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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 10:12

Pour la dernière manifestation de l’année organisée par l’association « Autour de la Collégiale de Bueil », la météo avait pris des couleurs automnales et les marrons grillés et la bernache offerts dès l’arrivée étaient très appréciés. Dans la cave où avaient lieu les contes malgaches, un très agréable feu de cheminée réchauffait l’atmosphère. Tout était donc pensé pour que la soirée se déroule sous les meilleurs auspices.

Bernache et châtaignes grillées sont très appréciées
Bernache et châtaignes grillées sont très appréciées
Bernache et châtaignes grillées sont très appréciées
Bernache et châtaignes grillées sont très appréciées

Bernache et châtaignes grillées sont très appréciées

Pendant que le nombreux public prenait place, la conteuse, Mary des Ailes, de son vrai nom Sophie Bazin, était assise sur la scène, revêtue d’une longue robe verte et les épaules recouvertes d’un grand lamba aux couleurs vives qui mettaient une touche lumineuse dans la pénombre de la cave. Sa fille, Zoé, jouait en sourdine du valiha, variété de cithare tubulaire en bambou, instrument incontournable de Madagascar.

Le public s'installe et Zoé joue du valiha
Le public s'installe et Zoé joue du valiha
Le public s'installe et Zoé joue du valiha

Le public s'installe et Zoé joue du valiha

Dès que les spectateurs furent installés, Didier Descloux, le président, présenta la soirée et signala qu’exceptionnellement, « elle se déroulera en deux parties avec un entracte d’une dizaine de minutes car le programme est assez copieux. Je vous signale aussi, que le compagnon de notre conteuse, Johari Ravaloson, est parmi nous car, en ce moment, il est en résidence à la Maison des Écritures de Neuvy-le-Roi. »

 

Didier présente la soirée
Didier présente la soirée

Didier présente la soirée

Avant le premier conte à son répertoire, Mary des Ailes présenta le valiha et demanda au public : «  Quand à la fin du conte (angano) je dirai : Angano, angano, vous répondrez : arira, arira (foutaises, foutaises). »

La conteuse présente le valiha

La conteuse présente le valiha

Et, à partir de là, les contes s’enchaînèrent, magnifiques, captivants, drôles avec toujours une morale pour terminer. De temps en temps, un petit interlude musical avec le valiha de Zoé ou des chants malgaches interprétés par Sophie, Johari et leurs deux enfants, Zoé et Arthur, transportait les spectateurs dans les paysages si bien contés par Mary des Ailes.

 

La conteuse au cours du spectacle, tantôt seule, tantôt avec ses enfants.
La conteuse au cours du spectacle, tantôt seule, tantôt avec ses enfants.
La conteuse au cours du spectacle, tantôt seule, tantôt avec ses enfants.
La conteuse au cours du spectacle, tantôt seule, tantôt avec ses enfants.

La conteuse au cours du spectacle, tantôt seule, tantôt avec ses enfants.

Le petit entracte permit de discuter avec Sophie et Johari et de connaître leur action en faveur des enfants malgaches.

Sophie Bazin, alias Mary des Ailes et Johari Ravaloson

Artiste plasticienne, Sophie Bazin signe ses œuvres de son pseudonyme. Quand, en 2008, elle s’installa à Madagascar, elle remarqua que « les livres, là-bas, ne sont pas très beaux. Normal, car cela ne fait pas partie des préoccupations principales des familles sur place. L'idée m'est venue de publier des livres plus jolis à destination des bibliothèques locales et de les rendre ainsi accessibles à tous. Plusieurs albums pour les enfants ont été déjà réalisés par des élèves. En Mayenne, j'ai trouvé un excellent soutien auprès de l'association Ambohimad qui est devenue partenaire du projet.»

Johari qui a fait des études de droit, est auteur de nouvelles, de romans et de livres pour la jeunesse. Il  explique : « Nous intervenons dans des classes de CM1-CM2, en France et à Madagascar et travaillons avec les enseignants. Avant notre venue, les enfants, Français et Malgaches, doivent, avec l’aide de leurs parents, rapporter un conte lié à leur région. Ensemble nous étudions le conte et les enfants l’illustrent. Les écoles correspondent entre elles et font des échanges. Moi, je m’occupe de traduire les contes français en malgache et vice-versa. Les écoles reçoivent les livres contenant les contes entièrement illustrés par les enfants. »

Et, Mary des Ailes ajoute : « C’est grâce à ce travail de mémoire qui fait resurgir des contes parfois oubliés que je peux alimenter mon répertoire. À Madagascar, les histoires et chansons sont issues de contes et légendes souvent féroces, comme Takalo, histoire d'un bébé ogre qui veut manger ses parents. »

Comment faites-vous pour l’impression et l’édition des livres ?

