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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:22

En janvier 2015, nous avions abordé le problème de la restauration et de la sécurisation des statues classées de l’église de Saint-Paterne-Racan. Il s’agissait notamment de trois groupes sculptés en terre cuite polychromes datant vraisemblablement de la fin du 16ème et du tout début du 17ème siècle :

- Le groupe de l'Adoration des Mages qui a été mis à l'honneur dans une exposition exceptionnelle sur les terres cuites auquel sont rattachés deux anges non restaurés et non présentés au public en raison du risque de vol et, peut-être, un Dieu le père.

- Une vierge à l'enfant non présentée au public

- Sainte Anne et la Vierge faisant le pendant à saint Joachim.

Ce trésor communal ayant subi les dommages du temps, la municipalité précédente avait donc décidé de faire restaurer cet ensemble. Aussi, dès l'installation du nouveau conseil, Jean-Pierre Poupée, le nouveau maire, avait fait le nécessaire pour que les travaux puissent démarrer rapidement et, le 17 avril 2014, suite à une proposition de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, le conseil municipal faisait connaître ses souhaits quant aux travaux à réaliser tant sur les restaurations que sur la sécurisation des statues.

Rappel des souhaits concernant ces statues

Sur proposition de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, la Commune de Saint-Paterne-Racan avait donc souhaité :

- Présenter le groupe de l’Adoration des Mages avec ses anges, mais sans Dieu le Père, dans un espace où il serait mieux visible et plus en sécurité, derrière une clôture de fer forgé, à l’angle nord-ouest de l’église.

- Présenter à nouveau la Vierge à l’Enfant dans l’église, sur une console en pierre à réaliser en s’inspirant par exemple de celles de l’orgue, console qui sera fixée au-dessus de la porte entre les deux retables qui occupe le fond est de l’église. Cette présentation aurait pour but de mettre l’œuvre à l’abri du vol.

- Améliorer la présentation et la sécurité des socles du groupe de sainte Anne et la Vierge et de saint Joachim.

Quelles furent les propositions de la DRAC ?

- Sécuriser les statues soit par des grilles soit en les fixant à leur socle. Faire des retouches de restauration avec des dégagements de polychromie.

- Déplacer le groupe de l'Adoration des Mages du côté de l'orgue, pour une meilleure visibilité et une meilleure conservation avec la construction d'une grille, pour sécuriser l'ensemble des statues du groupe et les quatre autres statues.

- Restaurer les parties les plus abîmées de l'ensemble des statues.

L'adoration des mages bien restaurée a retrouvé sa place dans l'église

L'adoration des mages bien restaurée a retrouvé sa place dans l'église

Qui a travaillé à cette restauration ?

Depuis la mise en place de ce dossier, ce sont 8 personnes qui ont été mobilisées sur la restauration et la sécurisation : Fabienne Bois, conservation et restauration de sculptures, et tous les autres mandataires Emmanuelle Sédille, Laure de Guiran, Elisabeth Wolkowski, Olivier Rolland, Fulbert Dubois, Florian Gaget, Sébastien Brunner. Si l'on excepte Fulbert Dubois, sculpteur sorti de l'Institut National du Patrimoine, tous les autres mandataires ont fait leurs études aux Beaux Arts de Tours.

Mais, il ne faut pas oublier les sous-traitants qui sont aussi intervenus lors de ces travaux : Mickaël Bouteloup, menuisier, Cédric Vielle, travail du fer, Ianek Kocher, sculpteur, Les établissements Tondereau.

Qui suivait les travaux ?

M. Gilles Blieck, conservateur des Monuments historiques, de la DRAC Centre-Val de Loire et Isabelle Girard, attachée de conservation du patrimoine au Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, CAOA 37.

Commencés en mai 2014, les travaux sont maintenant achevés. Les statues ont retrouvé leurs couleurs et sont désormais visibles dans l’église. MM. Blieck et Rolland et Mme Girard, accompagnés de Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, sont venus admirer le résultat. Ce qui fit dire à M. Rolland : "Vous possédez une collection de statues en terre cuite d'une grande richesse. Je suis sûr que si vous les proposiez au musée du Louvre, il vous les achèterait un bon prix et elles seraient exposées. C'est un trésor inestimable !" "Mais", lui répondit le maire en souriant, "nous n'avons pas du tout l'intention de nous en séparer. C'est notre trésor et nous serons heureux de pouvoir le présenter maintenant que la restauration est terminée à tous les habitants."

