Pour Histoire et Patrimoine, cela devient maintenant une habitude. En 2011, un premier livre voyait le jour, « Saint-Christophe-sur-le-Nais, un beau village de Touraine ». En 2017, nouveau livre : « Si Saint-Christophe m’était conté… » et, tout frais sorti de l’imprimerie de Saint-Paterne-Racan, voici son 3ème livre : « Le studio de l’Escotais, 21 ans de photographie au Pays de Racan (1976 – 1997) ».
Pourquoi un 3ème livre ?
Philippe Larus, président de l’association, l’explique très bien dans l’avant-propos figurant dans le livre : « Résultat d’un partenariat de plusieurs années entre Jean-Gérard Potier, les Archives départementales d’Indre-et-Loire et notre association, ce livre est le troisième réalisé par Histoire et Patrimoine. Mis en forme à la suite de la semaine d’animations qui, en novembre 2021, a marqué à Saint-Christophe-sur-le-Nais les 20 ans de l’association, il accorde la part belle à l’image. De courts textes de présentation, complétant les légendes des photographies, ont cependant été rédigés pour chacun des sujets abordés. On retrouvera dans ces pages les photos présentées lors de l’exposition de novembre 2021 accompagnées d’une soixantaine de photos supplémentaires. »
Il est vrai que lors de la préparation de la semaine d’animation autour des 20 ans de l’association, l’exposition des photos du « Studio de l’Escotais » a tenu une part très importante dans la manifestation. Le fonds Potier a été déposé en 2013 aux Archives départementales d’Indre-et-Loire Une convention avait été passée entre l’association et les archives pour répertorier l’ensemble du fonds. Cela a demandé de nombreuses heures pour inventorier et classer les clichés. Aussi, pour que toute cette énergie dépensée soit palpable, l’idée de concrétiser le travail par une exposition a donc été le premier but que se sont fixés ceux qui ont participé à cet archivage. Puis, une autre idée a fait son chemin : « Pourquoi pas un nouveau livre en reprenant les photos choisies pour l’exposition ? »
Des contacts ont été pris sur la faisabilité du projet, sur le coût et, au vu des résultats obtenus, l’idée fut validée et les bons de souscriptions préparés pour une distribution lors de la semaine des 20 ans ! L’imprimerie de Saint-Paterne-Racan fut donc retenue pour mener le projet du début à la fin.
Et, ce sont 280 livres qui ont été commandés en souscription. Les collectivités (mairies, communauté de communes, conseil départemental) ont passé des commandes, le Crédit Agricole également, et, les personnes qui avaient, de près ou de loin, connu et/ou participé aux événements relatés par les photographies ont aussi souhaité être en possession d’un tel document.
L’association a donc fait imprimer 500 livres qui ont été livrés jeudi chez le président par l’imprimerie. Les souscripteurs invités à venir récupérer leur commande en fin d’après-midi, vendredi dernier, se sont déplacés en grand nombre (96 livres ont été retirés) et sont repartis tout heureux de ramener avec eux un peu de la mémoire des activités passées de ce territoire, où une association, « Le Pays de Racan », fondée en 2001 et qui a œuvré pendant 7 ans pour l’animer, vient d’être dissoute. Ce livre est donc pour notre territoire un « passeur de mémoire » !
Table de remise des livres. De g à d : Philippe, président, David, trésorier, Michel, secrétaire. Bravo à David pour la fabrication du livre
Où trouver le livre ?
Auprès de l’association : hp.scln@gmail.com
Président : 02 47 29 33 18
À l’épicerie du village
Prix de vente : 30 €
Vendredi après-midi, une vingtaine d’adhérents de « Pédibus » s’est retrouvée au centre social de Château-du-Loir pour son assemblée générale.
