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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 09:05

Bientôt un masque pour chaque habitant !

Le scrutin du 15 mars vous a reconduite dans votre fonction de première magistrate de Saint-Christophe-sur-le-Nais avec, bien sûr, l’intégralité de vos colistiers dont la moitié figurait déjà dans votre équipe municipale. Avec l’arrivée du COVID 19 et le confinement décrété, vous et vos colistiers n’avaient pu être installés pour appliquer le programme que vous souhaitiez mettre en place pour les 6 ans à venir.

Tout d’abord, puisque vous êtes appelée à poursuivre la gestion communale avec les nouvelles contraintes et préconisations sanitaires mises en place, qu’est-ce que, au quotidien, vous avez dû modifier dans votre fonctionnement ? (ouverture de la mairie, relations avec les secrétaires, le personnel communal)

Avant le premier tour des élections, nous avions déjà reçu tout un protocole et des mesures très strictes à mettre en place. Avec l’annonce du confinement, le 17 mars, il a fallu prendre des décisions dans l’urgence. Tout d’abord, j’ai demandé aux agents communaux de retourner chez eux. Nous avons mis en place une permanence téléphonique au niveau de la mairie, les secrétaires travaillant en alternance. Pour l’agence postale, l’agent recevait sur rendez-vous et la gestion du cimetière se faisait en lien entre les élus et un agent technique. Pour la gestion des routes et de l’école, ce fut un arrêt total. Depuis, avec du tâtonnement pour faire au mieux, les choses ont un peu évolué. Les deux agents techniques travaillent chacun de leur côté avec le véhicule et le matériel qui leur est propre. Le personnel de RES est quant à lui à l’arrêt. L’agence postale, fermée dans un premier temps, est désormais ouverte 4 jours de 9 h à 12 h et peut distribuer timbres et colis.

Pour la gestion administrative et notamment pour les salaires des agents, un travail commun a été fait avec le receveur.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Le confinement et les élus - Rencontre virtuelle avec Catherine Lemaire

Organisez-vous des réunions restreintes avec les adjoints actuels et les futurs pour prendre des décisions sur la continuité des actions communales pour que la commune continue à vivre (entretiens divers, travaux en cours, …) ?

Je reste en contact avec les élus qu’ils soient anciens ou nouveaux. Les adjoints, André Lascaud, Anna Courtois, Emmanuelle Hocdé, et même Jean-Jacques Meunier depuis chez lui, sont une aide précieuse. Ce travail d’équipe permet un bon fonctionnement de la commune. Il faut savoir malgré tout qu’à cause de certains, la gestion est parfois difficile. Il y a eu sur la commune quelques personnes en phase suspecte. Il faudra être très prudent avec le déconfinement ! Nous recevons beaucoup de circulaires, pas toujours très claires, notamment sur la conduite à tenir au niveau des espaces publics, des salles communales. Depuis la prolongation du confinement, le 17 avril, au niveau des espaces verts, les entretiens habituels sont faits par nos deux agents techniques. Ils se sont répartis les tâches et les secteurs de façon à être seul pendant qu’ils travaillent. Pour ce qui est des travaux en cours, seuls ceux de la maison de santé se poursuivent.

 

Dans le centre du bourg, nous avons la chance de voir fonctionner 2 de nos commerces sur 3. Les agents communaux sont intervenus pour, à l’extérieur des magasins, tracer des lignes afin que les clients respectent des distances en attendant leur tour. C’est une très bonne idée. De plus, on remarque que, pendant cette attente, les gens discutent entre eux. Une certaine convivialité s’est mise en place ce qui ne peut-être que bénéfique pour « le jour d’après »…du moins, on peut l’espérer !  Peut-on vous demander qui a eu cette bonne idée ?

J’ai été alertée par Sandrine Debarre qui, au niveau de son commerce, s’inquiétait de voir quelques personnes qui ne respectaient pas les préconisations de sécurité. Elle a donc demandé l’aide de la commune pour faire tracer des lignes à l’extérieur du magasin pour que les clients aient un repère de distanciation à tenir. L’idée était effectivement intéressante et un agent technique a donc tracé ces repères devant l’épicerie et la boucherie. La municipalité se doit d’aider ses commerces locaux. C’est une chance pour la commune de les avoir. Puisque l’on parle des commerces, sachez que M. Viley a demandé que, pendant cette période difficile, son loyer ne lui soit pas facturé. Ce qui a été décidé par les élus. Madame le Maire fera prendre une délibération dans ce sens lors de l’installation du nouveau conseil.