À ce propos, l’inauguration des statues de l’église est prévue le 16 septembre prochain à 17 heures.

Mme Girard et M. Blieck à gauche, M. Rolland à droite, encadrent Jean-Pierre Poupée lors de la visite dans l'église

Mme Girard et M. Blieck à gauche, M. Rolland à droite, encadrent Jean-Pierre Poupée lors de la visite dans l'église

Rappel des chiffres :

Coût des travaux HT : 119 700 €

Subvention de la DRAC : 59 885 €

Subvention du Conseil Général : 21 971 €

Reste à la charge de la commune : 37 844 € HT

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:46
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle

Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle

Samedi après-midi, près de soixante personnes, parmi lesquelles M. Patrick Boivin, maire de Marray, se sont retrouvées au château de La Roche d’Alès, premier site prévu pour la visite organisée par l’association « les Amis de la chapelle Saint-André » sous la direction de Jean-Pierre Meyer, Marraisien, qui s’intéresse à l’histoire de son village. Les visiteurs furent accueillis par M. Thierry de Gavelle, propriétaire du château qui en dressa rapidement l’historique. « On trouve une première mention du château au 15e siècle. Au fil des ans, le château changea de nom en fonction du nom des propriétaires, il s’appela tour à tour La Roche d’Alès, La Roche Courtallay, La Roche Menou…C’est une propriété de famille transmise le plus souvent par les femmes. Le nom La Roche s’explique par sa situation au bord de la colline. Le 2 décembre 1508, François d’Alès en devient propriétaire. Il est chevalier médecin du roi. Il a une fille Martine qui épouse Martin Fumée. C'est du 16e siècle, époque où la famille Fumée en fut propriétaire, que datent les bâtiments élevés actuellement à l'extrémité est du grand bâtiment et le bâtiment qui lui fait face. En 1618, le mariage de Madeleine Fumée avec René de Menou fait entrer le château dans la propriété de la famille de Menou qui ajoute son patronyme au nom de la Roche et conserve le fief jusqu'à la Révolution. C'est aux 17e et 18e siècles que sont ajoutés les 2 corps de bâtiments ornés de petites lucarnes, prolongeant à l'ouest les bâtiments du 16e siècle. Acheté en 1805 par Gatien Pays, le château demeure depuis cette date propriété de la même famille. Actuellement, c’est la 9e génération qui habite ici. En 1845, un texte manuscrit du curé Renart sur la paroisse de Louestault mentionne "qu'il y a une quinzaine d'années, il y avait une tour carrée fort massive et fort élevée, mais on en a abattu un ou deux étages", ceci doit concerner l'escalier d’un des bâtiments. En 1898, Louis Pays Nau fait édifier la partie située à l'extrémité ouest, à la place d'un bâtiment, datant vraisemblablement du 18e siècle, visible sur un tableau représentant le château au 19e siècle. La date de 1898 est inscrite sur le fronton de la lucarne ornant le corps central du bâtiment. Louis Pays Nau avait prévu de reconstruire le château en démolissant les anciens bâtiments, son projet ne fut pas exécuté par manque de crédits. Le raccord entre le bâtiment de 1898 et les bâtiments anciens ne fut réalisé qu'une quinzaine d'années plus tard. »

Cette partie est datée de 1898

Cette partie est datée de 1898

Après avoir apprécié le bâtiment et son parc, les visiteurs prirent la direction de la place du village où Jean-Pierre Meyer les retrouva devant la mairie pour parler des débuts du village dont on trouve les premières traces au 11e siècle. La tradition orale veut que les premiers hameaux se soient construits sur les collines se faisant face : Baratoire et Les Châtaigniers. L’église est aussi du 11e siècle ainsi que les restes d’un moulin. Ils ont été jusqu’à quatre à fonctionner sur la Dême.

La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray

La maison Bellay ou Château de Marray

De la place de la mairie au « Château », il n’y avait que quelques mètres à parcourir pour découvrir cette vaste bâtisse et son propriétaire, M. Jean-Paul Veyssière. « Cette maison, dite le Château à Marray, servit autrefois de prison. Ses bases datent du 15e siècle, la partie arrière des 15e et 16e siècles alors que la façade a été remaniée aux 18e et 19e. L’intérieur est typique du 17e. À la fin du 16e siècle, elle fut habitée par le neveu de Ronsard. C’est une maison équilibrée, pleine de charme. La famille Menou en a été propriétaire avant d’hériter par mariage de La Roche d’Alès. Ici a également résidé la famille Chauvin dont un des membres, M. Yves Chauvin, reçut le Prix Nobel de chimie en 2005.» M. Veyssière invita le public à pénétrer à l’intérieur de sa maison qu’il appelle « la Maison Bellay ».

