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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 13:25
Les participants ont pris place autour des tables
Les participants ont pris place autour des tables

Les participants ont pris place autour des tables

Pour la première fois, le conseil départemental d’Indre-et-Loire proposait sur 3 jours, du mercredi 17 octobre au vendredi 19, « Les soirées de l’égalité ». Brigitte Dupuis, élue conseillère départementale du canton de Château-Renault, déléguée au droit des femmes et à l’égalité, a choisi d’animer ces 3 soirées dans une commune de chacun des 3 anciens cantons : Saint-Christophe-sur-le-Nais pour Neuvy-le-Roi, Château-Renault pour le canton éponyme et Rouziers-de-Touraine pour Neuillé-Pont-Pierre.

C’est donc dans la salle socioculturelle Le Foyer, que se déroula la première soirée avec une cinquantaine de participants. Intitulée « Café des Femmes », cette soirée accueillait aussi et fort heureusement, une dizaine de messieurs.

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

Avant d‘ouvrir les débats, Catherine Lemaire remercia Brigitte Dupuis d’avoir choisi sa commune, « un beau village qui mérite d’être connu » pour cette première soirée de l’égalité et se félicita de voir que femmes et hommes du territoire et d’ailleurs avaient fait le déplacement pour participer à ce café des femmes. Ce fut ensuite la présidente et fondatrice de l’Association « Osez le féminisme 37 », Mélanie Goyeau, qui présenta son association et qui expliqua comment aller se dérouler cette soirée. « À chaque table, il y aura une membre d’ « Osez le féminisme »  avec laquelle vous pourrez aborder des thèmes qui vous intéressent concernant le sujet de l’égalité Hommes Femmes. Il y aura ensuite un débat général. » Puis, Brigitte Dupuis remercia les nombreuses personnes de leur présence et Catherine Lemaire pour la mise à disposition de cette belle salle. Elle précisa pourquoi elle avait fait appel à « Osez le féminisme 37 » « reconnue par rapport à ces combats». Elle poursuivit en ces termes : « J’ai souhaité proposer 3 soirées conviviales, gratuites et à la campagne parce que la thématique dépasse le prisme urbain/rural et parce qu’il faut, aussi, aller au-devant des territoires. J’espère que cette soirée sera un moment d’échanges et de convivialité autour de la cause féminine (les hommes sont évidemment les bienvenus). Comment lutter contre les stéréotypes qui ont la peau dure ? Comment faire respecter les droits des femmes ? Autant de questions qui restent d’actualité à la maison, au travail, dans la vie publique. Pour commencer, allez chercher un verre et quelques grignotages et les débats vont pouvoir commencer. »

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Déroulement de la soirée

Regroupées par 6 autour de tables, les personnes entamèrent des discussions touchant de très nombreux thèmes : les violences faites aux femmes, les inégalités dans les salaires, la contraception et l’avortement, le rôle de l’homme au niveau des tâches ménagères, l’écriture inclusive….

Après une bonne demi-heure de discussions autour des tables menées par des membres d’ « Osez le féminisme 37 », les organisatrices de la soirée, Brigitte Dupuis et Mélanie Goyeau, proposèrent un petit quizz concernant l’égalité Hommes Femmes, égalité inscrite dans la loi mais pas toujours appliquée !

Voici quelques-unes des questions posées et des pistes de solutions possibles :

Différences de salaires entre les hommes et les femmes dans le privé à égalité de poste ? Réponse 27%. Pour y remédier que le congé parental puisse aussi bien être pris par le père ou/et la mère.

Anna Courtois, élue de Saint-Christophe, d’origine polonaise, fit remarquer qu’en Pologne, beaucoup de femmes occupent des postes importants.

Date de l’obtention du droit de vote des femmes en France ? 1945

Autorisation pour ouvrir un compte bancaire ? 1965

Auteure de la déclaration des droits de la femme ? Olympe de Gouges

Marie-Olympe de Gouges

Pour ceux qui souhaitent en prendre connaissance, voici la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée en septembre 1791

Après ce jeu de questions-réponses, c’est devant 5 affiches présentant quelques femmes célèbres, que se poursuivit le débat : Paulette Nardal (1896-1985) pour son « Éveil de la conscience de la race », Émilie du Châtelet (1706-1769), mathématicienne, traductrice de Newton, Germaine Tillon (1907-2008), résistante, Simone Veil (1927-2017), loi sur l’avortement en 1974, Aurore Dupin (George Sand), (1804-1876), auteure aux mœurs très libres.

