
Entrée libre
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Entrée libre
De nombreuses personnes présentes pour cette cérémonie des vœux
Dimanche après-midi, à l’espace Beau-Soulage, environ 200 Christophoriennes et Christophoriens se sont retrouvés pour assister à la traditionnelle cérémonie des vœux à laquelle étaient également conviés plusieurs élus du territoire ainsi que des représentants de la gendarmerie et des pompiers.
Après des souhaits de bienvenue et des remerciements adressés aux nombreuses personnes présentes, Catherine Lemaire prononça ces quelques phrases en prologue à la cérémonie : « En cette fin d’année 2018 et début 2019, le ras-le-bol s’est exprimé. En tant qu’élue d’une commune rurale, je me sens concernée. J’emprunte la citation de Grégoire Lacroix qui traduit l’actualité, la démocratie, c’est la liberté de dire qu’on en manque.
Puis, elle énuméra les maux qui touchent la ruralité : disparition des services publics, démarches à faire par Internet qui entraînent des difficultés d’archivage, des normes et des lois de plus en plus nombreuses et inadaptées au terrain, des représentants d’administration de plus en plus intransigeants,….
Aujourd’hui, il faut réagir mais pas dans la violence, nous ne pouvons pas accepter la casse ni le vandalisme. »
Et, à propos du grand débat, sujet abordé au dernier conseil municipal, elle ajouta : « Nous sommes prêts à faciliter les échanges, un cahier de doléances est à votre disposition à la mairie. Si certaines ou certains d’entre vous souhaitent organiser un débat, nous vous invitons à nous rencontrer pour vous aider et vous réserver une salle municipale. »
Ce préambule achevé, c’est avec l’appui d’un diaporama préparé par Luc Portenseigne, conseiller municipal, que Madame le Maire rappela les différentes réalisations de 2018 sur la commune avant de présenter les projets pour 2019.
- Poursuite du PLU (réunion publique le 28-02-2019, 19 h, au foyer)
- Mise en réseau de la bibliothèque au cours du 1er semestre
- Poursuite de l’aménagement PMR et relevage de tombes au cimetière
- Construction d’un cabinet médical et paramédical à côté de Beau-Soulage
- Isolation phonique et thermique de l’espace Beau-Soulage
- Installation d’un City-Stade (projet porté par la CCGC-PR)
- Sécurisation des rues de la Souricière, des Mirligrolles, du Val Joyeux
- Réfection des marches d’accès au Mail des Anciens Combattants
- Peinture des balustres du Mail des Anciens Combattants
- Réfections des garde-corps des ponts au Bas Sion et au Moulin Basset
- Pose de barrières (rue Val Joyeux- rue des Rabines)
- Sécurisation Carrefour de la Souricière (par le Département)
Un petit rappel fut ensuite fait concernant les incivilités : dépôts sauvages, poubelles laissées sur les trottoirs, stationnements intempestifs et quelques autres par rapport à la citoyenneté : entretien des trottoirs avec balayage, déneigement, désherbage ou trottoirs fleuris, interdiction des feux toute l’année (arrêté Préfectoral), déjections canines, chiens errants,…..
Lors de la présentation de la programmation culturelle de la commune, les présidents des associations ont été invités à venir s’exprimer ainsi que la responsable de la bibliothèque municipale.
Les présidents d'association présentent leurs projets et Laëtitia la bibliothèque
Tous ces projets présentés, Madame le Maire remercia toutes les forces vives de la commune (associations, commerçants, artisans, enseignantes, agriculteurs, arboriculteurs, entrepreneurs) qui font vivre Saint-Christophe.
Elle donna la parole aux quelques personnalités présentes : le président des maires ruraux d’Indre-et-Loire, le président de la CCGC-PR, la conseillère départementale, le sénateur, avant de conclure cette cérémonie par des remises de récompenses aux lauréats des maisons fleuries, aux bénévoles qui apportent une aide précieuse à la commune et aux deux jeunes filles Christophoriennes qui se sont distinguées au cours de l’année écoulée.
C’est sur cette citation de Jean-Marie Descarpentries que s’acheva le discours : « Au lieu de planifier l’imprévisible, rêvons ensemble du futur. » À méditer !
