21 avril 2020
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C’est sans contexte la ville la plus africaine, la plus musicienne et la plus passionnée de Cuba. La ville est pleine de vie et les fêtes et danses y sont célébrées avec ferveur. Sa population est fière que Fidel Castro ait qualifié leur ville de « berceau de la révolution ».
Un peu d'histoire
Santiago de Cuba fut fondée en 1514 par Diego Velasquez de Cuéllar. Avec une population d’un peu plus de 500 000 habitants, c’est la deuxième ville du pays après La Havane. Elle est située au fond d'une baie profonde commandée par une passe étroite (200 m de large) entre la Mer des Caraïbes et les montagnes de la Sierra Maestra.
En 1898, la ville fut le théâtre de la Bataille de Santiago de Cuba, opération décisive dans la guerre hispano-américaine, qui mena Cuba vers son indépendance.
L'histoire de Santiago enregistre une série de tremblements de terre qui restent encore dans la mémoire des plus âgés, comme celui de 1932 qui a détruit une partie du centre-ville, et avait sérieusement endommagé une des deux tours de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption
Une vue d'ensemble de la ville
Commençons notre découverte par le centre ville vu de la terrasse de la cathédrale avec El Parque Cespedes, entouré par les principaux bâtiments de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des Cubains et des musiciens.
Nous avons pu pénétrer dans la cathédrale avant l'office de l'après-midi. Sa façade restaurée en 2014, est de style néoclassique mais le premier édifice date du XVIe siècle. Des attaques de pirates, des tremblements de terre causèrent tant de dégâts que l'église initiale fut plusieurs fois restaurée. L'édifice actuel date de 1818. Il affiche un mélange de styles, résultat de plusieurs modifications. L'intérieur a conservé son plan initial : une nef à quatre travées, une abside et un narthex.
Profitant d'un temps libre, nous partons à la découverte des beaux quartiers en suivant la longue rue Heredia, voie piétonne, qui relie les trois principales places de la ville la première étant El Parque Cespedes. La rue Heredia est très animée et bordée de beaux immeubles.
On y a rencontré des livreurs, à pied bien sûr, portant de superbes et gros gâteaux à la crème sous un soleil de plomb !
Vers le milieu de la rue, un peu en retrait, se trouvait la seconde place, appelée plaza de Dolores, moins importante que la première mais très occupée par des Cubains venus faire une petite sieste à l'ombre ou se livrer à des parties de dominos assez acharnées !
Nous poursuivons notre trajet jusqu'à l'extrémité de la rue Heredia et arrivons sur une autre grande place, la plaza de Marte sur laquelle s’éleve une colonne datant de 1902 célébrant l’indépendance de Cuba. C’est sur cette place que l’on prononçait les condamnations à mort durant la période coloniale et sous le général Machado. On y trouve aussi un monument à la mémoire de Jose marti
Ce jour-là, on est tombé en pleine fiesta : cochons et volailles étaient en train de rôtir à la broche et les Cubains se pressaient aux diverses boutiques installées pour l’occasion. La musique était aussi de la partie.
Quittons les beaux quartiers pour aller faire un tour en dehors du centre ville. C'est un autre aspect de Santiago de Cuba.
C'est la débrouille ! Chacun essaie de faire un peu de commerce pour gagner quelques pesos !
Quelque soit le lieu, on se sent toujours en sécurité. Les Cubains sont très accueillants.
Santiago renferme d'autres lieux en lien direct avec l'histoire du pays. Ce sera pour notre prochain rendez-vous.
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19 avril 2020
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Allez, pour vous déconfiner, je vous propose un peu de marche sportive.
Votre équipement est prêt ? Alors suivez-nous !
À 8 h, nous embarquons dans les 4X4 pour rejoindre le lieu de départ de la randonnée prévue sur la matinée dans la Sierra Maestra, lieu important de l’Histoire cubaine. Il faut environ une demi-heure pour arriver à Alto del Naranjo. Notre randonnée démarre à 8 h 30 avec un guide local. Il distribue des bâtons à ceux qui n'en ont pas puis nous partons. Le parcours, relativement facile au départ va vite s'avérer assez accidenté. Il doit nous mener à pied jusqu’à la Comandancia de la Plata qui fut le quartier général de Fidel Castro dans les années 1950 et où il passa 3 années.