Deux hommes ont pris la parole sur cette égalité Hommes femmes. L’un a fait remarquer que tout ce qui s’est passé depuis les années 70 avec la loi Veil était très bien mais ce qui se passe actuellement, avec certains mouvements religieux est grave. Les acquis sont remis en cause de manière insidieuse. L’autre a rappelé les propos honteux tenus récemment par le pape à propos de l’avortement.

Les violences faites aux femmes ont été longuement évoquées, violences qui existent dans tous les milieux.

Pour aider les victimes à porter plainte, le conseil départemental a mis en place des maisons de la solidarité où des personnes formées sont à l’écoute et apportent conseils et accompagnements.

L'ensemble des participants à la soirée

L'ensemble des participants à la soirée

De ce débat riche en échanges, on peut retenir cette remarque pour que l'égalité puisse progresser : « Le droit à l’éducation pour les filles est primordial ! Il y a encore trop de pays dans lesquels les filles ne vont pas à l’école.» Le combat de Malala, qui se bat pour l’éducation des filles a été évoqué. Chacun s’est quand même félicité des progrès réalisés pour les droits des femmes depuis 25 ans.

Vu le succès indéniable de cette première soirée, Brigitte Dupuis pense renouveler ce genre de rencontre et, l’association « Osez le féminisme 37 » déplorant que la plupart des lycées et collèges portent des noms d’hommes, Brigitte Dupuis précisa : « Le 9 novembre prochain, le collège de Neuillé-Pont-Pierre sera inauguré et portera le nom de Simone Veil. » Une belle conclusion pour ce débat !

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 13:02

Les hommes y seront également les bienvenus !

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 14:44

Élie Picard, que rien ne  prédisposait à quitter sa bonne ville de Loches connaîtra dans l'ombre de Napoléon une destinée glorieuse mais inhumaine. Durant les quinze années au cours desquelles, il sillonne l'Europe, il rédige sur de simples feuillets les souvenirs que lui inspire le cours de sa vie et les batailles illustres. Ces cahiers précieux retrouvés par Pascal Dubrisay, historien d'art ont fait l'objet d'un livre paru en 2016.

Pascal Dubrisay et son éditeur, Patrick Binet nous raconteront cette formidable aventure que fut la vie d'Élie Picard mais aussi la découverte de cette source historique prodigieuse au cours d'une conférence-débat.

 Conférence, 1 er juin, salle Moisant, Neuvy-le-Roi, entrée gratuite.

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 16:32

Éric Alary, docteur de Sciences Po Paris en histoire, agrégé d’histoire, titulaire d’une chaire supérieure en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) littéraire, est historien et enseignant-chercheur. Auteur de nombreux livres, spécialiste de la Seconde guerre mondiale et de l’histoire de la gendarmerie, il vient de sortir un nouvel ouvrage « Il y a 50 ans….Mai 68 ». C’est pour entretenir les habitants du territoire sur ce sujet que Paule Haslé, adjointe de Neuvy-le-Roi chargée de la culture, avec l’aide de la bibliothécaire, avait invité cet éminent personnage.

Pendant environ 1 h 30, ce brillant historien captiva son auditoire en faisant revivre les moments forts de ce mois de mai 68. Il commença par rappeler que la première manifestation eut lieu au Mans, puis à Nantes avant que la capitale ne soit le théâtre des principaux événements.

« On connaît peu de choses sur les causes de ce mouvement. Pour écrire mon livre, j’ai dû faire beaucoup de recherches pour être le plus objectif possible car de nombreuses personnes résument Mai 68 à une opposition entre les gaullistes et les gauchistes. Il fallait revoir les faits et les rééquilibrer et surtout ne pas réduire cette action à Paris car il s’est passé aussi beaucoup de choses en province. Si, à la demande de mon éditeur, tout en continuant mon travail sur la seconde guerre mondiale, j’ai accepté de réaliser cet ouvrage, c’est que j’ai trouvé que Mai 68 était un moment intéressant de notre histoire et je me suis lancé dans des recherches en province. »

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

Voyons les grands moments de Mai 68

Mai 68 a connu trois phases : une phase étudiante, une phase sociale et une phase politique. La France des années 60 bouge beaucoup. Mai 68 est une révélation entre toutes les politiques. On a le baby boom de l’après-guerre et ces jeunes forment une société qui veut tourner la page. Ils souhaitent un avenir meilleur ce qui va entraîner cette accélération de l’histoire. En mai 1968, il y a 695 000 étudiants. Il y a eu une montée en puissance très rapide de leur nombre dans les universités voulue par De Gaulle, sans en avoir mesuré les risques.