Avec une association d’artistes, nous avons créé la maison d’édition « Dodo vole » qui s’est donnée pour ambition de défendre les cultures en voie de disparition et les minorités discrètes du sud-ouest de l’océan Indien. Afin d’outiller les langues régionales, nous avons dès le départ publié en français et en créole réunionnais, puis rapidement en malgache et en malgache régional. Le nom Dodo, vient de l’oiseau de la Réunion qui ne volait pas et qui s’est ainsi fait massacrer par les marins qui arrivaient à terre. L’espèce a totalement disparu. D’avoir accolé à Dodo le verbe vole veut montrer que nous souhaitons un envol de ces cultures et non leur disparition. C’est aussi ce symbole que l’on retrouve dans Mary des Ailes. 

Comme nous vivons depuis 2 ans à Caen, nous sommes aussi un peu aidés par la Maison de Normandie.

Avant la reprise du spectacle, nous avons pu feuilleter quelques ouvrages. Il faut reconnaître qu’ils sont magnifiques et les dessins des enfants sont assez enchanteurs !

Les livres pour enfants illustrés par les enfants : Katra (prononcer Katcha) et le crocodile rouge ont été contés au cours de la soirée
Les livres pour enfants illustrés par les enfants : Katra (prononcer Katcha) et le crocodile rouge ont été contés au cours de la soirée

Les livres pour enfants illustrés par les enfants : Katra (prononcer Katcha) et le crocodile rouge ont été contés au cours de la soirée

L’entracte achevé, chacun reprit sa place et la conteuse laissa la place à Johari pour conter l’histoire de Ietsé, géant vénéré par les Malgaches, qui vivait il y a fort longtemps, à l’époque où la lune avait une sœur jumelle.

C’est lui qui, pour abreuver les zébus eut l’idée de faire un barrage sur la rivière et créa ainsi un lac, le lac Ietsé, qui existe toujours. Avec son épouse, le soir, ils s’asseyaient au bord du lac et contemplaient les deux lunes qui se miraient dedans. Son jeune fils, à qui il ne refusait rien, lui demanda d’aller lui chercher la lune. Le géant sauta, sauta, finit par saisir une lune mais eut beaucoup de mal à la tirer vers le sol. Finalement, il s’écrasa au sol et la lune disparut au fond du lac. Voilà pourquoi il n’y a plus qu’une seule lune !

La dernière histoire fut celle du tamarinier, arbre magique, qui peut illustrer ce proverbe : « Bien mal acquis ne profite jamais ! »

C'est à Johari qu'incomba de raconter le conte sur le géant Ietsé
C'est à Johari qu'incomba de raconter le conte sur le géant Ietsé

C'est à Johari qu'incomba de raconter le conte sur le géant Ietsé

Avant que le public ne se disperse, la conteuse invita tout le monde à reprendre avec elle la chanson de Takalo et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que cette belle soirée se termina.

C'est par un chant en famille que se termina cette magnifique soirée.
C'est par un chant en famille que se termina cette magnifique soirée.

C'est par un chant en famille que se termina cette magnifique soirée.

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 08:58

 

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 21:35

Pour ce week-end du Patrimoine consacré à l’exposition « L’art de l’enluminure » à la chapelle Saint-Gilles, ce sont 200 personnes venues des alentours mais aussi de la ville de Tours et du département voisin de la Sarthe, parmi lesquelles Catherine Lemaire, maire de la commune, André Lascaud, 1er adjoint, Emmanuelle Hocdé, adjointe en charge des associations, qui ont pu apprécier la qualité de l’exposition et la minutie du travail réalisé par l’enlumineuse.

L’intérieur de la chapelle, habillé de branchages couverts de papillons multicolores créait un écrin douillet pour accueillir les enluminures de tailles différentes et représentant des sujets variés, tous des copies sorties de livres d’heures.

