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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 16:33

Il y a quelques temps, nous avions eu la chance de voir l’exposition réalisée au caveau, à Château-du-Loir, sur le travail réalisé par le Pays d’Art et d’Histoire de la Vallée du Loir, sur les prieurés jalonnant cette riche vallée. Nous avions alors regretté que ce travail se soit cantonné sur la seule rive droite du Loir car, sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, il existe également un prieuré dont nous aurions aimé connaître un peu mieux l’histoire.

Il y a quelques années, la Communauté de Communes du Pays de Racan avait adhéré à l’OTVL (Office de Tourisme de la Vallée du Loir) et, apparemment, si j’en crois ce que j’ai pu lire « La Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles - Pays de Racan est partenaire de l'Office de Tourisme de la Vallée du Loir (OTVL) pour le développement et la promotion touristique de la partie Nord de son territoire, dénommée le "Pays de Racan" c’est toujours le cas. Au vu de notre implantation géographique « Entre Loir et Loire », ne serait-il pas possible d’être intégrés à un tel travail de recherches historiques car notre patrimoine présente de nombreuses similitudes.

 

L'appellation AOC Coteaux du Loir en orange

Le rendez-vous de samedi, à Vouvray-sur-Loir, nous a permis de découvrir le patrimoine lié à la vigne et au vin sur 9 communes inventoriées autour de La Chartre-sur-le-Loir et notamment sur Vouvray-sur-Loir en lien avec l’association locale « Notre Patrimoine et Vous ».

L’après-midi commença par une petite conférence avec Stéphanie Barioz Aquilon, chargée d’inventaire du patrimoine PETR (Pôle d’Équilibre Territorial et Rural) Vallée du Loir. Avec de nombreuses photos de vignes, de caves et de petit patrimoine (pressoirs multiples, maisons de vigne) en lien avec cette activité, et de cartes ou cadastres anciens, elle a montré le rôle important et la place très ancienne de la vigne sur les coteaux du Loir qui ont bénéficié d’une AOC en 1948. Ici aussi, un lien se fait avec notre territoire. Sur Saint-Christophe et d’autres communes de Racan (Bueil-en-Touraine, Saint-Aubin-le-Dépeint, Saint-Paterne-Racan, Villebourg) où les vignes ont malheureusement disparu au fil des ans, plusieurs hectares sont également classés en AOC. Quelques parcelles et leurs maisons de vigne témoignent encore de cette période.

Le vignoble en automne (Chahaignes)
Le vignoble en automne (Chahaignes)

Le vignoble en automne (Chahaignes)

Après la conférence, les très nombreux participants à cette manifestation se sont rendus dans le bourg où les attendaient deux visites de caves et une exposition de photos dans la mairie.

À Vouvray-sur-Loir, pour une population d’un peu moins de 800 personnes, 500 caves ont été répertoriées. La plupart se trouve à flanc de coteau, à environ 50 m au-dessus du niveau du Loir et présente la particularité de posséder des sources à l’intérieur !

Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie

Visite des caves proches de la mairie

Pour terminer, après un échange avec des viticulteurs, un verre de vin de l’appellation Coteaux du Loir fut offert par la commune de Vouvray et cette dégustation clôtura de manière très cordiale un après-midi riche en découvertes.

 

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 11:42

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 14:08

8ème édition du festival Femmes en campagne, organisé par la commune de Neuvy le Roi

Salle Armand Moisant.

Il met à l’honneur les femmes du territoire qui créent, entreprennent, innovent, etc.. Au programme : des spectacles, des ateliers, les étals de ma campagne, des expositions, conférences, et pleins d’autres manifestations !

 

Inauguration le 02 mars à 19h30 à la salle Armand Moisant avec le concert de Evelyne Zou « chanteuse pa-parfaite ».

Evelyne Zou :C'est un concert ? c'est un spectacle ? On sait pas trop. Ce qui est sûr c'est que y a une nana qui chante des chansons avec son piano. En tout cas elle essaye.

"[...] Un humour fin, sarcastique, critique et qui ose tout. Des moments de douceurs jamais mièvre et une belle autodérision à la Tati. [...]"Catherine Le Hérissé pour Ouest France.

