Après les frimas de l'hiver
J'ai mis ma tenue printanière.
Des fleurs plein les jardinières
Et qui agrémentent mes parterres.
Parée de mes plus beaux atours
J'attends des beaux jours le retour !

Par ma voix ma commune s'exprime
Pour vous de façon très intime.
Elle vous livre ses états d'âme
Discrètement, telle une dame.
Âgée d'un peu plus de mille ans
Elle sait pertinemment
Comment étaler ses sentiments
En modérant ses élans.
Si parfois éclate sa colère
C'est qu'elle est à bout de nerf.
Comment rester impassible
Lorsque l'on est pris pour cible ?
Amateurs de randonnées, retenez le 1er week end de juin.
Deux randonnées vous seront proposées.
Tout d'abord, le vendredi 5 juin.
GRBueil
randonne pour Malaury !
L’association GRBueil vous attend sur le Parking de la salle des fêtes à Villebourg
Vendredi 5 juin à 19h00
Départ à 19h30
pour une
randonnée semi-nocturne
L’apéritif sera offert vers 22h et le dîner tiré du sac pour terminer la soirée.
Participation : 2 €/ personne Ne pas oublier la lampe de poche !
Merci de confirmer votre participation en appelant au 02-47-24-49-60 ou en laissant un message à grbueil@laposte.net
Puis, le dimanche 7 juin.
| DE CHÂTEAU-LA-VALLIÈRE À SAINT-CHRISTOPHE-SUR-LE-NAIS En 2 étapes
Dimanche 7 juin Randonnée Départ à 8 h 45 Du lac du Val Joyeux à
À midi, pique-nique possible à Brèches
Après-midi, Brèches – St Christophe
Vers 16 h, visite commentée de l'église de Saint-Christophe.
Covoiturage assuré pour le retour.
Organisation : "Histoire et Culture" de Château-la-Vallière et "Histoire et Patrimoine" de St Christophe.
Participation : 2 € pour les personnes non membres des associations.
Renseignements : 02 47 29 31 26
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Vendredi 1er mai, à 18 heures, salle de l'Orangerie, à Château-la-Vallière, l'association "Histoire et Culture" accueillait un public nombreux pour écouter le conférencier, Fabrice Mauclair, enfant de Saint-Christophe-sur-le-Nais et vice-président de l'association "Histoire et Patrimoine", parler de l'incendie qui ravagea la ville de Château-la-Vallière le 15 avril 1700.

Madame Rohart, présidente de l'association "Histoire et culture" souhaite la bienvenue au public pendant que Fabrice, fait ses derniers préparatifs.
Une salle bien remplie.
Tous les renseignements consignés dans le procès verbal de l'incendie de Châteaux, en date du 19 avril 1700, soient quatre jours après le drame, permettent de mesurer l'ampleur des dégâts. Il fut établi par "Pierre Godeau, avocat en parlement et ci-devant ès Conseils d'état et privé du roi, bailli-sénéchal, juge ducal civil et criminel du Duché-Pairie de la Vallière" grâce aux dires du sieur Alizart, procureur général fiscal de ce duché qui déclara :"Vu l'incendie général et malheureux de toutes les maisons, provisions, meubles, titres, papiers et autres effets..."