Lorsque chacun fut installé, la présidente, Michelle Cerneau, ouvrit la séance en ces termes : « C'est avec plaisir que nous pouvons enfin nous retrouver pour cette assemblée générale, la dernière datant du 9 janvier 2020. Les membres du bureau de Pédibus ont tenu à respecter la réglementation imposée pendant cette pandémie et cela pour le bien de tous. C'est pourquoi à la rentrée de septembre 2020, nous avons décidé de mettre en sommeil notre association. Heureusement, en septembre 2021, nous avons pu reprendre, pour le plaisir de tous, les randonnées. »
Elle adressa ensuite des remerciements aux membres organisateurs de randonnées, à celui qui fait office de commissaire aux comptes et, au conseil départemental pour sa subvention annuelle.
Puis, avant de passer la parole au secrétaire, Jean-Yves Péan, elle souhaita la bienvenue au sein de l’association aux 8 nouveaux adhérents et précisa : « L’AG va se dérouler en 5 parties. »
Le secrétaire, à l’aide d’un graphique, montra l’évolution des adhésions depuis la saison 2011-2012 qui comptait alors 90 adhérents. Avec les deux années précédentes, le nombre d’adhérents avait fortement diminué mais depuis quelque temps, il remonte un peu pour atteindre depuis peu 42 marcheurs.
Le bilan moral présenté par la présidente
L’âge de nos adhérents se situe entre 60 ans pour la plus jeune et plus de 80 ans pour 5 d’entre eux !
Les lieux d’origine de nos randonneurs : 25 sont de Montval-sur-Loir, 9 de communes voisines, 2 de communes un peu plus éloignées et 5 d’Indre-et-Loire.
Le point sur les randos : en 2020, 9 randonnées ont été organisées entre le 9 janvier et le 12 mars, avant le confinement. Le 12 septembre, première rando de reprise où il a été constaté qu’il était très difficile de faire respecter les gestes barrières. Décision fut prise de geler les randos et de ne pas faire payer de licence. Seuls 6 membres du bureau ont pris la leur pour que Pédibus continue d’exister. Ce fut une sage décision vus les confinements suivants !
Reprise des randonnées à un rythme normal le 16 septembre 2021 avec un pique-nique au Lude suivi d’une très agréable balade. Entre septembre et décembre 2021 nous avons fait 12 randos. Une seule a été annulée, celle du 21 octobre car il y avait eu une tempête dans la nuit.
Depuis la reprise de septembre, il y a une moyenne de 21 personnes présentes dont 9 adeptes de la « petite marche » , une des spécificités de Pédibus, proposer chaque fois deux parcours, un de 5 km imbriqué dans celui d’environ le double, de façon que chacun, en fonction de ses possibilités, puisse continuer à profiter d’un moment convivial chaque semaine.
En 2020, Pédibus a sillonné les routes et les chemins de 12 communes soit en Sarthe soit en Indre-et-Loire !
Le bilan financier présenté par le trésorier, François Paré
À la rentrée de la saison 2021-2022, la Fédération Française de randonnées de la Sarthe a fait un cadeau aux adhérents. Elle a offert 2 euros de réduction sur chaque licence.
L’association a fait l’achat d’un nouvel ordinateur.
Les finances sont saines mais il est à noter qu’il y a parfois un laps de temps entre le moment où le chèque est remis au trésorier et le moment où il est déposé à la banque. Il faut être patient !
Les deux bilans ont été adoptés à l’unanimité.
Renouvellement du CA
Nicole Cordier remplace Alain Desgranges qui a quitté la région. Les 2 sortants sont réélus sans problème.
Les projets
Pour marquer la fin de la saison, une sortie avec pique-nique est envisagée. Le lieu reste à déterminer.
Un peu d'entretien avant la pose d'un panneau
La sécurité et les actions menées par le club (balisage) par Michel Benoît, vice-président
Michel Benoît est un peu le responsable du balisage sur les chemins autour de Montval-sur-Loir et il est offusqué par le fait que « le balisage est à l’abandon depuis le départ de l’office de Tourisme de Château-du-Loir.» Il est en rapport avec la FFRP et travaille sur un nouveau balisage plus discret afin d’éviter sur un même support plusieurs marquages qui peuvent induire en erreur. Pour lui, au lieu de multiplier les couleurs, il suffit d’utiliser la 1ère lettre de la commune pour les différents parcours (exemple pour Château C1 ou C2 selon les circuits, un V pour Vouvray, un M pour Montabon,…).