Du côté des ouvriers, il faut reconnaître qu’ils sont mal payés et que les cadences de travail sont infernales. Le nombre des chômeurs se met à augmenter alors qu’après la guerre c’était le plein emploi. L’amélioration du confort dans les logements reste à venir. Paris et quelques grandes villes connaissent de gros problèmes de logements. La France de 68 n’est pas très sociale. L’espérance de vie pour les ouvriers après leur retraite est très courte. Leur pension très maigre ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins.

Chez les étudiants, depuis 1967, l’UNEF est en train de se réactiver. Avec l’apparition des disques en vinyle, on sent un mouvement de libération chez les jeunes. Ils commencent aussi à s’intéresser à la politique mais sans réelle appartenance à des groupes. La nouvelle université de Nanterre est entourée par un bidonville et les étudiants issus de milieux plus favorisés se rendent compte des différences qui existent au niveau de la vie des gens. Ils se dirigeront vers la Sorbonne pour bousculer un peu les idées ancrées. On commence à voir apparaître un mouvement revendicatif des filles. Elles prennent la parole. Le MLF en découlera et sera le porte-parole des femmes pour leur libéralisation.

Dès les 5 et 6 mai commencent les nuits des barricades où l’on dénombrera des blessés côté police mais côté manifestants pas de traces. La nuit du 10 au 11, les affrontements furent terribles. Une photo montrant la violence de la police envers les étudiants, retournera la population en faveur du mouvement. Les transistors, dont le rôle fut très important, permettaient de suivre les événements d’heure en heure et d’intervenir rapidement pour défier les forces de l’ordre. Le préfet Grimaud temporise contre la volonté de fermeté exigée par De Gaulle pour contrer le mouvement.

Le 13 mai, les ouvriers se mettent en grève et rejoignent le mouvement. Des échanges se font entre les étudiants et les travailleurs. La France est à l’arrêt. Les usines sont fermées. À partir du 27 mai, le mouvement prend une tournure plus politique avec le rassemblement de Charlety. De Gaulle qui était parti à Baden Baden, revient. Le 30 mai, il annonce la dissolution de l’assemblée et des élections fin juin qui donneront une victoire éclatante à la droite. Le mouvement s’essouffle. Les Français veulent reprendre le travail.

Éric Alary a passionné son auditoire
Éric Alary a passionné son auditoire

Éric Alary a passionné son auditoire

Les suites de Mai 68

La loi Edgard Faure amène des changements dans les écoles, les lycées, les universités.

Les années 70 seront très animées : mouvements des mineurs de fond, grèves des travailleurs, des femmes, des étudiants. Manifestation des antimilitaristes.

La loi Veil (1975) découle de Mai 68 et la loi Neuwirth votée en 1967 verra son décret d’application voté en 1972.

Mai 68 n’a pas été « la chienlit » comme l’a dit De Gaulle, mais un électrochoc pour dire que l’on change d’ère avec un apport de gains sociaux, d’amélioration des conditions de vie, une ouverture sur le futur à préserver avec une remise en cause de l’agriculture productiviste.

Ça a été le début de la libération des mœurs, de l’acceptation des comportements déviants même s’il reste encore beaucoup de travail à faire. Comme rien n’est jamais complètement acquis, sur certains points, il faut rester très vigilant !

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Que dire pour conclure ?

« Au final, Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes. À la jeunesse d’aujourd’hui, Mai 68 ne dit rien. Aussi, pour nous historiens, j’ai conscience que nous avons donc un gros travail à faire. »

À l’issue de cette passionnante conférence, des échanges eurent lieu entre l’auditoire conquis mais malheureusement trop peu nombreux et le conférencier qui se prêta de bonne grâce à une séance de dédicaces. Puis, la plupart des personnes se retrouvèrent autour d’une table où la discussion se poursuivit durant environ une heure tant il y avait à dire sur ce mouvement qui ne ressemble en rien à celui de ce printemps 2018.