Lauréats des maisons fleuries et bénévoles réunis pour la remise des récompenses
Puis, pour terminer la soirée, un buffet fut apprêté où chacun put se servir à volonté avant la dégustation de la traditionnelle galette.
Palmarès des maisons fleuries
1- M. et Mme Reffet
2- M. et Mme Mauclair
3- M. et Mme Allaire, Mme Ribouilleault, M. et Mme Tenaguilo, Mme Rimbault et Mme Lejarriel.
Un buffet très apprécié
Aussi, je vous souhaite

C’est entre 1880 et 1882 que fut érigé le superbe bâtiment qui abrite encore la mairie et qui était flanqué des classes et à l’étage, des logements des instituteurs. Depuis que les instituteurs sont devenus professeurs des écoles, ils ne sont plus logés par les communes et, la création d’un nouveau groupe scolaire de 4 classes, a donc libéré les locaux jouxtant la mairie.
Le bâtiment actuel, comprenant au rez-de-chaussée le secrétariat et le bureau du maire et à l’étage, la salle du conseil qui sert également de salle des mariages, n’étant plus aux normes d’accessibilité, les élus décidèrent donc d’engager des travaux afin de rendre l’accès possible aux personnes à mobilité réduite.
Quels travaux sont donc entrepris ?
Le souhait des élus était donc de pouvoir installer la salle du conseil – salle des mariages au niveau du secrétariat de la mairie. Pour cela, le mur mitoyen avec l’un des anciens logements a été percé et permettra ainsi une communication entre le secrétariat et la nouvelle salle du conseil. L’espace créé dans l’ancien vestibule sera désormais l’entrée du public et la salle d’attente, ce qui permettra une meilleure confidentialité pour les usagers. Les portes qui permettaient autrefois aux enseignants de passer de leur logement dans leur classe ont été élargies pour être aux normes actuelles. La cloison qui séparait les deux classes a été abattue et un bel espace de 80 m² abritera prochainement les réunions du conseil municipal.
Les plafonds ont été surbaissés et des éclairages led installés ce qui donne une belle clarté dans la salle. Toute l’électricité est remise à neuf.
Pratiquement toutes les menuiseries ont été changées. Pour le chauffage, les radiateurs seront réutilisés et M. Boigard revérifiera le circuit.
Catherine Lemaire dans l'encadrement de la porte de la nouvelle salle du conseil avec en arrière plan, le hall d'accueil pour le public
La majorité des entreprises qui interviennent sur le chantier sont des entreprises locales. Comme le précise Catherine Lemaire : « Vu le montant des travaux, 88 000 €HT, les entreprises locales ont pu postuler et il faut reconnaître qu’elles étaient, pour ce chantier, à la fois les moins disantes et les mieux disantes. Le maître d’œuvre qui nous accompagne suit très bien les travaux. Il est présent tous les mercredis matins. Vous savez, nous avons calculé les prix au plus juste pour répondre aux normes sans engager des sommes trop importantes. Nous profitons aussi de ces travaux pour installer des toilettes accessibles aux PMR. À ce propos, la rampe d’accès est déjà réalisée côté cour de l’école. »
La durée des travaux
Ils ont débuté vers la mi-octobre et, si tout se passe bien, ils devraient être terminés au plus tard fin mars.
L'électricien au nouveau du nouveau tableau électrique
Petite interrogation à Madame le Maire
Qu’allez-vous faire du grand tableau peint par Eugène Hilarion qu’il y avait sur le mur où a été percée la porte du hall d’accès ?
« Rassurez-vous, pour l’instant nous l’avons monté à l’étage mais lorsque les travaux seront terminés il retrouvera une place dans la mairie. De même, le tableau et la plaque à la mémoire d’Élisabeth Le Port, seront remis à leur place dans ce qui sera désormais la salle du conseil. »
Ce qu’il faut retenir pour les usagers de la mairie, c’est que l’entrée du public ne se fera plus par la porte actuelle donnant directement sur le secrétariat mais sur celle située à gauche qui donnera dans le hall d’accueil.