Un premier sentier nous conduit au point de départ de la randonnée. Le panneau annonce 3 km, 4 heures. Pour ce qui est du temps, c'est assez juste mais pour les kilomètres, il en manque quelques-uns ! Il ne faut pas décourager les randonneurs avant le départ !.
En cours de route, nous sommes passés près d’une source qui approvisionnait en eau le hameau situé en contrebas où vivait une famille de paysans, les Miralde. Ils jouèrent un rôle important, comme beaucoup d’autres, pour approvisionner Fidel et ses hommes et servir de passeurs. Cette maison existe toujours et permet aux randonneurs de se reposer et de consommer boissons et fruits pour reprendre des forces.
En contrebas, la maison Miralde et un panneau souvenir.
C'est à partir de là que les difficultés commencent. Le sentier devient beaucoup plus pentu et rocailleux. Heureusement, nous circulons parmi une superbe végétation et les chants d'oiseaux nous accompagnent.
Le guide, consciencieux de la difficulté du terrain, propose une petite pause avant le terme du parcours. Un peu d'eau et une banane et nous sommes d'attaque pour continuer.
Nous voici enfin à la Comandancia de la Plata, terme de notre parcours.Nous pouvons visiter un petit musée et un peu plus loin, la tombe d’un des hommes de Fidel Castro, Lionel Rodriguez.
Un lézard (anole de la sagra) se prélasse au soleil
Un peu plus loin, toujours en grimpant, se trouvaient un petit hôpital de campagne ou casa de la salud, un entrepôt pour les réserves, un bâtiment administratif, la maison des femmes et bien sûr, celle de Fidel Castro, particulièrement bien équipée. Le frigo qui fonctionnait au pétrole était encore sur place ! Un peu plus haut, il y avait un poste émetteur, Radio Rebelda, mais nous n’y sommes pas allés.
Les bâtiments ont, pour la plupart, étaient restaurés
Vous devez sans doute vous demander comment, pendant 3 ans, Fidel Castro a-t-il pu coordonner les interventions de ses troupes sans se faire repérer ? Tout d'abord, il faut savoir que le chemin que nous avons suivi n'existait pas à l'époque. Les hommes se déplaçaient sous le couvert des arbres, la forêt étant assez dense, elle dissimulait hommes et baraquements. Ses troupes étaient regroupées par 25-30 dans des campements disséminés dans la forêt. Ils étaient ravitaillés et informés par les paysans qui leur étaient entièrement dévoués.
La maison de Fidel Castro avec son mobilier
Cette visite historique terminée, nous avons repris le même chemin pour regagner notre point de départ où nous attendaient les 4X4. Notre guide nous a félicités car nous avons bouclé notre randonnée en 3 h 45 ! Presqu'un exploit !
Ça va ? pas trop fatigués ?
On se retrouve à la prochaine étape : Santiago de Cuba.
16 avril 2020
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Après le déjeuner, nous avons quitté Bayamo à 14 h pour rejoindre Bartolome Maso où nous attendaient les 4x4 qui devaient nous conduire à Santo Domingo, à une heure de route de là. C'étaient des véhicules modernes et confortables. Nous avons donc abandonné notre bus et notre chauffeur car ils n'auraient pu circuler sur les routes que nous allions emprunter pour regagner notre nouvel hébergement : des petits bungalows individuels en bois disséminés dans un parc bien arboré.
Une fois installés, nous sommes allés nous promener à pied dans le village. Nous avons pu voir quelques animaux familiers, des habitants et leurs occupations habituelles. Toujours très accueillants, ils nous ont invités à venir les voir pour échanger quelques mots avec eux. Ils étaient prêts à nous offrir des fruits et une boisson.
Puis, nous sommes allés jusqu’à la rivière d’où nous avions de belles vues sur le paysage et la Sierra Maestra, lieu de notre randonnée du lendemain .