Pour que vos administrés puissent vivre au mieux ce confinement et en particulier les plus fragiles d’entre eux (les anciens isolés, dépourvus de véhicules, …) quelles actions avez-vous mises en place ?

Tous les habitants de plus de 70 ans, dès le 17 mars, premier jour du confinement, ont reçu un courrier de la mairie contenant et rappelant les différentes consignes à respecter, une attestation de déplacement dérogatoire à remplir et la liste des magasins autorisés à l’ouverture. Dans ce courrier, pour les personnes fragilisées, des numéros de téléphone étaient fournis. Il leur était proposé de se faire connaître et de faire savoir si elles avaient besoin d’aides pour faire leurs courses. Des conseils étaient également prodigués au cas où des problèmes de santé interviendraient.

Suite à ce courrier, une liste d’une vingtaine de personnes a été établie. Ces personnes sont suivies régulièrement. Des élus dont Emmanuel Couratin, interviennent régulièrement auprès d’elles et s’occupent de leur ravitaillement.

Des liens téléphoniques ont eu lieu avec plusieurs personnes qui se sont proposées pour fabriquer des masques. On a pu mettre ces couturiers-couturières en relation avec ceux qui en avaient besoin. Un climat d’entraide s’est mis en place. C’est le côté positif de ce confinement.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Le confinement et les élus - Rencontre virtuelle avec Catherine Lemaire

En parlant des anciens, sur la commune se trouve un EHPAD. Comment y est vécu le confinement ? Quelles décisions communes avez-vous prises avec la directrice, Mme Hiébel, pour que les résidents ne soient pas trop perturbés par cette période difficile ? Un déconfinement est-il envisagé pour eux et sous quelle forme ?

Avec Mme Hiébel, nous communiquons une ou deux fois par semaine et échangeons par rapport à notre questionnement. Elle peut s’appuyer sur le docteur Rivière, médecin coordonnateur, sur le cadre-santé, qui l’ont aidée pour la mise en place d’un protocole. Le plus difficile à gérer, ce sont les personnes handicapées vieillissantes. Au début, elles fuguaient. Maintenant, elles sont enfin confinées. Il a fallu mettre du personnel pour les prendre en charge en plus du personnel présent ainsi que pour les animations. Dès le début du confinement, la communication avec les familles a été établie.

Pour l’obtention de masques, il a fallu faire beaucoup de pression au niveau du département et de l’état. Il en a été de même pour le gel hydroalcoolique. Pour les gants et les blouses, ça allait.

Aujourd’hui, c’est l’ouverture aux familles en conservant des distances et à l’extérieur, en petit nombre. L’EHPAD a reçu des injonctions pour de nouvelles admissions. Nous nous y sommes opposées. Ce n’est pas le moment de faire entrer de nouveaux pensionnaires parmi les résidents en place. Donc, pour l’instant, ces admissions sont gelées ; ça n’a pas été facile de le faire comprendre. Après le 11 mai, il faudra rester très vigilant par rapport aux nouveaux entrants.

Les nouveaux élus ont-ils connaissance des principales actions que vous avez mises en place pour que, dès que l’installation du nouveau conseil sera effective, l’ensemble des élus puisse se mettre au travail ?

Systématiquement, j’envoie toutes les circulaires et tous les documents que je reçois à tous les élus, nouveaux et anciens. Pour ce qui est des nouveaux, ils doivent se sentir submergés et ne pas forcément tout comprendre ! Les principales actions sont communiquées par Emmanuelle qui fait du bon travail.

En ce moment, l’école accueille quelques enfants de personnel prioritaire. Ils sont peu nombreux donc la gestion est simplifiée. Par contre pour la réouverture de l’école le 11 mai, comptez-vous vous rapprocher des enseignantes pour établir une manière de fonctionnement qui puisse respecter les normes de distanciations et sanitaires dans l’intérêt de tous ?