Comme dans la plupart des communes de France, à Saint-Christophe-sur-le-Nais, cette commémoration revêtit un caractère particulier. Suite à un gros travail réalisé en amont par des membres de l’association Histoire et Patrimoine , la coopération entre la mairie, l’association précitée et celles de l’association des UNC présidée par Claude Boulesteix, le monument aux morts affichait ce jour-là, 18 noms supplémentaires de soldats nés à Saint-Christophe et morts pour la France durant la Grande Guerre.
Après le défilé au monument aux morts, tous les participants ont apprécié la chaleur de l’espace socioculturel où se tenait une exposition réalisée en partie par les élèves des cours de CM1-CM2 et l’association Histoire et Patrimoine qui avait ressorti la carte de France situant les lieux de combat que connurent les soldats christophoriens au cours de ces années noires.
Le moment des discours à l'espace socioculturel
Madame le Maire, ceinte de son écharpe tricolore, remercia pour leur participation, les musiciens, les pompiers, les enfants et leurs enseignantes, les élus et toute la population présente dans la salle. Durant son discours, elle fit part « du beau travail réalisé en commun pour cette commémoration et de l’aboutissement de ce magnifique projet. » Ensuite, ce fut Claude Boulesteix qui prit la parole pour, à son tour, se féliciter de ce travail de mémoire qui permet désormais « de citer à leur tour ces soldats valeureux, trop longtemps oubliés, et de les associer aux 27 figurant déjà sur le monument aux morts. » Maéva Pirmé, directrice de l’école et enseignante en CM1-CM2, expliqua le travail réalisé par ses élèves depuis la rentrée de septembre, sur le thème de l’aviation pendant cette guerre. « Les avions réalisés par les élèves sont le résultat de tout un travail mené en classe. Je remercie Madame le Maire de nous avoir autorisés à exposer notre travail pour cette occasion, et Monsieur Larus pour la présentation du travail réalisé par les membres de son association sur la Grande Guerre. » Puis, pour terminer les discours, ce fut Philippe Larus qui enchaîna en rappelant tout le travail effectué en amont par l'association pour en arriver à ce résultat, 100 ans après la signature de l'armistice. Il mentionna "la bienveillance rencontrée au niveau des élus et des anciens combattants pour mener à bien ce projet et qui valorise ainsi le travail de l'association qu'il préside."
Un aperçu de l'exposition
Le moment des discours achevés, chacun fut invité à partager le verre de l'amitié et à regarder de près l'exposition où Maéva Pirmé était prête à expliquer le travail des enfants.
Une assistance nombreuse pour cette commémoration
Quelques renseignements concernant le monument aux morts
Le choix du projet de monument aux morts de M. Bruno, sculpteur, fut retenu par le conseil municipal le 20 novembre 1921. Sur ce monument furent gravés 27 noms, dont un avec une faute d'orthographe (il manquait le D final). Le conseil municipal vota alors une somme de 9 500 F pour l'érection de ce monument qui s'ajouta aux 3 742 F de la souscription publique et à la subvention de l'état. Le montant attribué à ce monument était donc de 13 342 F qui permirent l'érection et l'inauguration du monument.
Pour la gravure des 18 noms complémentaires, une somme de 1 500 € était demandée par l'entreprise contactée par l'intermédiaire de Logistic Marbrerie 72. Plusieurs projets ont été proposés à la commune et, quelque temps avant le mois de novembre, deux graveurs sont venus travailler sur une journée. Tout avait été préparé auparavant en atelier, les relevés métriques ayant été réalisés sur place. Pour cet ajout de 18 noms et la correction de celui mal orthographié, une subvention de 400 € a été accordée à la commune. Ce fut également l'occasion de repeindre tous les noms pour que ce centenaire soit dignement fêté et que les 45 enfants de Saint-Christophe morts pour la France soient ainsi mis à l'honneur.
Les 45 noms des poilus visibles sur le monument aux morts
L'année 1918, du doute à la victoire
Samedi soir, pour cette première manifestation organisée par la commune de Saint-Paterne dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice signé en 1918, à Compiègne, une quarantaine de personnes était présente dans la salle du multimédia pour assister à la conférence « L’année 1918, du doute à la victoire » donnée par Éric Labayle.
Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier
Avant le début de la conférence, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, prononça quelques mots en direction du public : « Je vous remercie d’être venus si nombreux pour cette conférence qui ouvre la série des manifestations prévues pour cette commémoration particulière du 11 novembre 2018, 100 ans après la signature de l’armistice en 1918. » Puis, il passa le micro à Fabrice Mauclair, le vice-président de l’association christophorienne « Histoire & Patrimoine », qui présenta le conférencier, Éric Labayle. « Éric est un Tourangeau originaire de Libourne. Docteur en histoire contemporaine, c’est un grand spécialiste des conflits militaires et de l’histoire militaire sociale. Il a une maison d’édition avec une production d’œuvres historiques assez importante. Il travaille aussi pour les éditions Sutton. »
Avant de débuter la conférence proprement dite, Éric Labayle prononça quelques mots en direction des nombreux élus de la commune présents dans l’assistance et de l’ensemble du public : « Merci de m’accueillir ici pour parler de l’année 1918. On peut s’interroger sur ce que l’on commémore. Sur cette année 1918, je vous parlerai des principales dates. C’est une année qui est quasiment oubliée dans les manuels scolaires. Il n’y a pas eu de guerre de mouvement cette année-là. Pour moi, si je dois définir l’image que j’en ai, c’est celle de la balance Roberval avec l’équilibre des forces de part et d’autre. Mais, venons-en aux faits ! Pourquoi cet équilibre ? Comme chacun sait, 1918 vient après 1917, année où, à son début, on a un nouveau général en chef, Nivelle, dont le but est de gagner la guerre avant le printemps. Mission surréaliste quand on sait que le 16 avril 1917, ce fut l’offensive au Chemin des Dames, offensive qui entraîna beaucoup de pertes et déclencha une grave crise morale qui fut suivie de nombreuses mutineries. C’est à ce moment qu’arriva le général Pétain à la tête de l’armée française. »
Éric Labayle, le conférencier
Et, pendant une heure et quart, le conférencier tint son auditoire en haleine. Avec le support d’un diaporama illustrant les principaux points évoqués, il fit revivre de manière intense les principaux moments d’abord de 1917 qui eurent une incidence sur le déroulement de l’année 1918 tant à l’intérieur du territoire français que sur le front de l’est. Il insista sur l’importance de l’entente qui régnait au sein du duo Pétain-Clémenceau dans les décisions prises au début de l’année 1918.
La phrase clé du général Pétain était : « J’attends les chars et les Américains. »
Quels chars ?
Les chars d’assaut se sont améliorés nettement et grâce aux 3 000 chars Renault FT17 qui équipèrent alors l’armée française, en 1918, les alliés remportèrent de nombreuses victoires sur les Empires Centraux.
Et les Américains ?
Ils arrivent en 1917 mais ne sont pas du tout préparés à ce genre de guerre. Bien que plus grands que les Européens, très sportifs, motivés, ils sont en retard sur tout. Très mal équipés, il faut les rééquiper entièrement et les former. « Ils passent directement du Far West au XXe siècle ! » Donc, dans un premier temps, on ne peut pas compter sur eux.
D’après le conférencier, l’état major et les dirigeants politiques avaient prévu que l’année 1918 serait assez calme et qu’ils concentreraient toutes les forces pour une victoire qu’ils imaginaient acquise au printemps 1919.