En retournant vers le centre d’hébergement, nous remarquons une dame en train de baisser le drapeau devant l’école. J'engage la conversation et elle nous fait signe d’entrer heureuse de pouvoir parler en espagnol avec des touristes. Nous pouvons visiter sa classe. Elle a 22 élèves de CM1-CM2 .Nous lui proposons du matériel pour ses élèves et elle accepte avec joie. Nous retournons dans nos bungalows et lui ramenons des crayons papier, de couleurs, bille, feutres et je lui donne quelques échantillons de parfum. Elle est aux anges.
Ce qui nous a frappés, c’est la place prise par « les héros de la révolution » dans la classe : affichage et documentation occupent un angle de la pièce. Il en est de même à l'extérieur !
Elle nous invite à voir la pièce qu’elle partage avec deux autres collègues, le soir. Elle ne rentre chez elle, à 20 km de là, que le vendredi soir et elle revient le lundi matin. Les transports sont aléatoires ! Mais, elle arrive à peu près toujours à trouver quelqu'un pour la transporter car elle n'a pas de véhicule.
Dans le village, il y a peu de véhicules à moteur aussi les gens se déplacent à pied ou à cheval. Un vieux bus assure la liaison avec Bartolome Maso mais ses horaires sont imprévisibles !
Le soir, nous avons dîné au restaurant du parc, ce n’était pas terrible. Heureusement un guitariste a égayé le repas avec quelques airs connus.
Pour la prochaine découverte, préparez votre matériel de randonnée. Nous partirons pour une marche de 4 heures en montagne.
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14 avril 2020
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Nous quittons Trinidad à 8 h car une longue route nous attend. Une heure et demie plus tard, nous faisons un premier arrêt technique à Las Temas, grand bar-restaurant situé à proximité d’un important rond-point. De là, nous pouvons observer la circulation. Nous voyons passer un immense bus et sur la voie ferrée, une sorte de micheline. Après un quart d’heure pendant lequel un individu s’échinait à essuyer notre bus avec un chiffon, nous avons repris la route jusqu’à Bayamo.
Avant d’y arriver, nous avons traversé le plus long fleuve Cubain, le rio Caúto, mesurant 300 km.
Bayamo fut fondée en 1513 par Diego Velasquez, c’est la plus ancienne ville de Cuba après Baracoa. Depuis 1975, c’est la capitale de la nouvelle province de Granma. Elle fut le berceau de l’insurrection et de la lutte révolutionnaire. En 1869, les insurgés incendièrent leur ville pour ne pas qu’elle tombe entre les mains des Espagnols.
Nous avons commencé la visite de la ville à pied avec, tout d'abord, le Parque Céspedes, grande place dominée par la statue du héros national de l’Indépendance, Carlos Manuel de Céspedes. Autour de cette place, on trouve tous les bâtiments importants de la ville, dont la maison du héros. Propriétaire d'un domaine près de Manzanillo, il affranchit ses esclaves le 10 octobre 1868. Dans son manifeste, il demandait l'abolition de l'esclavage, prélude à la guerre d'indépendance.
À côté, se trouve la plaza del Himno. C’est en effet dans l’église de Bayamo que fut chanté pour la première fois le 20 octobre 1868, la Bayamesa, avant de devenir l’hymne national, qu’un vieux Cubain n’a pas hésité à entonner devant le monument dédié à cet hymne. Une plaque sur l’église rappelle cet événement.
Après ce moment très patriotique, nous avions quartier libre pendant une heure. Nous nous sommes promenés librement dans l’artère principale de la ville et avons pu constater les nombreuses files d’attente devant les différents magasins. Un magasin d’électroménager faisait entrer les clients un par un !
Les parapluies servent à se protéger du soleil !
Après cette déambulation dans le centre ville, nous sommes revenus sur la place centrale où nous attendaient des calèches pour une balade vers l’extérieur de la ville jusqu’à une immense esplanade dominée par un mémorial. Nous avons traversé de beaux quartiers mais aussi des quartiers qui mériteraient une bonne restauration.
