
JAZZ DIALOGUE
Swing Together Trio
Concert commenté
dimanche 02 septembre à 17 heures
à la Chapelle Saint-André / Neuvy-le-Roi
10€/8 € (adhérents)

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JAZZ DIALOGUE
Swing Together Trio
Concert commenté
dimanche 02 septembre à 17 heures
à la Chapelle Saint-André / Neuvy-le-Roi
10€/8 € (adhérents)


Artiste passionnée, Sarra Monjal a élaboré tout un univers abstrait. Elle fabrique ses propres couleurs à base de pigments naturels (en particulier, un rouge méditerranéen qu'elle a mis des années à élaborer). Elle sculpte et travaille le verre également.
Originaire de Beaumont- Louestault, l’artiste expose dans de nombreuses localités tourangelles où ses œuvres sont toujours très appréciées. Et, bien que reconnue pour sa peinture, elle est en perpétuelle recherche de nouveaux défis.
Au cours de sa résidence à la chapelle Saint-André, elle fera une exposition axée sur les éléments et le monde aquatique. « La charpente de la chapelle ressemblant à une coque de bateau renversée m’a immédiatement fait penser au monde de la mer, » confie-t-elle. Ce sera l’occasion pour elle de réaliser une création originale qui pourra être suivie par tout public (adultes, scolaires, groupes).
Pratique
Résidence de Sarra Monjal du 9 au 16 septembre prochain
Exposition de ses œuvres (peintures et sculptures) les 14, 15, et 16 septembre de 11 h à 18 h)
Contact : 06 87 78 28 23

Marie-Jo Thibault a créé et dirigé la chorale « Racan Chante » avec brio pendant 20 ans.
Elle cède maintenant la place à Béatrice Heurtaux, cheffe de chœur d’expérience, qui dirige déjà d’autres chorales en Indre-et-Loire.
Désormais, les répétitions auront lieu chaque mercredi à 20h30 dans la salle des fêtes « Jacques-Gabriel » de St-Paterne-Racan.
La rentrée, prévue le 5 septembre, sera suivie d’une répétition « portes ouvertes » le 12 septembre à 20 h 30.
Si vous aimez chanter, n’hésitez pas à venir ce soir-là pour un premier contact et, éventuellement, vous joindre à nous.
Contact : Pierre SEVIN tel : 02 43 44 28 98
www.choraleracanchante.weebly.com
L’an dernier, à la veille des Journées du Patrimoine, nous avions présenté un collectionneur d’autographes. Pour cette nouvelle édition, c’est une artiste, membre de l’association « Histoire et Patrimoine » qui nous dévoile son talent et sa magnifique collection d’enluminures. Modeste, elle ne souhaite pas que son nom apparaisse.
Vu sa formation et sa profession dans le paramédical, rien à première vue ne la destinait à se lancer dans cette activité artistique qui devint vite une passion.
Son enfance
Très jeune, avec une mère qui avait fait l’école du Louvre et s’adonnait à la peinture et une tante, artiste peintre, ayant vécu à la fin du XIXe siècle, à l’époque des impressionnistes, elle eut l’occasion à de nombreuses reprises de visiter des musées consacrés à l’exposition d’œuvres de grands maîtres de la peinture.
« À 82 ans, lors de ma naissance, ma tante a peint un tableau pour moi. Ce tableau est bien sûr toujours en ma possession et j’en suis très fière. Malgré cet environnement, je n’avais pas un don particulier pour la peinture. Je dois aussi vous dire que mon arrière-arrière grand-père possédait un magnifique livre qui date de 1840, relié et calligraphié par lui. Pendant toute mon enfance, j’ai été fascinée par ce livre qui avait été récupéré dans sa chambre. J’ai toujours été attirée par les livres d’Heures et leurs magnifiques illustrations.»
Quel fut le déclencheur qui vous amena à cette activité ?
Vers la quarantaine, après une psychanalyse, j’ai ressenti le besoin de peindre. Ce fut vraiment une période addictive. Mais, avec un pinceau, je ne pouvais rien faire d’autre que des points ou des traits très fins. Impossible pour moi de peindre une aquarelle. Ma peinture débouchait sur des œuvres microscopiques proches des enluminures. Par contre, j’adore la peinture sur bois. J’ai déjà décoré plusieurs meubles.
Mais alors, de quand date votre passion ?