Ce qui va précipiter l’arrêt des combats, ce sont les événements qui se produisirent sur le front de l’est. Dans les Balkans, beaucoup de soldats sont décimés par des maladies. Le 15 septembre 1918, sur le front de Macédoine, la cavalerie alliée prend la ville d’Uskub, siège des états-majors des Empires Centraux. Suite à cela, les Allemands perdent leurs alliés. L’Allemagne est au bord du gouffre. Une mutinerie éclate au sein de l’armée. Guillaume II abdique. La République qui s’installe demande l’arrêt des combats. « Et c’est ainsi que le 11 novembre 1918, l’armistice de Compiègne (appelé de Rethondes), met fin aux combats sur le front de l’ouest mais, armistice ne veut pas dire fin de la guerre. Il faudra attendre le 28 juin 1919 pour que soit signé le traité de Paix de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, pour dire que la guerre est bien terminée. »
Pour Éric Labayle, une question se pose : « A-t-on eu raison de signer cet armistice ? »
Voici l’argument qu’il développe : « Si on avait suivi l’idée d’aller en Allemagne le 14 novembre puisque sur le front est le champ était libre, notre offensive aurait montré aux Allemands qu’ils avaient réellement perdu la guerre. Car, dans les faits, les Alliés n’ont jamais envahi l’Allemagne et lorsque les soldats rentrèrent chez eux, ils furent accueillis en héros par la population. »
C’est sur cette réflexion qui pouvait en amener d’autres notamment sur la seconde guerre mondiale que s’acheva cette passionnante conférence. Le conférencier se prêta ensuite au jeu des questions réponses pendant environ un quart d’heure. De très nombreux et chaleureux applaudissements saluèrent cette brillante prestation.
Cadeaux et dédicaces
Avant de convier l’assistance à partager le verre de l’amitié, Jean-Pierre Poupée remit deux livres qu’il dédicaça au conférencier : « Le Pays de Racan » et « Sur la route des Muses et des Géants », ainsi qu’un buste du poète Racan.
Plusieurs personnes conquises par le brillant exposé, se dirigèrent vers la table où étaient exposés de nombreux ouvrages traitant du sujet puis chacun se retrouva au fond de la salle où le verre de l’amitié les attendait.
Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !
Dimanche 15 juillet 2018, finale de la coupe du monde : face à face, la France et la Croatie. Pour vivre ce grand événement, le comité des fêtes de la commune, en accord avec la municipalité, avait profité des beaux équipements qu’offre actuellement le foyer socio-culturel, après sa rénovation, pour installer une fan zone permettant aux amoureux du football de suivre ensemble et sur grand écran cette finale.
Une petite centaine de personnes avait investi les lieux pour vibrer de concert au cours de la partie : grands moments de liesse partagée lors des buts des Bleus, moment d’inquiétude perceptible lors de la domination des Croates, applaudissements chaleureux sur les belles actions des Bleus, le départ de Giroud,… Respiration retenue pendant les 5 dernières minutes pour les arrêts de jeu et enfin, au coup de sifflet final, une explosion de joie des spectateurs enfin libérés de la petite crainte qui s’était nichée au creux de la poitrine : applaudissements à tout rompre, trompettes en action, drapeaux bleu blanc rouge agités en signe de reconnaissance pour cette équipe de France devenue, à cet instant, championne du monde 20 ans après la victoire de 1998.
Grande joie parmi les supporters de tous âges avec cette victoire !
France 4 - Croatie 2
Bravo les Bleus !
Vendredi après-midi, le dernier épisode de l’installation du panneau lumineux d’information de Saint-Christophe est arrivé à son terme.
Cette installation, actée lors du conseil municipal du 29 septembre 2016, a vu ses premiers travaux s’effectuer vers la fin de l’année 2017. Mais, comme il manquait une pièce, seuls des travaux de branchements électriques furent réalisés. Début 2018, une tranchée fut creusée pour amener l’électricité à l’emplacement du futur panneau. En avril, le panneau a été posé mais, suite à un mauvais branchement, les installateurs n’ont pu faire les essais nécessaires. Au cours du conseil municipal de juin dernier, André Lascaud, 1er adjoint, qui a suivi ce chantier depuis le début, annonça : « J’ai reçu la bonne pièce et je l’ai installée. Il devrait prochainement être mis en service. » Eh bien, voilà depuis vendredi après-midi, ce panneau lumineux, en couleur, est opérationnel. Il ne reste plus qu’à l’alimenter pour informer la population des différentes actualités et manifestations communales.
Samedi matin, les Christophoriens avaient été invités par la municipalité pour une manifestation importante. Deux des édifices communaux s’affichaient en bleu blanc rouge et, pour ce premier match de l’équipe de France, on aurait pu penser que ces couleurs étaient un clin d’œil sympathique aux Bleus. Mais, tout compte fait, il n’en était rien ! Ces rubans tricolores, placés l’un devant l’hôtel de ville et l’autre devant l’entrée du foyer rural, étaient le signe que deux des réalisations achevées récemment allaient être inaugurées : le superbe campanile qui coiffe la mairie et le foyer rural devenu désormais espace socio-éducatif.