Petite séance de dédicaces

Petite séance de dédicaces

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 13:06

C’est dans un foyer rural entièrement rénové que l'association Histoire et Patrimoine a le plaisir de vous convier à sa conférence de printemps. Fermé pendant plus d’une année pour travaux, le foyer a retrouvé un air de jouvence et un aspect plus actuel. Presque tout a été refait : l'isolation par l'extérieur, la charpente renforcée, la couverture, la pose d’un plafond noir (ce qui, nous dit Catherine Lemaire, « est exceptionnel dans la région »), l’électricité, les menuiseries, le chauffage avec une pompe à chaleur, une cuisine aménagée au gaz avec un local pour héberger la réserve de gaz, les plâtreries et peintures et le fond de scène. À noter aussi, l’installation d’une sonorisation et d’un vidéo-projecteur fixes.

Le nouvel aspect de la salle du foyer rural

Le nouvel aspect de la salle du foyer rural

C’est donc dans ce cadre très accueillant que Fabrice Mauclair, vice-président de l’association, qui n’est pas seulement géographe et historien mais aussi cycliste… et un brin fantaisiste viendra parler de son périple à vélo. Il y a quelques années, il s’est donné pour objectif de consacrer une partie de ses vacances d’été à un projet un peu particulier : faire à vélo, par tronçons successifs, le tour des villages de France qui portent le nom de Saint-Christophe. Débuté au départ de Saint-Christophe-sur-le-Nais, son village natal, le 16 juillet 2008, il est parvenu en 2017 au terme de cet incroyable périple : 40 étapes, 40 villages Saint-Christophe, 4 000 kilomètres à bicyclette sur les routes de France…

16 juillet 2008, prêts pour le premier périple au départ de Saint-Christophe-sur-le-Nais

16 juillet 2008, prêts pour le premier périple au départ de Saint-Christophe-sur-le-Nais

Renseignements :

Vendredi 23 mars 2018, 20h30, au Foyer Rural de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Soirée ouverte à tous, entrée gratuite, verre de l'amitié après la conférence.

Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18.

https://histoire-patrimoine.jimdo.com/

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:47

Les adhérents et sympathisants de la Libre Pensée castélorienne étaient réunis samedi après-midi, salle Chevalier, pour présenter le bilan moral et financier de l’association qui compte à ce jour, une trentaine d’adhérents.

Parmi l’assistance, on pouvait noter la présence de Hansi Brémond, président départemental de la Libre Pensée, de Stéphanie Doire, présidente de la section du Mans, et de Mathilde Roux, trésorière départementale.

Stéphanie Doire et Mathilde Roux

Stéphanie Doire et Mathilde Roux

Jacques Langevin, président de la section castélorienne, remercia les personnes présentes et donna lecture d’un message reçu après le décès de Daniel Moriette, libre penseur, qui assura le secrétariat de la section durant de longues années.

Un constat fut dressé sur l’adhésion des personnes à la Libre Pensée, une adhésion pas si évidente que cela. « À une certaine époque, beaucoup de personnes pensaient comme nous mais ne voyaient pas la nécessité d’adhérer » fit remarquer Jacques Langevin. Hansi Brémond précisa : « Maintenant, il y a des personnes qui nous rejoignent. En exemple, au Mans, le nombre de cartes vendues est en augmentation. Nous avons atteint la centaine d’adhérents. L’objectif que nous nous sommes fixés est de remonter des sections de Libre Pensée sur le département.»

Les points à l’ordre du jour traités, vint la partie « conférences » durant laquelle deux personnes intervinrent : Lionel Royer et Hansi Bremond.