En 2001, j’ai décidé de me lancer dans l’apprentissage d’écritures calligraphiées des XVe et XVIe siècles. J’en ai appris 5 ou 6 et j’ai réalisé quelques lettrines mais très vite j’ai souhaité me lancer dans la réalisation d’enluminures. En 2004, avec un maître enlumineur, meilleur ouvrier de France, j’ai obtenu mon diplôme de calligraphie latine, à l’Institut Alcuin de Saint-Cyr-sur-Loire. Régulièrement, chaque année, pendant plus de 10 ans, j’ai suivi des stages pour me former, me perfectionner, apprendre à préparer moi-même mes parchemins, mes pigments… Pour réaliser ces tableaux, cela nécessite beaucoup de matériel qu’il faut parfois faire venir de l’étranger et qui sont assez onéreux.
Pour la réalisation de cet ange, 3 sortes d'ors furent utilsées. Le relief demande un gros et minutieux travail.
Avez-vous beaucoup d’œuvres à votre actif ? Copies, créations ?
Je pense en avoir réalisé une trentaine. Ce sont toutes des copies d’œuvres émanant des livres d’Heures. Je ne me suis pas lancée dans des créations.
Pouvez-vous préciser ce qu’est un livre d’Heures ?
C’est un livre liturgique qui s’adresse aux catholiques laïcs. Les premiers livres liturgiques destinés aux laïcs sous la forme de livres d'Heures apparaissent pour la première fois dans le courant du XIIIe siècle en France et au sud des Pays-Bas. Ils succèdent ainsi aux psautiers plus répandus au Haut Moyen Âge et dont ils assurent à peu près la même fonction. Ils atteignent le sommet de leur popularité au cours du XVe siècle un peu partout en Europe, se standardisant peu à peu et se répandant dans de larges couches de la société. J’ai reproduit plusieurs enluminures venant du recueil « Les Très Riches Heures du Duc de Berry ». Ce qui me plaît dans ces ouvrages, c’est leur côté à la fois historique et pictural. Je possède quelques-uns de ces merveilleux ouvrages.
Combien de temps vous faut-il pour une œuvre ?
Selon les sujets, cela peut aller d’un peu plus de 10 h à une centaine d’heures. Comme vous pouvez le voir, pour protéger mes réalisations, je les encadre toutes moi-même.

Admirez la précision des détails
Avez-vous de nouveaux projets ?
J’aimerais bien me lancer dans l’étude et la copie d’enluminures persanes.
Vous devez exposer vos œuvres à Saint-Christophe-sur-le-Nais pour les Journées du Patrimoine. Avez-vous déjà participé à des expositions ?
Oui, à la mairie de Tours et à l’Institut Alcuin et une chapelle de Saint-Cyr-sur-Loire. C’étaient des calligraphies et des enluminures.

Copie d'une enluminure de Jean Fouquet provenant d'une version manuscrite du Jouvencel de Jean V de Bueil
Conclusion
Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir et admirer le travail de cette artiste, une vingtaine de ses œuvres seront exposées à la chapelle Saint Gilles lors des prochaines Journées du Patrimoine, les 15 et 16 septembre.
L’association « Histoire et Patrimoine » envisage de créer des marque-pages illustrés par des enluminures de cette artiste.
La chapelle et le Clos Saint Gilles serviront de décor aux Journées du Patrimoine
Il y a quelque temps, M. Frédéric Amiot, propriétaire du joli manoir de Vaudésir sur la commune de Saint-Christophe, avait contacté Philippe Larus, président de l’association « Histoire et Patrimoine », afin d’organiser une visite de l’église paroissiale, pour un groupe important de membres de la délégation départementale 37 des « Vieilles Maisons Françaises ».
Qu’est-ce que l’association « Vieilles Maisons Françaises »
Cette association nationale, fondée en 1958, vient de fêter ses 70 ans. Elle compte 18 000 adhérents et est présente dans de nombreux départements. La délégation VMF 37, présidée par Mme Laurence de Livois, affiche 320 adhérents, tous propriétaires de maisons de caractère. Elle nous explique le but de cette association : « C’est avant tout une association de défense du patrimoine bâti. Elle est chargée de faire découvrir les trésors patrimoniaux et pour cela, plusieurs sorties sont organisées chaque année. C’est dans cette optique que nous sommes venus à Saint-Christophe à l’invitation de M. Amiot qui vient de faire des travaux paysagers à l’extérieur de son manoir. Il nous avait vanté la qualité de votre patrimoine bâti et surtout la beauté de votre église.