Un beau décor pour une superbe exposition

Un beau décor pour une superbe exposition

La trentaine d’œuvres exposées a soulevé l’admiration de tous, connaisseurs et non initiés. L’artiste s’est prêtée de bonne grâce au jeu des questions-réponses concernant son travail. Les questions les plus fréquentes concernaient le temps passé pour réaliser une œuvre et la réponse était invariablement : « Je ne peux pas estimer le nombre d’heures. Ce sont des jours, des semaines voire des années, mais je ne travaille pas en continu dessus. Il y a du temps de préparation du matériel, des pigments, du temps de séchage entre les différents éléments ou couches. Mais, quand je me lance dans une enluminure, je suis à fond dedans et je ne vois pas le temps passer. C’est très prenant et demande une concentration telle que je fais abstraction de tout ce qui m’entoure. Pour moi, c’est une sorte d’addiction. » La loupe mise à disposition des visiteurs leur permettait d’apprécier la finesse du travail et tous s’extasiaient sur la qualité de l’exposition.

Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés
Des visiteurs très intéressés

Des visiteurs très intéressés

Certains visiteurs attirés par l’annonce du thème de l’année souhaitèrent aussi connaître l’histoire de cette jolie petite chapelle créée au XIe siècle mais reconstruite au XVe siècle et, les membres de l’association « Histoire et Patrimoine », organisateurs de cette manifestation, se firent un plaisir d’en rappeler les principales dates et de conter la légende de Saint Gilles et de sa biche.

Devant la chapelle, l’association présentait ses différents ouvrages et, notamment, sa toute nouvelle production, en lien avec l’exposition, des marque-pages reproduisant quelques enluminures. Ils connurent un véritable succès.

Le stand de l'association et les marque-pages
Le stand de l'association et les marque-pages

Le stand de l'association et les marque-pages

Les jardins du Clos Saint-Gilles jouxtant la chapelle étaient également ouverts et les visiteurs ne manquèrent pas de s’extasier devant le beau spectacle qui leur était offert par les propriétaires du lieu.

L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses
L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses

L'allée du Clos Saint-Gilles et quelques roses

Un beau week-end ensoleillé qui a mis en valeur une petite partie du riche patrimoine christophorien pour le plus grand plaisir des visiteurs que l’association remercie.

 

Explications sur le travail de l'enlumineuse
Explications sur le travail de l'enlumineuse

Explications sur le travail de l'enlumineuse

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 11:11

 

 

 

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 09:01

Beaumont-la-Ronce

Visites guidées du château, samedi 15 et dimanche 16 septembre. Renseignements au 02 47 24 84 04

Bueil-en-Touraine

Salon d’art à la Collégiale du 8 au 16 septembre, gratuit

Spectacles exceptionnels par « Sons du monde » : Tempo Flamenco, le samedi 8, place Jean de Bueil, 20 h 30 ; Hommage aux castrats, par Mathieu Salama, le samedi 15 septembre, dans la collégiale, à 20 h 30.

Visites guidées de la collégiale, le samedi 15 à 15 h, le dimanche 16 à 11h, 14 h 30 et 16 h.

Cérelles

Visites guidées des jardins à la Française du château de Baudry, le samedi 15 et le dimanche 16 septembre, à 15 h et 17 h.  4 €, gratuit – 12 ans.

(accès par la RD 28, entre Langennerie et Monnaie (02 47 55 11 08)

Charentilly

Église Saint-Laurent, visite libre, samedi 15 de 10 h à 18 h

Manoir des Ligneries, visite libre, le samedi 15 de 13 h 30 à 18 h 30 et le dimanche 16 septembre de 10 h à 18 h 30 (02 47 56 70 14)

Neuvy-le-Roi

Résidence d’artiste à la chapelle Saint-André, du 8 au 14 septembre. Sara Monjal, artiste peintre professionnelle investira la chapelle pendant une semaine. Découverte libre pour le public, vernissage le vendredi 14 à 18 h.

Exposition des œuvres de Sara Monjal les samedi 15 et dimanche 16 septembre, à la chapelle.

Château du Rouvre, visite commentée, conférence. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h (02 47 24 40 59)

Rouziers-de-Touraine

Prieuré de l’Encloître-en-Chaufournais. Visite commentée, conférence,

samedi 15 septembre de 17 h à 19 h 30

Tarif : 2,50 € gratuit – 18 ans. (07 81 08 93 77)

Saint-Antoine-du-Rocher

À la découverte du patrimoine communal : église, chapelle, source, jardins partagés, lavoir, moulin et sa roue, plan d’eau, dolmen…les samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 10 h à 18 h. Gratuit (mairie : 02 47 56 65 04)

Saint-Christophe-sur-le-Nais

Ouverture de la chapelle Saint-Gilles et exposition « L’art de l’enluminure ». Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 15 h à 18 h

Visite libre des jardins du Clos Saint-Gilles. Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h.