Lionel Royer présente Isabelle Destriché

Lionel Royer présente Isabelle Destriché

Isabelle Destriché par Lionel Royer

Cette femme, hors du commun comme il va le démontrer, a vu le jour le 12 juin 1823, à Saint-Christophe-sur-le-Nais et alla très rapidement avec ses parents habiter à Château-du-Loir où elle épousa Gaston Destriché en 1843 et dont elle devint la veuve en 1873, à l’âge de 50 ans. Femme issue de la bourgeoisie, Isabelle Destriché œuvra durant toute sa vie pour venir en aide aux personnes défavorisées. Elle s’intéressa à de très nombreux domaines et se passionna pour leur évolution. Elle rédigea des articles pour différents journaux sur des sujets très divers, publia un livre, Les dimanches de la Mère Taboureau, où l’on devine aisément qu’elle se cache derrière son héroïne. Cette citoyenne aux idées très modernes pour son époque mena une vie de militante. Elle se plaisait à dire au vu des croyances et superstitions nombreuses à son époque : « L’instruction peut seule détruire les superstitions. » Son souhait était que chacun put vivre avec « une pensée libre, non soumise aux dogmes ». Elle fut à l’origine de la création de La Libre Pensée castélorienne. En 1910, lors de ses obsèques civiles, le député du sud de la Sarthe, M. Ajam, prononça ces paroles : "Son érudition la conduisit à cette conclusion que le développement de l'école laïque était une des conditions de la prospérité de notre pays. Elle fut courageuse aux heures les plus difficiles, elle a contribué, nous devons le reconnaître, à faire de ce coin de notre France, la terre privilégiée de la démocratie. Comme Le Monnier, notre excellente amie a voulu mourir plus attachée que jamais aux convictions qui l'avaient guidée dans toute sa vie et qui étaient le résultat de ses méditations. Elle respectait profondément les croyances religieuses d'autrui ; mais elle était persuadée que les règles des religions révélées n'étaient pas suffisantes à la direction des hommes. Libre penseuse, Mme Destriché a confié à des libres penseurs l'exécution de ses dernières volontés. Nous avons répondu à son appel".

Avant que le second orateur ne prenne la parole, Magdeleine Pierson présenta Marie Rimbault, sage-femme courageuse qui, au XIXe siècle, accouchait chez elle des filles-mères.

Cet intermède permit à Hansi Brémond de rebondir sur les femmes militantes libres-penseuses du XIXe siècle qui ont joué un rôle important dans le monde ouvrier.

Hansi Brémond à côté de Jacques Langevin

Hansi Brémond à côté de Jacques Langevin

Les femmes sont-elles libres de disposer de leur corps, de leur apparence, de leurs vêtements ? par Hansi Brémond

Ce sujet amène surtout à penser dans un premier temps aux femmes musulmanes. Le conférencier a tout d’abord mis en avant le rôle néfaste de certains médias comme ce fut le cas durant l’été pour le burkini. Le vêtement est souvent instrumentalisé pour appeler les gens à réagir contre l’islamisation de la France.

Couvrir le corps des femmes figure dans la religion islamique mais aussi, ne l’oublions pas, dans la Bible qui présentait les « femmes en cheveux » comme des femmes de petite vertu. Il cita de nombreuses références sur des cas de préjugés sexistes en lien avec la tenue des filles et des femmes, objets du désir des hommes. La femme est alors la coupable, belle inversion de la culpabilité !

Posons-nous quelques questions ?

Qui veut déshabiller les femmes, modifier leur apparence ? La publicité, la mode, les stylistes, la chirurgie esthétique qui imposent des modèles. Il faut répondre à des critères normés : la beauté, la jeunesse, être sexy, quelle que soit la région du monde où l’on habite ce qui amène les Africaines, les Asiatiques à modifier les caractères qui faisaient leur différence. Ce fut l’occasion d’aborder le problème de la sexualisation des enfants avec les concours des petites miss heureusement interdits en France.

Quelle est la position des Libres-Penseurs sur la tenue imposée aux femmes au travail ?

Les femmes doivent avoir l’entière liberté du choix du vêtement qu’elle souhaite porter : jupe ou pantalon, chaussures plates ou à talons. Seuls les choix imposés pour une question de sécurité ou de représentation sont acceptables. Au niveau de l’Éducation nationale, la circulaire de Jean Zay du 31 décembre 1936 complétée par celle du 15 mai 1937, précise qu’aucun signe religieux ne doit être affiché à l’école, ce qui permet une certaine égalité entre les enfants.

Une partie des adhérents à la Libre pensée

Une partie des adhérents à la Libre pensée

Le Libre Penseur combat encore et toujours toutes les religions et les met toutes sur le même plan d’égalité. Son combat concerne tous les dogmes et il est bien conscient que la liberté de disposer de son corps n’est malheureusement pas encore acquise d’où la nécessité de rester vigilant dans l’espoir qu’un jour, enfin, chacun sera libre de penser par lui-même sans obligation de devoir entrer dans un moule défini par avance.