"[...]elle écrit des chansons comme une camionneuse ferait des pointes (en tutu) en cachette sur un parking, elle apprend aussi le piano avec des gants de boxe. [...]" Pierre Delorme

Évelyne Zou (Crédit photo : Pierre Brac)

Évelyne Zou (Crédit photo : Pierre Brac)

et soirée de clôture le 16 mars à 20h avec les swing cokt’elles

Swing Cockt’Elles est un trio vocal féminin accompagné par une pianiste.

Le groupe se spécialise dans la technique vocale du close harmony (harmonie vocale rapprochée) rendue célèbre par les trios féminins américains des années 1940.

Ces pin-up modernes s’amusent à mélanger les genres en interprétant un riche répertoire de reprises et de compositions.

De la tradition des Andrew Sisters en passant par l’opéra, la chanson française, les standards de jazz, les musiques de film et la pop américaine, elles revisitent tubes et standards de façon inattendue et originale.

Swing Cockt’Elles

Swing Cockt’Elles

Voici le programme de l'édition 2019 du festival qui se tiendra 

Du Vendredi 01 au Samedi 16 Mars 2019

Festival Femmes en Campagne

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 17:46

Samedi après-midi, la section castélorienne de la Libre-Pensée était réunie au centre Chevalier pour son assemblée générale. Ce fut l’occasion pour les adhérents de se mettre à jour pour l’année 2019.

Le président, Jacques Langevin remercia les personnes présentes et leur souhaita la bienvenue avec un petit mot particulier pour un nouvel adhérent venu de Mayet. Il donna lecture d’une lettre émanant de Mme le Maire de Montval-sur-Loir concernant l’abattage d’un arbre de la Liberté planté par la Libre Pensée, il y a quelques années, dans le parc du Mesnil. Dans ce même courrier, il était précisé qu’un nouvel arbre de la Liberté pourrait être planté ultérieurement. Les libres-penseurs castéloriens ont pris acte de cette missive et adresseront un courrier à la mairie en réponse.

Un auditoire très intéressé par la causerie
Un auditoire très intéressé par la causerie

Un auditoire très intéressé par la causerie

Puis, devant une vingtaine de personnes, Hansi Brémond, président départemental de la Libre-Pensée, association reconnue d’utilité publique, entama la conférence prévue, conférence dont le thème « Le droit à disposer de son corps (nudité, sexualité, sexisme,…) abordait des sujets très sensibles actuellement.

Hansi précisa que le sujet était très riche et très dense mais qu’il allait tâcher de le traiter en une heure pour qu’il puisse y avoir un débat par la suite. C’est donc en 7 points que se déroula cette causerie.

Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier
Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier

Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier

Introduction

Aujourd’hui, dans les cas de violence, la nudité est standardisée dans les médias alors que, quand il est question des naturistes, certaines parties du corps sont floutées. Sur les réseaux sociaux, les pages sont bloquées dès qu’il y a partage de photos de nu(e-s). Se rappeler le scandale avec le tableau de Courbet sur « L’origine du monde », les photos de Femen, qui ont entraîné le blocage de pages FB. Aux États-Unis, des femmes ont été condamnées pour avoir osé bronzer les seins nus ! Il faut toujours avoir en tête le rapport du corps des femmes par rapport aux normes édictées souvent en référence aux religions. Il faut également rester vigilant quant à la régression des acquis dans plusieurs pays.  En France, l’IVG est remise en cause dans certains hôpitaux pour des questions budgétaires ou des clauses de conscience de certains médecins !

1-Notre corps ne nous appartient pas

C’est la position des grandes religions monothéistes. C’est Dieu qui a créé notre corps à son image, c’est lui qui nous a créés et de ce fait « La vie humaine n’appartient qu’à Dieu » ce qui entraîne de nombreuses restrictions.

2-La haine du corps

Toujours pour les religions monothéistes, le corps est détestable et nous éloigne de Dieu. Il doit donc être mis à l’épreuve et, plus il sera mis à l’épreuve, plus l’être humain se rapprochera de Dieu et lui prouvera son amour. C’est le fonctionnement de toutes les sectes et de leur emprise sur le croyant. L’Homo Sapiens normal peut laisser libre cours à ses envies alors que l’ascète se complaît dans la douleur. Savoir dépasser ses souffrances permet de s’élever au plus près du Dieu quel qu’il soit !

