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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 16:03

Mardi soir, la salle des fêtes de Neuillé-Pont-Pierre accueillait une centaine de citoyens intéressés par la réunion initiée par la gendarmerie, réunion dont le but était d’informer la population sur le dispositif de participation citoyenne.

Pour cela, aux côtés de Michel Jolivet, maire de la commune, et du policier municipal, les trois intervenants étaient : le capitaine Pélardy, de la compagnie de Tours, le lieutenant Trentin, commandant du groupement de brigades de La Membrolle et l’adjudant-chef Larrieu, commandant de la brigade de Neuillé-Pont-Pierre.

Ce dispositif de participation citoyenne a été créé en France en 2006. Il est gratuit pour les habitants et étendu à tout le territoire.  En Indre-et-Loire, 50 communes ont adhéré au dispositif. Il ne faut pas le confondre avec « Voisins vigilants » qui est mis en place par une société privée et qui est payant !

Michel Jolivet ouvrit la séance en se disant : « satisfait de voir que vous avez répondu très nombreux à l’invitation. Sur Neuillé-Pont-Pierre, depuis quelque temps, il y a eu beaucoup d’actes d’incivilités. Certaines affaires ont été résolues, mais pas toutes. Nous sommes ici pour faire un point et trouver des solutions. »

Le capitaine Pélardy prit ensuite la parole : « Suite à plusieurs cambriolages qui ont eu lieu sur votre commune, nous avons proposé ce dispositif à M. le Maire afin d’impliquer les citoyens que vous êtes dans vos quartiers et vous amener ainsi à signaler tout ce qui peut vous sembler anormal. C’est un dispositif qui permet de recréer du lien entre les habitants et de sensibiliser à la prévention. Il ne faut pas hésiter à composer le 17 quand on a un doute sur un comportement ou un fait inhabituel. En ce moment nous voyons émerger une société de vigilance en impliquant la population dans la sécurité.»

Ce fut ensuite au tour du lieutenant Trentin de prendre le micro et de conduire la réunion avec l’appui d’un diaporama que déroula l’adjudant-chef Larrieu.

La communauté de brigades de la Membrolle compte 32 000 habitants et couvre 21 communes. Ses gendarmes portent leur attention sur les atteintes aux biens, les incivilités, les voies de faits et les cambriolages. Ils n’hésitent pas à prodiguer des conseils pour une meilleure protection des citoyens.

Parlons cambriolage : Il y en a un toutes les 30 mn en France soit environ 985 par jour. Sur Neuillé-Pont-Pierre une augmentation  de la délinquance a été enregistrée en 2017 dans l’ensemble des domaines cités ci-dessus.

Les principaux modes d’action des cambrioleurs : le repérage, le démarchage à domicile…

« J’insiste bien sur le but de la réunion de ce soir sur la participation citoyenne qui est d’associer les habitants à la protection de leur environnement de manière à augmenter le sentiment de sécurité et raccourcir les délais d’intervention contre la délinquance. Et accroître ainsi l’efficacité de la prévention de proximité avec les patrouilles. »

De g à dte : le policier municipal, le capitaine Pélardy, Michel Jolivet, le lieutenant Trentin et l'adjudant-chef Larrieu

De g à dte : le policier municipal, le capitaine Pélardy, Michel Jolivet, le lieutenant Trentin et l'adjudant-chef Larrieu

La communauté de brigades de la Membrolle compte 32 000 habitants et couvre 21 communes. Ses gendarmes portent leur attention sur les atteintes aux biens, les incivilités, les voies de faits et les cambriolages. Ils n’hésitent pas à prodiguer des conseils pour une meilleure protection des citoyens.

Parlons cambriolage : Il y en a un toutes les 30 mn en France soit environ 985 par jour. Sur Neuillé-Pont-Pierre une augmentation  de la délinquance a été enregistrée en 2017 dans l’ensemble des domaines cités ci-dessus.

