L'exposition se tiendra les 1er et 2 octobre prochains
L'exposition se tiendra les 1er et 2 octobre prochains
Le 22 septembre, c'est l'automne mais aussi, rappelez-vous !
22 septembre 1792, proclamation de la 1ère république. Eh oui ! 224 ans déjà. Il y a eu quelques interruptions mais elle est toujours là. C'est la 5ème, fondée par la constitution du 4 octobre 1958.
Pour fêter cet anniversaire, je vous offre une petite chanson de l'ami Georges.
Vendredi 23 septembre, 18h00, Bibliothèque Municipale Associée Rentrée littéraire 2016
La médiathèque vous propose de venir découvrir la quintessence de la rentrée littéraire qu'elle a préparée pour vous. Critiques, avis, coups de coeur et coup de gueulle sont au programme. Cette soirée sera accompagnée par la Maison des écritures et sera également l'occasion de partager le verre de l'amitié.
Samedi 24 septembre, 20h30, Salle Armand Moisant Morgane Ji en concert Morgane Ji :
joli brin de fille à la voix profonde et sensuelle. D’origine réunionnaise, auteure compositrice et vidéaste, elle façonne aux côtés du réalisateur artistique E.r.k., un univers atypique. Remarquée par L’Irish times de Dublin, Folk roots à Londres, Jean-Louis Foulquier à Paris…la presse l’a qualifiée de « chanteuse phénomène ». Sa voix est tour à tour sensuelle, animale ou guerrière, tandis que son banjo louvoie entre samples hypnotiques et guitares aériennes. In.organic et Idiomes, sont ses deux premiers albums et c’est accompagnée d’E.r.k., Laurent Sureau, Olivier Carole et Franck durand qu’elle viendra présenter en avant première « woman soldier » extrait de son prochain album.
Tarifs : 12€ / 6€ – Réservations au 06 30 42 72 07
Durant la semaine d’ouverture au public, ce sont 350 personnes qui sont passées par ce salon et, aux dires de Didier Descloux, « les visiteurs étaient unanimes pour reconnaître la qualité du salon. Pour décerner le prix du public, chacun reconnaissait qu’il était difficile de choisir une œuvre car toutes présentaient de l’intérêt. Au nom de tous les visiteurs, je félicite vivement tous les artistes. » La clôture du salon eut lieu hier soir par la remise des prix.
Un aperçu des oeuvres exposées pendant le salon
Voici la liste des lauréats :
Prix de la commune : Mme Rieux Caroline
Prix couleurs : M. Beigneux Jacky
Prix sculptures : Mme Leclerc Lydia
1er prix peinture à l’huile : Mme Dumont Claudie
2ème prix peinture à l’huile : Mme Hérin Martine
3ème prix peinture à l’huile : Mme Barbier-Bastard Françoise
1er prix pastel : M. Arnaud Jacques
2ème prix pastel : Mme Labrevoit Évelyne
Prix peinture à l’eau : M. Dechelle Benoît
Prix du public : Mme Taillard-Hersent Jeanet
Après la remise des prix, un sympathique verre de l’amitié réunit organisateurs, artistes et public.
L’association « Histoire et Patrimoine » s’est associée aux propriétaires du Clos Saint-Gilles, Jean et Thierry, et, ensemble, ils ont consacré le dimanche du patrimoine à l’évocation de saint Gilles en proposant des visites guidées de la chapelle et des jardins de la propriété voisine.
Après avoir été récurée aussi bien que possible et ornée de divers mobiliers religieux émanant de la collection de Thierry, la chapelle avait fière allure pour accueillir les visiteurs. Certains la connaissaient de longue date mais étaient heureux de la trouver ouverte à cette occasion. Quelques anecdotes sur la sauvegarde de l’édifice, « enfoui sous les ronces et la végétation, n’ayant plus de toiture, entouré d’arbres énormes que l’abbé Roussel a décidé de faire abattre et c’est lui qui a fait dégager la végétation» ont été plusieurs fois rappelées par les personnes âgées de la commune ou de Saint-Paterne-Racan venues en voisines.
Philippe Larus et Fabrice Mauclair, respectivement président et vice-président de l’association ont quant à eux dévoilé l’historique de la chapelle, des activités qui s’y passaient sans oublier de présenter le saint qui a donné son patronyme au lieu.
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Histoire de la chapelle
L'acte de fondation de la chapelle a été rédigé le 23 juillet 1122 dans l'église de Châteaux (Château-la-Vallière). Par cet acte, Pétronille, veuve de Geoffroy de Sonzay, donnait au prieur et aux religieux de Saint-Christophe tous les biens qu'elle possédait à Châteaux, à condition qu'ils bâtissent et desservent près de leur prieuré un sanctuaire en l'honneur de saint Gilles. L'édifice, construit sur le coteau de la rive droite de l'Escotais, à 750 m à vol d'oiseau de l'église et du prieuré, en bordure de l'ancienne route de Saint-Christophe à Tours, dépendait de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. À proximité, se tenait certainement la célèbre foire aux chevaux de Saint-Christophe.