3-La nudité

Les corps nus effraient les religieux. Depuis le péché originel, un corps nu doit être caché. Pourquoi ? parce qu’un corps nu ne permet pas de différencier un chrétien d’un autre individu. Couvrir ses parties génitales différencie l’homme de l’animal ! Dieu hait la nudité des corps alors que le Diable s’en délecte. Trop souvent la nudité est synonyme de sexualité. Élisée Reclus démontre le contraire et affirme que banaliser la nudité résout beaucoup de problèmes.

4-La sexualité

Comme cela a déjà été dit, le corps est la propriété de Dieu et la nudité est honteuse. Le sexe, c’est mal mais on fait l’éloge de la maternité : bel exemple de contradiction ! Pour les religions, toute sexualité en dehors du mariage est strictement interdite. La sexualité doit uniquement servir à la procréation. Une petite évolution est toutefois à noter : les rapports sont désormais tolérés en dehors du but initial mais il ne doit pas y avoir de sexualité en dehors des « voies normales ». Pour les religions, un viol est moins grave qu’un avortement et, l’homosexualité est totalement bannie !  

5-Le sexisme

En cas de violence, on fait peser beaucoup plus la culpabilité sur la victime que sur l’agresseur. Il y a une logique perverse du discours sur le sexisme : tenue vestimentaire, attitude,… Ce discours rejoint ce qui a été dit précédemment (corps couvert, femme à la maison). Eh oui ! La femme est considérée comme un objet de tentation. C’est pour cela qu’il faut la cacher. À ce propos, par rapport au voile des femmes, le Coran n’est pas si affirmatif que ce qu’on veut lui faire dire. Dans la Bible aussi, il est écrit que la femme doit porter un voile sur la tête à cause des anges qu’il ne faut pas troubler. Mais une constatation s’impose : les pays les plus acharnés sur l’obligation des femmes à être couvertes sont ceux où il y a le plus de viols !

La soumission des femmes pour certains vient du fait que le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef des Hommes. Le rôle d’une femme c’est d’être l’épouse d’un homme et d’enfanter ou celle de Dieu et de devenir religieuse.

6-L’apparence

Pendant très longtemps, les scarifications, les tatouages furent interdits car, le corps ne nous appartenant pas, il était inconcevable de le modifier. De même sur le plan vestimentaire, les femmes n’avaient pas le droit de porter des habits d’hommes et inversement. Les personnes présentant des différences par rapport à ce qui était considéré comme la normalité au niveau du corps, n’avaient à une époque, pas le droit de s’approcher de l’autel.

Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !
Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !

Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !

7-La conclusion : que faire dans ces conditions ?

Retenons tout d’abord qu’un monde avec religion est un monde sans liberté.

Les religieux, cathos et autres, s’invitent sur le terrain contre les homosexuels, contre l’IVG, contre la contraception. La Manif pour tous, émanation de la droite catholique, a étalé au grand jour ce qui, pour l’église catholique, doit être la norme dans notre pays, la France, que notre président de la République a reconnu être « la fille aînée de l’église ».

Comment peut-on accepter que dans un hôpital public on refuse de pratiquer l’IVG ? C’est un refus de respecter la loi. De même, la légalisation de l’euthanasie active se heurte au poids des mêmes personnes sur les élus pour qu’ils votent contre ce droit à disposer librement de son corps. La barrière des religions est toujours présente et freine toutes les avancées, tous les progrès qui peuvent permettre à l’Homme de choisir de mener la vie qui lui convient et de s’épanouir dans le corps qui est le sien.

Pour cela, les libres-penseurs doivent :

Défendre coûte que coûte tout ce qui permet à chaque Individu de disposer librement de son corps

Défendre l’école laïque, les acquis sociaux et la loi de 1905 dans son intégralité

Dénoncer toutes les actions qui vont à l’encontre de la laïcité en veillant au respect de la non ingérence des religions dans les affaires d’état.