Sur l'immense esplanade, seuls des panneaux de propagande à la gloire des héros de la Révolution occupaient l'espace et, en face , le mémorial glorifiait les combattants et rappelait les batailles menées pour la patrie.
Notre promenade s’est terminée à proximité du restaurant situé dans le centre ville où l'on nous a servi un bon repas. Notre arrivée à Santo Domingo était prévue en fin d'après-midi .
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12 avril 2020
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Après la Vallée de Los Ingenios, nous avons poursuivi notre route jusqu'à Camagüey.
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, la ville se situe au centre d’une région de pâturages. Elle est reconnue pour ses traditions d’héroïsme et de patriotisme ainsi que pour son architecture néoclassique. Le centre est de style colonial et la ville connaît une grande activité culturelle.
Montez avec nous dans un bici-taxi et en route pour visiter la ville !
Notre premier arrêt fut pour la plaza San Juan de Dios.
Elle fut aménagée en 1732. C’est un joyau de l’architecture baroque avec ses belles maisons datant du XVIIe siècle. Deux d’entre elles abritent un restaurant. Dans le jardin de l’un d’eux, on peut voir plusieurs jarres (les tinajones) et, parmi les plantes qui y poussent, l’une d’elles nous a offert la fleur nationale, la mariposa qui peut être jaune ou blanche. Sur un côté de la place, on peut voir l’église qui a donné son nom à la place et un vieil hôpital. En face, une plaque en bronze fait honneur au musicien El Mayor.
Poursuivons la visite jusqu’à la Plaza del Carmen dominée par son église aux deux clochers.
À l’entrée de la place, Julio nous fait pénétrer dans une petite boutique où les Cubains peuvent se ravitailler avec leur libreto (carnet de ravitaillement).
Puis, sur la place, nous trouvons de nombreuses statues en bronze, œuvres de la sculptrice Martha Jimenez, dont l’atelier, que nous pouvons visiter, donne sur la place.
Puis, par de petites rues pas toujours très éclairées, nous arrivons sur la Plaza de los Trabadojes.
Sur cette place, un fromager marque le centre de la ville ancienne. À proximité se trouve la maison natale d’Ignacio Agramonte, célèbre patriote qui mourut en 1873, à 31 ans, les armes à la main. Une statue équestre d’Agramonte figure aussi sur la place. Sur un des côtés de la place se trouve également la cathédrale de Nuestra Señora de la Candelaria, reconstruite en 1864, après plusieurs effondrements.
La nuit étant tombée, les bici-taxis nous ramenèrent au point de départ où Nelson nous attendait pour nous conduire à nos casas. Le car ne pouvant pas emprunter toutes les rues, il déchargea toutes les valises et c’est à pied, en suivant Enrique, notre hôte que nous avons rejoint la casa Pierre où nous allions passer la nuit.
Notre prochaine étape sera pour Santo Domingo, dans la Sierra Maestra.
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9 avril 2020
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16:22
Quelques kilomètres après notre départ de Tinidad, notre premier arrêt fut à l'entrée de la Vallée de Los Ingenios. Un "Ingenio" était une propriété sucrière. Notre guide, Julio, nous commente la carte située sur un des côtés du parking, puis, nous prenons l'escalier qui nous mène sur une terrasse d'où nous avions une belle vue sur le paysage environnant dans lequel on pouvait remarquer quelques champs de canne à sucre.
il y avait également une petite ferme et un porcelet en liberté !
Approchons-nous d'un champ de canne à sucre. Julio, le guide, et Nelson, le chauffeur, équipés d'un petit couteau, tentent de couper quelques tiges de canne à sucre pour que l'on puisse les toucher. Puis, Nelson arrive, tant bien que mal, à enlever l'écorce et à en couper quelques tronçons pour qu'en les mâchouillant, nous puissions en extraire le jus. C'était agréable et très sucré.