Un petit débat s’est instauré ensuite parmi les participants et, bien confortés dans leurs idées, les Libres-Penseurs castéloriens se sont séparés avec l’idée de renouveler vers l’automne un nouveau moment d’échanges sur un thème qu’il reste à définir.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 15:00

 

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 13:51
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

C'est devant plus de quatre-vingt personnes venues assister à la conférence annuelle de l'association Histoire et Patrimoine que Philippe Larus, président, ouvrit la séance, vendredi soir, au Foyer Rural. Il remercia tout d'abord la municipalité pour le prêt de la salle et du vidéoprojecteur, excusa quelques absents et annonça les prochaines manifestations de l'association. 

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

. Puis, avec beaucoup de plaisir, il présenta deux livres : "Tranches de vie en Touraine au XVIIIème siècle", dernier ouvrage de Fabrice Mauclair, docteur en histoire et vice-président de l'association et  "Manderley for ever", de Tatiana de Rosnay qui retrace la biographie de Daphné du Maurier, l'auteure anglaise aux racines françaises, dont les ancêtres sont originaires de Chenu et de Saint-Christophe.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Il laissa ensuite la place à Lionel Royer, conférencier de la soirée sur le thème : "L'histoire de Saint-Christophe contée par les cartes postales".

De son imposante collection, il a extrait plus d'une centaine de cartes pour illustrer ses propos.

En bon pédagogue, de l'émission officielle de la première carte postale en Autriche le 1er octobre 1869, suivies par celles éditées en France, dans la Sarthe par un imprimeur de Sillé-le-Guillaume, Léon Besnardeau, pendant la guerre de 1870, pour que les soldats bretons, hébergés au camp de Conlie, puissent communiquer avec leurs familles, à la loi de finances votée le 20 décembre 1872 qui mentionnait pour la première fois la notion de "carte postale", il brossa rapidement l'historique de la carte postale avec ses différentes évolutions.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Cette introduction achevée, il passa ensuite au sujet principal de la conférence En comparant des cartes postales prises sur un même site, il invita le public à observer minutieusement les clichés pour distinguer les évolutions au fil des ans, par les arbres qui grandissent, un détail en plus ou en moins, tout ce qui peut mettre en lumière la transformation du village. Les vues aériennes apparues dans les années 50 - 60, sont des témoins très parlants de  son urbanisation.

De nombreuses cartes photos, sans légendes, donc parfois très difficiles à situer,  relatent de façon très vivante, des évènements qui ont marqué la vie communale ou des moments particuliers de quelques personnages du cru, au début du XXème siècle. Ces cartes, tamponnées du lieu de départ et de celui d'arrivée, ne mettaient pas plus de 24 heures pour parvenir à leurs destinataires. Il faut souligner qu'à cette époque, la poste fonctionnait aussi le dimanche !

Pour achever cette conférence très instructive, Lionel Royer, mentionna tous les éditeurs christophoriens puis castéloriens qui éditèrent des cartes postales sur la commune de Saint-Christophe.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Puis, vinrent quelques échanges avec les participants, durant lesquels le conférencier se prêta de bonne grâce au dialogue. C'est sous de très chaleureux applaudissements que se termina cette prestation.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Chacun fut invité ensuite à regagner la table où chaque adhérent pouvait se procurer la plaquette de la conférence gratuitement et où les non-adhérents pouvaient l'acquérir au prix de 8 €.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Une autre table était également dressée pour que tous les participants puissent partager le verre de l'amitié tout en discutant et grignotant quelques biscuits.

Encore une très belle manifestation au compte de l'association "Histoire et Patrimoine".

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence avec Histoire et Patrimoine

Calendrier des prochaines manifestations :

31 mai : randonnée de printemps "A la découverte de l'histoire de Château-du-Loir" sous la conduite de Lionel Royer

4 juillet : promenade crépusculaire dans le bourg de Saint-Christophe "Si Saint-Christophe m'était conté...." 3ème édition

6 au 13 novembre : "Saint-Christophe et la Grande Guerre", conférence et exposition au Foyer rural

Toutes les manifestations sont gratuites.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 16:23

Samedi après-midi, la section de la Libre Pensée de Château-du-Loir avait organisé une conférence-débat intitulée : "Peut-on disposer de son corps en fin de vie ?", sujet qui se trouve être d'actualité en ce moment avec la remise du rapport Leonetti-Claeys.