L’association peut également aider des particuliers dans la restauration de leur patrimoine. Depuis peu, elle aide à développer et restaurer le patrimoine français à l’étranger et notamment en Inde. D’autres pays seront concernés par la suite. »
La visite
Lundi, en seconde partie d’après-midi, un peu plus de 100 personnes avaient pris possession des places et rues du village pour garer leurs véhicules et regagner l’église où les attendait Lionel Royer, membre de l’association historique locale.
Ces personnes, invitées de Frédéric Amiot, s’installèrent dans l’église et c’est devant une nef bien remplie que cet historien local dévoila à ce public de connaisseurs toute l’histoire de cette église des XIIe au XIXe siècle. Les peintures murales retinrent l’attention et l’admiration de l’ensemble des visiteurs. Une fois les explications terminées, chacun put se déplacer pour aller voir de plus près toutes les merveilles renfermées dans l’église, notamment le calendrier, la crucifixion assez exceptionnelle et la statuaire, dont l’immense saint Christophe entouré de sa légende qui arracha bien des sourires sur les visages, tout comme l’histoire de saint Éloi pour ferrer les chevaux.
La visite intérieure de l’église achevée, la plupart s’intéressa à l’extérieur et put vérifier les quelques différences au niveau des ouvertures entre l’intérieur et l’extérieur, différences notées par Lionel Royer dans ses explications sur le bâtiment. Certains en profitèrent pour prendre un dépliant sur l’église récemment finalisé par « Histoire et Patrimoine ».
Et puis, l’heure avançant, Madame de Livois rappela à ses amis qu’il fallait se diriger vers Vaudésir car « une collation vous attend. Vous pourrez aussi regarder l’exposition réalisée sur les différentes activités des VMF.
Il y a aussi des photos sur nos dernières sorties. »
Les visiteurs regagnèrent leurs véhicules très satisfaits du temps passé et la phrase qui revenait souvent était : « Merci beaucoup pour nous avoir fait découvrir cet édifice. On n’imaginait pas qu’il puisse détenir autant de richesse. »
Une nouvelle fois, l’association « Histoire et Patrimoine », reconnue pour le travail effectué, permit de faire connaître et apprécier le patrimoine communal.

Un spectacle à double-lecture pour adultes et enfants !
Une metteur en scène : Aude Lejeune du Collectif Citron et 4 comédiens : j
Jacques-Olivier Budin, Fabrice Morisset, Laurent Placet, Virginie Rocheteau vous proposent « Pinocchio » de Joël Pommerat.
Plongez avec nous dans un monde pas si merveilleux et pas si lointain du nôtre…
On y croise un enfant sorti d’un bout de bois ; une fée aux conseils décoiffants de vérité ; un maître d’école dépassé ; des traders glaçants de cruauté ; un juge désabusé : des ânes pas si bêtes que ça ; un monstre marin
Alors, vous êtes sur la piste… Vous êtes tentés !
Réservations : jobudin@hotmail.com ou 06 88 30 03 88
Tarif normal : 9 €/8 tarif réduit : 7 €

L’association « Autour de la Collégiale » a, comme chaque année, concocté un beau programme culturel pour cette semaine du Patrimoine, avec deux spectacles émanant de « Sons du Monde ».
Pour l’ouverture, la place de Bueil-en-Touraine résonnera aux airs du Flamenco avec le groupe « Tempo Flamenco », qui proposera un Flamenco magique et élégant où les trois grandes disciplines que sont le chant, la musique et la danse, seront incarnées par les artistes.
Ce spectacle invitera le public à une découverte d’un flamenco authentique, élégant et rebelle, à la fois plein de fougue et de sensualité. Tantôt apaisant, tantôt dynamisant, mais toujours plein de créativité et de modernité, en respectant les racines profondes et authentiques de la guitare espagnole, ces quelques instants avec tempo Flamenco vous feront voyager jusqu’aux racines de l’âme gitane.
Que vous soyez connaisseurs ou non-initiés, vous pourrez apprécier un spectacle de haut niveau, enivrant, intense et enflammé.
Renseignements et réservations
02 47 24 49 60, 06 73 07 99 98 ou 02 36 43 63 43
Spectacle en plein air, sur la place de la Collégiale
Repli à la salle des fêtes en cas de mauvais temps

Le cinéma en plein air : une expérience cinématographique exceptionnelle !!!