Puis, nous poursuivons notre route jusqu'au village de Manaca Iznaga, une des 56 anciennes propriétés sucrières de la vallée. En arrivant, le guide nous conduit vers une petite boutique où nous allons déguster un verre de jus de canne à sucre, le guarapo. Un très bel arbre nous abrite des ardeurs du soleil.
Le village est dominé par une haute tour de 7 étages qui permettaient aux maîtres de surveiller leur exploitation et les 350 esclaves qui y travaillaient. Du sommet de la tour, nous pouvions embrasser toute l'étendue de la propriété et remarquer une très belle demeure, vraisemblablement celle du maître.
Heureusement, de nos jours, il n'y a plus d'esclaves. Les villageois travaillent toujours la terre et les femmes passent de longues heures à broder et à coudre. Comme le lieu est touristique, elles proposent leurs travaux aux touristes.
Les habitants occupent les anciennes maisons des esclaves.
À l'entrée du village, la gare existe toujours et un train est prêt à emmener les touristes à la découverte de cette immense propriété. C'était grâce à ce moyen de locomotion que travailleurs et récoltes pouvaient être acheminés dans les différents sites importants de ces 'Ingenios".
Ce jour-là, nous avons donc pu goûter le guarapo. Précédemment, dans les différents cocktails généreusement offerts, nous avons bien sûr, goûter le rhum qui est un des ingrédients essentiels. Il ne restait plus qu'à savoir comment passer du guarapo au rhum.
Le dernier jour, de retour à La Havane, profitant de quelques heures libres, nous en avons profité pour aller visiter le musée du rhum qui ne figurait pas dans notre programme.
Dans la cour du musée, il y avait des tiges de canne à sucre et un extracteur pour que les visiteurs puissent goûter (moyennant finances) ce breuvage naturel.
À l'issue de la visite, nous avons eu droit à une dégustation (gratuite) mais à dose homéopathique du breuvage obtenu après les différentes étapes qui nous avaient été expliquées.
Puis, avant de quitter le musée, comme partout, ce fut un passage obligé par la boutique au décor assez rétro. Nous avons été frappés par le prix de certaines bouteilles de rhum ! Sachant qu'un CUC équivaut à peu près à 1 €, je vous laisse rêver devant le coffret à 1700 CUC !
C'était une visite très intéressante et bien documentée avec un guide francophone plein d'humour.
À votre santé ! Pour la conserver, restez chez vous !
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7 avril 2020
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15:24
Vous êtes bien équipés ? Nous allons randonner dans la forêt bien à l'ombre.
Nous sommes partis de Trinidad avec notre bus jusqu'à la petite ville de Torres del Valle où nous attendait un camion militaire russe pour la suite du trajet. Nous faisons connaissance avec notre guide local Roberto. Il nous conduit devant une grande carte pour nous montrer le site vers lequel le camion va nous conduire.
Nous grimpons ensuite dans le camion au confort assez rudimentaire mais prêt à résister à toutes sortes de revêtements jusqu'à l'arrivée à la réserve naturelle de Topes de Collantes, situé à 800 m d’altitude, dans la sierra Escambray.
Le dictateur Batista a fondé Topes de Collantes en 1937 et il a ordonné de construire la route de Trinidad. La zone a été une scène de luttes pendant différentes époques, en plus d'être un refuge pour les rebelles dirigés par Che Guevara pendant la lutte contre Batista.
La route empruntée par les camions pour atteindre le début de la randonnée est assez spectaculaire. Il faut avoir le cœur bien accroché !
Nous avons une bonne vingtaine de kilomètres à parcourir en étant bien secoués avant d’arriver au départ du sentier heureusement ombragé car le soleil est bien présent et la température assez élevée. Le sentier, pas aussi plat que l’avait annoncé Julio, serpente parmi une végétation tropicale. De nombreux bromelias se sont installés sur les branches des arbres qui leur servent de support. Des caféiers, des bégonias géants, des eucalyptus, des fougères arborescentes et autres plantes poussent de manière luxuriante.
Des oiseaux nous charment par leurs chants et nous avons la chance d’apercevoir des tocororos, oiseaux mythiques de Cuba.