En accord avec l’OT et la FFRP, Il a pensé à tout le matériel nécessaire, s’est chargé des achats, des préparations et, avec quelques membres de Pédibus mais aussi d’autres clubs de randonnée, des moments de balisages ont été organisés.
Il a même conçu des fiches pour accompagner les circuits, fiches qu’il souhaite téléchargeables sur le site de la mairie de Château-du-Loir et d’autres éventuellement.
Il s’adresse aux randonneurs en leur demandant : « Si vous rencontrez des disfonctionnements, des dégradations, ou autres remarques lors de vos promenades au niveau des balisages, n’hésitez pas à le signaler ! »
Une projection de photo illustra la prestation de l’orateur.
Nettoyage du poteau avant collage
Pour finir cette AG, la présidente invita les participants à partager le verre de l’amitié accompagné de petits gâteaux pour terminer ce moment convivial.
Moment de convivialité bien apprécié
Histoire et Patrimoine fait paraître son troisième livre
Au terme d'un travail de plusieurs années mené avec les photographes Monique et Jean-Gérard Potier, l'association Histoire et Patrimoine de Saint-Christophe-sur-le-Nais fait paraître son troisième livre en partenariat avec les Archives départementales d'Indre-et-Loire. Cet ouvrage diffère sensiblement des deux premiers, parus en 2011 et 2017 et consacrés à l'histoire du village. Se présentant sous la forme d'un album, il accorde la part belle à l'image et regroupe 180 photographies réalisées entre 1976 et 1997 par le Studio de l'Escotais, à Saint-Christophe mais également à Saint-Paterne-Racan, Neuvy-le-Roi et Sonzay. Une centaine de ces clichés, en couleurs comme en noir et blanc, a été présentée en novembre dernier à la salle socioculturelle, dans le cadre de la semaine qui a marqué les 20 ans de la fondation de l'association.
En souscription depuis le 12 novembre, près de 300 exemplaires du livre ont déjà été réservés. L'association remercie les nombreuses personnes qui lui ont fait confiance comme les collectivités qui ont soutenu son projet : département, communauté de communes, municipalités, caisse locale du Crédit agricole.
Sur le plan pratique, les souscripteurs pourront retirer leur(s) exemplaire(s) le vendredi 25 mars à la salle socioculturelle du Foyer de Saint-Christophe-sur-le-Nais, entre 17h et 19h, également à partir de 20h pour les personnes qui souhaitent assister à la projection du film sur l'Ouzbékistan proposée à 20h30 par Monique et Lionel Royer.
La souscription est close depuis le 28 février. A partir du 25 mars, le livre « Le Studio de l'Escotais, 21 ans de photographie au Pays de Racan (1976-1997) » sera disponible au prix de 30 euros à la table de vente de l'association comme à l'épicerie du village.
PUBLIC EN HERBE
Programmation Jeune Public à la Campagne.
L’association Cultur’O pré, en partenariat avec le Conseil Départemental d'Indre et Loire,
la Région Centre, la Communauté de Communes Gâtine Choisilles Pays de Racan notamment
L’association Cultur’O pré et toute l'équipe de « Public en Herbe » serait heureuse
de vous recevoir lors de la représentation de:
DIMANCHE 27 MARS
Salle des fêtes -
LOUESTAULT (37360) À 17H00
« Cendrillon » Théâtre Billenbois
Marionnettes en pantoufles de vair et citrouilles de peintres
Dans l’univers coloré et hétéroclite de son atelier, le peintre cherche l’inspiration : Cendrillon, voilà sa nouvelle création ! Tout est là, les grands portraits feront les personnages, les sculptures s’animeront, les dessins seront l’architecture des lieux, et ce qu’il ne trouvera pas il le peindra en s’inspirant des œuvres qui l’entourent. Ainsi, d’action en émotion, une véritable histoire de l’art vous sera contée. Un spectacle de marionnettes original et plein de poésie ; un récit à ressentir comme un tableau à la manière de Picasso. Une histoire, où les petits deviendront un peu plus grands et les grands un peu plus petits…
Spectacle TOUT PUBLIC
Les réservations sont conseillées à
culturopre@gmail.com- 07.66.19.39.24
Le tarif est de 6€ par personne.