Les principaux modes d’action des cambrioleurs : le repérage, le démarchage à domicile…

« J’insiste bien sur le but de la réunion de ce soir sur la participation citoyenne qui est d’associer les habitants à la protection de leur environnement de manière à augmenter le sentiment de sécurité et raccourcir les délais d’intervention contre la délinquance. Et accroître ainsi l’efficacité de la prévention de proximité avec les patrouilles. »

Pour que ce dispositif puisse se mettre en place, il faut obligatoirement : l’adhésion des élus, l’engagement de la population, la signature d’un protocole entre le préfet, le maire et le commandant du groupement de  brigades de gendarmerie.

Les personnes intéressées pour devenir « référent » doivent se faire connaître en mairie. Leur liste est fournie à la gendarmerie qui décidera du choix des personnes. Pour Neuillé-Pont-Pierre, il en faudrait au moins une quinzaine.

Quel sera leur rôle ? Informer la gendarmerie de ce qui leur semble anormal et relayer auprès de la population l’action de la gendarmerie et les conseils préventifs. Leur action est limitée à leur zone d’habitation mais peu parfois être étendue. Le nombre d’habitants et/ou le nombre d’habitations sur le secteur influent sur le nombre de référents d’un secteur.

Quand on quitte son domicile pour peu de jours ou pour plus longtemps, il faut penser à l’Opération tranquillité vacances en signalant son absence à la gendarmerie. C’est une opération ancienne qui a commencé fin des années 1970.

Thème de la réunion

Thème de la réunion

À l’issue de la présentation, la parole fut donnée au public pour un échange qui permit d’affiner certains points. L’adjudant-chef Larrieu, connaissant bien son territoire,  intervint sur les sujets portant sur Neuillé-Pont-Pierre.

Concernant l’efficacité du dispositif, le lieutenant Trentin affirma que les résultats sont probants dans les communes adhérentes du dispositif. Un affichage bien visible de la voie publique est installé dans ces communes.

En 2017, sur le secteur, ont adhéré les communes de Chanceaux-sur-Choisille, Saint-Antoine-du-Rocher, Épeigné-sur-Dême et Sonzay.

Beaumont-Louestault est en cours d’élargissement et pour 2018, sont donc à l’étude Neuillé-Pont-Pierre, Saint-Christophe-sur-le-Nais et Semblançay.

Une fois les questions épuisées, Michel Jolivet invita tous les participants à partager un verre de l’amitié « sans alcool » précisa-t-il en regardant les gendarmes !

Un public intéressé venu nombreux

Un public intéressé venu nombreux

Quelques chiffres sur la délinquance concernant Neuillé-Pont-Pierre pour 2017

41 atteintes aux biens (+ 14)

17 cambriolages (+9)

12 vols liés à l'automobile 

 

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 09:07

Chaque année, la troupe saint-paternoise « Les Joyeux de l’Escotais » offre la recette de sa première séance de janvier à une association œuvrant dans le domaine de la recherche médicale. Cette année, c’est pour l’association liée au syndrome Prader-Willi France (SPW) que tous les acteurs locaux ont, avec toujours autant de professionnalisme, joué devant un nombreux public puisque 260 personnes étaient présentes ce soir-là, public  venu se divertir et participer à une bonne action.

Avant que le spectacle commence, le président des « Joyeux de l’Escotais », Alexis Petithomme, invita Valéry Fonteny, le papa du petit Jules, 3 ans, à monter sur scène avec lui pour présenter au public son association « Syndrome Prader Willi France » et expliquer la caractéristique du syndrome dont est atteint son plus jeune fils.

Léo, 7 ans, et Jules, 3 ans

Tout d’abord, qu’est-ce que le SPW ?

Le nom de ce syndrome vient de deux professeurs, le professeur Prader et le professeur Willi, médecins pédiatres suisses qui avaient remarqué dans les années 1950 certains signes cliniques et symptômes caractéristiques observés rarement chez quelques enfants.

Ces signes cliniques et ces symptômes, rassemblés sous le terme de syndrome, étaient : une très grande faiblesse musculaire à la naissance, un retard des acquisitions et des apprentissages élémentaires, un certain retard mental, une morphologie particulière et surtout un trouble du comportement alimentaire qui s’installait très tôt et qui finissait par  développer une obésité infantile avec toutes les complications gravissimes que nous pouvons imaginer…. Leur espoir de vie ne dépassait guère 20 ans, dans les années 50.