Nous devons franchir plusieurs petits cours d’eau sur des ponts en bois formés d’un rondin et d’une rambarde rudimentaire.
De belles cascades (Salto del Rossillo, El Rocio) et des piscines naturelles (lagune Pozza del Venao) forment un attrait supplémentaire.
Sur le chemin du retour, nous avons croisé un chevrier qui menait ses trois chèvres,
un fermier qui coupait du bois avec sa machette,
des bromélias en grand nombre sur les arbres et une curiosité accrochée à une branche : une termitière !
Une belle promenade d'une dizaine de kilomètres au milieu de la nature ! Nous avons remarqué que, pour ne pas décourager les promeneurs, les Cubains ont tendance à annoncer des distances moindres que celles réellement parcourues !
À l'arrivée, avant le repas servi à la ferme auberge, un cocktail à la carambole nous attendait.
La carambole et l'arbre sur lequel pousse ce fruit.
4 avril 2020
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La ville fut fondée en 1514 par Diego Velasquez. Les rues pavées et les maisons aux couleurs pastel contribuent à donner l’impression que le temps s’est arrêté depuis l’époque coloniale. Du XVIIe au XIXe siècle, la ville fut au centre du commerce du sucre et des esclaves. Les bâtiments situés autour de la plaza Mayor témoignent de la richesse des propriétaires de l’époque. De 1850 à 1950, une période d’isolement permit de préserver l’architecture de la ville et de conserver son aspect d’autrefois. Le centre ville a été bien restauré jusque dans le moindre détail. Trinidad a été déclarée Patrimoine de l’Humanité en 1988.
À cause des pavés faits avec les galets de la rivière, notre bus ne peut rouler dans la ville C'est donc à pied que nus allons la découvrir.
Nous pénétrons tout d'abord dans un ancien palais, le Palacio Cantero, transformé en musée de la ville. Le Palacio Cantero fut construit entre 1827 et 1830. Il présente de magnifiques peintures murales néoclassiques exécutées par des artistes cubains et italiens. Il retrace l’histoire de Trinidad depuis sa fondation.
Nous allons sur la terrasse du palais pour découvrir de belles vues sur la ville.
Après cet aperçu vu du haut, nous sommes redescendus pour une promenade dans les rues du centre en partant de la Plaza Mayor et de l'église San Francisco. Des Cubains se déplaçaient en essayant de vendre quelques babioles aux touristes. Un Cubain passait avec son vélo et proposait du pain qu'il transportait ainsi de maison en maison.
Les maisons de Trinidad, bien restaurées pour la plupart, présentent une particularité architecturale typique de la ville : les barrotes, petites pièces en bois tourné, caractéristiques des fenêtres du XVIIIe siècle.
Nous voici arrivés sur une petite place où des musiciens sont en train de jouer quelques airs entraînants.
Et, tout près de là, le guide nous fait entrer dans une cour bien ombragée, c'est un bar, la Canchanchara, spécialisé dans un cocktail qui porte son nom et dont la recette figure sur un des murs. Ce bar est installé dans une des plus anciennes maisons de Trinidad, où se mêlent les éléments architecturaux des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Après cette pause, c'est dans le marché artisanal que nous sommes allés faire un tour.
Et, pour terminer la journée, nous avons retrouvé notre bus qui nous a conduits à une dizaine de kilomètres de la ville, au bord de la mer des Caraïbes, sur la plage d'Ancon.
Prochain rendez-vous, nous irons en randonnée (virtuelle) pour sortir un peu du confinement !
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1 avril 2020
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Profitons de la nouvelle agence de voyage "San Cristobal" pour poursuivre la découverte de Cuba avec un arrêt à Cienfuegos.
Capitale de la province éponyme, c’est une ville portuaire au plan géométrique dont le centre historique est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Située dans l’une des plus belles baies des Caraïbes, elle gagna dès l’époque coloniale son titre de « Perle du Sud ». Lorsque Christophe Colomb, en 1494, découvre ce golfe, il est peuplé par les Indiens Jaguas. En 1745, les Espagnols établissent une forteresse dans la baie pour se défendre des pirates. La première ville, fondée en 1819, porte le nom du gouverneur général cubain de l’époque, José Cienfuegos !