Actuellement, à l’école, le personnel travaille en alternance. Un protocole individualisé a été mis en place. C’est une seule et même personne qui prend les enfants en charge du matin jusqu’au soir. Chacun, enfant et adulte, veille au respect des gestes barrière. La désinfection est fréquente.

Pour la réouverture de l’école le 11 mai, rien ne sera fait sans un travail de concertation avec le corps enseignant. Nous réfléchirons ensemble aux mesures à mettre en place. À mon avis, il ne devrait pas y avoir d’obligation scolaire jusqu’au 30 juin.

Les enfants qui arrivent de leur maison sont toujours porteurs de microbes, voire de virus. Aussi, pendant cette période délicate, si leurs cours sont répartis sur une journée entière, il serait judicieux qu’ils ne retournent pas chez eux le midi mais, pour ceux qui ne mangent pas à la cantine, qu’ils apportent un repas froid à manger sur place.

Pour la cantine, un groupe de 40 enfants est envisageable. Mais, le mieux serait d’organiser deux temps de repas avec 20 enfants dans la salle et autant dans la cour. Là aussi, la même personne sera attachée à une seule et même fonction au cours d’une journée. Pour les enfants de personnel prioritaire, la gratuité de la cantine et de la garderie sera mise en place. Cette décision sera prise également au niveau de la Communauté de communes.

 Je dois vous dire que, en visioconférence, un rendez-vous avec d’autres maires et le DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale) est prévu.

Déconfinement le 11 mai, ne veut pas dire « tout est maintenant permis ». Il faudra rester très prudent et éviter les rassemblements. À ce propos, qu’en sera-t-il de la cérémonie du 8 mai ? de la fête du 13 juillet ? du repas des anciens ?

Déjà pour moi, au lieu de déconfinement, je préfère dire « assouplissement du confinement ». Toutes les manifestations regroupant plusieurs personnes restent déconseillées. Pour le 8 mai, une gerbe sera déposée au pied du monument aux morts sans cérémonie. La fête du 13 juillet sera également supprimée. Quant au repas des Anciens, sans aucune certitude sur ce que l’avenir nous réserve, on envisage de le reporter au mois d’octobre. De nouveaux cas se déclarent encore chaque jour. Aussi, tant qu’il n’y aura pas de traitement ni de vaccin, il faut rester très prudent. Avec le déconfinement annoncé, il va falloir s’habituer à porter un masque et à l’utiliser en permanence dès que l’on sort de chez soi.

Pour protéger les habitants de la commune, nous avons fait appel à plusieurs entreprises du territoire qui en fabriquent. Ils sont payants et le conseil départemental participait à hauteur de 50% sur le coût à condition qu’ils soient conformes aux normes AFNOR. Or, les masques « grand public » ont essentiellement un rôle de distanciation.

J’ai contacté l’entreprise locale, Birochau, qui en a fabriqués pour son personnel. Leurs masques sont faits avec sérieux et il y en a de plusieurs tailles : enfants, hommes, femmes. Chaque habitant de la commune aura droit à un masque gratuit à retirer à la mairie à partir du lundi 4 mai.

En conclusion, comment vivez-vous ce moment difficile qui demande une certaine force morale avec toutes les incertitudes qui y sont liées ? (annonces officielles à géométrie variable, grande responsabilité à prendre souvent seule, moyens pas toujours au rendez-vous…)

Le mot qui me vient à l’esprit pour qualifier de moment, c’est « pesant,  angoissant» aussi ! Il ne faut rien oublier. Les nouvelles règles à mettre en place pour la commune mais aussi pour la population sont importantes. On se doit d’agir dans l’intérêt général mais aussi pour le bien-être de chacun.

Dans cette urgence sanitaire, beaucoup de responsabilités pèsent sur les épaules des élus dans leur partage avec le gouvernement.

Mais, ce qui me rassure, c’est cette entraide commune bienveillante qui semble s’être renforcée sur la commune.

Une idée de la date d’installation du nouveau conseil ?

Pour moi, je ne pense pas avant la fin du mois de juin.

Catherine Lermaire dans son bureau avec son masque face à la photographe !

Catherine Lermaire dans son bureau avec son masque face à la photographe !