Depuis les années 80, l’origine génétique est connue. Il s’agit d’un accident génétique que rien ne peut laisser prévoir … Les gênes concernés ne s’expriment plus et vont  provoquer un trouble du neuro développement dès la vie intra-utérine. Il s’agit d’une maladie rare, environ une naissance sur 15 à 20 000, c’est-à-dire environ 40 bébés par an. On estime à ce jour que 1500 personnes environ sont touchées en France.

L’association SPW a été créée en 1996 et fait partie des membres fondateurs de l’Alliance Maladies Rares.

Pour tout découvrir sur le syndrome de Prader Wili

Le cas du petit Jules

Valéry, son papa, et Katia, sa maman ont rapidement su que leur bébé avait un problème. Son manque de tonicité, le fait qu’il dorme tout le temps, qu’il ne pleure pas, avait rapidement alerté les pédiatres à la maternité. Dès la sortie de la maternité, il a passé 5 semaines à l’hôpital pour enfants, Clocheville, à Tours.

Depuis la rentrée de septembre, il est scolarisé le matin en maternelle à Beaumont-Louestault. Il s’est bien intégré mais sa maîtresse pense qu’il aura besoin assez vite d’une auxiliaire de vie scolaire. Sa maman, qui travaille désormais à la maison, trouve qu’il se fatigue vite. Les parents doivent veiller à son alimentation car, avec cette maladie, l’obésité infantile se met rapidement en place. Jules n’a pas droit aux bonbons ! Actuellement, il continue à recevoir des piqûres d’hormones de croissance.

Valéry et Katia sont, bien sûr, conscients du handicap de leur petit garçon et ils essaient de gérer ses problèmes  et de l’aider du mieux qu’ils peuvent.

Chaque année, un mouvement «  A petits pas » qui agit en parallèle de l’association SPW organise des marches au profit de l’association, des entreprises soutiennent cette recherche.

Aussi, quand les parents de Jules ont été contactés par Alexis Petithomme, président des "Joyeux de l’Escotais", pour bénéficier de la recette de leur séance caritative, ils ont adhéré sans hésiter.

Lorsque la soirée théâtrale se termina, Valéry Fonteny fut à nouveau sollicité pour monter sur scène afin de  connaître le montant du chèque qui sera remis à l’association SPW : 2300 €.

En entendant la somme annoncée, il exprima sa joie et sa reconnaissance en ces termes : « C’est par votre solidarité, comme celle de ce soir, que les projets vont pouvoir être menés à terme, les fonds publics, je le répète, étant limités. Nous vous en sommes très reconnaissants, votre soutien nous est cher, tant sur le plan matériel que sur le plan moral ! Car c’est par votre générosité que nous pouvons mener nos missions. Grâce à des moments comme celui de ce soir, nous pouvons dire que notre enfant, est porteur d’un handicap, oui, mais c’est une personne reconnue  à part entière. Merci encore ! »

Alexis avec la famille Fonteny devant les panneaux expliquant le handicap de Jules

Alexis avec la famille Fonteny devant les panneaux expliquant le handicap de Jules

Pour ceux qui n’auraient pas encore trouvé le temps d’aller applaudir « Les Joyeux de l’Escotais » dans leur programmation 2017, il reste une dernière séance, le samedi 27 janvier, à 20 h 30, salle Armand Moisant, à Neuvy-le-Roi. La séance est organisée par le Secours catholique.

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 09:35

 

Chaque année, la troupe locale "Les Joyeux de l'Escotais" organise une séance au profit d'une association. Cette année, Les Joyeux de l'Escotais ont décidé de jouer au profit de l'association Prader-Willi France et de donner l'intégralité de la recette à cette association dont le but est d'aider la recherche sur ce syndrome dont est atteint le petit Jules habitant Beaumont-Louestault.