Cette causerie fut suivie d’un agréable débat où chacun put s’exprimer librement et apporter quelques exemples de ce qui se pratique en certains endroits en contradiction avec la loi mais qui continue à se pratiquer parce que c’est l’habitude. Un représentant de l’ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité) apporta quelques renseignements complémentaires sur l’euthanasie et exprima le regret de voir qu’en France rien n’avance vraiment sur le sujet malgré les lois Leonetti en 2005 et Claeys-Leonetti en 2016, qui reste encore assez restrictive.

 

 

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 09:14

 

Entrée libre

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 19:34

L'année 1918, du doute à la victoire

Samedi soir, pour cette première manifestation organisée par la commune de Saint-Paterne dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice signé en 1918, à Compiègne, une quarantaine de personnes était présente dans la salle du multimédia pour assister à la conférence « L’année 1918, du doute à la victoire » donnée par Éric Labayle.

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier
Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Avant le début de la conférence, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, prononça quelques mots en direction du public : « Je vous remercie d’être venus si nombreux pour cette conférence qui ouvre la série des manifestations prévues pour cette commémoration particulière du 11 novembre 2018, 100 ans après la signature de l’armistice en 1918. » Puis, il passa le micro à Fabrice Mauclair, le vice-président de l’association christophorienne « Histoire & Patrimoine », qui présenta le conférencier, Éric Labayle. « Éric est un Tourangeau originaire de Libourne. Docteur en histoire contemporaine, c’est un grand spécialiste des conflits militaires et de l’histoire militaire sociale. Il a une maison d’édition avec une production d’œuvres historiques assez importante. Il travaille aussi pour  les éditions Sutton. »

Avant de débuter la conférence proprement dite, Éric Labayle prononça quelques mots en direction des nombreux élus de la commune présents dans l’assistance et de l’ensemble du public : « Merci de m’accueillir ici pour parler de l’année 1918. On peut s’interroger sur ce que l’on commémore. Sur cette année 1918, je vous parlerai des principales dates. C’est une année qui est quasiment oubliée dans les manuels scolaires. Il n’y a pas eu de guerre de mouvement cette année-là. Pour moi, si je dois définir l’image que j’en ai, c’est celle de la balance Roberval avec l’équilibre des forces de part et d’autre. Mais, venons-en aux faits ! Pourquoi cet équilibre ? Comme chacun sait, 1918 vient après 1917, année où, à son début, on a un nouveau général en chef, Nivelle, dont le but est de gagner la guerre avant le printemps. Mission surréaliste quand on sait que le 16 avril 1917, ce fut l’offensive au Chemin des Dames, offensive qui entraîna beaucoup de pertes et déclencha une grave crise morale qui fut suivie de nombreuses mutineries. C’est à ce moment qu’arriva le général Pétain à la tête de l’armée française.  »

 

Éric Labayle, le conférencier

Et, pendant une heure et quart, le conférencier tint son auditoire en haleine. Avec le support d’un diaporama illustrant les principaux points évoqués, il fit revivre de manière intense les principaux moments d’abord de 1917 qui eurent une incidence sur le déroulement de l’année 1918 tant à l’intérieur du territoire français que sur le front de l’est. Il insista sur l’importance de l’entente qui régnait au sein du duo Pétain-Clémenceau dans les décisions prises au début de l’année 1918.

La phrase clé du général Pétain était : « J’attends les chars et les Américains. »

Quels chars ?

Les chars d’assaut se sont améliorés nettement et grâce aux 3 000 chars Renault FT17 qui équipèrent alors l’armée française, en 1918, les alliés remportèrent de nombreuses victoires sur les Empires Centraux.

Et les Américains ?

Ils arrivent en 1917 mais ne sont pas du tout préparés à ce genre de guerre. Bien que plus grands que les Européens,  très sportifs, motivés, ils sont en retard sur tout. Très mal équipés, il faut les rééquiper entièrement et les former. « Ils passent directement du Far West au XXe siècle ! » Donc, dans un premier temps, on ne peut pas compter sur eux.

D’après le conférencier, l’état major et les dirigeants politiques avaient prévu que l’année 1918 serait assez calme et qu’ils concentreraient toutes les forces pour une victoire qu’ils imaginaient acquise au printemps 1919.