Au début du XVe siècle, la chapelle est reconstruite par le prieur de Saint-Christophe, Jehan Gratius. Des fresques, recouvrant les murs et les voûtes, ont sans doute été réalisées à cette époque. L'abbé Bossebœuf, en 1891, atteste qu'il en subsistait alors de beaux restes. Au XVe siècle, un cimetière jouxtait la chapelle. En 1979, l'édifice a été restauré par la municipalité avec l'aide de toute la population (une somme de 12 421 francs a été recueillie ainsi que des dons de tuiles).
Au XIXe siècle, un pèlerinage rassemblait, tous les 1er septembre, de nombreux fidèles venus particulièrement de l'Anjou et du Maine. Une procession se rendait en chantant de l'église paroissiale à la chapelle ; les mendiants s'alignaient le long du parcours, espérant des aumônes. Une foire aux melons se tenait à Saint-Gilles à cette occasion.
La chapelle abrite trois statuettes du XIXe siècle en terre cuite polychrome : à gauche un saint moine, représentant peut-être saint Benoît, au centre saint Christophe, dont le nom signifie « qui porte le Christ » ; à droite, saint Gilles. Au mur Sud, une statue très naïve en tuffeau, est dite « Vierge au lévrier ».
La légende de saint Gilles
La popularité médiévale de saint Gilles, ermite et abbé bénédictin du VIIe siècle, est née d'un épisode légendaire, « la messe de saint Gilles » : Charles Martel (ou Charlemagne) n'osant confesser un grave péché, demanda à l'ermite de le tirer de ce mauvais pas. Le lendemain, durant la messe du saint moine, un ange déposa sur l'autel un parchemin où le péché inavouable était inscrit. Au fur et à mesure que s'égrenèrent les oraisons du saint, les caractères s'effacèrent.
De là se répandit la croyance selon laquelle l'invocation à saint Gilles dispensait de la confession, dispense déclarée contraire à la foi chrétienne par le Concile de Trente.
En Touraine, saint Gilles passait pour guérir le cancer, parfois appelé « mal de saint Gilles ».
À la découverte des jardins
Les jardins de Saint Gilles
Cette visite achevée, les personnes étaient invitées à se rendre dans les jardins voisins où Jean leur en contait l’histoire.
Quand ils ont acheté la propriété, les jardins n’existaient plus. Ils ont donc entrepris un énorme travail de remise en état pour leur redonner un peu d’éclat et leur aspect originel. Le choix des plantes en fonction de la place occupée, les espaces, les volumes, les couleurs, rien n’est laissé au hasard et le résultat est un régal pour les yeux.
Un petit historique sur leur maison intéressa également les curieux ravis de pouvoir pénétrer dans cette belle propriété.
Explications sur la maison
Le clos Saint-Gilles
Cette demeure fin XVIIIe de style directoire est attenante à la Chapelle saint Gilles qui faisait partie de la propriété au XIXe. L'édifice est bâti en tuffeau avec un fronton triangulaire sculpté typique du Directoire. Sa façade est orientée au Sud sud ouest face à la chapelle. À l'arrière de la bâtisse subsiste les restes d'une douve, toujours en eau qui à l'origine et selon des plans anciens faisait le tour de la propriété.
La bâtisse comporte une partie centrale faisant face à l'allée d'accès principale et deux ailes latérales. Elle comporte un étage. Elle présente en outre d'intéressants piliers de tuffeau aux chapiteaux sculptés, tant dans la cour qu'au portail extérieur donnant sur la rue saint Gilles.
Au cours du XIXe, le Clos Saint Gilles (ou Villa Saint Gilles), a eu un temps la vocation de pension de famille, le propriétaire étant alors M. Mongendre, maire de Saint Christophe. ".
Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir
L’exposition
Au début du XXe, la demeure a été habitée par des négociants en vin, ainsi que le témoigne la présence d'un ancien pressoir toujours en état dans une des granges, ainsi que des fûts sculptés reposant sur des coussins sur les piliers d'entrée de la propriété. À noter que le terroir du Clos Saint Gilles figure dans l'AOC " Coteaux du Loir. »
Ces caractéristiques ont été utilisées par Lionel Royer, membre de l’association, pour réaliser une exposition rappelant toute l’activité liée à la vigne qui a régné durant de nombreuses années sur le territoire de la commune du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Il y eut jusqu’à 29 patrons vignerons en 1866. En 1975, il n’en restait plus qu’un. Il en fut de même pour les tonneliers : 5 en 1866, 2 en 1936 et aucun en 1975. En 1836, la vigne couvrait 132,5 ha répartis sur 616 parcelles. Aujourd’hui, elles ont presque toutes été arrachées.