Élus et population avant la cérémonie
Pour cette manifestation, outre les élus communaux, on pouvait noter la présence de MM. Samuel Gesret, sous-préfet de Chinon, Pierre-Alain Roiron, vice-président de Conseil Régional et maire de Langeais, Jean-Pierre Gascher, Conseiller Départemental, ainsi que quelques élus des communes du territoire dont M. Patrick Cintrat, qui fut président de la Communauté de Communes du Pays de Racan. Catherine Lemaire, premier magistrat de Saint-Christophe, excusa quelques personnes prises par d’autres obligations ainsi que plusieurs des artisans ayant participé aux travaux. Pour commencer cette cérémonie et procéder à la première inauguration, madame le Maire, salua les personnes présentes et prononça ces quelques mots en ouverture du discours qui aura lieu un peu plus tard : « Permettez-moi de vous dire que c’est un grand honneur et un grand plaisir d’inaugurer en votre présence à tous, le campanile et la salle polyvalente qui s’inscriront dans le temps au cours de ce siècle.» Elle présenta ensuite l’histoire de ce campanile placé sur le bâtiment en 1902 grâce à Eugène Hilarion, nommé le Bienfaiteur de la commune. Ce superbe ornement a malheureusement subi les outrages du temps et, suite à des pluies torrentielles, en septembre 2015, la municipalité a dû faire appel à un artisan pour le bâcher et a fait réaliser des estimations du montant des travaux puis a demandé une aide financière à l’état et au département. « Le montant des travaux s’élevant à plus de 40 000 €, nous avons obtenu une DETR de 15 000 € et une subvention du département de 14 115 €. Un grand merci à l’état et au département. » L’état catastrophique du campanile avait, en novembre 2015, inspiré l’un des conseillers municipaux, artiste à ses heures, qui écrivit une complainte intitulée « Le campanile ». (ouvrir le fichier ci-dessous pour le découvrir)
Ces quelques mots terminés, Laëtitia, une charmante jeune hôtesse, chargée de présenter les ciseaux posés sur un coussin, pour que les officiels puissent couper le ruban destiné à l’inauguration du campanile, s’acquitta avec le plus grand sérieux de sa tâche et c’est sous les applaudissements que ce premier ruban fut donc coupé et distribué par petits morceaux aux amateurs de souvenirs.
Le ruban est coupé et découpé en petits morceaux
Ensuite, Catherine Lemaire invita les personnes présentes à aller vers le foyer rural. Comme pour le campanile, avant de pouvoir entrer dans le foyer, les officiels coupèrent le ruban et chacun fut invité à entrer dans cet « espace socio-éducatif » comme il convient de le nommer désormais.
MM. Gesret, Roiron et Gascher se prêtent au même cérémonial aux côtés de Catherine Lemaire
Pour plusieurs personnes, ce fut une découverte de voir cet espace réellement transformé. Madame le Maire se plaça derrière le pupitre pour expliquer et présenter à ses administrés et aux représentants des collectivités, les différentes étapes et péripéties qui s’égrenèrent tout au long des travaux.
Les Christophoriens découvrent cet espace rénové
« Pourquoi avoir rénové le Foyer ? »
C’est par ces quelques mots que débuta le discours de madame le Maire. Elle commença par un petit historique du Foyer rural. En voici l’essentiel : « Après la seconde guerre mondiale, il existait à Saint-Christophe deux troupes théâtrales. L’une à caractère plutôt catholique, les J3, et l’autre, plutôt laïque, « le foyer rural ». Ces deux associations étaient au cœur de vives polémiques. Le maire et le curé se livraient à une lutte acharnée, un peu comme dans le film « Don Camillo ». Le maire, M. Girard, fit fermer la salle de spectacle des J3. Le projet de construire un foyer rural apparut pour la première fois lors de la séance du conseil municipal présidée par M. Girard, le 5 mars 1951. »
Un an après, le 22 mai 1952, les plans et les devis furent présentés au conseil municipal et acceptés et, le 10 octobre 1954, le bâtiment fut inauguré par M. le Préfet, Lecornu, et M. Girard, maire et conseiller général, comme en témoignait une plaque gravée située à droite de l’entrée.