Fabrice situe le bourg de Châteaux, situé alors en Anjou.
A l'époque, Château-la-Vallière n'était qu'un petit bourg rural, comptant environ 150 habitants dans sa partie agglomérée et 450 habitants pour la totalité de son territoire. C'était une seigneurie dépendant du duché-pairie de la Vallière.
Ce petit bourg était très actif. Outre son activité artisanale, il était le siège de la justice, possédait un tribunal, une prison situés dans le même bâtiment que la halle où se tenait un marché hebdomadaire le lundi plus 5 foires annuelles. Il y avait un chirurgien et deux soeurs de la Charité, détachées de l'hopital de Lublé et chargées de dispenser des soins et de faire l'école aux filles.
Parmi les activités artisanales, on pouvait noter la présence d'une forge, à proximité du quartier de Basse-Bretagne, près du lac. Grâce aux documents retrouvés, il est prouvé que l'incendie s'est déclaré aux maisons des forges. Il est mentionné :"Nous avons remarqué que ledit incendie a commencé à 3 ou 4 mètres du pignon qui est au bout desdites maisons...le feu s'est étendu jusqu'à l'autre bout de ladite maison, du côté de l'église....les béluettes (étincelles) ont monté par l'impétuosité des vents jusqu'au sommet de la pointe du clocher.... en un instant le coq et la croix sont tombés par terre....en moins d'une heure, l'église s'est trouvée embrasée et consommée (sic) avec tous les autels, bancs et menuiserie jusqu'aux cloches qui sont tombées fondues au nombre de trois en différents endroits...ensuite, le feu s'est répandu comme un cours d'eau jusqu'au bout de la rue sans y laisser qu'une seule maison vers le milieu (celle du maître de forge) ...mais finalement, celle-là et vingt-huit autres de ladite rue ont souffert le même désastre ; et sur la droite de ladite même rue, les vingt maisons ont subi le même sort....au bout de laquelle les halles, le palais et les prisons ont suivi le même sort....puis le feu s'est étendu sur les deux parties à droite et à gauche d'une rue qui va du Lude à Tours où il a consommé vingt maisons..."
On peut remarquer sur cette carte la taille du bourg et ses nombreux lieux dits.
Cette catastrophe entraîna beaucoup de misères. Si l'on ne dénombra heureusement aucun mort, beaucoup se retrouvèrent sans logis et totalement démunis. Une centaine de bâtiments furent détruits dont, en plus de l'église, la halle, le siège de la justice, la prison et nombre de belles demeures appartenant à 25 propriétaires.
Le bourg perdit une partie de ses habitants qui allèrent se réfugier dans la famille et dans des communes circonvoisines. Malgré cela, la justice continua.
Il fallut songer à reconstruire très rapidement et pour cela des aides furent demandées au Marquis de la Vallière qui autorisa des coupes d'arbres dans ses bois. Louise de la Vallière et sa fille, la princesse de Conti apportèrent vraisemblablement leur contribution.
Le roi Louis XIV, lui-même, consentit à l'époque une réduction d'impôts. Pas de "taille" à payer pour les 25 propriétaires touchés par l'incendie sur les années 1699 et 1700, puis de 1701 à 1706, une redevance de 5 sols par an seulement.
L'église fut restaurée en deux ans, un bâtiment pour la justice et les prisons fut terminé en 1703, indépendant des halles qui elles furent reconstruites à l'emplacement initial en 1704.
Un document de l'époque donne de nombreuses précisions sur la reconstruction des différents bâtiments et permet de situer quelques unes des demeures qui se trouvaient sur le passage de l'incendie.
Après sa conférence très applaudie, Fabrice répond aux questions de l'auditoire.
Malgré la date qui semblait peu propice à ce genre de manifestation, cette conférence connut un beau succès. Il faut dire que le conférencier est un expert en la matière, connaît parfaitement son sujet et sait captiver son auditoire. Une soirée très agréable et très instructive sur le plan local.
Sur la place de la gare dont le bâtiment restauré abrite désormais la bibliothèque, les éleveurs du Syndicat d'élevage présidé par M. André Morin, présentaient leurs animaux. En parodiant Perrette, on pouvait dire :
"Bonjour veaux, vaches, cochons, couvées,... et chevaux, chèvres !"
On aperçoit les officiels prêts pour la visite de la foire.





Mais, une foire ne serait pas une foire sans une multitude de marchands, camelots et manèges.

Les beaux jours approchant, il y avait tout ce qu'il fallait pour le jardin : tondeuses, plants, ...



Depuis 20 ans, une association "Les Bénévoles" a associé à cette foire une exposition. Ils ont créé un logo qui représente depuis lors la commune de Saint-Paterne.

Ce logo rappelle les activités de la commune : pommes, champignons, industries. La pomme verte était alors associée au dollar !

Vue de la salle d'exposition ; thème : "Patrimoine, Loisirs et Gastronomie"
Pour le patrimoine, nous avons pu admirer de nouveau les maquettes de :
L'abbaye de la Clarté Dieu.
La collégiale de Bueil-en-Touraine présentée par des membres de l'association "Autour de la collégiale".
Pour la gastronomie, des restaurateurs et des producteurs du secteur étaient présents sur le site .
L'hôtel restaurant des Glycines à St Christophe.

