumières bretonnes

L'habitat traditionnel breton est plein de charme, avec ses petites maisons en granit et leurs toits de chaume, leurs volets colorés et les bouquets d'hortensias. C’est dans cette région que ce charme prend tout son sens : Kerascoët et Kercanic, deux villages du Finistère sud, sur la commune de Névez, proche de Trégunc. Ici, les chaumières ressemblent presque à des maisons de contes et légendes…

Fruits d'une longue tradition de chaumiers et d'artisans, ces jolies maisons anciennes cohabitent avec des fours à pain et des puits.

Aujourd'hui, ce sont les chaumières de Kercanic qui sont à l'honneur. Demain, nous irons à Kerascoët.

Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.
Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.

Voici l'agréable surprise qui nous attendait à notre arrivée à Kercanic.

Le puits de Kercanic

Le puits de Kercanic

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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