Un auditoire très attentif découvre l'histoire de Marray

Un auditoire très attentif découvre l'histoire de Marray

Après la visite, retour devant la mairie qui fut autrefois l’école pour parler de la démographie de la commune et de ses activités économiques passées. À ce jour, Marray compte 479 habitants et en a eu jusqu’à 1090 en 1806. Depuis 1999, la population croît régulièrement grâce à la volonté de ses élus. En 1948, il y avait sur la commune 37 commerces et ateliers artisanaux (un seul aujourd’hui, le café), 47 fermes.

 

L'ancienne poste et la rue du Commerce.
L'ancienne poste et la rue du Commerce.

L'ancienne poste et la rue du Commerce.

Après cet exposé, c’est la rue du Commerce qui accueillit l’ensemble des visiteurs. Ils purent découvrir une belle maison qui abritait autrefois la poste, quelques lettres encore visibles sur la façade rappellent cette activité.

La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle

La maison du chanoine date du 16e siècle

les vestiges du moulin : bief et passage de la roue
les vestiges du moulin : bief et passage de la roue

les vestiges du moulin : bief et passage de la roue

Un peu plus loin, en retrait de la rue, se trouve une magnifique bâtisse de la fin du 16e siècle. La charpente et la couverture viennent d’être refaites. Autrefois, il y avait des lucarnes à capucine. Sur le côté de la maison, il y avait un moulin dont on devine encore l’emplacement du bief et de la roue. Il fonctionna jusqu’en 1789 puis une scierie qui utilisait la force motrice de l’eau le remplaça. Cette force motrice était très utilisée sur l’ensemble du territoire. Le propriétaire actuel de la maison donna quelques renseignements : « Le premier propriétaire de cette maison était un chanoine qui récupérait les impôts pour le clergé. » Il invita le public à entrer dans sa demeure pour montrer une magnifique cheminée Renaissance découverte derrière une cloison qu’il a abattue. Sur le linteau très sculpté se trouve un portrait à l’intérieur d’un médaillon. « La tête que vous voyez dans ce médaillon est vraisemblablement celle du chanoine qui vivait là. »

Ce qui est assez curieux, c’est qu’au château de La Roche d’Alès, une cheminée du même style, dissimulée par deux cloisons successives, a aussi été mise à jour lors de travaux.

Le réservoir à eau pour alimenter les locomotives à vapeur, en très bon état.

Le réservoir à eau pour alimenter les locomotives à vapeur, en très bon état.

Après avoir fait le tour de ce bel ensemble, tout le monde prit la direction de l’ancienne gare construite en 1885, conservée en état même si elle est devenue une résidence privée. Ce qui est assez curieux c’est qu’elle a conservé le réservoir d’eau qui servait pour les locomotives à vapeur. C’était la voie ferrée de Château-Renault à Port-Boulet de la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux. Les trains circulaient sur des voies métriques. À sa création, il y avait un trafic important pour les marchandises et, pour les voyageurs, il y avait les 3 classes réglementaires : 1ère, 2ème et 3ème classes. Les déplacements en train étaient tellement lents que les voyageurs avaient surnommé cette ligne : « la ligne du pain sec » ! En effet, parti de Château-Renault avec du pain frais, il était sec à l’arrivée à Port-Boulet. Ce trafic s’arrêta en 1949 victime de la concurrence des cars.

La maison Bourreau ou Villa "Les Brosses"

La maison Bourreau ou Villa "Les Brosses"

Après la gare, c’est la maison du docteur Bourreau, qui était au programme des visites. Cette maison dite « Villa des Brosses » doit vraisemblablement son nom au fait qu’à cet endroit se trouvaient des ateliers de peausserie et que les outils utilisés pour travailler les peaux s’appelaient des brosses. Cette maison a un style assez particulier que l’on doit un peu au hasard. M. Saint-Guy, ami des Bourreau avait un jour dessiné une maison idéale. Le dessin a plu à M. Bourreau qui a dit : « Cette maison me plaît, il faut me la faire. » L’architecte contacté a voulu que ce soit une maison de lumière et, pour ceux qui connaissent l’intérieur, il est vrai que la maison est très bien éclairée. Elle est entourée d’un parc remarquable. De chaque côté du perron, on peut remarquer deux blasons armoriés. Les armoiries du docteur Bourreau, anesthésiste réputé, comportent deux branches. Carantan, chevalier de petite fortune, parti avec Guillaume le Conquérant, en 1066, obtint ses titres de noblesse à la bataille d’Hastings. La branche féminine remonte à 1491, avec le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII à Langeais. C’est le notaire Bourreau qui rédigea tous les actes et obtint ses titres de noblesse.

