L’association « Autour de la collégiale de Bueil-en-Touraine » a invité cette année le groupe Yan Trio pour le concert d’ouverture de la semaine du Patrimoine, le samedi 9 septembre. Grâce à ces chanteurs musiciens, vous pourrez, l’espace de quelques instants retrouver les mélodies de grands chanteurs français tels que Jacques Brel, Boris Vian, Georges Brassens, Claude Nougaro, Léo Ferré et beaucoup d’autres… De quoi réveiller en vous un peu de nostalgie mais aussi de communier avec le groupe.
Le lendemain, les portes de l’église Saint-Pierre seront ouvertes sur le traditionnel salon de peinture, dessin et sculpture dont le vernissage aura lieu à 11 h 30. Ce salon sera ouvert tous les jours de la semaine jusqu’au dimanche suivant. Des visites guidées de la collégiale seront également possibles.
Pratique
Concert Yan trio « chansons françaises, hommage aux grands auteurs »: Samedi 9 septembre, à 20 h 30, salle des fêtes (tarifs : 12 €, 10 € et 6 €)
Salon de peinture : ouverture tous les jours de 10 h à 18 h.
Le clos Saint-Gilles, sis à Saint-Christophe-sur-le-Nais, avait ouvert l’an dernier les portes de son superbe jardin aux visiteurs lors des journées du Patrimoine. Cette année, ses habitants souhaitent renouveler cette ouverture des portes, mais aussi faire profiter les visiteurs de quelques-uns des trésors qu’ils ont amassés au fil des ans et qui constituent la plus importante partie de leurs collections.
En entrant dans la salle à manger, ce sont de multiples lettres émanant de personnes célèbres, auteurs littéraires notamment, mais aussi acteurs et artistes. Plusieurs de ces missives portent la signature de quelques écrivains régionaux tels que Courteline, George Sand, Jouhandeau,...et Daphné du Maurier qui avait tissé des liens avec Saint-Christophe-sur-le-Nais, berceau d’une de ses aïeules.
Cette superbe collection, amassée par Thierry, compte une soixantaine de lettres, documents et envois (livres, autographes, dédicaces, éditions originales numérotées).
Thierry présente une partie de sa collection avec une mise en scène dans la perspective de sa future exposition.
Comment vous est venue l’idée de vous lancer dans une telle collection ?
Je dois avouer que ce fut vraiment l’effet du hasard. En 1996, nous nous trouvions à Toulouse, et j’ai assisté à une vente aux enchères à l’hôtel Dieu. Une lettre autographe de George Sand et une de Théophile Gautier, nos auteurs préférés, étaient proposées à la vente. Je me suis laissé tenter et j’ai remporté l’enchère. La possession de ces deux lettres me donnait l’impression d’avoir ramené un talisman à la maison. Du coup, l’idée de continuer à chercher a pris corps et, jusqu’en 2008, au moment de la crise financière, j’ai pu acquérir, de façon assez régulière, la plupart des documents que vous voyez pour un prix assez raisonnable. Mais, depuis cette date, les prix ont augmenté.
Où trouvez-vous ces documents ?
Je consacre environ 2 heures par jour à mes recherches sur Internet et auprès d’un expert de chez Drouot. Récemment, sur un vide-grenier, j’ai trouvé un acte très ancien. Il m’arrive aussi de trouver quelques beaux livres anciens avec parfois quelques surprises à l’intérieur.
Avez-vous quelques anecdotes relatives à votre collection ?
Oui, bien sûr. Pour vous donner un exemple : il y a eu un différend entre Jouhandeau et Montherlant. Il se trouve que nous avons un billet contenant la conclusion de ce différend avec un brouillon signé de Jouhandeau et la lettre de Montherlant !
De même, pour Sarah Bernhardt. Nous avons la lettre qu’elle a envoyée à Monsieur Isola, l’acheteur, lors de la vente de son théâtre.
Thierry présente un dessin original de Jean Cocteau.
Comment être sûr que ces documents sont bien des originaux ?
La plupart des lettres de ces auteurs sont éditées et répertoriées dans des ouvrages qui reproduisent l’intégralité de leur correspondance. Ces lettres présentent beaucoup d’intérêt. Certaines, bien que connues, sont parfois perdues de vue. Aussi, quand le hasard fait que l’on en retrouve une, imaginez l’immense joie que l’on ressent !
Vous avez d’autres collections je crois ?
C’est exact. Je recherche des livres anciens, de vieux menus et tout ce qui a un rapport avec l’art religieux. C’est essentiellement dans les vide-greniers que je chine ces objets.
Exposez-vous parfois vos collections ?
L’an dernier, pour les journées du Patrimoine, j’avais placé plusieurs objets en lien avec l’art religieux pour orner la jolie chapelle Saint-Gilles. Cette année, ce sont mes lettres et autographes qui seront exposés dans la chapelle car, le thème retenu pour les journées du patrimoine 2017, c’est « Autour du livre ».
Une partie de la collection sur l'art religieux
Parmi toutes les dédicaces, en avez-vous qui vous sont spécialement dédiées ?