Si vous n'avez pas encore eu le loisir de venir vous détendre lors d'une des 4 représentations du mois dernier, c'est pour vous l'occasion de commencer l'année 2018 dans la bonne humeur en soutenant la troupe "Les Joyeux de l'Escotais" et en participant avec eux au soutien d'une association impliquée dans la recherche médicale.

Alors, n'hésitez à faire et à vous faire plaisir le samedi 13 janvier prochain !

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 10:37

L’association Familles rurales Racan avait lancé à partir du début décembre une opération de solidarité en faveur des familles nécessiteuses du territoire sous forme de collecte alimentaire. Cette opération s’achevait en ce mercredi et, vers 17 h, deux des animatrices du centre de loisirs de Saint-Paterne sont venues apporter le résultat de cette opération à l’épicerie solidaire Épisode.

Les caisses pleines, fruits de la collecte alimentaire.

Les caisses pleines, fruits de la collecte alimentaire.

Quand elles déposèrent les deux caisses bien remplies de produits alimentaires, les bénévoles ne cachèrent pas leur joie à l’idée de pouvoir regarnir un peu les étagères désespérément vides depuis le vol dont a été victime l’épicerie récemment.

Les rayonnages furent vidés de leur contenu lors du vol dont a été victime Épisode

Les rayonnages furent vidés de leur contenu lors du vol dont a été victime Épisode

Les jeunes filles ayant participé à la collecte précisèrent : « Tous ces dons proviennent des familles qui amènent leurs enfants à la garderie ou au centre de loisirs. Les enfants étaient heureux de participer. »

Pour réceptionner ces dons, aux côtés des bénévoles, on notait la présence de Jean-Marie Bruny, représentant la municipalité, et de Maria, mise à disposition par la municipalité pour aider à la gestion d’Épisode. Emmanuelle Hocdé, qui prendra bientôt officiellement la présidence de l’association, était également présente. Il faut savoir qu’en dépit de la perte de leurs réserves, les bénévoles avaient maintenu dans le début de l’après-midi un goûter festif pour les familles bénéficiaires et que, pour que la table soit bien garnie, de nombreux gâteaux avaient été fabriqués.

L'ensemble des personnes présentes pour réceptionner ces précieux dons.

L'ensemble des personnes présentes pour réceptionner ces précieux dons.

Les bénévoles remercient l’association Familles rurales Racan pour son action qui permettra de donner un peu de bonheur en cette fin d’année à quelques familles nécessiteuses du territoire.

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:01

L'épicerie solidaire, Épisode,  a été cambriolée ce week-end et la totalité de l'épicerie a été dévalisée. Il ne reste plus rien !

Les voleurs n'ont pas touché au PC, à l’imprimante et au micro-onde....Juste les premières nécessités pour les familles.
Les organisateurs, tous des bénévoles, sont outrés de voir qu’un tel acte ait pu être commis. Ces denrées sont toutes à destination des familles les plus démunies de notre secteur et voler ceux qui ont peu est vraiment inimaginable et impensable ! Notre colère est immense.

Le préjudice est estimé à 500 € par le Secours catholique.

La gendarmerie a été informée et une plainte a été déposée.
 

Les familles nécessiteuses peuvent bénéficier des produits à prix raisonnables
Les familles nécessiteuses peuvent bénéficier des produits à prix raisonnables

Les familles nécessiteuses peuvent bénéficier des produits à prix raisonnables

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 16:05

 

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 09:16

Le nouveau service de transport solidaire Mobil’Ages est en service depuis le 13 novembre sur l’ensemble des communes du pays de Racan.

À l’initiative de la communauté de communes Gâtines Choisilles – Pays de Racan et pilotée par l’association Agevie, cette expérimentation propose de mettre en relation la demande de transport avec une offre bénévoles, via un animateur avec un numéro de téléphone unique.

Seul un coût du transport est demandé et calculé sur la base d’une indemnisation du coût du véhicule.

Déjà une dizaine de transports ont pu être réalisés et d’autres sont à venir.