Les armoiries de la famille Bourreau
Les armoiries de la famille Bourreau

Les armoiries de la famille Bourreau

Pour terminer cette très intéressante découverte du village, chacun a profité des sièges de l’église Saint-Pierre pour écouter Jean-Pierre Meyer en faire un rapide historique et parler des trésors qu’elle contient. Datant du 11e siècle, elle fut remaniée au 16e. Sa particularité réside dans les matériaux de construction : des pierres de roussard. Elle renferme une statuette de Saint Jacques du 15e siècle, bien à l’abri dans une vitrine, une Vierge à l’enfant du peintre Montero, réalisée pour l’exposition universelle de 1937 et donnée à la commune par le docteur Bourreau, des vitraux de M. Fournier, élève de Lobin, un bel autel bien conservé et quelques diables dissimulés à l’intérieur de l’édifice.

Avant de convier tous les participants à se retrouver autour d’un petit buffet, Madeleine Fargues, présidente des « Amis de la Chapelle Saint-André » remercia chaleureusement l’orateur qui a si bien su vanter les attraits de sa commune.

L'église en pierres de roussard

L'église en pierres de roussard

Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église

Vues de l'intérieur de l'église

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 08:26
Des élus devant la Maison du Charron

Des élus devant la Maison du Charron

Samedi, en fin de matinée, la municipalité avait convié la population à se joindre à elle pour assister à un acte important quant à la sauvegarde du patrimoine communal, la restauration de la Maison du Charron, acquise par la commune en 2013.

Afin de récolter des fonds, une souscription avec le représentant du secteur de la fondation du Patrimoine, Jacques Guionnet, fut lancée à cette occasion en présence du cabinet d’architecte Pereira. Assisté des membres du conseil municipal, Rémi Tondereau, maire de la commune, signa la convention proposée par Jacques Guionnet. Grâce à cette convention, avec les dons des particuliers et des entreprises, une subvention de 10 fois le montant des fonds recueillis, pourra être versée à la commune.

Les donateurs, quant à eux, auront la satisfaction de sauver une bâtisse du XVIème siècle, contemporaine du clocher, tout en bénéficiant d’une économie d’impôt au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune ou de l’impôt sur les sociétés.

Il faut savoir que le don donne droit à une réduction de 66%, ce qui, pour un don de 100 €, ne représente en fait, qu’une participation de 34 €. Pour ceux qui sont redevables de l’ISF, la réduction d’impôt est de 70% du montant du don et pour les entreprises, de 60%.

La commune ayant déjà fait appel à la Fondation du Patrimoine pour la restauration de quelques éléments de la collégiale, c’est tout naturellement qu’elle a pensé faire de même pour restaurer la Maison du Charron. Un appel d’offres a été lancé avec l’ouverture des plis pour les travaux. Le coût est estimé à environ 250 000 euros.

Le maire au centre signe la convention en présence de l'architecte à gauche et du représentant de la fondation du patrimoine à droite

Le maire au centre signe la convention en présence de l'architecte à gauche et du représentant de la fondation du patrimoine à droite

Le projet de restauration

Actuellement, le bâtiment est assez dégradé et présente des problèmes de stabilité de clos et de couvert. Le partenariat engagé avec la Fondation du Patrimoine pour sa restauration a pour but de redonner vie à ce logis en valorisant sa présence dans le cœur du bourg récemment réaménagé et ce, par une rénovation soignée.

Rémi Tondereau expliqua le choix de la commune en ces termes : « Il y a 50 ans, monsieur Alleaume y était charron, il fabriquait des charrettes, des cercueils, des brouettes, des tombereaux. Notre idée, c’est de garder cet espace dans le style atelier au rez-de-chaussée avec un logement dans la partie supérieure. La commune a fait appel à un architecte spécialisé dans les monuments historiques qui propose les travaux suivants : reprise de la charpente, de la couverture, réfection des enduits, des ouvrages en pierre de taille, sculptures, menuiseries et aménagement intérieur. Le bâtiment est soumis au plan d’isolation de la région avec contraintes de chaux, chanvre pour les enduits intérieurs et laine de bois pour l’isolation des combles. »

Gageons que dans quelques temps, ce logis aura fière allure dans ce petit bourg au riche patrimoine grâce à des élus qui n’hésitent pas à investir pour conserver ses trésors.