Oui, une de Bernard Pivot. En 1992, nous habitions alors à Rome et nous l’avions rencontré et ce fut ma première dédicace ainsi rédigée : «à Thierry, Français exilé avec bonheur à Rome. (Et si les meilleurs nous quittent, qu’allons-nous devenir ? Cordialement. » Récemment, au mois d’avril dernier, il est venu à Château-du-Loir, je suis allé le voir et il m’a dédicacé son nouveau livre en ces termes : « à Thierry. Ma mémoire n’en fait qu’à sa tête et grâce à vous se rappelle quelques jolis moments passés à Rome, à la villa Médicis. Bien sympathiquement.»
Dédicaces de Bernard Pivot
Notre rencontre se termina par cette phrase qui résume bien le ressenti que l’on a pu avoir au cours de nos échanges : « Vous savez, pour moi, cette collection, c’est ma passion. J’y passe beaucoup de temps mais c’est toujours avec énormément de plaisir ! »
Voici un aperçu des auteurs, en plus de ceux déjà cités, dont Thierry possède au moins un document orné de la signature de l’auteur : Lamartine, Loti, Gide, Giono, Sainte-Beuve, Cocteau, Jean Marais, Maupassant, Rodin, Aragon, Elsa Triolet, Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, Jean d’Ormesson et de nombreux autres…
Exposition visible les 16 et 17 septembre, à la chapelle Saint-Gilles, à Saint-Christophe-sur-le-Nais.
Ce soir, dernière opportunité de visiter la ville de La Flèche à la lueur des lampions. Rendez-vous devant le camping à 20h45. 3 euros et gratuit pour les moins de 15 ans.
Demain soir vendredi 25 août à 21h30, projection du film « Meurtre dans un jardin anglais » de Peter Greenaway, dans les jardins du château du Lude, dans un cadre enchanteur. En VO sous-titrée. 5 euros projection seule. 10 euros avec la visite du château et des jardins.
Ce week-end, à La Flèche, dernières visites du Théâtre de la Halle-au-Blé à 10 heures et 11 heures. Visites du Moulin de la Bruère, vendredi, samedi et dimanche, à 15 heures, 16 heures et 17 heures.
Comme nous l’avions signalé, le campanile, offert par Eugène Hilarion, qui orne depuis plus de cent ans le toit de l’hôtel de ville de Saint-Christophe-sur-le-Nais, présentait quelques faiblesses qui nécessitaient une intervention de la part de spécialistes. Après le lancement des appels d’offres, c’est l’entreprise Martineau et fils, de Saint-Paterne-Racan, qui avait été retenue pour un montant de 45 000 € subventionné à hauteur d’environ 50%. Comme le souligna Pascal Martineau : « Il était grand temps de le refaire. La charpente était très fragilisée et le campanile prêt à tomber ! »
Début juin, un échafaudage fut installé et les travaux sur place débutèrent : démontage et dépose de l’ancien ouvrage endommagé avant la restauration et la pose des nouveaux éléments de charpente et d’ornementation.
L’entreprise Martineau est bien connue pour ses très nombreux apprentis qui obtiennent des médailles d’or et d’argent aux différents concours de MAF que ce soit en charpente, couverture ou zinguerie. Ce travail d’art fut l’occasion pour trois de ces apprentis MAF de mettre en pratique leur savoir-faire sous l’œil attentif et bienveillant de leurs maîtres Pascal et Thomas Martineau.
Une grosse partie du travail a été effectuée dans les ateliers d’art de Château-du-Loir notamment pour la zinguerie. Ce sont Nolan Poirrier et Quentin Hugon qui sont titulaires pour le premier de 6 médailles d’or et pour le second de médailles d’or et d’argent qui se sont attelés à la tâche. Côté charpente, c’est Antoine Coumoul, médaillé d’argent, qui a été chargé de reprendre le dôme et les portiques.
« Toutes les pièces de zinguerie ont été faites dans nos ateliers puis assemblées sur place par Nolan et Quentin. Le dôme réalisé par Antoine sera recouvert comme à l’origine d’écailles en zinc » précisa Thomas Martineau.
Pascal et Thomas sont fiers de montrer l'épi de faîtage qui sera posé au sommet du campanile.
Peut-on savoir pourquoi ce chantier vous a intéressés ?
« Pour nous, ce campanile peut être considéré comme une œuvre d’art. Nous avons refait récemment un campanile, beaucoup plus grand que celui-ci mais qui présente beaucoup de similitudes, à la Grande Bretèche à Tours. C’est étonnant de trouver dans un village tourangeau une pièce de cette valeur car à l’époque où il fut construit, à ma connaissance, » dit Pascal Martineau, « il n’y avait pas de couvreur capable de réaliser un tel chef-d’œuvre dans la région. Mais, si vous me dites qu’Eugène Hilarion habitait Paris, il est tout à fait possible qu’il ait commandé ce campanile à un charpentier-couvreur de Paris. »
Combien de temps a-t-il fallu pour la réalisation de cette œuvre d’art ?