Dans une ambiance conviviale, festive et populaire, vous redécouvrez un grand classique du cinéma sur grand écran.
La nature pour salle de cinéma alliée aux dernières technologies en matière d’image et de son.
Cette année, venez découvrir ou redécouvrir le film d’aventure JUMANJI avec Robin Williams !
«Prévoir un siège et une tenue chaude et/ou une couverture en cas de soirée fraîche»
DIMANCHE 26 AOUT 2018 – À 21h30
Complexe sportif de SONZAY
GRATUIT
INFORMATIONS : 06.17.41.81.27 ou
http://sallequatrevents.com/evenement/cinema-en-plein-air/
Pour la troisième année consécutive, Maxime Guinard, chargé de mission à la CCGC-PR, a concocté pour les habitants du territoire, de belles animations. Chaque journée découverte propose une randonnée dans le village choisi, un pique-nique préparé par un prestataire du territoire et dont environ un tiers du coût est pris en charge par la CCGC-PR et pour terminer la soirée, un spectacle gratuit, spectacle en général de grande qualité.
Après Pernay et Marray, c’était donc sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, que se déroulait, samedi après-midi, cette journée découverte.
La randonnée
À 17 h, 35 marcheurs étaient arrivés à Beau-Soulage pour participer à une « randonnée promenade » comme l’a mentionné Philippe Petithomme, de l’UCTSPC, organisateur du parcours. « C’est plus une promenade de 7 km qu’une randonnée que nous allons faire tranquillement. Il faudra bien respecter les consignes de sécurité. Nous serons de retour à 19 h pour le pique-nique. Tout le monde est bien chaussé, on peut y aller. »
Le but de cette promenade est de faire découvrir des chemins, sites, personnages faisant partie du patrimoine de la commune. Le chemin et la maison des Marmoux furent l’occasion de parler d’Eugène Hilarion, le bienfaiteur de la commune. La descente par les Ruettes vers l’hôtel de ville a permis d’apprécier ce passage peu commun et d’admirer le campanile récemment restauré qui coiffe le toit de la mairie. De là, le guide a conduit les marcheurs vers la rivière Escotais et qui a, ici, la particularité de s’appeler le Nais : nouvelle occasion de faire un peu d’histoire avec Lionel Royer : « Il existait à saint-Christophe une poste dès le milieu du XIXe siècle et le nom de Saint-Christophe-sur-le-Nais était déjà utilisé. C’est d’ailleurs grâce à cette antériorité que, lorsqu’il a fallu trouver un complément au nom de Saint-Christophe pour différencier les différents villages portant ce nom que Saint-Christophe-sur-le-Nais a été retenu. » Une personne alors interrogea : « Mais alors pourquoi la rivière s’appelle-t-elle l’Escotais à Saint-Paterne ? »- « La réponse est très simple. Lorsque le château de La Roche Racan, où vécut le poète Racan fut vendu, les nouveaux propriétaires s’appelaient les seigneurs des Escotais. Aussi, lorsque les gens du pays parlaient de la rivière qui passe au pied du château, ils disaient c’est la rivière des Escotais. Et, petit à petit, c’est devenu tout simplement l’Escotais. »
Les randonneurs vont traverser la rivière
Une fois la passerelle sur le Nais-Escotais franchie, c’est par les prés de la commune que les randonneurs regagnèrent le quartier de Vienne et se dirigèrent vers la chapelle saint Gilles, joli petit édifice datant du XIe siècle mais reconstruit au XVe- XVIe siècles. Ce fut l’occasion de parler du culte de Saint-Gilles, des pèlerinages qui avaient lieu début septembre et qui, de l’église à la chapelle, rassemblait un millier de pèlerins et ce, jusque vers la fin du siècle dernier mais aussi de rappeler qu’au Moyen Âge, de très importantes foires internationales se tenaient sur ce site.
Arrêt à la chapelle Saint Gilles
De là, retour vers le bourg avec une belle descente et passage devant le moulin Basset avant de rejoindre une voie bien pentue qui monte le long du cimetière et, c’est par des chemins toujours bien pentus que les marcheurs, à 19 h très précises, atteignirent le terminus de la randonnée, le parking de Beau-Soulage, quitté 2 h auparavant. Mais là, une déconvenue les attendait….Les pique-niques n’étaient pas là !