L'architecte explique les plans d'aménagement de la bâtisse

L'architecte explique les plans d'aménagement de la bâtisse

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 16:18

Lors de ses dernières séances, le Conseil Municipal a pris les décisions suivantes :

-Lotissement du Cormier : modification du permis d’aménager rendant les normes de construction moins restrictives

-Cœur de village : réflexion sur une éventuelle extension des aménagements rue de la Mairie et rue Honorat Racan

-Travaux de voirie : programmation des travaux pour les années 2016 à 2018 pour un montant de 100000 €

-Adoption des nouveaux ratios « promus – promouvable » concernant le personnel communal (changement de grade)

-Refus d’implantation d’une borne électrique sur la commune

-Ecole : réfection de la cour de récréation et marquages au sol, sécurisation de l’escalier accédant aux salles de classe

-Maison du Charron : étude de l’avant-projet définitif pour un coût de 302000 € HT ; réalisation d’un atelier au rez-de-chaussée et d’un logement T2 à l’étage. Etude de différents financements dont le Contrat Départemental de Territoire, mise en place d’une souscription populaire en partenariat avec la Fondation du Patrimoine

-Constructions au Cormier : Validation du permis de construire pour la maison individuelle (projet communal) ; construction de deux logements sociaux T2 et T3 (à l’initiative de la commune) : étude de l’avant projet sommaire, coût estimé des travaux : 268000 € HT, financements de la Région et DETR

-Collégiale : suite à une rencontre avec un représentant de la DRAC, projet de travaux de rénovation : toiture de la tour clocher, consolidation et/ou remplacement de vitraux dans la Collégiale proprement dite

-Refus d’implantation de panneaux d’interdiction de stationnement dans le bourg, le bon sens de chacun devant prévaloir

-Repas des anciens : proposition d’organiser début 2016 un repas avec spectacle regroupant les aînés de Bueil et de Villebourg

-Demande d’inscription aux villages fleuris

-Projet de fusion des communautés de communes : Le Conseil Municipal est en désaccord avec la proposition de Mr le Préfet qu’il juge insuffisante. Il soumet un amendement visant à regrouper les communautés de communes de Racan, Gâtine-Choisilles et Touraine Nord-Ouest en cohérence avec le périmètre actuel du Pays Loire Nature au sein duquel des habitudes de travail existent depuis de nombreuses années.

-Planification des projets majeurs jusqu’à la fin du mandat : Maison du Charron, maison individuelle et deux logements sociaux en 2016, enfouissement des réseaux rue de la mairie en 2017, extension de l’opération « cœur de village » en 2018, travaux de rénovation de la Collégiale avec souscription en 2019-2020 ; la réalisation de ces gros travaux restant soumise aux financements escomptés.

-Vœux du maire : dimanche 10 janvier, 15h00, salle des fêtes.

Des projets de rénovation pour la collégiale

Des projets de rénovation pour la collégiale

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 14:51

Avez-vous constaté que depuis quelques jours, le campanile placé au-dessus du toit de l'hôtel de ville est emballé par une bâche verte qui laisse apparaître les cloches ? Connaissant la façon dont Christo met en avant certains monuments, une interrogation m'est venue : "La municipalité aurait-elle fait appel à cet artiste ?"

Voici le campanile bien emballé
Voici le campanile bien emballé

Voici le campanile bien emballé

Il fallait que je me renseigne auprès des secrétaires de mairie qui me donnèrent la clé de l'énigme. "Le campanile est en mauvais état et c'est pour des raisons de sécurité qu'il a été protégé par l'entreprise "Art de Toit"."

Madame le Maire est alors venue apporter de plus amples précisions : "Quand il pleut, l'eau ruisselle et l'autre jour, avec les fortes pluies, deux grandes poubelles ont été remplies. Il fallait donc intervenir en urgence. Le couvreur a constaté la fragilité du campanile dont les montants ne sont pas en chêne comme on aurait pu le penser, mais en pin. À force de mouiller, le bois est quasiment pourri. Nous avons arrêté les cloches pour éviter que les vibrations ne le déstabilise. Le problème, c'est qu'il va falloir le refaire. J'ai demandé des devis mais je ne sais pas si l'on pourra obtenir des subventions. Cette dépense n'était pas prévue dans notre budget."