L'auberge de l'Escotais à St Paterne

L'hôtel du Centre à St Paterne

Que du Bio de St Paterne !
Champignons de St Paterne et St Christophe

Les gélines de Touraine

Le miel de St Christophe

Les pommes de St Paterne

Les cochonnailles de St Paterne

Les noisettes et douceurs du Pays de Racan
Après ce tour des festivités, place aux discours.
M. Morin ouvre la séance et M. le Préfet se chargera de la clore.

Mme la Présidente du Conseil Général remet à M. Lamandé, président des Bénévoles, la médaille départementale en récompense des vingt années consacrées à la vie de la commune.
Après le vin d'honneur, de nombreux visiteurs firent honneur au repas préparé par les bénévoles.
Plusieurs barnums accueillaient les consommateurs.
La queue des affamés témoigne du succès de la manifestation
La jeune association "Bouge ton Bled" était également présente sur la foire pour promouvoir sa prochaine grande manifestation, la troisième édition du festival des Kampagn'arts dont nous reparlerons.
Et, pour animer cette foire, le groupe Karnavage se produisait devant la salle des fêtes.
En conclusion, un très beau succès pour cette 87ème édition de la foire de St Paterne.

1er mai dans la tourmente, sur fond de crise sociale, financière, économique, sanitaire...
Mais, 1er mai qui s'annonce unitaire, solidaire...
Peut-être débouchera-t-il sur une éclaircie ?
Malgré tout, pour ne pas faillir à la tradition, je vous souhaite, au moins, une année de bonheur avec ces quelques brins de muguet.
Photo de la place datant du début du XXème siècle.
Sous l’empire de Charlemagne pour rompre tout à fait avec la coutume païenne de la crémation des dépouilles, il est prescrit de donner une sépulture aux défunts. Ceci en référence aussi au jugement dernier et à la résurrection des morts, réduits en cendres cela ne convenait pas.
Mais avec cette idée que plus on est proche de Dieu, plus on est sous sa protection, cela amène à choisir de se faire inhumer dans et autour de l’église.
Pourtant, déjà plusieurs capitulaires de Charlemagne interdisaient les inhumations dans les églises sauf des évêques, des abbés et des prêtres. Les interdits sont réitérés jusqu’à la fin du IXème siècle, Mais sans grand effet.
« A Coulon, paroisse de Montfort-sur-Meu (35) le curé indique sur les registres l'endroit où le corps est enterré. Par exemple : "...fut inhumé dans l'église à l'endroit où pendent les cordes des deux grosses cloches" ou bien "...sous le cul de lampe de la chaire". Périodiquement, le sol en pavés de terre cuite était refait. »
L'extrait ci-dessous montre que cela n'allait pas sans inconvénient :
"Bien entendu, cette pratique entraîne de graves inconvénients : le sol de l'église reste irrégulier, malgré les efforts des fabriques. Il résulte pour les fidèles un dérangement continuel et surtout le désagrément du "mauvais air " et la "puanteur ", sans compter les risques de contamination."
Aussi depuis le XVIIème siècle, les pouvoirs publics s'efforcent donc d'interdire ou tout au moins de limiter les inhumations dans les églises.
Renseignements trouvés dans :"geneablog.org"
Le cimetière de Saint-Christophe
La translation du cimetière
C'est grâce au récit du curé Lhéritier qu'on l'on apprend comment et quand se passa la translation du cimetière.
"En 1777, en conséquence de la déclaration du roi et du mandement de Mgr l'Archevêque de Conzié qui défendaient d'enterrer dans les églises, j'écrivis à Digne à M. Déodat, prieur de Saint-Christophe, pour le prier de nous accorder une place dans sa vigne de Beausoulage pour y établir un cimetière, ce qu'il nous accorda, mais après avoir sondé si l'on pouvait y faire des fosses, il ne fut pas possible d'y creuser plus d'un pied dans plusieurs endroits.