Soirée culturelle
Venez découvrir l’OUZBEKISTAN, ce pays peu connu situé en Asie centrale, sur la Route de la soie qui reliait la Chine au Moyen-Orient.
Cet état fut, tour à tour, occupé par Alexandre le Grand, Gengis Kan, Tamerlan et les Russes.
Il est devenu indépendant en 1991.
Nous vous présenterons un film en deux parties d’un peu plus de 1 h 15 mn qui relate notre séjour dans ce pays en 2019.
Nous vous donnons rendez-vous le vendredi 25 mars, à 20 h 30 à l'espace socioculturel "Le Foyer" de Saint-Christophe-sur-le-Nais. L’entrée est gratuite.
Auparavant, en fin d'après-midi, entre 17 h et 19 h, l'association "Histoire et Patrimoine" remettra aux souscripteurs le livre "Le studio de l'Escotais, 21 ans de photos au Pays de Racan", édité suite à la "Semaine des 20 ans" de l'association.
Pour vous éviter 2 déplacements, celles et ceux qui sont concerné (e)s et qui souhaitent assister à la projection, pourront récupérer leur livre à partir de 20 h.
Samedi après-midi avait lieu la seconde rencontre organisée par les membres d’ «Intention Publique», Mathieu Louis et Xavier Bertola. Une quinzaine de personnes y assistait.
Les participants à l'atelier
Pour commencer cette seconde séance, Xavier rappela brièvement le travail en cours avec les enfants de la classe de cours moyen. Il fit part du projet qui va se mettre en place au niveau de l’EHPAD avec pour but de réaliser un « carnet de voyage », suite à la mise en place d’un parcours autour de l’établissement, parcours réalisable en fauteuil ou avec un déambulatoire et permettant de découvrir l’espace et la végétation qui environnent ce lieu. C’est un projet humain qui se dessine.
Avec l’association des Jeunes, c’est un parcours sportif et de santé accessible à tous qui est envisagé et, avec l’association des pongistes, Xavier pense pouvoir arriver à un parcours de « ping-pong sauvage», c’est-à-dire en dehors de la salle habituelle.
Madame le Maire, présente à cette réunion, précisa aux animateurs qu’ils avaient d’autres rencontres à faire, à savoir avec la bibliothèque et ses bénévoles et le conseiller numérique dans le temps de création.
Revenons maintenant à la rencontre de ce samedi. Lors de la première séance, les participants avaient dû reproduire schématiquement le parcours qu’ils avaient suivi dans le bourg pour repérer et photographier différentes vues offrant des formes géométriques ou non mais assez typiques du village.
Xavier remercia les participants pour les nombreuses photos qui lui avaient été envoyées et qu’il a trouvées très intéressantes et utilisables pour la suite du projet.
À travers les photos prises, Xavier a eu cette réflexion : « À partir des photos qui ont été prises, le quotidien est devenu remarquable. Les arbres que l’on voit peuvent servir de repères et donnent une belle dimension dans le paysage de Saint-Christophe ».
Ils redistribuèrent les parcours réalisés à l’issue de l’atelier précédent et Monique rappela l’itinéraire suivi et les indices jonchant ce parcours. Indices souvent écrits, chose que Xavier n’apprécie pas vraiment. Pour lui, le dessin est plus évocateur que les mots et c’est là que les photos vont avoir leur rôle à jouer. Il présenta quelques-unes des photos prises précédemment et invita les participants à repérer les lignes, les surligner en noir de façon à faire ressortir l’essentiel de la photo. Ensuite avec un papier calque, il a fallu repasser les lignes noires qui synthétisent bien la photo pour en faire un dessin. Mais dans quel but ?
Les participants synthétisent les photos
Exposition des calques réalisés
Il nous a montré des cahiers de coloriage, dont un sur la ville de San Francisco, et le projet qu’il souhaiterait voir aboutir, c’est la réalisation d’un tel cahier avec des photos synthétisées par nos soins, assez typiques de la commune de Saint-Christophe, une façon originale de découvrir le village.