Les premiers usagers  sont prêts à renouveler l’expérience dès qu’ils en auront besoin, ils s’estiment satisfaits du dispositif : « c’est ce à quoi je m’attendais », « j’ai apprécié la confirmation et la rapidité de réponse

Pour un usager, qui prenait le bus auparavant ou demandait à ses voisins, le dispositif répond à son attente : « Je n’ai plus besoin de chercher à droite et à gauche ou de prendre plusieurs transports en commun pour aller à un endroit, c’est un trajet direct.» Il ajoute également qu’avant il ne savait jamais s’il donnait trop ou pas assez d’argent, maintenant « il y a un prix fixe et raisonnable, parce que je me suis rendu compte que je donnais peut être un peu trop avant ».

Du côté des bénévoles, ils se disent eux aussi satisfaits. Ils ajoutent également que le temps d’attente n’est pas un problème. L’un d’eux confie : « je me suis occupé pendant le temps d’attente, j’ai fait deux ou trois courses pendant ce temps.»

Les usagers préviennent une à deux semaines à l’avance et ont des demandes variées : rendez-vous médicaux, courses… etc. Il est aussi possible de répondre à des urgences du jour pour le jour, tel qu’assister à des obsèques.

La réactivité et la disponibilité des bénévoles ont permis de satisfaire l’ensemble de ces premières demandes.

Point important : avant toute première participation au dispositif, chaque usager et bénévole doivent signer la charte d’engagement.

Si vous êtes intéressé pour solliciter ce service qui vous permettra de retrouver une capacité de déplacement, ou si vous êtes partant pour proposer vos services en tant que bénévole, n’hésitez pas à appeler Anaëlle Lesourd de l’association Agevie au 06 33 39 74 16.

Bénévole et usager satisfaits du service

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 18:51
Un public intéressé par les avancées de la recherche médicale
Un public intéressé par les avancées de la recherche médicale

Un public intéressé par les avancées de la recherche médicale

Comme chaque année depuis 2005, un an après la création de l’association Malaury, une soirée était organisée dans la salle Beau-Soulage, au profit de la recherche médicale.

Rappelons rapidement que cette association s’était créée pour aider les chercheurs qui travaillaient sur le syndrome de Lesch Nyhan et la dystonie, symptômes dont souffrait le petit Malaury. Des liens se sont alors noués entre Odile et Jean-Michel Gourdon, parents de Malaury, et Pierre Castelnau, neuropédiâtre à Clocheville à Tours et Irène Céballos-Picot, enseignant-chercheur à l’hôpital Necker à Paris.

Depuis plusieurs années, cette soirée commence donc par une conférence où la personne invitée et ce fut souvent, comme samedi soir, Irène Ceballos-Picot, vient expliquer le plus simplement possible les travaux réalisés et les avancées obtenues d’une année sur l’autre.

La conférence proposée cette année s’intitulait : « Recherche d’une thérapie de la maladie de Lesch-Nyhan ».

Odile Gourdon, à gauche, face à Irène Céballos-Picot

Odile Gourdon, à gauche, face à Irène Céballos-Picot

Avant de laisser la parole à la chercheuse, Odile, présidente de l’association, prit le micro et devant la quarantaine de personnes présentes pour suivre l’évolution des recherches, ouvrit la soirée par ces quelques mots : « Merci d’être là pour la 13ème édition de cette soirée amicale et conviviale. Je remercie la municipalité de Saint-Christophe pour le prêt de la salle. Pour la énième fois, Irène Ceballos-Picot exposera l’avancée de ses recherches. Le don que nous avions fait l’an dernier à Pierre Castelnau a été investi dans le fonctionnement du robot humanoïde Nao qu’il nous avait présenté et qui intervient maintenant auprès des enfants. »

Elle laissa ensuite la parole à Irène Ceballos-Picot. « Ce soir, je vais vous parler d’un projet qui nous tient à cœur depuis longtemps, trouver des molécules qui vont réussir à compenser le déficit de l’enzyme, nommée HPRT, responsable de la maladie de Lesch-Nyhan. Ce déficit perturbe le métabolisme des purines qui est essentiel pour le bon fonctionnement du système nerveux. Le gène  qui code pour l’enzyme HPRT est sur le chromosome X, cette maladie rare (1 naissance/250 000 en Europe) n’atteint donc que les garçons. Plusieurs formes de la maladie peuvent apparaître et notamment des formes très sévères qui s’accompagnent d’automutilations. Heureusement, il existe des formes moins sévères appelées « Variants de la maladie de Lesch-Nyhan » sans automutilation.

