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Depuis quelques temps, un bruit courait que, bientôt, un camion d'épicerie ambulant sillonnerait les routes de nos campagnes et s'installerait sur les places des villages. Il était donc normal d'aller vérifier si ces bruits étaient bien fondés. C'est donc la démarche qui a été engagée pour aller rencontrer la "P'tite épicière", Nadia Couratin, habitante de Saint-Christophe-sur-le-Nais et en savoir un peu plus.
Avant de vous lancer dans cette nouvelle activité, que faisiez-vous ?
Je travaillais dans l'industrie automobile sur Château-du-Loir. Après 20 ans passés dans l'entreprise, j'ai été victime d'un licenciement économique comme tous mes collègues. Je ne pouvais pas rester sans rien faire, il fallait que je me reconstruise rapidement.
Comment vous est venue l'idée de cette reconversion ?
C'est mon mari, Emmanuel, qui m'a soufflé l'idée. Comme on pouvait bénéficier d'une prime à la construction d'entreprise, j'ai décidé d'investir dans un petit camion.
Avez-vous suivi une formation ? Laquelle et où ?
Ma formation a duré 5 jours à la chambre de commerce de Tours. C'était une formation très complète où l'on nous a donné tous les éléments pour construire une entreprise (statuts, relations avec un avocat, démarches auprès des banques,...). Pour moi qui créais une micro entreprise, il y avait beaucoup d'éléments qui ne me concernaient pas.
Avez-vous trouvé facilement le véhicule qui répondait à vos besoins ?
Je m'étais fixé une somme à ne pas dépasser, le montant de la prime. Avec mon mari, nous regardions les propositions sur Internet et, deux camions qui auraient pu répondre à nos critères nous sont passés sous le nez. Aussi, quand on est tombé sur le 3ème véhicule, en plus tout équipé, nous n'avons pas hésité. Il nous restait même une somme d'argent pour la publicité, les premiers achats,...Ce camion appartenait à un boulanger qui faisait des tournées.
Qui a eu l'idée du nom "La P'tite Épicière" ?
C'est moi et c'est également moi qui ai choisi les couleurs, le texte et l'emplacement sur le camion. Il a été le fruit d'une longue réflexion. Mon choix a été validé à l'unanimité par mon mari et mes enfants. L'impression publicitaire du camion a été réalisée par Tours Enseigne.
Votre distribution de flyers a commencé. À cette occasion, avez-vous rencontré des clients potentiels ?
Oh oui, beaucoup. Les gens avaient entendu parler de mon projet et ils ont hâte de me voir arriver avec la marchandise. Pour beaucoup, c'est un besoin car dans nombre de communes, malheureusement, il n'y a plus de commerce. D'ailleurs, j'ai fait le choix de ne pas aller dans les communes qui ont encore une épicerie, pour ne pas faire de concurrence. La plupart des personnes rencontrées sont très satisfaites et en attente.
Comment avez-vous déterminé les communes sur lesquelles vous alliez passer ?
C'est simple. J'ai pris un compas centré sur Saint-Christophe et regardé les villages situés dans un rayon d'environ 20 km dépourvus d'épicerie.
Sur vos flyers, vous mettez le nom du village suivi de "et sa campagne". Qu'est-ce que cela signifie ?
Normalement, je m'installerai sur la place du village pour une certaine durée. Mais ensuite, j'irai dans les écarts pour apporter au domicile des clients ce qu'ils auront commandé par téléphone. Je pourrai aussi, selon la demande, stationner dans les hameaux.
Pour vos approvisionnements, avez-vous pris des contacts avec des producteurs locaux ?
Bien sûr. Le fromage de chèvre viendra de Neuillé-Pont-Pierre, les pommes de terre garanties sans traitements, de Saint-Paterne-Racan, les pommes et jus de pomme de Saint-Christophe et j'espère pouvoir avoir aussi du miel de Saint-Christophe.
Et, pour l'épicerie de base ?
J'ai pris contact avec un fournisseur de vente en gros mais qui favorise les produits de qualité. Par exemple, pour les gâteaux secs, pour éviter toute perte pour les acheteurs, ils seront tous vendus en emballages individuels ce qui évitera qu'ils ramollissent une fois le paquet ouvert.