L’association « Foyer rural », présidée par M. Lucien Ménard, bénéficia d’un bail de 18 ans qui fut renouvelé une fois. Au cours des années qui suivirent, quelques aménagements eurent lieu mais il n’y eut pas de gros travaux d’entretien d’effectués.
En 2006, la municipalité en place a souhaité engager des travaux estimés à 150 000 €. Faute de crédits au Pays, il fut prévu de faire inscrire ce projet dans le plan de programmation pluriannuel du Conseil général.
En 2014, la nouvelle municipalité retint une liste de travaux prioritaires parmi lesquels, la rénovation du foyer rural. Le presbytère et l’ancienne poste ayant été vendus en 2015 et 2016, cela a permis de dégager une somme pour autofinancer partiellement les travaux du foyer. « Il nous a semblé important de continuer à restaurer le foyer qui n’était plus aux normes d’accessibilité, plus aux normes d’économie d’énergie et d’isolation. Des normes, j’en ai certainement oublié… »
Le chantier des gros travaux a commencé en novembre 2016, dès que l’obtention de subventions a été connue. C’est Soliha qui a été retenue en maître d’œuvre et Mme Deruelle a suivi le chantier. Les entreprises retenues étaient pour la plupart des entreprises du département.
Les péripéties inattendues et burlesques du chantier
« En mai 2016, aucune observation n’est faite après analyse du cahier des charges par le bureau de contrôle Qualiconsult. Novembre 2016, doute sur la solidité de la charpente. Avril 2017, Qualiconsult demande un renfort de charpente suite à l’étude du cabinet Leptotech réalisée en mars 2017. Juillet 2017, Qualiconsult confirme la non ouverture au public. À l’automne 2017, il y a une analyse technique par Leptotech pour renfort de la charpente puis une recherche d’entreprise en mesure de réaliser les travaux selon la prescription technique. En janvier 2018, c’est l’entreprise Szymanski, notre sauveur, qui est en mesure de réaliser les travaux pour 11 797,98 € TTC. »
La parole est alors donnée à André Lascaud, premier adjoint, en charge des suivis de travaux. À l’aide d’un diaporama, il explique, photos à l’appui, les différentes phases des deux chantiers dont l’inauguration fait l’objet du rassemblement de ce jour.
André Lascaud commente les travaux
Avant de passer le micro aux représentants des collectivités locales ayant apporté leur soutien financier à ces deux réalisations, Catherine Lemaire remercia les différentes instances pour les subventions reçues, à Mme Deruelle qui a suivi la fin du chantier de la salle socio-éducative avec beaucoup de rigueur, aux entreprises qui ont réalisé un sérieux travail de professionnels, ainsi qu’aux membres du conseil municipal qui l’ont épaulée dans cette aventure et aux employés communaux.
