Vendredi soir, l'association christophorienne "Histoire et patrimoine" organisait sa onzième promenade crépusculaire. Depuis l'an dernier, le thème proposé "Si Saint-Christophe m'était conté..." met en scène des personnages ayant réellement existés et qui racontent, au gré des rencontres avec les participants, des moments de leur vie liés à l'histoire communale.
Cette année, trois thèmes et quatre lieux étaient au programme :
Tout d'abord, une rencontre dans la campagne, avec le docteur Guillard, éminent spécialiste des os fossiles ayant dû appartenir à de grands mammifères antédiluviens, trouvés sur la commune de Saint-Christophe.
Sa conférence a permis à tous les amateurs de se familiariser avec des mots savants tels que : Le trou obturateur, la cavité cotyloïde, Le sourcil cotyloïdien, Le muscle psoas iliaque, et pour finir sur une note poétique, l'os des îles.
Une petite marche pour digérer ce savant exposé et la bonne cinquantaine de personnes qui avait délaissé son écran de télévision, s'est retrouvée dans la cour de la maison du Dauphin pour y rencontrer Pierre Épron 3, fils et petit-fils de faïenciers du même nom, qui ont travaillé dans cette demeure au 18 ème siècle.
La troisième rencontre se situait au Te Deum, en juillet 1914. Camille Alousque, fils des instituteurs et Octave Borde, boulanger, discutaient des affaires relatées dans le journal "La Dépêche". Quelques faits alarmants n'inquiétèrent nullement les deux hommes qui se sentaient bien loin de tout ça. Nous les retrouvons un mois plus tard, le 1er août. L'inquiétude les gagne. Le tocsin retentit. Le garde-champêtre vient, au son du tambour, lire aux citoyens l'ordre de mobilisation.
Les mois passent, Camille Alousque a été mobilisé et, c'est dans la cour de l'école que nous retrouvons, madame Alousque et la grand-mère de Camille qui vont vivre au rythme des nouvelles parvenues du front par courrier jusqu'au jour où la mort par pleurésie du jeune soldat va leur parvenir. Son nom figure sur le monument aux morts de la commune qui fut inauguré en 1922.
Cette manifestation a connu un franc succès et, il faut signaler le remarquable travail qui a été effectué pour recueillir les documents qui ont permis de raconter en détail cet épisode de la Grande Guerre qui a touché cette famille de Saint-Christophe ainsi que plusieurs autres.
Le verre de l'amitié clôtura cette belle randonnée faite sous le soleil revenu juste à temps.
Un grand bravo aux acteurs bénévoles, membres de l'association et un grand merci aux personnes qui permettent de se réunir sur leur terrain, à l'écart des voies de circulation.
Si vous souhaitez revivre cette soirée, ouvrez le diaporama.


Samedi matin, plusieurs membres du conseil d’administration étaient réunis pour préparer les manifestations de l’année 2013.
Quatre des sujets traités ont eu lieu dans le bourg et le cinquième dans un hameau éloigné.
Pour commencer la journée, le rendez-vous était fixé à Cravant-les-Coteaux pour une visite de l’église Saint Léger, ancien sanctuaire carolingien, classée Monument historique. Désaffecté par le culte en 1863, cet ancien sanctuaire appartient actuellement à une association « Les Amis du Vieux Cravant » qui a entrepris de le restaurer.







Vendredi soir, environ 70 personnes sont venues à Saint-Christophe pour écouter Fabrice Mauclair, vice-président de l’association Histoire et Patrimoine de St Christophe,
Après quelques mots de bienvenue, Philippe Larus, président de l’association, présenta le calendrier des prochaines manifestations d’Histoire et Patrimoine, rappela que pour tous les adhérents à jour de leur cotisation, la nouvelle plaquette intitulée « Activités d’antan » est offerte.
Après ce préambule, Fabrice prit le micro et emmena l’auditoire à « Richelieu, cité du cardinal ». Cette ville située au sud-ouest de l’Indre-et-Loire, peuplée à ce jour de 1950 habitants, appartint longtemps au Poitou. Son histoire est intimement liée à celle d’un grand personnage du 17ème siècle, Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu.
Maintenant, la ville : c’est une ville nouvelle, de 600 m sur 200 m, créée de toute part et qui est restée telle qu’elle fut construite en 1630, en même temps que le château. Richelieu, malgré sa fonction, respecta les règles et demanda les autorisations au roi Louis XIII qui les lui accorda par lettre patentes datant de mai 1631. C’est une ville fortifiée qui fut donc créée face au château. Son créateur, trop occupé pour venir dans sa ville, ne verra pratiquement jamais ses réalisations.