Les fruits et légumes vendus dans le camion seront récoltés en France et seront des produits de saison.
Pour tout ce qui touche à la droguerie, aux produits d'entretien, comme la plupart des commerçants, je me fournirai chez Métro.
Combien de temps vous donnez-vous pour dresser un premier bilan ?
Je verrai au bout de deux mois si l'euphorie de départ est toujours là. Je pourrai toujours affiner ma présence dans les communes en fonction des besoins véritables ressentis. Par contre, je me donne un an pour un vrai bilan.
Il faut que les gens sachent qu'en plus de ce que je leur propose au camion, ils pourront par téléphone, me passer des commandes de produits conditionnés en grosse quantité s'ils ont des repas de fête réunissant plusieurs convives.
Je pense que, sur commande, je pourrai aussi proposer du pain. Tout cela va se mettre en place en fonction des demandes.
Si j'ai bien compris la démarche de Nadia Couratin, son projet est aussi basé sur son désir d'aller vers les personnes isolées pour leur apporter, outre les marchandises commandées, une présence amicale au moins une fois par semaine. Laissons-la conclure cette rencontre : "Mon projet a pour objectif de combler au manque de commerce dans nos villages et de servir au plus près la population avec un service convivial et aussi sur commande 48 heures avant mon passage dans votre commune. Besoin de produits frais, de fruits et légumes, d’épicerie de première nécessité.
Besoin que je passe à votre domicile et pour toute commande.
Merci de me contacter au 06-76-13-94-43. "
Nous ne pouvons que souhaiter à cette P'tite épicière une belle réussite dans son entreprise qui a été soutenue par la communauté de communes de Racan.
Pratique : Lieux de passages et horaires
Lundi de 8 h 45 à 12 h 30 à Saint-Aubin-le-Dépeint, place de la mairie et à partir de 13 h, dans la campagne en porte à porte
Mardi de 8 h 45 à 10 h 45 à Villebourg, place Saint Martin et à partir de 11 h dans la campagne en porte à porte
Mardi de 14 h à 15 h à Louestault, place de la mairie
Mardi de 18 h à 19 h à Saint-Aubin-le-Dépeint, place de la mairie
Mercredi matin de 9 h à 10 h 15 dans la campagne à Sonzay et de 10 h 30 à 12 h 30, salle des associations
Jeudi de 8 h 45 à 12 h30 à Brèches, place Velpeau et à partir de 13 h dans la campagne en porte à porte
Jeudi de 16 h 30 à 19 h à Villebourg pendant le marché
Vendredi de 8 h 45 à 12 h 30 à Saint-Christophe-sur-le-Nais, place Jehan d'Alluye, à partir de 13 h dans la campagne en porte à porte
Samedi de 9 h à 12 h 30 à Marray, place de la mairie.
La P'tite Épicière commence ses tournées le lundi 7 septembre à Saint-Aubin-le-Dépeint.
L'école de Bueil-en -Touraine voit quelques changements au niveau de ses enseignants pour cette rentrée. Magalie Delouche qui enseignait dans la classe de CP-CE1 et assurait la fonction de directrice, a quitté l'école de Bueil-en-Touraine pour un poste de professeur titulaire remplaçant à Château-la-Vallière. Son adjoint, François Chalard, a changé de statut car c'est lui qui assure maintenant la direction de l'école et conserve sa classe de CE2-CM1-CM2.
Pour s'occuper des CP-CE1, c'est M. Alain Collin-Seguy qui a été nommé. L'école de Bueil-en-Touraine faisait partie de sa liste de vœux car il souhaitait se retrouver dans l'ambiance agréable d'une petite école. Il enseignait auparavant en CP à Sonzay et habite à Semblançay.
Avant de passer le concours de professeur des écoles, pendant quelques années, il a été éducateur, puis éducateur scolaire.
MM. Rémi Tondereau, maire de Bueil-en-Touraine et Didier Descloux, 1er adjoint, sont venus rencontrer les enseignants pour que très rapidement ils fournissent des plans pour renouveler les traçages dans la cour de l'école qui vient d'être entièrement regoudronnée pour un coût de 6 500 € HT. Ces traçages pourront se faire lors des prochaines petites vacances mais, avant, il faut obtenir des devis d'où la nécessité de faire preuve de célérité.