La mairie avant 1903 et après 1903 (cartes postales de Lionel Royer)
La mairie avant 1903 et après 1903 (cartes postales de Lionel Royer)

La mairie avant 1903 et après 1903 (cartes postales de Lionel Royer)

Mais, de quand date cet élégant campanile ?

En se penchant sur les délibérations municipales du début du siècle dernier, à la date du 15 juin 1903, nous pouvons lire : "Le conseil municipal de St Christophe adresse un témoignage de reconnaissance et de profonde gratitude à Eugène Hilarion, enfant de St Christophe, qui a doté l’hôtel de ville d’une horloge monumentale perfectionnée, d’un gracieux campanile, d’un élégant escalier, d’une peinture dont il est l’auteur et représentant la vue du pays, enfin d’améliorations et embellissements qui en font un monument remarquable pour un petit pays, excitant l’admiration de tous les visiteurs." Il semble vraisemblable, que depuis son installation, il n'a pas dû faire l'objet d'un entretien régulier d'où, 112 ans après, l'explication de sa fragilité.

Ce gracieux campanile ne peut pas disparaître, des solutions devraient donc pouvoir être envisagées pour sa sauvegarde.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:52

L'an dernier, la municipalité avait fait ravaler le monument aux morts en vue des célébrations commémoratives de la Grande guerre. Le monument ayant retrouvé un bel aspect, il restait un détail à régler : le bout du fusil et un doigt du soldat avaient été cassés.

Le monument lors de la commémoration du 11 novembre 2014

Le monument lors de la commémoration du 11 novembre 2014

Philippe Larus, président d'Histoire et Patrimoine, et les membres du conseil d'administration avaient, d'un commun accord, envisagé de faire restaurer le monument. Des contacts avaient donc été pris et la municipalité informée de l'intention de l'association.

Madame le Maire, en accord avec son conseil municipal, décida de prendre en charge ce travail. Le sculpteur, Ianek Kocher, avait promis que la restauration serait terminée avant la commémoration du 11 novembre 2015. Il a tenu sa parole et, mardi dernier, profitant d'une belle journée, il a passé la matinée, au niveau du bras du soldat, à ajuster la pièce qu'il avait préparée.

Le sculpteur amène la pièce préparée dans son atelier. Un gros travail d'ajustement sera alors nécessaire.
Le sculpteur amène la pièce préparée dans son atelier. Un gros travail d'ajustement sera alors nécessaire.

Le sculpteur amène la pièce préparée dans son atelier. Un gros travail d'ajustement sera alors nécessaire.

L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée
L'évolution du travail au cours de la matinée

L'évolution du travail au cours de la matinée

Effectivement, comme il l'avait annoncé en arrivant vers 9 h 15, "J'en ai au moins jusqu'à midi" son travail ne fut achevé, temps de séchage de la résine compris, qu'après que les cloches de l'église eurent égrené les douze coups de midi.

Regardez le travail sur les doigts !
Regardez le travail sur les doigts !

Regardez le travail sur les doigts !

Et voilà, notre soldat a maintenant fière allure. Bravo au sculpteur.
Et voilà, notre soldat a maintenant fière allure. Bravo au sculpteur.

Et voilà, notre soldat a maintenant fière allure. Bravo au sculpteur.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 13:16

Cette année, avec l'accord de la municipalité, Histoire et Patrimoine avait choisi de faire découvrir au public deux trésors patrimoniaux : la collection de peintures offertes par Eugène Hilarion et exposées à l'intérieur de la mairie et les souterrains qui partent de la cour de l'école et s'étendent sous la place de la mairie.

Philippe Larus et David Bonnaud se sont chargés d'accueillir les visiteurs dans l'hôtel de ville pour leur faire découvrir les nombreux tableaux qui ornent les murs de la salle du conseil et dont plusieurs ont été réalisés par Eugène Hilarion lui-même.

Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe

Dans les souterrains, préalablement éclairés grâce aux membres de l'association aidés de quelques bénévoles, Fabrice Mauclair a pu conter aux visiteurs l'histoire de la commune et de son millier de cavités dont certaines ont été habitées notamment par les tisserands. Celle qui fut présentée au public devait appartenir à une demeure importante qui se trouvait à l'emplacement de l'hôtel de ville actuel.

Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe
Dimanche du Patrimoine à Saint-Christophe

Aux dires des membres de l'association, ce sont environ 150 personnes qui ont fait le déplacement et ont ainsi pu apprécier le riche patrimoine communal.

Étant absente ce jour-là, les photos et renseignements ont été fournis par le président de l'association et JGP, le photographe reconnu des manifestations locales que je remercie.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 13:40
Histoire & Patrimoine vous donne rendez-vous
 
DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2015 ENTRE 15 et 18 H
à L'HOTEL DE VILLE DE SAINT-CHRISTOPHE
 
Ses membres seront heureux de vous guider en "hauteur et profondeur" au sein de l'édifice communal ouvert exceptionnellement par la municipalité.
 
 
Découvrez le programme de la journée

Découvrez le programme de la journée

Un petit rappel : Histoire & Patrimoine a désormais un site sur lequel vous trouverez un agenda qui vous annonce les prochaines manifestations que nous organisons ainsi que celles auxquelles nous participons.

http://histoire-patrimoine.jimdo.com/

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 14:08

Les membres du CA d'Histoire et Patrimoine se sont réunis samedi matin pour mettre au point les prochaines manifestations de l'association.

Tout d'abord, la participation aux journées du patrimoine en proposant à la visite, avec l'autorisation et le soutien de la municipalité, deux sites rarement ouverts au public en tant que patrimoine : la découverte des nombreuses peintures et autres objets légués par Eugène Hilarion et précieusement conservés dans l'hôtel de ville et les souterrains qui s'ouvrent dans la cour de l'école et s'étalent sous la place de la mairie.

Établie sur un plateau calcaire entaillé par la rivière l'Escotais et ses affluents, la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais compte une multitude de cavités ayant servi d'habitations, de caves à vin ou de carrières.

Après l'ouverture l'an dernier des caves privées de M. et Mme Meunier, ce sont donc des caves communales qui seront ouvertes à cette occasion.

Quelques membres du CA devant une copie de "L'accordée de village" de Greuze, peinte par Eugène Hilarion

Quelques membres du CA devant une copie de "L'accordée de village" de Greuze, peinte par Eugène Hilarion

La réunion a aussi porté sur le grand projet de l'année, l'exposition et la conférence sur la Grande Guerre qui auront lieu en novembre et dont nous aurons l'occasion de reparler. Des projets pour 2016 ont même été abordés au cours de la réunion et quelques dates ont été retenues. Tout cela fera l'objet de nouvelles réunions et pourra s'affiner avant d'être dévoilé et proposé aux adhérents et sympathisants lors de l'assemblée générale, le 19 décembre.

À l'occasion des Journées du Patrimoine, l'hôtel de ville se transformera en musée et fera découvrir des trésors

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Les personnes désireuses de découvrir le riche patrimoine souterrain et aérien de la commune sont invitées à venir le dimanche 20 septembre, de 15 h à 18 h, à Saint-Christophe-sur-le-Nais. Ces visites seront guidées et commentées par des membres de l'association Histoire et Patrimoine. Les entrées sont gratuites. Rendez-vous sur le parking de la mairie ou du Foyer rural.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:08

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L'église de Saint-Paterne-Racan, construite du 11ème au 16ème siècles, renferme de nombreuses statues classées dont trois groupes sculptés en terre cuite polychromes datant vraisemblablement de la fin du 16ème et du tout début du 17ème siècle :

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- Le groupe de l'Adoration des Mages qui a été mis à l'honneur dans une exposition exceptionnelle sur les terres cuites auquel sont rattachés deux anges non restaurés et non présentés au public en raison du risque de vol et, peut-être, un Dieu le père.

- Une vierge à l'enfant non présentée au public

Ste Anne1wstatue Joachim

- Sainte Anne et la Vierge faisant le pendant à Saint Joachim.

Ce trésor communal ayant subi les dommages du temps, la municipalité précédente avait donc décidé de faire restaurer cet ensemble. Dès l'installation du nouveau conseil, Jean-Pierre Poupée, le nouveau maire,  décidait de faire le nécessaire pour que les travaux puissent démarrer rapidement et, le 17 avril 2014, suite à une proposition de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, le conseil municipal faisait connaître ses souhaits quant aux travaux à réaliser tant sur les restaurations que sur la sécurisation des statues.

Quels étaient ces souhaits  ?