Irène Céballos-Picot au cours de la conférence

Les questions que se sont posés les chercheurs sont: « Pourquoi ces différentes formes  alors qu’un seul gène est muté et quelles sont les facteurs protecteurs dans les formes moins sévères ?  »

« À Necker, le travail a débuté en 1981 par le diagnostic biochimique puis génétique de la maladie de Lesch-Nyhan. 164 patients répartis dans 128 familles ont été diagnostiqués en France. Une analyse génétique a été effectuée pour 98 familles. Chaque patient a sa propre mutation ce qui rend le travail très complexe. Nous collaborons à l’échelon européen pour harmoniser nos pratiques. Un questionnaire clinico-biologique remis à chaque patient et leur médecin traitant en France et en Italie (Institut Gaslini à Gênes,  Dr AnnaLisa Madeo) va permettre, par l’étude des réponses aux questionnaires, de comprendre l’histoire naturelle de la maladie préalable indispensable à un essai clinique. Cet échange franco-italien fut très riche lors d’une journée dédiée à la prise en charge de la maladie de Lesch-Nyhan à l’institut Gaslini en septembre dernier.

Depuis quelques années, le laboratoire Sanofi s’est investi à nos côtés dans les recherches sur cette pathologie. Nous avons mis en place plusieurs tests biochimiques permettant le criblage de milliers de molécules par un robot. 900 000 molécules ont été testées sans donner de résultat positif sur un premier test de criblage.  À Necker, nous avons une banque de cellules de patients qui nous a permis de mettre au point un autre test  afin de cribler des médicameents directement sur les cellules de patients en culture. Notre projet de criblage utilisant ce test a été lauréat d’un appel d’offre de la Fondation Maladies rares et a donc été financé permettant le criblage de médicaments à grande échelle sur la plateforme de criblage du CEA de Grenoble. Une molécule que nous appellerons X et une autre nommée Y ont été découvertes et potentiellement brevetables. Ces molécules  rétablissent le défaut métabolique des cellules de patients Lesch-Nyhan. Nous montrons l’efficacité de ces molécules sur les cellules de 5 patients ayant des mutations différentes».

La conclusion à retenir de cette conférence est comme le dit Mme Ceballos-Picot : « Une bonne nouvelle d’avoir trouvé ces 2 molécules « x et y » évaluées positivement sur plusieurs lignées cellulaires de patients Lesch-Nyhan. Le chemin à parcourir est encore long pour aboutir à un essai clinique chez les malades car il  faudra tester l’innocuité de ces molécules sur des modèles animaux de la maladie de Lesch-Nyhan. La souris et le rat mutés sur le gène HPRT n’étant pas de bons modèles car ne présentent pas de troubles neurocomportementaux, la création de nouveaux modèles animaux est nécessaire. La possibilité d’obtention d’un modèle de la maladie de Lesch-Nyhan chez les primates non humain est en discussion avec le directeur de la Fondation des maladies rares, le Pr Jean-Louis Mandel : un nouvel espoir pour tester l’efficacité de ces deux molécules.

C’est l’aboutissement d’un travail de 5 années. Merci à l’association Malaury, à l’association Lesch-Nyhan action et à la Fondation Maladies rares qui m’ont aidé financièrement dans ce travail et à mes collaborateurs de Sanofi les Dr Franck Augé et  Anne Olivier-Bandini »

La remise des cadeaux et du chèque qui permettra la poursuite des recherches.
La remise des cadeaux et du chèque qui permettra la poursuite des recherches.

La remise des cadeaux et du chèque qui permettra la poursuite des recherches.