D’autres projets sont envisagés mais le temps nous a manqué pour les évoquer. Ce sera fait lors de la prochaine réunion fixée au 2 avril prochain à 14 h.
Samedi après-midi, après une année blanche, les membres du bureau de l’association avaient convié les adhérents à participer à l’assemblée générale dans le respect des normes sanitaires en vigueur. Le président départemental de la Libre Pensée, Hansi Brémond, assistait à la manifestation.
À 16 h 30, le président, Jacques Langevin, ouvrit la séance et rappela brièvement l’importance de la Libre Pensée castélorienne à sa création à la fin du XIXe siècle. Longtemps indépendante des instances départementales, elle a compté jusqu’à plus de 200 adhérents.
Le trésorier, Lionel Royer, présenta rapidement le bilan financier qui laisse apparaître un très léger excédent. Il procéda ensuite à la remise des cartes 2022 aux adhérents.
Puis vint le moment de la causerie-débat proposée à l’issue de l’Assemblée générale. Le thème retenu pour cette causerie «L’école était obligatoire, gratuite et laïque, mais l’est-elle encore ?»
Une dizaine de personnes intéressées par le sujet participèrent à cette causerie menée par Hansi Brémond, enseignant en collège, Quentin, syndicaliste spécialiste de l’Éducation Nationale, et Jean-Baptiste, enseignant en IME (Institut Médico Éducatif) pour parler de son expérience.
Pour les Libre-Penseurs, cette question importante de l’école a été portée par des personnes repères dont bien sûr Jules Ferry, Louise Michel et bien d’autres…
La causerie s’articula sur 3 parties.
Historique de la création des écoles (Hansi)
Hansi commença son exposé par un historique montrant le cheminement qui s’effectua pour instruire la population en gros de l’Antiquité vers ce qu’est une école.
Durant l’Antiquité, le savoir reste réservé à une élite. Puis, une légère amélioration du taux d’alphabétisation va apparaître avec les Romains allant jusqu’à 30 %. Mais, aux 4e et 5e siècles, le pourcentage baisse et on note un effondrement du savoir. À la fin du Moyen Âge, peu de personnes savent lire.
La Renaissance brille par une évolution du niveau de vie, une amélioration du savoir et de l’éducation avec une école au service du progrès.
Le protestantisme amène la création d’écoles pour que les protestants puissent lire eux-mêmes les textes de la bible à l’inverse des catholiques où seuls, les prêtres ont ce privilège. Une telle école fut ouverte à Saumur mais avec la Révocation de l’Édit de Nantes en 1598, elle a dû fermer !
Par la suite, les catholiques ouvrirent aussi des écoles pour la même raison. Au 18e siècle dit « siècle des Lumières », Condorcet, philosophe, mathématicien, homme politique et éditeur français est persuadé que la lecture est la base du progrès de l’humanité avec la connaissance des sciences qui éveillera les esprits. Il porte le projet d’ouvrir des écoles à tous les niveaux pour les garçons mais aussi les filles. C’est par l’école que le peuple s’élèvera.
En 1833, la loi Guizot impose la création d’écoles dans toutes les communes.
En 1850, la loi Falloux impose des écoles primaires pour les filles.
En 1880, avec les Républicains et des Libres-Penseurs au pouvoir, l’école devient obligatoire, publique et laïque. Ça fonctionnera bien pour le primaire mais moins bien pour le secondaire. C'est aussi l'année où les filles ont accès aux collèges et aux lycées.
Mais, malgré toutes ces lois, beaucoup d’enfants continuent à travailler dans les usines, dans les mines…
Aussi, le 28 mars 1882, Jules Ferry promulgue une loi qui rend l’enseignement primaire obligatoire et laïque.
En 1924, les filles peuvent passer le baccalauréat.
Tout semble se mettre en place pour que l’école publique fonctionne du mieux possible. Mais, avec les années, cette belle école de la République va connaître quelques vicissitudes.
L’école publique menacée (Quentin)
En 1969, la mixité est mise en place dans les écoles. La durée de la semaine scolaire passe de 30 h à 27 h.