Ce qui va précipiter l’arrêt des combats, ce sont les événements qui se produisirent sur le front de l’est. Dans les Balkans, beaucoup de soldats sont décimés par des maladies. Le 15 septembre 1918, sur le front de Macédoine, la cavalerie alliée prend la ville d’Uskub, siège des états-majors des Empires Centraux. Suite à cela, les Allemands perdent leurs alliés. L’Allemagne est au bord du gouffre. Une mutinerie éclate au sein de l’armée. Guillaume II abdique. La République qui s’installe demande l’arrêt des combats. « Et c’est ainsi que le 11 novembre 1918, l’armistice de Compiègne (appelé de Rethondes), met fin aux combats sur le front de l’ouest mais, armistice ne veut pas dire fin de la guerre. Il faudra attendre le 28 juin 1919 pour que soit signé le traité de Paix de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, pour dire que la guerre est bien terminée. »

Pour Éric Labayle,  une question se pose : « A-t-on eu raison de signer cet armistice ? »

Voici l’argument qu’il développe : « Si on avait suivi l’idée d’aller en Allemagne le 14 novembre puisque sur le front est le champ était libre, notre offensive aurait montré aux Allemands qu’ils avaient réellement perdu la guerre. Car, dans les faits, les Alliés n’ont jamais envahi l’Allemagne et lorsque les soldats rentrèrent chez eux, ils furent accueillis en héros par la population. »

C’est sur cette réflexion qui pouvait en amener d’autres notamment sur la seconde guerre mondiale que s’acheva cette passionnante conférence. Le conférencier se prêta ensuite au jeu des questions réponses pendant environ un quart d’heure. De très nombreux et chaleureux applaudissements saluèrent cette brillante prestation.

Cadeaux et dédicaces
Cadeaux et dédicaces

Cadeaux et dédicaces

Avant de convier l’assistance à partager le verre de l’amitié, Jean-Pierre Poupée remit deux livres qu’il dédicaça  au conférencier : « Le Pays de Racan » et « Sur la route des Muses et des Géants », ainsi qu’un buste du poète Racan.

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Plusieurs personnes conquises par le brillant exposé, se dirigèrent vers la table où étaient exposés de nombreux ouvrages traitant du sujet puis chacun se retrouva au fond de la salle où le verre de l’amitié les attendait.

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !
Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 13:25
Les participants ont pris place autour des tables
Les participants ont pris place autour des tables

Les participants ont pris place autour des tables

Pour la première fois, le conseil départemental d’Indre-et-Loire proposait sur 3 jours, du mercredi 17 octobre au vendredi 19, « Les soirées de l’égalité ». Brigitte Dupuis, élue conseillère départementale du canton de Château-Renault, déléguée au droit des femmes et à l’égalité, a choisi d’animer ces 3 soirées dans une commune de chacun des 3 anciens cantons : Saint-Christophe-sur-le-Nais pour Neuvy-le-Roi, Château-Renault pour le canton éponyme et Rouziers-de-Touraine pour Neuillé-Pont-Pierre.

C’est donc dans la salle socioculturelle Le Foyer, que se déroula la première soirée avec une cinquantaine de participants. Intitulée « Café des Femmes », cette soirée accueillait aussi et fort heureusement, une dizaine de messieurs.

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

Avant d‘ouvrir les débats, Catherine Lemaire remercia Brigitte Dupuis d’avoir choisi sa commune, « un beau village qui mérite d’être connu » pour cette première soirée de l’égalité et se félicita de voir que femmes et hommes du territoire et d’ailleurs avaient fait le déplacement pour participer à ce café des femmes. Ce fut ensuite la présidente et fondatrice de l’Association « Osez le féminisme 37 », Mélanie Goyeau, qui présenta son association et qui expliqua comment aller se dérouler cette soirée. « À chaque table, il y aura une membre d’ « Osez le féminisme »  avec laquelle vous pourrez aborder des thèmes qui vous intéressent concernant le sujet de l’égalité Hommes Femmes. Il y aura ensuite un débat général. » Puis, Brigitte Dupuis remercia les nombreuses personnes de leur présence et Catherine Lemaire pour la mise à disposition de cette belle salle. Elle précisa pourquoi elle avait fait appel à « Osez le féminisme 37 » « reconnue par rapport à ces combats». Elle poursuivit en ces termes : « J’ai souhaité proposer 3 soirées conviviales, gratuites et à la campagne parce que la thématique dépasse le prisme urbain/rural et parce qu’il faut, aussi, aller au-devant des territoires. J’espère que cette soirée sera un moment d’échanges et de convivialité autour de la cause féminine (les hommes sont évidemment les bienvenus). Comment lutter contre les stéréotypes qui ont la peau dure ? Comment faire respecter les droits des femmes ? Autant de questions qui restent d’actualité à la maison, au travail, dans la vie publique. Pour commencer, allez chercher un verre et quelques grignotages et les débats vont pouvoir commencer. »