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C'est devant une vingtaine de personnes réunies au centre Chevalier, que Jacques Langevin, président de la section de Château-du-Loir, a ouvert la séance en rappelant brièvement les bases de la Libre Pensée avant de céder la parole à Hansi Brémond, président départemental de la Libre Pensée, qui se félicite de voir progresser le nombre d'adhérents sur le département.

Ce fut ensuite au tour de David Gozlan, secrétaire national de la Libre Pensée et conférencier pour la soirée, de s'exprimer : "Je me suis un peu penché sur l'histoire de la Sarthe et j'ai constaté que ce département a vécu une grande histoire avec la Libre Pensée."

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Avant de traiter le thème de la conférence, il a abordé quelques sujets d'actualités dont le problème des crèches dans les lieux publics et rappelé la position de la Libre Pensée sur ce sujet, position qui s'appuie sur la constitution de 1958 et la loi de 1905.

Ce point d'actualité a été l'objet d'un débat sur la laïcité avec une personne qui ne déviait pas de la voie qu'elle s'était fixée et il a fallu que le président, Jacques Langevin, intervienne : "Je pense que ce point qui n'est pas à l'ordre du jour a été suffisamment débattu et qu'il est temps que nous abordions le sujet de notre conférence."

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Pour en arriver à la question du droit à mourir dans la dignité, David Gozlan expliqua que la Libre Pensée s'est constitué autour des banquets, des dogmes et pour que les enterrements puissent justement être indépendants de tout dogme et donc civils. La loi de 1905 a développé la liberté de conscience. Cette assurance est devenue un enjeu de société.

La Libre Pensée travaille avec les crématistes et l'ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité). La question qui se pose est : "Chacun est-il libre ou pas de choisir sa fin de vie ? De nos jours, les générations vivent de plus en plus longtemps ce qui, en cas de maladies peut entraîner plus de souffrances et des hospitalisations plus longues."

David Gozlan rappela les propos de Pie XII en 1952 : "L'homme n'est pas maître de son corps. Il en est l'usufruitier tant qu'il est sur terre." Ce qui précise bien la position de l'église.

Ne pas accéder à la volonté de certains qui souhaiteraient pouvoir achever leur vie dignement et non être maintenus dans un état végétatif va à l'encontre de la dignité des mourants. Le rapport Leonetti-Claeys est insuffisant car il ne prend pas en compte la dégradation du malade.

Épicure, déjà en son temps, disait : "Nous n'avons pas peur de la mort."  Pourquoi ? mais parce qu'il n'y a pas de réincarnation possible, donc pas de Dieu et pas de rédemption. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'espoir. Il y aura toujours un lendemain que l'on espère meilleur.

Vouloir mourir dans la dignité c'est avoir droit à la maîtrise de sa mort. "Connaître sa mort, c'est connaître sa liberté" a dit Sénèque.

Henri Caillavet, parlementaire libre penseur, instigateur de l'ADMD, disait : "Mourir dans la dignité est un droit."

Tout au long de la discussion, l'accent a été mis sur le fait que tous les actes de mort doivent être encadrés par une loi qui respecte les volontés du mourant. Le mourant ne doit surtout pas être un enjeu économique.

La Belgique a été donnée en exemple car la loi belge encadre parfaitement la fin de vie dans la dignité.

La Libre Pensée s'est alliée à d'autres associations pour gagner ce combat. Il est nécessaire de se rapprocher du corps médical car sans l'accord des médecins, il sera difficile d'avancer.

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Un débat très ouvert a suivi la conférence et a montré que ce sujet intéresse les gens. Tout le monde est bien conscient que pour l'instant le rapport Sicard est insuffisant car il ne répond pas aux critères évoqués. Le rapport Leonetti-Claeys va être débattu prochainement. Des libres penseurs doivent former des délégations pour rencontrer les députés et les sensibiliser à cette problématique de fin de vie dans la dignité. Ils espèrent que ce vrai sujet de société trouvera enfin une solution satisfaisante.

Suite à cette conférence très intéressante et documentée, trois personnes ont souhaité adhérer à la Libre Pensée pour le plus grand plaisir des organisateurs.

 

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 13:51

aff conférence 2014.

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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