En 1986, l’obligation scolaire passe de 14 à 16 ans le brevet des collèges remplace le Certificat d’études primaires
En 1990, création des Conseils d’école qui font entrer les parents dans l’école.
En 2013, avec la réforme Peillon, on arrive à une territorialisation des écoles avec des horaires différents. Les programmes changent, plus vraiment de tronc commun afin d’y glisser de nouvelles matières. Cela entraîne une forte concurrence avec l’école privée. La durée de la semaine scolaire passe de 27 h à 24 h avec 3 h d’activités périscolaires qui seront très vite supprimées dans de nombreuses écoles.
On en arrive à des recherches de financements spéciaux pour des projets proposés par les mairies. La pédagogie se fait par des projets qui rognent sur le temps imparti aux matières principales.
Actuellement, avec la réforme Blanquer et la suppression des mathématiques du tronc commun, on est en train de casser le bac national pour en venir à un bac par lycée.
Le passage de l’obligation scolaire de 6 ans à 3 ans a été une manne financière pour les écoles privées qui ont vu leurs subsides fortement augmenter au détriment du public.
Après le développement de ce second point, on peut déjà remarquer que notre école publique n’est plus une école de compétences.
L'école ouverte à tous (Jean-Baptiste)
Dans les années 1910-1920, les enfants présentant un handicap mental étaient placés dan des hôpitaux psychiatriques avec des adultes ayant des problèmes psychiques.
À la fin des années 40 et au début des années 50, des familles s'associent et créent des structures (IME Institut Médico Pédagogique) avec du personnel adapté à ces cas (médecins, enseignants,..) jusqu'en 1990. Le financement est un peu opaque mais aucune maltraitance n'est à signaler.
La loi du 11 juillet 2005 relative à l'intégration des personnes handicapées apporte différentes solutions en fonction du handicap. Elle propose notamment l'intégration scolaire en posant le principe de la scolarisation dans l'établissement le plus proche du domicile de l'enfant handicapé. très beau principe mais aucun moyen tant financier qu'humain n'est mis en place. Le personnel formé pour aider ces enfants, les AESH (Accompagnants Élèves en Situation de handicap) est en nombre insuffisant et mal payé.
Suite à cette loi, certains enfants handicapés sont accueillis dans des classes normales à temps plein ou à temps partiel pour certaines activités.
Certaines écoles primaires ont en leur sein des classes ULIS (Unités Localisées pour inclusion scolaire) où les enfants reçoivent un enseignement adapté. L'IME de Château-du-Loir est rattaché à la classe ULIS de l'école du Point du Jour.
À 5 ou 6 ans, l'enfant présentant un handicap peut être orienté vers une classe ULIS par la MDPH (Maison Départementale pour Personnes Handicapées) ou en IME.
Autre handicap, celui des enfants non francophones arrivant dans les collèges et qui doivent s'intégrer sans beaucoup d'aide. C'est à l'enseignant de tout gérer !
Le débat
Question soulevée : Le privé accueille-t-il autant d'enfants handicapés que le public ? La réponse est "non" ! Dans le public, nous n'avons pas le droit de refuser des enfants alors que l'enseignement privé choisit son public si l'on peut dire. De même, certaines options ne sont accessibles que dans le privé au niveau de l'enseignement supérieur !
Je remarque l'utilisation à plusieurs reprises du mot "territoire" présent au niveau l'Éducation Nationale". C'est un fait que nous sommes en train de devenir "citoyen" d'un territoire et non plus de tous les territoires du pays. Il faut bien garder en mémoire "l"Histoire" ! L'école est en effet désormais concernée par des projets de territoire.
La conclusion
La réponse à la question posée au départ n’est malheureusement pas très optimiste.
L’école de la République est menacée. Elle sacrifie les enfants qui lui sont confiés par le manque de moyens financiers mais aussi humains auxquels elle a droit pour continuer à remplir son rôle.
Il y a aussi de plus en plus d’écoles totalement privées qui échappent à tous les contrôles. Qu’en résultera-t-il ?
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.