Pour la rentrée 2015, un grand changement est à mentionner sur le RPI de Bueil-Villebourg, l'arrivée d'un magnifique bus jaune, de 34 places, pour le transport des enfants des deux communes.
Quand le RPI fut créé, dans les années 80, le SIVOM fit l'acquisition d'un J7 pour conduire les enfants d'une école à l'autre. Puis, en 1990, un problème de baisse d'effectif obligea les communes à investir dans un véhicule de 29 places. Pour conserver les enfants sur les deux villages, les élus décidèrent de créer une garderie et aussi d'étendre le ramassage en faisant presque du porte à porte. Mais, avec les nouvelles normes, ce minibus devenait inutilisable pour le transport scolaire. Les élus maintenant leur choix d'avoir un véhicule indépendant de ceux mis à disposition par le conseil départemental qui n'assurent que les trajets du matin et du soir et d'école à école, ont donc décidé d'acquérir un nouveau bus scolaire qui permettra de continuer le ramassage étendu et surtout de transporter le midi les enfants scolarisés à Villebourg pour qu'ils prennent leur repas à la cantine sise à Bueil.
Ce bus est très apprécié des enseignants qui peuvent l'utiliser gratuitement pour leurs sorties éducatives.
Ce nouveau bus vient de Haute Saône, dans la région de Vesoul. Il appartenait à un transporteur scolaire dont le contrat n'a pas été reconduit par le conseil départemental lors du dernier appel d'offres. Au printemps, des élus des deux communes ont fait le déplacement pour aller le voir et, satisfaits de leur visite, ils ont décidé de l'acheter. L'achat, d'un montant de 35 000 € HT, n'a reçu aucune subvention, mais la somme de 27 000 € avait été provisionnée pour cet achat.
Par contre, côté fonctionnement, le conseil départemental subventionne en fonction des kilomètres parcourus et de l'amortissement du véhicule. Pour exemple, en 2014, le SIVOM a reçu 12 800 € de subventions.
Didier Descloux, premier adjoint, fit remarquer par rapport à l'utilisation de leur bus : "On peut dire qu'en Indre-et-Loire, on est un peu les derniers des Mohicans en voulant que le ramassage soit le plus près possible des utilisateurs." C'est vrai que c'est très rare mais il est difficile de revenir en arrière, les parents ne comprendraient plus et cela pourrait nuire aux écoles.
Une nouvelle enseignante, Mademoiselle Maéva Piermée, a été nommée au mouvement du mois de juin pour remplacer Madame Valérie Bienaimé. Le poste de Saint-Christophe faisait partie de sa liste de vœux et le fait que ce soit un poste de direction ne la rebutait pas car, elle souhaitait s'orienter à l'avenir vers un poste de ce type. N'ayant pas suivi la formation pour assurer une direction d'école, elle n'est nommée qu'à titre provisoire cette année et elle compte suivre la formation pour être pérennisée sur ce poste. Elle exerçait auparavant à l'école des Hermites et aura en charge la classe des CM1-CM2. Habitant le village de Bueil-en-Touraine, elle n'aura pas trop de route à faire entre son école et son domicile.
Ce qui est intéressant à noter concernant l'effectif de l'école, c'est que sur les 95 élèves inscrits, on compte 15 entrées en petite section de maternelle et seulement 5 élèves en CM2 ce qui fera une faible sortie vers le collège en 2016.
Souhaitons à Melle Piermée une rapide intégration au sein de l'école et une bonne adaptation à sa nouvelle fonction.
Lionel Royer, collectionneur bien connu pour son imposante collection de compas, s'intéresse également à différentes sortes d'outils plus ou moins anciens et aime bien faire ressortir les polyvalences de certains de ses instruments. Aussi, cette année, à l'invitation de M. Corvaisier, organisateur du forum des collectionneurs de Château-du-Loir, il a décidé d'exposer des instruments de longueur.
Sur les 8 mètres linéaires mis à sa disposition, ce sont environ 200 pièces différentes qui vont être présentées au public. La plus petite mesure quelques centimètres et la plus grande près de 2 mètres
Ces objets sont le fruit de plusieurs années de recherches sur les vide-greniers et aussi sur Internet. Le dernier en date, acquis récemment sur le vide-grenier de Chenu, est une calibreuse à pommes provenant de La Tourangelle, usine installée sur Saint-Christophe et qui a fermé, pour cause de cessation d'activité, en 1996.