Dès notre arrivée dans la ville, nous fûmes amenés au Palais del Valle Blanco où un cocktail nous fut servi sur la terrasse. De là, nous avions une belle vue sur la baie et une partie de la ville.
Puis, vers 17h, nous nous sommes dirigés vers le port où un bateau nous attendait pour une promenade dans la baie.
Nous longeons alors la côte et pouvons remarquer de belles demeures et le casino. Alors que le soleil commençait à décliner, un nouveau cocktail nous fut offert et le bateau poursuivit son chemin.
Le but de la promenade était de nous faire admirer le coucher de soleil sur la baie de Cienfuegos avant de retourner au port et d'aller nous installer chez nos hôtes.
Le lendemain matin, nous avons visité la ville depuis le parc Marti. Nous sommes tout d'abord allés voir le théâtre Tomás Terry. Il fut construit entre 1886 et 1889 selon les dernières volontés de Tomás Terry Adams, riche propriétaire d’une exploitation sucrière qui bâtit sa fortune avec le commerce des esclaves. Il devint maire de la ville.
De grands artistes se produisirent ici au début du XXe siècle (Sarah Bernhart, Enrico Caruso). Ce théâtre à l’italienne possède une salle en U. Sa façade est assez austère et bien équilibrée. On remarque 3 céramiques byzantines sur le fronton.
Nous prenons ensuite la rue des artisans pour rejoindre la jetée ornée d’une énorme paire de lunettes ! Puis, nous retournons au centre ville où nous attend notre bus.
Notre prochaine étape sera Trinidad.
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29 mars 2020
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En allant de La Havane à Cienfuegos, nous nous sommes arrêtés à Santa Clara, une jolie petite ville réputée pour ses médecins d'après notre guide.
L'arrêt était pour voir le mémorial dédié à Ernesto Che Guevara, qui s'est illustré lors de célèbres batailles dans le secteur.
Situé sur la place de la Révolution, le mémorial fut réalisé par l’architecte Jorge Cao Campos et le sculpteur José Delarra, pour commémorer le 30ème anniversaire de la bataille de Santa Clara.
Le site comprend un musée, le mémorial et la tombe du Che. Une grande statue en bronze (8 m de haut et 17 t de bronze) représente le Che avec le bras dans le plâtre (bras cassé lors d’une précédente bataille). Au dessous, un bas relief reproduit des scènes de lutte et les mots historiques que le Che écrivit dans sa lettre d’adieu, lors de son départ pour la Bolivie.
Quelques détails du mémorial
Dans le musée situé sous le mémorial, des objets du Che et une rétrospective illustrée de sa vie sont présentés. La partie la plus récente contient les restes du Che et de 38 de ses compagnons retrouvés en Bolivie 30 ans après leur mort et transférés à Cuba en 1 997. (photos interdites)
Nous sommes ensuite allés un peu plus loin dans la ville pour voir le monument dédié au train blindé.
Le 28-12-1958, avec tout juste 300 hommes, Che Guevara parvint à prendre la ville de Santa Clara et à vaincre les 3000 soldats de Batista qui la défendaient. Le lendemain, le Che lui infligeait une nouvelle défaite en faisant dérailler un train militaire transportant 408 soldats et tout un arsenal d’armes destinés à bloquer l’avancée des rebelles. C’est pour célébrer ces victoires que fut créé ce musée-monument.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Ensuite, le guide nous emmena à quelques centaines de mètres de ce musée, devant le palais du gouvernement régional pour nous montrer une autre statue dédiée au Che mais plus originale dans sa conception. Elle a été réalisée en bronze avec de multiples détails extraits de son journal placés en différents endroits. Elle est peu connue du public.
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Sur le bâtiment, nous voyons une reproduction de la signature du Che.
Nous nous retrouverons à Cienfuegos, ville située dans une baie de la mer des Caraïbes.
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