« Cette salle qui a déjà été mise à disposition et louée, est beaucoup appréciée. Nous sommes en voie de réaliser l’objectif souhaité, créer une dynamique d’animation socio-culturelle. »
Intervention des personnalités
Jean-Pierre Gascher, Conseiller départemental : « C’est avec plaisir que je constate que l’argent que nous avons donné a été bien utilisé dans ces belles restaurations. Je remercie M. Pascal Martineau, pour son remarquable travail sur le campanile. Le fonds FDSR du Conseil Départemental est réservé au soutien des communes rurales pour un montant de 11 000 000 €. Mais, en ce moment, nous avons de grosses dépenses pour le social, avec l’aide que nous devons apportée aux mineurs non accompagnés qui arrivent dans notre département. Ces deux projets étaient je pense, le programme de votre mandat. Je vous félicite de les avoir accompagnés avec votre équipe. C’est une très belle salle pour tous. »
Pierre-Alain Roiron, Vice-président du Conseil Régional : « J’ai toujours un immense plaisir à venir à Saint-Christophe. Je travaille souvent avec Catherine Lemaire et Patrick Cintrat. Le Conseil Régional se doit de marquer sa solidarité avec les communes rurales. Refaire le campanile a été une très bonne chose dans ce village qui possède un très beau bâti. Le Conseil Régional est aux côtés des élus ruraux. Un peu plus de 10% de son budget est consacré aux communes rurales. »
Samuel Gesret, Sous-préfet de Chinon : « C’est la deuxième fois que je viens à Saint-Christophe. J'aime beaucoup sa belle place. Mes services m’ont annoncé }Vous devez aller à Saint-Christophe-sur-le-Nais pour inaugurer un hôtel Campanile.~ Imaginez ma surprise… J’adresse mes félicitations à l’entreprise Martineau pour son beau travail sur le campanile qui orne l’hôtel de ville. Je trouve très bien de vouloir que ce foyer rural, salle socio-éducative, puisse servir à toutes les générations. »
Madame le Maire clôtura cette cérémonie par une citation de Jean Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Chacune des personnalités s'est vu alors remettre deux livres sur Saint-Christophe réalisés par l'association «Histoire et Patrimoine».
Chacune des personnalités a reçu les livres sur Saint-Christophe
Puis, ces prises de paroles achevées, alors que des photos de la commune se mirent à défiler sur l’écran, Catherine Lemaire annonça la partie festive de la matinée, avec le vin d’honneur, les petits fours et deux musiciens pour un fond musical très agréable.
Un grand bravo à la municipalité pour ces travaux et l’organisation de cette matinée festive bien appréciée par ses administrés.
La matinée se termina sur une note festive
Quelques chiffres sur l’espace socio-éducatif
Montant total du gros œuvre : 300 488, 77 € HT
Montant total des honoraires : 17 282,28 € HT
Dépenses annexes (matériel cuisine, chaises, armoire, stores) : 11 865,35 € HT
Soit un montant total de 329 636,46 € HT (395 563,75 € TTC)
Les subventions
DETR : 38 568 € ; subvention parlementaire : 5 000 € ; Région : 62 000 € ; Département : 60 000 € ; CCPR : 20 000 €
Soit un montant total de 185 568 € ce qui représente environ 60% du montant des travaux.
À Saint-Christophe-sur-le-Nais, la commémoration de l’armistice du 8 mai 1945 est toujours précédée par un hommage rendu à Élisabeth Le Port, dans la classe où, jeune institutrice, elle enseigna d’octobre 1939 à juin 1942, date de son arrestation par les Allemands. C’est à Auschwitz où elle fut envoyée, qu’elle décèdera le 24 mars 1943. Son neveu, Michel Le Port, accompagné de son épouse, est toujours présent pour honorer la mémoire de sa tante trop tôt disparue. Le dépôt d’une plante marque ce devoir de mémoire envers cette résistante qui donna sa vie pour que la France retrouve sa liberté.
Hommage dans la classe où exerça Élisabeth Le Port
Ensuite, un défilé en musique avec l’EMEDC, les pompiers de Saint-Paterne et les JSP Racan suivis par les élus, les Anciens combattants, les enfants de l’école et leurs enseignantes et une population relativement nombreuse permit, en traversant le centre du bourg, de regagner le mail où se dresse le monument aux morts.
Après le dépôt de gerbes par la municipalité et les Anciens combattants, le renouvellement de la flamme par les enfants, Madame le Maire donna lecture du discours émanant de la secrétaire d’état auprès de la ministre des armées.
Dépôt de gerbes, de flammes et discours
La parole fut ensuite donnée à 4 enfants des cours élémentaires qui récitèrent le poème d’Arthur Rimbaud : « Le dormeur du val ».
La minute de silence écoulée, les musiciens entonnèrent la sonnerie aux morts avant de finir par La Marseillaise.
Les musiciens et les sapeurs-pompiers et JSP
La cérémonie achevée, tous les participants furent invités à regagner le foyer rural où la musique offrit quelques morceaux de son répertoire avant le vin d’honneur et les petits fours préparés par la municipalité.
Les participants lors du vin d'honneur qui suivit la commémoration
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