Pour répondre à cette question, c’est Thomas qui prit la parole : « Pour la charpente, il faut compter deux semaines de travail et pour la zinguerie, un mois et demi à deux. Rien que pour refaire les 16 balustres, Nolan et Quentin ont mis 3 semaines. En façonnage, pour le socle, il leur a fallu aussi 3 semaines. » Et, Pascal ajouta : « Pour que l’ensemble ait une bonne tenue, nous avons évité les soudures et privilégié l’ourlage au niveau des angles. Cela donne du relief et durera beaucoup plus longtemps. »
En voyant le bel épi de faîtage qui couronnera l’œuvre une fois achevée, ce qui ne saurait tarder car la date de « début septembre » est annoncée, on est assez surpris car, vu du sol, on n’imaginait pas qu’un tel épi pouvait se trouver au sommet du campanile. Pascal nous apprend que « pour réaliser cet épi en restant le plus près possible de ce qu’il devait être à l’origine, j’ai observé les cartes postales anciennes et, pour les parties manquantes, j’ai reproduit ce qui se faisait à l’époque de sa construction. » C’est vrai que lorsqu’il sera posé là-haut, on aura du mal à apprécier sa beauté et à imaginer sa taille réelle. Contrairement au campanile original qui ne portait aucune mention de l’entreprise qui l’avait fabriqué et installé, une plaque a été apposée sur le socle avec le nom de l’entreprise et la date de la restauration et, « un parchemin » en zinc, qui sera remis à la mairie, rappellera aux générations futures « dans au moins 150 ans » que ce superbe campanile a fait l’objet de travaux en 2017.
La plaque qui figure sur le socle de l'épi de faîtage
Une nouvelle fois, les Martineau, père et fils, et leurs apprentis, démontrent que le travail manuel peut être très valorisant et que, une entreprise locale, est capable de produire des chefs-d’œuvre. On ne peut qu’applaudir en admirant cette magnifique réalisation dont la commune peut s’enorgueillir.
Pascal Martineau présente un des 16 balustres et le "parchemin" témoin de cette restauration.
À la découverte de ce charmant village blotti entre le coteau et la rivière. À travers les rues commerçantes, le guide dévoilera caves à vin, lavoirs, église, maisons de bourg et de villégiature. Avec le Pays d’art et d’histoire. À découvrir à la lueur des lampions.
Mardi 15 août, 20h45, Devant l’office de tourisme, place de la République, La Chartre-sur-le-Loir.
Hier soir, une petite délégation, non officielle, d'Histoire et Patrimoine avait décidé de se rendre dans le département voisin et de profiter des animations qui se déroulent dans les villages de la Vallée du Loir, dans le cadre du "Festiloir". C'est donc à Beaumont-Pied-de-Bœuf que nous nous sommes retrouvés pour une visite du village, visite qui débutait à l'église Notre-Dame.
Après avoir attentivement écouté les quelques explications données par Mathilde sur cet édifice roman dont le beau portail est inscrit au titre des MH depuis le 6 janvier 1926, nous avons fait un rapide tour du bâtiment et, l'œil exercé de certains a permis de reconnaître un saint Christophe parmi les quelques statues de l'église.
Le saint Christophe de Beaumont-Pied-de-Bœuf (72 500)
À la découverte du centre ancien construit autour de sa grande église gothique : par le Pays d'art et d'histoire. Durée 1 h 30 environ. Spectacle gratuit de Festiloir à 17 h 30, parking du jeu de boules.
Dimanche 6 août, 16h, devant l'église, à Crosmières. Tarif 3€, autre : gratuit moins de 15 ans.
Massette et ciseau en main, les enfants taillent leur pierre et repartent avec leur œuvre, dès 7 ans. Matériel fourni. Les adultes qui accompagnent peuvent faire l’activité au même tarif. Animé par un guide conférencier. Sur réservation. Durée : 2 h environ. Goûter offert.
Mercredi 16 août, 14h30, Camping de la Chabotière, place des Tilleuls, Luché-Pringé. Tarif unique 5 €.
Un village harmonieux, auréolé de la lumière du tuffeau : dominé par son église romane riche en peintures murales, il s’étend entre Loir et coteaux. Par le Pays d’art et d’histoire. Durée 1 h 30 environ. En prélude au Festiloir, spectacle à 17 h 30. Buvette et restauration sucrée sur place.
Dimanche 30 juillet, 16h, Moulins de Paillard, Poncé-sur-le-Loir. Tarif 3€, autre : gratuit moins de 15 ans.
Typique de l’architecture romane, l’église Saint-Pierre se distingue par son remarquable portail sculpté. Une restauration récente lui a rendu ses couleurs : par le Pays d’art et d’histoire. Durée 1 h 30 environ. En prélude au Festiloir, spectacle gratuit à 20h30.
Mardi 1er août, 18h30, Place de la Mairie, Requeil. Tarif 3€, autre : gratuit moins de 15 ans.
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L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations.
Et la description de mes coups de cœur.
Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
Présentation du village
Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais
L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou
XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.
Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de
découvrir le riche passé de notre commune. Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.