Odile vint alors rejoindre Mme Céballos-Picot : « Merci Irène pour cette belle nouvelle. Nous avons mis tout notre poids pour que vous puissiez mener à bien vos recherches. Vous avez toujours été très motivée. »

« Oui, heureusement que vous êtes intervenue à Necker pour que je puisse effectivement poursuivre mes recherches » répliqua Irène Céballos-Picot. « Grâce aux associations, on peut avoir du poids sur notre hiérarchie pour le diagnostic de ces maladies. Continuez à rester mobilisés. Vos dons sont des aides précieuses. »

Puis Odile appela les amies d’enfance de Malaury, Julie, Laura et Maëlle, toujours présentes à ces soirées qui vinrent remettre à Mme Céballos-Picot un chèque de 10 000 € pour la poursuite de ses travaux

Irène céballos-Picot reçoit le nouveau livre sur Saint-Christophe

Irène céballos-Picot reçoit le nouveau livre sur Saint-Christophe

En remerciements, elle reçut également un beau bouquet et le livre récemment édité par l’association Histoire et Patrimoine, « Si Saint-Christophe m’était conté ».

Partage du verre de l'amitié

Partage du verre de l'amitié

Puis, chacun fut invité à partager le verre de l’amitié avant que les 380 convives inscrits pour les repas « faits maison » par Joël ne prennent place autour des tables dressées tout autour de la salle.

Un aperçu des convives pendant le repas.
Un aperçu des convives pendant le repas.
Un aperçu des convives pendant le repas.
Un aperçu des convives pendant le repas.
Un aperçu des convives pendant le repas.

Un aperçu des convives pendant le repas.

Ce délicieux repas terminé, tous les membres actifs de l’association Malaury furent appelés sur scène par Odile ainsi que le cuisinier et les différentes personnes ayant apporté une aide ponctuelle. Joël, qui prend sa retraite et assurait ce soir son dernier repas pour l’association reçut aussi le livre sur Saint-Christophe. Puis, tous ensemble, sur l’air des Copains d’abord, ils entonnèrent une belle chanson rappelant l’histoire de la création de l’association Malaury.

Tous les bénévoles de l'association Malaury réunis sur scène

Tous les bénévoles de l'association Malaury réunis sur scène

Avant que les convives quittent la salle, Odile annonça : « C’est la dernière soirée sous cette forme mais, rassurez-vous, il y en aura d’autres. Nous allons réfléchir à une nouvelle formule pour l’an prochain. Merci encore à tous de votre fidélité. »

Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que se termina cette belle manifestation où convivialité et solidarité ne sont pas de vains mots !

 

Merci à Irène Céballos-Picot pour son aide précieuse dans la correction de l'article.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 09:57
Parmi le public, on notait la présence de quelques élus des communes concernées.
Parmi le public, on notait la présence de quelques élus des communes concernées.

Parmi le public, on notait la présence de quelques élus des communes concernées.

Lundi soir, à Beau-Soulage, se tenait une réunion publique concernant les communes de Saint-Aubin-le-Dépeint, Saint-Christophe-sur-le-Nais et Saint-Paterne-Racan, commune dont le maire, M. Jean-Pierre Poupée, était présent parmi la quarantaine de personnes ayant répondu à l’invitation de Catherine Lemaire, premier magistrat de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Cette réunion faisait suite à celle qui eut lieu à l’automne dernier pour la mise en place d’un système de covoiturage mettant en relation des personnes privées de moyens de transports et des bénévoles prêts à les prendre en charge en fonction de leurs déplacements.

Lors de ces premières réunions, dans différentes communes du territoire, une première liste de personnes volontaires avait été dressée et avait donc permis aux organisateurs, en l’occurrence Anne Sémard et Dominique Martin, de l’association Agevie, implantée à Chemillé-sur-Dême, avec le concours de la CCGCPR et de la vice-présidente en charge de la jeunesse et de l’accompagnement au vieillissement, Catherine Lemaire, de finaliser un projet. C’est donc ce projet, soutenu par la CCGCPR, CARSAT Val de Loire (retraite et santé au travail) et Leader, qui était présenté aux habitants lundi soir.