Entrée du château du Rouvre

Entrée du château du Rouvre

Rouziers-de-Touraine

Prieuré de l’Encloître-en-Chaufournais. Visite commentée, conférence,

samedi 15 septembre de 17 h à 19 h 30

Tarif : 2,50 € gratuit – 18 ans. (07 81 08 93 77)

Saint-Antoine-du-Rocher

À la découverte du patrimoine communal : église, chapelle, source, jardins partagés, lavoir, moulin et sa roue, plan d’eau, dolmen…les samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 10 h à 18 h. Gratuit (mairie : 02 47 56 65 04)

Saint-Christophe-sur-le-Nais

Ouverture de la chapelle Saint-Gilles et exposition « L’art de l’enluminure ». Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 15 h à 18 h

Visite libre des jardins du Clos Saint-Gilles. Gratuit. Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h.

La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais
La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais

La chapelle et le clos Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:16

JAZZ DIALOGUE
Swing Together Trio

Concert commenté
dimanche 02 septembre à 17 heures

à la Chapelle Saint-André / Neuvy-le-Roi

 

10€/8 € (adhérents)

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 17:19

 

 

Artiste passionnée, Sarra Monjal a élaboré tout un univers abstrait. Elle fabrique ses propres couleurs à base de pigments naturels (en particulier, un rouge méditerranéen qu'elle a mis des années à élaborer). Elle sculpte et travaille le verre également.

Originaire de Beaumont- Louestault, l’artiste expose dans de nombreuses localités tourangelles où ses œuvres  sont toujours très appréciées. Et, bien que reconnue pour sa peinture, elle est en perpétuelle recherche de nouveaux défis.

Au cours de sa résidence à la chapelle Saint-André, elle fera une exposition axée sur les éléments et le monde aquatique. « La charpente de la chapelle ressemblant à une coque de bateau renversée m’a immédiatement fait penser au monde de la mer, » confie-t-elle. Ce sera l’occasion pour elle de réaliser une création originale qui pourra être suivie par tout public (adultes, scolaires, groupes).

 

Pratique

Résidence de Sarra Monjal du 9 au 16 septembre prochain

Exposition de ses œuvres (peintures et sculptures) les 14, 15, et 16 septembre de 11 h à 18 h)

Contact : 06 87 78 28 23

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 08:27

L’an dernier, à la veille des Journées du Patrimoine, nous avions présenté un collectionneur d’autographes. Pour cette nouvelle édition, c’est une artiste, membre de l’association « Histoire et Patrimoine » qui nous dévoile son talent et sa magnifique collection d’enluminures. Modeste, elle ne souhaite pas que son nom apparaisse.

Vu sa formation et sa profession dans le paramédical, rien à première vue ne la destinait à se lancer dans cette activité artistique qui devint vite une passion.

Son enfance

Très jeune, avec une mère qui avait fait l’école du Louvre et s’adonnait à la peinture et une tante, artiste peintre,  ayant vécu à la fin du XIXe siècle, à l’époque des impressionnistes, elle eut l’occasion à de nombreuses reprises de visiter des musées consacrés à l’exposition d’œuvres de grands maîtres de la peinture.

« À 82 ans, lors de ma naissance, ma tante a peint un tableau pour moi. Ce tableau est bien sûr toujours en ma possession et j’en suis très fière. Malgré cet environnement, je n’avais pas un don particulier pour la peinture. Je dois aussi vous dire que mon arrière-arrière grand-père possédait un magnifique livre qui date de 1840, relié et calligraphié par lui. Pendant toute mon enfance, j’ai été fascinée par ce livre qui avait été récupéré dans sa chambre. J’ai toujours été attirée par les livres d’Heures et leurs magnifiques illustrations.»

Quel fut le déclencheur qui vous amena à cette activité ?

Vers la quarantaine, après une psychanalyse, j’ai ressenti le besoin de peindre. Ce fut vraiment une période addictive. Mais, avec un pinceau, je ne pouvais rien faire d’autre que des points ou des traits très fins. Impossible pour moi de peindre une aquarelle. Ma peinture débouchait sur des œuvres microscopiques proches des enluminures.  Par contre, j’adore la peinture sur bois. J’ai déjà décoré plusieurs meubles.