Je me suis déterminé d'écrire à Mgr le duc de la Vallière et lui ai demandé un emplacement dans le terrain de son vieux château. Ce qu'il nous accorda. M. le Sénéchal avec un des fermiers du duché se transportèrent sur les lieux et en accordèrent environ 40 chaînées, ensuite, j'ai convoqué une assemblée d'habitants dans laquelle j'ai proposé de faire à mes frais toute la dépense nécessaire pour construire le nouveau cimetière aux conditions que la paroisse m'accorderait la jouissance de l'ancien cimetière pour moi et mes successeurs, ce qui me fut accordé par un acte signé de plusieurs habitants.
En conséquence, je fis travailler au nouveau cimetière, je fis faire des fosses très profondes, planter de la haie des deux côtés, deux piliers pour attacher les portes, avec des degrés faits des tombes de l'église, ce qui m'a coûté 200 livres, j'ai fait semer de la luzerne, ainsi que dans l'ancien cimetière. Il n'y avait toute apparence que cet ancien cimetière était un terrain dépendant du presbytère puisqu'il joint du côté à la cour et de l'autre au jardin, et les caves dessous.
J'ai fait tout cela dans les vues de faire un petit avantage à la cure, ce qui m'a fait plaisir. La bénédiction du nouveau cimetière s'est faite le deux septembre de cette année (1778) par Mgr Famillon, doyen rural"
"Aujourd'hui, le deuxième jour du mois de septembre 1778, nous curé de Souvigné-sous-Châteaux, doyen rural du doyenné de Saint-Christophe, avons fait la bénédiction du nouveau cimetière. Nous avons été assisté de Messire Pierre Lhéritier, curé de cette paroisse, du sieur Blanchet, chanoine de Bueil, du sieur Pinguenet, vicaire de cette paroisse. "
L'histoire du cimetière communal à travers quelques délibérations
Le CM accepte la proposition de M. Laurent Lefèvre, boulanger qui propose d'échanger une portion de jardin qu'il possède près de l'ancien cimetière contre un emplacement appartenant à la commune. Cette parcelle permettrait de rendre carrée et régulière la partie qui reste de l'ancien cimetière où la commune envisage d'établir une place.
24 mai 1885 :
Le CM accepte l'achat d'une parcelle du terrain de l'ancien château appartenant à M. Lemore de Sarcé, pour l'agrandissement du cimetière. La commune contractera un emprunt de 7000 F, amortissable en 30 ans pour subvenir aux dépenses relatives à l'agrandissement du cimetière (2000 F pour l'acquisition du terrain, 3780 F pour la construction de 630 m de murs et 1220 F de nivellement).
30 novembre 1905 :
Échange de terrain avec M. Roinsol, pour l'élargissement du chemin du cimetière.
11 août 1912 :
Le CM décide de ne plus accepter la plantation d'arbres sur les concessions du cimetière.
22 juin 1913 :
Le CM autorise M. le maire à vendre les débris de monuments funéraires qui existent depuis longtemps dans le cimetière. Le produit de cette vente sera affecté à la construction d'un abri dans le cimetière.
17 mars 1920 :
Le CM vote 300 F pour payer les réparations urgentes du mur du cimetière.
25 avril 1956 :
Aménagement et goudronnage du chemin du cimetière.
5 août 1964 :
Le CM décide de confier à M. Bozon, maçon à St Christophe, la reconstruction du mur du cimetière qui s'est écroulé.
28 avril 1967 :
Le CM décide la pose d'une main courante dans la montée au cimetière (devis de M. Parlangeau Julien s'élevant à 752,56 F).
Le CM décide d'échanger la parcelle de terrain (C 892) appartenant à Mme Brisson et bordant le cimetière et le CR 67 contre deux parcelles. Ceci permettra d'ouvrir une entrée nord au cimetière.
Le CM décide d'agrandir le cimetière dans une partie, de 16 ares, de la parcelle C 892 récemment acquise.
Le CM décide de créer un columbarium dans le cimetière communal.
Ce qui fut interdit au IXème siècle est, de nos jours, un choix reconnu et accepté, que les personnes soient croyantes ou non .
Vue prise de la motte féodale sur la partie ancienne du cimetière.
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.