Le pique-nique
Entre temps, quelques personnes, inscrites pour les repas, étaient arrivées dont Catherine Lemaire, premier magistrat de la commune et les acteurs, Jacqueline et Marcel.
Maxime, interrogé, répond : « C’est « La mijot de Sonzay » qui doit apporter les paniers repas. Je lui ai commandé quelques repas supplémentaires mais elle ne devrait pas tarder à arriver… » Les minutes passent…19 h 30, toujours rien….20 h…20 h 15. Enfin, la restauratrice arrive, s’excuse pour son retard. Le spectacle devait démarrer à 20 h 30. Des spectateurs arrivaient et le repas commençait tout juste !
Pendant que les convives dégustaient avec plaisir les différents aliments fournis, les acteurs passaient parmi eux et plaisantaient ce qui laissait déjà présager de l’ambiance qui allait suivre. Heureusement, un pique-nique, c’est vite mangé. Une demi-heure après l’arrivée des repas, tout le monde était installé pour assister au spectacle.
Tout le monde est installé pour le spectacle
Le spectacle : Le Médecin volant de Molière par Jacqueline et Marcel
De leur vrai nom, Christelle Lefèvre et Pierre-Jean Ferrain, ils sont les créateurs de la compagnie « L’Art osé » en 2005. Ils ont à leur actif 10 spectacles en 10 ans. Le Médecin volant date de 2013. Leur compagnie a choisi la rue pour s’exprimer, pour vivre l’instant présent aux côtés des gens, s’adresser à eux directement et sans artifices, pousser toujours plus loin les codes du théâtre et de l’improvisation. Ils reconnaissent eux-mêmes : « L’adresse directe au public et la bonne humeur sont les moteurs qui portent toutes nos créations. »
Pour la pièce choisie, l’acte I du Médecin volant de Molière, Jacqueline, avant le début du spectacle, met en garde : « Y a-t-il parmi vous des puristes de Molière ? Des professeurs de français ?...Car je vous préviens, puristes de Molière, s’abstenir. Le Médecin volant est le prétexte que nous avons trouvé pour venir devant vous. Nous jouerons la pièce jusqu’au bout. Mais, nous profiterons de chaque instant pour divaguer au gré de nos envies. Nous ne savons pas ce qui va se passer. Cela appartient à l’imprévu et à notre état de forme. »
Pour commencer, Marcel désigne une personne dans le public pour frapper les 3 coups. Malheureusement, il sera obligé de le faire lui-même. Jacqueline désigne une jeune fille qui, avec son portable, servira de chronomètre. La pièce doit durer 45 minutes. La « cloche » ainsi désignée sera consultée régulièrement.
Le décor est prêt sur la pelouse : une valise rouge.
Les acteurs au cours de la soirée
Tout au long du spectacle, les deux acteurs interpréteront les différents personnages de la pièce de Molière, restitueront les textes à vive allure et surtout, joueront avec le public. Tout est prétexte à faire diversion, à improviser. Ainsi, le téléphone portable d’une spectatrice sonne. Jacqueline se précipite vers elle, lui dit de répondre et ensuite lui prend le téléphone et continue la discussion avec l’interlocuteur et lui propose de la rejoindre à l’hôtel. Le téléphone passe ensuite dans les mains de Marcel qui demande à parler à l’épouse et lui fait également des propositions. Au bout de près de 5 mn, le téléphone est rendu à sa propriétaire et tout le monde replonge dans le Médecin volant. Toute interruption de la pièce suscite l’amusement. Tous les deux ont l’art de l’à-propos, du gag inattendu. Au cours de la soirée, Jacqueline, bien gainée, n’a pas hésité à montrer sa culotte à plusieurs reprises, à passer dans le public s’asseoir sur les genoux de quelqu’un, l’embrasser.
Gag avec le portable d'une spectatrice
Pendant les gags de Jacqueline, Marcel vide petit à petit la bouteille de champagne, offre sa coupe à la spectatrice qui n’avait pas frappé les 3 coups. Dans la bouteille, il en restera à peine assez pour que, Jacqueline en tant que médecin, ne réclame un verre de l’urine de Lucile pour déterminer, au goût, la maladie dont elle souffre.