Mais alors, de quand date votre passion ?

En 2001, j’ai décidé de me lancer dans l’apprentissage d’écritures calligraphiées des XVe et XVIe siècles. J’en ai appris 5 ou 6 et j’ai réalisé quelques lettrines mais très vite j’ai souhaité me lancer dans la réalisation d’enluminures. En 2004, avec un maître enlumineur, meilleur ouvrier de France, j’ai obtenu mon diplôme de calligraphie latine, à l’Institut Alcuin de Saint-Cyr-sur-Loire. Régulièrement, chaque année, pendant plus de 10 ans,  j’ai suivi des stages pour me former, me perfectionner, apprendre à préparer moi-même mes parchemins, mes pigments… Pour réaliser ces tableaux, cela nécessite beaucoup de matériel qu’il faut parfois faire venir de l’étranger et qui sont assez onéreux.

Pour la réalisation de cet ange, 3 sortes d'ors furent utilsées. Le relief demande un gros et minutieux travail.

Pour la réalisation de cet ange, 3 sortes d'ors furent utilsées. Le relief demande un gros et minutieux travail.

Avez-vous beaucoup d’œuvres à votre actif ? Copies, créations ?

Je pense en avoir réalisé une trentaine. Ce sont toutes des copies d’œuvres émanant des livres d’Heures. Je ne me suis pas lancée dans des créations.

Pouvez-vous préciser ce qu’est un livre d’Heures ?

C’est un livre liturgique qui s’adresse aux catholiques laïcs. Les premiers livres liturgiques destinés aux laïcs sous la forme de livres d'Heures apparaissent pour la première fois dans le courant du XIIIe siècle en France et au sud des  Pays-Bas. Ils succèdent ainsi aux psautiers plus répandus au Haut Moyen Âge et dont ils assurent à peu près la même fonction. Ils atteignent le sommet de leur popularité au cours du XVe siècle un peu partout en Europe, se standardisant peu à peu et se répandant dans de larges couches de la société. J’ai reproduit plusieurs enluminures venant du recueil « Les Très Riches Heures du Duc de Berry ». Ce qui me plaît dans ces ouvrages, c’est leur côté à la fois historique et pictural. Je possède quelques-uns de ces merveilleux ouvrages.

Combien de temps vous faut-il pour une œuvre ?

Selon les sujets, cela peut aller d’un peu plus de 10 h à une centaine d’heures. Comme vous pouvez le voir, pour protéger mes réalisations, je les encadre toutes moi-même.

Admirez la précision des détails

Avez-vous de nouveaux projets ?

J’aimerais bien me lancer dans l’étude et la copie d’enluminures persanes.

Vous devez exposer vos œuvres à Saint-Christophe-sur-le-Nais pour les Journées du Patrimoine. Avez-vous déjà participé à des expositions ?

Oui, à la mairie de Tours et à l’Institut Alcuin et une chapelle de Saint-Cyr-sur-Loire. C’étaient des calligraphies et des enluminures.

Copie d'une enluminure de Jean Fouquet provenant d'une version manuscrite du Jouvencel de Jean V de Bueil

Conclusion

Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir et admirer le travail de cette artiste, une vingtaine de ses œuvres seront exposées à la chapelle Saint Gilles lors des prochaines Journées du Patrimoine, les 15 et 16 septembre.

L’association « Histoire et Patrimoine » envisage de créer des marque-pages illustrés par des enluminures  de cette artiste.

La chapelle et le Clos Saint Gilles serviront de décor aux Journées du Patrimoine
La chapelle et le Clos Saint Gilles serviront de décor aux Journées du Patrimoine

La chapelle et le Clos Saint Gilles serviront de décor aux Journées du Patrimoine

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 13:59

Il y a quelque temps, M. Frédéric Amiot, propriétaire du joli manoir de Vaudésir sur la commune de Saint-Christophe, avait contacté Philippe Larus, président de l’association « Histoire et Patrimoine », afin d’organiser une visite de l’église paroissiale, pour un groupe important de membres de la délégation départementale 37 des « Vieilles Maisons Françaises ».