Merci d’avoir donné un peu de votre temps précieux. Cet échange permet de savoir que les élus et vous en particulier, continuent de faire vivre et avancer la commune dans cette période très délicate. Vos administrés seront sensibles je pense, à la franchise de cet échange et rassurés sur le fait que leurs élus ont œuvré et œuvrent encore au mieux pour leur sécurité et leur bien-être.

 

 

Entretien réalisé à distance en visioconférence.

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 15:27

Interview de Jean-Pierre Poupée, maire de la commune et de Michel Poupée, président du syndicat d'élevage.

La Foire du 1er Mai a été annulée, une première !

Combien de bénévoles compte le Syndicat d’Elevage ?

10-12 bénévoles et une quinzaine d’éleveurs.

Que ressentez-vous à l’approche de cette date ?

Cela fait bizarre: Pas de réunions de préparation le soir. Pas de peinture dans les rues pour le marquage des emplacements des forains. Pas de commandes à passer pour l’approvisionnement de la buvette. Pas de sonnerie de téléphone pour les réservations d’emplacement.

Un mois d’avril historiquement calme !

Avant d’être président, vous étiez déjà très investi dans le Syndicat d’Elevage. Pouvez-vous nous raconter un fait qui vous a marqué ?

Beaucoup de souvenirs depuis 1980, ma première foire ! Je participais au transport des bovins.

2001 : pas d’animaux à la foire pour cause de fièvre aphteuse.

Il y a 35-40 ans, les journées de foire étaient bien remplies car il y avait, en plus de l’organisation actuelle, un banquet à 13 h et un bal sous chaumière le soir.

Que de souvenirs !

Et quelques anecdotes ?

Le 1er mai 2001, l’Escotais est sorti de son lit à vue d’œil entre 7 heures et 11 heures.

Des fins de foire raccourcies par les caprices de la météo : la pluie précipite le remballage pour les forains et fait rentrer les badauds. 

 

C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !
C'était en 2017  !

C'était en 2017 !

L’édition 2021 sera spéciale ! Pensez-vous à des animations différentes pour l’année prochaine ?

En 2021, nous fêterons les 100 ans de cette belle foire …

Nous envisageons une exposition d’animaux plus importante avec des animations autour de l’élevage.

 

Merci à Michel POUPÉE d’avoir répondu à nos questions.

Nous attendons cette Foire 2021 avec impatience !

 

 

(Article proposé par Maria, du multimédia.)

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 10:15

Le soir du 15 mars, c’était l’euphorie de la victoire. Vous alliez devenir le nouveau maire de Saint-Paterne-Racan. Ça, c’était sans compter sur un intrus, le COVID 19, qui allait tout perturber. Deux jours plus tard, c’était l’annonce du confinement et, dans la foulée, l’annulation de l’installation des nouveaux élus et de l’élection du maire et de ses adjoints. Quel a été votre sentiment à la suite de cette mesure gouvernementale ?

Sans hésiter, un sentiment de frustration. Nous avions tout préparé et envoyé l’ensemble des documents concernant l’installation du nouveau conseil. Durant la semaine, dans la perspective de cette installation, nous y avions travaillé. Les adjoints étaient définis avec leurs délégations. Tous les documents étaient prêts et les convocations envoyées pour que tout se passe au mieux le dimanche.

Plus d’un mois s’est écoulé depuis et la situation n’a pas évoluée. Sur Saint-Paterne-Racan, au niveau de la mairie, une cohabitation avec Jean-Pierre Poupée, votre prédécesseur s’est-elle mise en place ? Comment avez-vous réparti les rôles de chacun ?

À Saint-Paterne, avec Jean-Pierre Poupée, la transition se fait en douceur. Il y a une bonne entente entre nous. Nous avons des contacts quotidiens. En cette période, les questions à gérer sont moins nombreuses. Nous avons aussi, de concert, remis en place le marché du jeudi matin. Au niveau de la commune, des actions sont prévues au niveau de la voirie, de l’éclairage dans les classes. Je suis toujours associé aux décisions prises alors que ce n’est pas une obligation. Par exemple, j’ai été invité par Bruno Dupont, l’actuel adjoint en charge des bâtiments, à le suivre dans ses visites. Je suis aussi convié à participer à une réunion des adjoints en place Je suis en contact régulier aussi avec Françoise Vivien-Doyen, la DGS de la commune, à la mairie

Réunion du maire et des adjoints encore en place à laquelle Éric Lapleau a été convié. Distances respectées sauf le temps de la photo !