- Présenter le groupe de l'Adoration des Mages avec ses anges, sans Dieu le père, dans un espace où il serait mieux visible et plus en sécurité, derrière une grille en fer forgé, à l'angle nord-ouest de l'église.

- Présenter à nouveau la Vierge à l'Enfant, sur une console en pierre qui sera fixée au-dessus de la porte entre les deux retables qui occupent le fond de l'église. Cette présentation devra mettre l'œuvre à l'abri du vol.

- Améliorer la présentation et la sécurité des socles du groupe de sainte Anne et la Vierge et de saint Joachim.

- Permettre à chacun d'accéder près des statues sans entrave pour les personnes handicapées.

Que propose la DRAC ?

Ces statues de l'église communale ont un besoin urgent d'être sécurisées soit par des grilles soit en les fixant à leur socle. Elles ont aussi besoin de retouches de restauration qui doivent être faites  avec des dégagements de polychromie.

Afin d'établir un pré-devis, la DRAC propose le déplacement du groupe de l'Adoration des Mages du côté de l'orgue, pour une meilleure visibilité et une meilleure conservation avec la construction d'une grille, pour sécuriser l'ensemble des statues du groupe et les quatre autres statues. Elle envisage également la restauration des parties les plus abîmées de l'ensemble des statues.

Pourquoi de tels travaux ?

Évidemment pour entretenir, préserver et mettre en valeur le riche patrimoine historique communal mais aussi pour permettre une plus large ouverture de l'église au public en toute sécurité.

Jean-Pierre Poupée fait remarquer que : "Il faut noter que de plus en plus souvent, des bus de visiteurs viennent visiter l'église. Depuis que l'orgue a été restauré, on a l'impression que beaucoup de personnes redécouvrent l'église de la commune et ses statues."

Qui travaille à cette restauration ?

Entre la préparation des devis, les différentes estimations, les restaurations et la sécurisation, ce sont pas moins de 9 personnes qui ont été ou sont encore mobilisées par ce projet.  Nous trouvons : M. Gilles Blieck, conservateur des monuments historiques, Fabienne Bois, conservation et restauration de sculptures, et tous les autres mandataires Emmanuelle Sédille,  Laure de Guiran, Elisabeth Wolkowski, Olivier Rolland, Fulbert Dubois, Florian Gaget, Sébastien Brunner. Si l'on excepte Fulbert Dubois, sculpteur sorti de l'Institut National du Patrimoine, tous les autres mandataires ont fait leurs études aux Beaux Arts de Tours.

Trois des restaurateurs étaient présents sur le site alors que d'autres travaillent minutieusement sur des statues transportées à leur siège à Tours.

rois mages Fulbert Dubois 1

Pendant notre visite, nous avons pu voir Fulbert Dubois derrière la grille en train de travailler à la restauration de l'Adoration des Mages,

O Rolland JP Poupée pte vierge 2

Olivier Rolland, qui nous a guidés et expliqué en quoi consistaient les travaux de restauration, s'occupait de la statue de sainte Anne à laquelle il a remodelé quelques doigts et était en train de nettoyer les vêtements pour dégager quelques traces de polychromies d'origine.

Florian Gaget 2

Dans un enfeu, Florian Gaget recollait avec une extrême minutie, le revêtement mural, très endommagé.

Le socle sur lequel repose sainte Anne et la Vierge enfant est maintenant lesté et les statues y sont solidement fixées. Jean-Pierre Poupée rappela : "Lors de l'inondation de 1961, où l'eau est entrée dans l'église, le socle s'est renversé, la statue est tombée et a été abîmée. Maintenant, ce risque est supprimé."

O Rolland pte vierge 1

Olivier Rolland fait remarquer : "Vous possédez une collection de statues en terre cuite d'une grande richesse. Je suis sûr que si vous les proposiez au musée du Louvre, il vous les achèterait un bon prix et elles seraient exposées. C'est un trésor inestimable !" "Mais", lui répond le maire en souriant, "nous n'avons pas du tout l'intention de nous en séparer. C'est notre trésor et nous serons heureux de pouvoir le présenter une fois restauré à tous les habitants."

Commencés au mois de mai 2014, les travaux pourraient s'achever vers le mois de mai 2015, sauf surprises.

Quelques chiffres

Coût des travaux HT : 119 700 €

Subvention de la DRAC : 59 885 €

Subvention du Conseil Général : 21 971 €

 

Reste à la charge de la commune : 37 844 € HT

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L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


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