À côté des tableaux relatifs à cette activité quasi disparue, de nombreux outils et objets liés au travail de la vigne et du tonnelier étaient exposés et Lionel se faisait un plaisir d’expliquer, de commenter, de présenter l’ensemble du matériel et de répondre aux questions des personnes intéressées.
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité
Dans ce cadre idyllique, une table, supervisée par Dominique et David, installée à l’ombre d’un tilleul et d’un superbe magnolia, présentait les publications de l’association mais invitait aussi les très nombreux visiteurs en restant dans le thème de la visite, à déguster quelques grappillons de raisin muscat et de se désaltérer avec un peu de jus de pomme local, les pommiers ayant depuis plusieurs années prit la place des vignes.
Pour les organisateurs, cette journée qui a déplacé 169 visiteurs (Brigitte tenait une comptabilité très précise) fut une vraie réussite. Les gens paraissaient très heureux de leur visite et ne semblaient pas vraiment pressés de quitter les lieux.
Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !
Spectacle et dédicace pour cette inauguration
Comme chaque automne, la Maison des écritures a décidé d’accueillir en résidence une auteure francophone. Cette année, c’est Monique Durand, auteure et journaliste, originaire de Montréal. Aujourd’hui journaliste indépendante, elle sillonne le monde et rédige des articles pour le quotidien montréalais « le Devoir ».
Titulaire du prix Jules-Fournier, pour l’ensemble de son œuvre dans la presse écrite canadienne, depuis 2014, le jury n’a pas hésité à dire d’elle : « Monique Durand fait entrer la littérature dans le journalisme. »
Samedi soir, se tenait l’inauguration de la résidence de cette auteure, à la salle Armand Moisant. Elle va vivre pendant trois mois au presbytère de Neuvy-le-Roi. C’est là qu’elle écrira son prochain roman.
Durant la soirée, elle a lu des extraits de quelques-unes de ses œuvres : "Eaux", "La Femme du peintre" et "Le Petit Caillou de la mémoire". En accompagnement de ces lectures, des airs de Mozart, Rossini, Donizetti… proposés par le duo Aria Magenta, composé de Marlène Guichard et Marie Perrin magnifiaient les descriptions imagées des personnages évoqués.
Ce moment d’émotion fut suivi d’une séance de dédicaces et de d’échanges dans la bonne humeur avec le public.
Pendant sa période de résidence, Monique Durand aura un programme assez chargé, plusieurs rencontres étant prévues sur le territoire et au-delà.
Samedi soir, l’association Autour de la collégiale proposait son second spectacle de la semaine du Patrimoine, dans la collégiale de Bueil-en-Touraine. Une centaine de personnes était donc présente dans ce lieu pour profiter de ce magnifique concert. Tout d’abord, Didier Descloux, président de l’association, présenta le spectacle en ces termes : « Ce deuxième spectacle de la semaine du patrimoine est produit par Sons du Monde, reconnu pour la qualité des spectacles proposés. L’ensemble Soa qui va se produire devant vous est formé de quatre artistes femmes provenant de régions très différentes. Elles auront l’occasion de se présenter durant leur spectacle. Elles interprètent des chants traditionnels arrangés, aux origines diverses : Amérique du sud, Afrique, negro spirituals, gospels,… Je remercie la CCPR, le Conseil départemental, ainsi que le crédit agricole et MMA qui nous ont apporté leur soutien. »
Les projecteurs éclairèrent alors la scène et le chef de chœur entra : « Notre groupe a été créé en 2013. Son nom Soa, vient du malgache et signifie bien. C’est un projet autour des femmes, des langues, des coutumes. Nous allons vous présenter différents chants dont beaucoup sont issus de nos pays respectifs. Nous allons commencer par un gospel. »
Les trois autres artistes firent alors leur entrée et durant une heure et demie, le public fut transporté par les voix extraordinaires de ces quatre femmes. Au cours de la soirée, chacune se présenta en quelques mots laissant deviner son pays d’origine.
Mireille, venue de Marie Galante, parla de l’importance de la culture de la canne à sucre. Gisela, chef de chœur, fit allusion à la terre rouge et aux oiseaux de Madagascar. Ananda, ayant rejoint le groupe il y a peu, apprit l’ensemble des chants en 5 jours et mit en avant le rouge des flamboyants et des poinsettias de la Réunion sans oublier le rhum. Isabelle, née à Tours, vanta le bleu de la mer, les montagnes de son pays et la France multiraciale. Entre chaque présentation, les voix sublimaient l’espace, semblaient être aspirées par la voûte. Les salves d’applaudissements qui retentissaient après chaque chant ne pouvaient pas tromper sur l’émotion ressentie par les spectateurs qui rappelèrent le groupe pour partager encore un moment ce temps de bonheur qu’offrirent ces quatre artistes dans le cadre merveilleux de la collégiale.
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