Réunion du maire et des adjoints encore en place à laquelle Éric Lapleau a été convié. Distances respectées sauf le temps de la photo !

Vos colistiers et tous les nouveaux élus, je pense aux trois élus de la liste adverse, ont-ils été associés à cette gestion qu’il a fallu mettre en place suite à la pandémie ? Quelles sont leurs attributions ?

L’équipe récemment élue participe à l’opération « Solidarité de proximité » qui consiste à appeler tous les anciens de 70  ans et plus dont la liste a été fournie par la mairie. Il y a eu une répartition des personnes entre les élus afin de connaître leurs besoins et faire le point sur leur situation. Les voisins n’hésitent pas à nous signaler ceux qui se trouvent en situation précaire de façon à pouvoir les aider au maximum. Des courses sont mises en places pour plusieurs anciens. Nous avons établi un listing pour chacune des personnes suivies. La solidarité entre voisins n’est pas un vain mot. Pour ce qui est des élus de l’autre liste, ils commencent juste à se manifester. Nous communiquons pourtant beaucoup sur le site et la page facebook de la commune et sur la page facebook de notre liste pour annoncer les actions en cours.

Pouvez-vous résumer les différentes actions mises en place sur votre commune pour lutter contre ce virus et veiller au mieux à la sécurité sanitaire de vos concitoyens ?

Nous veillons à la sécurité sanitaire sur la commune en distribuant du gel hydroalcoolique. Un appel à la population a été lancé avec succès pour une fabrication de masques en tissus. Nous avons reçu des dons de tissus, de bobines de fil, d’élastiques et des couturières bénévoles se sont mises au travail. De nombreux masques ont été réalisés et déposés à la pharmacie.

À partir du 11 mai, le déconfinement va commencer. Avez-vous déjà envisagé ce retour progressif à la normale ?

Ce retour est en train de s’organiser en fonction des informations fournies par la Préfecture. Pour le respect des normes de sécurité, nous avons bien compris. Mais, une double question se pose : « Comment les mettre en place et avec quels moyens ? » La réponse nous semble assez floue !

Quelles seront vos priorités pour gérer au mieux et avec un maximum de sécurité ce déconfinement ?

Eh bien, dans l’attente de précisions, comme par exemple au niveau des masques, pour savoir à qui en incombera la responsabilité et quels types de masques faudra-t-il ? La commune a décidé de s’équiper et donc  d’en commander en masse : des chirurgicaux, des grand public. Mais quand aura lieu la livraison ? On ne connaît pas la réponse.

On vient d’apprendre que les écoles vont rouvrir leurs portes. Comptez-vous vous rapprocher des enseignants pour mettre en place des normes de sécurité sanitaire satisfaisantes pour tous ? (locaux, cantine, activités annexes, TAP) ?

Actuellement, l’école n’est pas vraiment fermée. Un agent des écoles accueille les enfants de personnes travaillant à l’hôpital et un autre agent assure la désinfection et le ménage.
Mais, pour cette « rentrée scolaire », nous mettrons en place une concertation avec la communauté éducative sur le respect possible en temps réel des conditions de sécurité. Nous souhaitons connaître la position des enseignants. Sachant que les enfants en classe fonctionneront par demi-groupe comment faut-il penser les activités culturelles ou sportives préconisées par le ministère de l’Éducation nationale pour l’autre moitié des enfants ? Bien sûr à Saint-Paterne nous avons conservé les temps d’activités périscolaires, c’est une chance. Mais, en termes d’horaires, ça ne colle pas. Et, qui va financer ce surplus d’activités ?

Côté cantine, avec des demi-classes, ça semble pour l’instant assez compliqué à gérer. Mais nous réfléchissons à des solutions qui pourraient satisfaire tout le monde.