Marcel tend sa coupe à une spectatrice
Quand, la représentation s’achève, au terme de la scène 16 et de toutes les digressions des acteurs, le chronomètre indique précisément 45 mn. Peut-être qu’un petit quart d’heure fut réservé à Molière, mais les 30 minutes supplémentaires furent meublées grâce à l’immense talent des deux acteurs. Les spectateurs ont vécu un intense moment de drôlerie intelligente, de communication avec les acteurs qui ont su, tout au long de la soirée, partager avec eux leur sensibilité, leur générosité, leur humanité et prouver combien ils savent rester maîtres de leurs improvisations.
Une très belle soirée, un très bon choix, on ne peut que féliciter Maxime Guinard pour le travail effectué, et remercier Catherine Lemaire, pour avoir permis que cette troisième journée se déroule sur sa commune.
Mais, une fois de plus, on ne peut que constater que, sur les 80 spectateurs présents, peu de Christophoriens avaient profité de la chance qu’on leur offrait. C’est bien dommage !
La soirée se termine dans une joyeuse ambiance
Vendredi, à l’initiative de Benoît Bar, de l’office de tourisme de la vallée du Loir, de nombreux élus Sarthois et Tourangeaux voire des Régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, avaient été conviés à une tournée estivale regroupant sept sites de part et d’autre du Loir. Mais, tous n’étaient pas présents et c’est avec un groupe relativement restreint, composé d’élus et d’acteurs du tourisme local, que leur journée s’est déroulée en suivant, à la minute près, le programme établi.
Après être passés par La Chartre-sur-le-Loir, Pont-de-Braye, Chahaignes, Beaumont-Pied-de-Bœuf où ils purent se restaurer, le lac des Varennes à Marçon et le Moulin Pousset à Montval-sur-Loir, c’est à 16 h 15 précises qu’ils arrivèrent à l’entrée du château de la Roche Racan, berceau du poète Honorat de Bueil, marquis de Racan, où les attendait M. Yves Lapeyre, propriétaire des lieux.
Il les conduisit tout d’abord dans les différents gîtes installés à l’extérieur du château. Chaque gîte a sa touche personnelle. Les meubles sont fabriqués avec le bois de la forêt du domaine. M. Lapeyre aime bien récupérer de nombreux objets et leur redonner une nouvelle vie et ses réemplois trouvent toujours une place bien adaptée et s’intègrent parfaitement dans le décor.
M. Lapeyre, 3ème en partant de la droite, heureux de vanter les charmes du Pays de Racan. Photo prise devant le château.
Écoutons-le parler de ses gîtes
Ces gîtes ont été pensés pour que l’on ait bien l’impression d’être tous ensemble mais chacun chez soi. La philosophie qui m’anime est basée sur la culture intellectuelle, la poésie, la littérature, les lectures sur l’amour des êtres mais aussi l’amour de la nature. Cet amour a bien été transcrit par le poète qui habita ces lieux. Dans les chambres, je place des livres, des extraits de l’œuvre de Racan.
Mon souhait, c’est qu’il puisse y avoir une synthèse entre culture et architecture.
Et, s’adressant à Benoît Bar, il expliqua pourquoi il avait répondu favorablement à sa demande d’ouvrir ses gîtes pour cette tournée estivale : « J’ai tout de suite été en harmonie avec votre philosophie. Je vous invite maintenant à me suivre pour la visite des différents gîtes. Nous allons commencer par le gîte ducal. Chaque gîte a un nom en fonction de la personnalisation que j’ai voulu lui donner.»
Les visiteurs le suivirent et les visites des 5 gîtes s’enchaînèrent. Après les gîtes extérieurs au château, les visiteurs purent admirer ceux installés dans une aile de l’édifice agencés de manière à faire vivre à ses hôtes, l’espace de quelques heures, une vie de châtelain d’autrefois .
De très belles installations qui permettent aux amoureux de la nature de trouver un peu de repos dans un cadre très agréable qui allie, comme le répète souvent le maître des lieux « culture et nature » car, n’oublions pas que M. Lapeyre invite ses hôtes à découvrir les nombreux produits locaux qui vont des vignobles du val de Loir à la vallée de la Loire, en passant par les fruits et légumes bio, les viandes provenant d’animaux élevés en plein air, tout ce qui permet de profiter pleinement et sainement des atouts de ce territoire.
Espérons que ces visiteurs d’un jour se feront les défenseurs et les ambassadeurs de la richesse patrimoniale de la vallée du Loir et de Gâtine-Racan.
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.