Ne laissant jamais rien au hasard, c'est en pleine simulation qu'il a été surpris avec un grand compas forestier permettant de mesurer le diamètre d'un arbre.
Si vous êtes curieux et souhaitez découvrir une partie des collections de Lionel Royer, alors venez le rencontrer lors du prochain weekend à la salle Orion de Château-du-Loir.
Les marches de l'été se terminent et déjà la nouvelle saison est annoncée.
Pour prendre connaissance du nouveau calendrier, ouvrez le fichier ci-dessous
Invitée durant l'été à rencontrer Monsieur Thierry Hervet-Garcia qui souhaitait me montrer ce qui occupe ses moments de loisirs, je me suis rendue à son domicile récemment et j'ai pu admirer quelques-unes de ses œuvres exposées sur la pelouse à l'extérieur de la maison puis d'autres à l'intérieur.
Après la prise de quelques photos, vint le moment des questions-réponses.
À ma connaissance, vous êtes conducteur de train. Votre métier n'a pas beaucoup de rapport avec vos réalisations artistiques. Quel est donc le lien entre les deux ?
J'ai été apprenti à la SNCF. C'est là que j'ai appris à travailler la tôle et que j'ai pris plaisir à manipuler ce matériau. De plus, je m'intéresse aux véhicules anciens et j'ai fait de la tôlerie sur des voitures anciennes.
Avez-vous fait des études particulières pour pouvoir réaliser vos sculptures ?
Non, pas du tout. D'ailleurs, je ne sais pas dessiner. Je peux même ajouter qu'au collège, en art plastique, j'avais des notes désastreuses ! Je travaille d'après des photos.
Depuis combien de temps vous êtes-vous mis à la sculpture ?
Ça a fait juste un an début août. Mes deux premières statues furent "Les étreintes". J'ai réalisé cinq statues et six plaques gravées.
Comment vous sont venues l'idée et l'envie de créer des statues en tôle ?
J'ai depuis toujours eu envie de créer des objets de jardinerie en tôle pour agrémenter des pelouses ou autres espaces extérieurs. Mon ancien compagnon, artiste peintre, m'a donné l'idée de réaliser des statues.
Quels matériaux et outils utilisez-vous ?
Les matériaux se résument à la tôle, la peinture et le vernis ce qui permet à mes statues de pouvoir rester à l'extérieur. L'outillage est composé d'une meuleuse, une brosse métallique, une ponceuse et pour la gravure, une micro meuleuse.
Où prenez-vous vos sources d'inspiration ?
En regardant autour de moi, dans les peintures de mon ancienne relation, et pour satisfaire des commandes sur des sujets précis.
Dans quel but réalisez-vous ces œuvres ?
Simplement pour le plaisir car j'adore (le mot n'est pas trop fort) travailler cette matière. C'est pour moi à la fois un plaisir et un exutoire.
Avez-vous des projets en cours ?
Oui, bien sûr. Pour fin octobre j'ai plusieurs projets : une table et des chaises, une statue du petit Prince, un centaure...Pour la table, il y aura une partie en bois. J'ai même des projets pour Saint-Christophe mais on pourra en reparler plus tard.
Avez-vous déjà exposé ?
Non, je n'en ai pas encore eu l'occasion mais cela ne va pas tarder. Un de mes collègues de travail, élu à La Ville-aux-Dames, me propose de venir exposer mes œuvres lors du weekend de la Toussaint. Tous les ans lors de ce weekend, il y a une exposition et, le sculpteur qui devait venir faisant faux bond, c'est pour moi une belle opportunité. Je serai le seul sculpteur parmi les nombreux exposants.
En conclusion, celui qui rêvait il y a quelques années devant les motifs en tôle pour agrémenter un jardin a fait plus que réaliser son rêve. Ces œuvres, avec leur côté artistique, ne manquent pas de charme et, à en croire les quelques commandes passées par des amis, elles orneront sans problème de nombreux espaces verts pour un plaisir partagé.
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.