Au niveau de la sécurité, on doit reconnaître qu’il y a à la fois plein de choses que nous sommes à même de mieux jauger et donc gérer sur le plan local. Mais, cela crée un dilemme, nous sommes les mieux placés mais comment en prendre les responsabilités sans que l’on nous en donne les moyens ? On doit reconnaître que les décisions centralisées peuvent créer des problèmes sur le plan local. En bon républicain, je ne peux que constater que notre République avec son pouvoir centralisé avance avec plusieurs vitesses ce qui n’est pas sans créer de grosses disparités entre les territoires !

Avez-vous une idée de la date retenue pour votre installation officielle ?

La fin réelle du confinement est pour l’instant encore inconnue. Mais, il semblerait qu’il y ait une volonté d’une installation assez rapide pour légitimer les nouveaux élus. Peut-être à la fin du mois de mai. Il y a une grande attente au niveau des communes et communautés de communes pour pouvoir délibérer et mettre enfin de nouvelles actions en route.  

Saint-Paterne-Racan : Le confinement et les élus - Rencontre virtuelle avec Éric Lapleau

Je vous remercie de vous être prêté gentiment à cet interrogatoire. Vous vivez un début de mandat très difficile et vous semblez, en cohésion totale avec Jean-Pierre Poupée, avoir trouvé une bonne formule pour gérer au mieux cette période particulièrement difficile pour vous et pour vos administrés. Je vous en félicite.

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 10:31

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 17:06

Malgré l'état d'urgence sanitaire et le principe général d'interdiction des marchés de plein air, la Préfecture d'Indre-et-Loire vient d'autoriser à 26 communes du département la tenue à titre dérogatoire de leurs marchés alimentaires de plein air. Pour un total de 33 marchés.

Celui de Saint-Paterne-Racan fait partie de cette liste. Aussi, ce jeudi matin, équipée de mon attestation sur l'honneur, je n'ai pas hésité à m'y rendre. Les commerçants habituels étaient bien là et les clients aussi.

Tout le monde était bien discipliné. Les distances réglementaires étaient respectées et devant certains camions, des files d'attente s'organisaient dans une excellente ambiance.

 

Le camion du boucher et celui du volailler
Le camion du boucher et celui du volailler

Le camion du boucher et celui du volailler

En attendant leur tour, les chalands discutaient bien évidemment du principal sujet du moment. Il y avait les "pour la tenue du marché malgré le coronavirus en prenant toutes les précautions", les plus nombreux, et quelques timides se demandant "est-ce bien raisonnable ?"

Et puis chacun expliquait comment se passait son confinement à la maison : "J'écoute la radio." "Je mets de la musique et je danse toute seule." "Je regarde des films l'après-midi." "J'en profite pour jardiner tant qu'il fait beau."

Celui du fromager et du poissonnier
Celui du fromager et du poissonnier
Celui du fromager et du poissonnier

Celui du fromager et du poissonnier

Un petit moment de convivialité durant lequel, à distance, les gens ont pu recréer l'espace de quelques minutes un peu de lien social avec un grand respect des règles sanitaires. 

J'ai pu aussi constater la solidarité qui s'est mise en place. Plusieurs personnes faisaient, en même temps, les courses pour des voisins âgés, leur évitant ainsi de prendre des risques.

Petite vue d'ensemble du marché

Petite vue d'ensemble du marché

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 17:50

En raison du risque épidémique causé par le COVID-19 et pour répondre aux mesures de sécurité sanitaire prises par le gouvernement; 

le repas des Anciens initialement prévu le 19 avril est annulé

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 17:49

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 18:48

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:29

Philippe Guitton, habitant de Saint-Christophe-sur-le-Nais, actuellement sans possibilité de travailler à cause du coronavirus, propose aux personnes sans moyen de locomotion, de faire leurs courses en même temps que les siennes, au Drive de Leclerc à Château-du-Loir.

Si vous êtes intéressé (e-s-es) vous pouvez le contacter au 06 11 04 34 98.

 

La solidarité continue

Habitante de St Christophe sur le Nais et taxi, je propose mes services à titre gratuit pour le transport de personnes qui n’ont pas de moyens de locomotions, afin de se rendre chez le médecin ou aller à la pharmacie de St Paterne Racan.
Contact
Isabelle LAFON  
(isabelle37.l@gmail.com) tél : 06 62 16 79 85

 

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 18:09

L'élection du maire et des adjoints de Saint-Paterne-Racan est reportée à une date ultérieure

 

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Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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