Qu’est-ce que l’association « Vieilles Maisons Françaises »

Cette association nationale, fondée en 1958, vient de fêter ses 70 ans. Elle compte 18 000 adhérents et est présente dans de nombreux départements. La délégation VMF 37, présidée par Mme Laurence de Livois, affiche 320 adhérents, tous propriétaires de maisons de caractère. Elle nous explique le but de cette association : « C’est avant tout une association de défense du patrimoine bâti. Elle est chargée de faire découvrir les trésors patrimoniaux et pour cela, plusieurs sorties sont organisées chaque année. C’est dans cette optique que nous sommes venus à Saint-Christophe à l’invitation de M. Amiot qui vient de faire des travaux paysagers à l’extérieur de son manoir. Il nous avait vanté la qualité de votre patrimoine bâti et surtout la beauté de votre église.

L’association peut également aider des particuliers dans la restauration de leur patrimoine. Depuis peu, elle aide à développer et restaurer le patrimoine français à l’étranger et notamment en Inde. D’autres pays seront concernés par la suite. »

Plus de 100 personnes avaient pris place dans l'église

Plus de 100 personnes avaient pris place dans l'église

La visite

Lundi, en seconde partie d’après-midi, un peu plus de 100 personnes avaient pris possession des places et rues du village pour garer leurs véhicules et regagner l’église où les attendait Lionel Royer, membre de l’association historique locale.

Ces personnes, invitées de Frédéric Amiot, s’installèrent dans l’église et c’est devant une nef bien remplie que cet historien local dévoila à ce public de connaisseurs toute l’histoire de cette église des XIIe au XIXe siècle. Les peintures murales retinrent l’attention et l’admiration de l’ensemble des visiteurs. Une fois les explications terminées, chacun put se déplacer pour aller voir de plus près toutes les merveilles renfermées dans l’église, notamment le calendrier, la crucifixion assez exceptionnelle et la statuaire, dont l’immense saint Christophe entouré de sa légende qui arracha bien des sourires sur les visages, tout comme l’histoire de saint Éloi pour ferrer les chevaux.

L'historique achevé, chacun essaya de voir de plus près les superbes peintures murales

L'historique achevé, chacun essaya de voir de plus près les superbes peintures murales

La visite intérieure de l’église achevée, la plupart s’intéressa à l’extérieur et put vérifier les quelques différences au niveau des ouvertures entre l’intérieur et l’extérieur, différences notées par Lionel Royer dans ses explications sur le bâtiment. Certains en profitèrent pour prendre un dépliant sur l’église récemment finalisé par « Histoire et Patrimoine ».

Et puis, l’heure avançant, Madame de Livois rappela à ses amis qu’il fallait se diriger vers Vaudésir car « une collation vous attend. Vous pourrez aussi regarder l’exposition réalisée sur les différentes activités des VMF.

Il y a aussi des photos sur nos dernières sorties. » 

Les visiteurs regagnèrent leurs véhicules très satisfaits du temps passé et la phrase qui revenait souvent était : « Merci beaucoup pour nous avoir fait découvrir cet édifice. On n’imaginait pas qu’il puisse détenir autant de richesse. »

Une nouvelle fois, l’association « Histoire et Patrimoine », reconnue pour le travail effectué, permit de faire connaître et apprécier le patrimoine communal.

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 12:53

L’association « Autour de la Collégiale » a, comme chaque année, concocté un beau programme culturel pour cette semaine du Patrimoine, avec deux spectacles émanant de « Sons du Monde ».

Pour l’ouverture, la place de Bueil-en-Touraine résonnera aux airs du Flamenco avec le groupe « Tempo Flamenco », qui proposera un Flamenco magique et élégant où les trois grandes disciplines que sont le chant, la musique et la danse, seront incarnées par les artistes.

Ce spectacle invitera le public à une découverte d’un flamenco authentique, élégant et rebelle, à la fois plein de fougue et de sensualité. Tantôt apaisant, tantôt dynamisant, mais toujours plein de créativité et de modernité, en respectant les racines profondes et authentiques de la guitare espagnole, ces quelques instants avec tempo Flamenco vous feront voyager jusqu’aux racines de l’âme gitane.

Que vous soyez connaisseurs ou non-initiés, vous pourrez apprécier un spectacle de haut niveau, enivrant, intense et enflammé.

Renseignements et réservations

02 47 24 49 60, 06 73 07 99 98 ou 02 36 43 63 43

bueil.collegiale@laposte.net

Spectacle en plein air, sur la place de la Collégiale

Repli à la salle des fêtes en cas de mauvais temps

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Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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