De gauche à droite : Anne Sémard, Anaëlle Lesourd, Dominique Martin et Catherine Lemaire

De gauche à droite : Anne Sémard, Anaëlle Lesourd, Dominique Martin et Catherine Lemaire

Un nouveau service de transport solidaire : Mobil’Âges

Dominique Martin, responsable également du foyer Bois Soleil à Chemillé-sur-Dême, présenta ce nouveau service qui va se mettre en place très prochainement sur le territoire. « J’ai été sollicitée pour mettre en place de nouveau projet. On peut considérer qu’il démarre aujourd’hui et ce jusqu’en décembre 2 018. À cette date, un point sera fait pour dresser un bilan de ce nouveau service. Durant ce premier mois, nous allons recenser toutes les personnes demandeuses de transport et tous les bénévoles qui souhaitent prendre en charge ces personnes. Un numéro de téléphone a été créé ainsi qu’une adresse mail et une personne, Anaëlle Lesourd, a été recrutée pour gérer ce service. C’est elle qui aura en charge de trouver la solution pour mettre en contact les deux parties.»

Anne Sémard, qui a accompagné la CCGCPR dans les études concernant la mise en place de ce projet, a répondu aux diverses interrogations des personnes présentes dans la salle, plutôt d’ailleurs des personnes à transporter que des bénévoles. Voici les quelques précisions qui apportent une clarification sur ce nouveau service. « Tout d’abord, il faut savoir qu’une charte a été établie et qu’elle sera obligatoirement signée par les deux parties. Le bénévole qui s’engage à transporter des personnes doit remplir impérativement 4 conditions : avoir un véhicule en bon état, un permis de conduire, une assurance à jour, ne pas avoir d’infractions au code de la route. La personne transportée devra acquitter une somme basée sur le remboursement de 0,35 € par kilomètres parcourus du domicile du bénévole au lieu du dépôt aller-retour. Pour cela des coupons en 3 parties seront préparés : un justificatif pour l’association et un pour chacune des parties. Il servira de justificatif en cas de litige et pour la traçabilité. »

Suite à l’intervention de Laurent, dans l’assemblée, concernant les manifestations organisées par les associations et la possibilité d’en faire profiter quelques personnes demandeuses de loisirs, Anne Sémard répondit : « Bien sûr, pourquoi pas. Nous avons tout d’abord pensé aux besoins plus courants des personnes âgées pour lesquelles ce service est mis en place dans un premier temps : rendez-vous divers, courses, rencontres amicales, mais effectivement si certaines souhaitent bénéficier de loisirs, c’est tout à fait possible. »

Il faut savoir que s’il y a dans le véhicule plusieurs personnes transportées, les frais seront évidemment partagés.

Puis, Anne Sémard annonça la bonne nouvelle : « La mise en fonctionnement de ce service, appelé Mobil’Âges, est prévue pour le 13 novembre. Nous avons un mois pour prendre des inscriptions et commencer à étudier les différentes possibilités pour mettre transportés et bénévoles en contact. Il faut absolument que les personnes nous préviennent au moins 48 h à l’avance pour qu’Anaëlle puisse trouver la meilleure solution. Sachez qu’elle ne sera pas toujours au bout du fil. Elle a d’autres occupations. Laissez votre message, soyez clair et elle vous rappellera. Mais le samedi et le dimanche, elle n’est pas présente. Pour que ce service fonctionne, vous en êtes les meilleurs acteurs avec le bouche à oreilles. Si vous le voulez bien, tous ceux, bénévoles ou demandeurs, qui souhaitent participer à Mobil’Âges, peuvent venir nous donner ou redonner leur coordonnées avant de partir. »

Avant que les participants ne se dispersent, Catherine Lemaire, conclut cette réunion en ces termes : « Ce dispositif est à votre disposition, mais c’est vous qui le faites vivre ! Ne l’oubliez pas. »

Si ce service vous intéresse et que vous ne vous êtes pas encore fait connaître, n'hésitez pas à téléphoner ou à envoyer un mail.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 07:39

 

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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