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Déroulement de la soirée

Regroupées par 6 autour de tables, les personnes entamèrent des discussions touchant de très nombreux thèmes : les violences faites aux femmes, les inégalités dans les salaires, la contraception et l’avortement, le rôle de l’homme au niveau des tâches ménagères, l’écriture inclusive….

Après une bonne demi-heure de discussions autour des tables menées par des membres d’ « Osez le féminisme 37 », les organisatrices de la soirée, Brigitte Dupuis et Mélanie Goyeau, proposèrent un petit quizz concernant l’égalité Hommes Femmes, égalité inscrite dans la loi mais pas toujours appliquée !

Voici quelques-unes des questions posées et des pistes de solutions possibles :

Différences de salaires entre les hommes et les femmes dans le privé à égalité de poste ? Réponse 27%. Pour y remédier que le congé parental puisse aussi bien être pris par le père ou/et la mère.

Anna Courtois, élue de Saint-Christophe, d’origine polonaise, fit remarquer qu’en Pologne, beaucoup de femmes occupent des postes importants.

Date de l’obtention du droit de vote des femmes en France ? 1945

Autorisation pour ouvrir un compte bancaire ? 1965

Auteure de la déclaration des droits de la femme ? Olympe de Gouges

Marie-Olympe de Gouges

Pour ceux qui souhaitent en prendre connaissance, voici la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée en septembre 1791

Après ce jeu de questions-réponses, c’est devant 5 affiches présentant quelques femmes célèbres, que se poursuivit le débat : Paulette Nardal (1896-1985) pour son « Éveil de la conscience de la race », Émilie du Châtelet (1706-1769), mathématicienne, traductrice de Newton, Germaine Tillon (1907-2008), résistante, Simone Veil (1927-2017), loi sur l’avortement en 1974, Aurore Dupin (George Sand), (1804-1876), auteure aux mœurs très libres.

Deux hommes ont pris la parole sur cette égalité Hommes femmes. L’un a fait remarquer que tout ce qui s’est passé depuis les années 70 avec la loi Veil était très bien mais ce qui se passe actuellement, avec certains mouvements religieux est grave. Les acquis sont remis en cause de manière insidieuse. L’autre a rappelé les propos honteux tenus récemment par le pape à propos de l’avortement.

Les violences faites aux femmes ont été longuement évoquées, violences qui existent dans tous les milieux.

Pour aider les victimes à porter plainte, le conseil départemental a mis en place des maisons de la solidarité où des personnes formées sont à l’écoute et apportent conseils et accompagnements.

L'ensemble des participants à la soirée

L'ensemble des participants à la soirée

De ce débat riche en échanges, on peut retenir cette remarque pour que l'égalité puisse progresser : « Le droit à l’éducation pour les filles est primordial ! Il y a encore trop de pays dans lesquels les filles ne vont pas à l’école.» Le combat de Malala, qui se bat pour l’éducation des filles a été évoqué. Chacun s’est quand même félicité des progrès réalisés pour les droits des femmes depuis 25 ans.

Vu le succès indéniable de cette première soirée, Brigitte Dupuis pense renouveler ce genre de rencontre et, l’association « Osez le féminisme 37 » déplorant que la plupart des lycées et collèges portent des noms d’hommes, Brigitte Dupuis précisa : « Le 9 novembre prochain, le collège de Neuillé-Pont-Pierre sera inauguré et portera le nom de Simone Veil. » Une belle conclusion pour ce débat !

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 13:02

Les hommes y seront également les bienvenus !

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 14:44

Élie Picard, que rien ne  prédisposait à quitter sa bonne ville de Loches connaîtra dans l'ombre de Napoléon une destinée glorieuse mais inhumaine. Durant les quinze années au cours desquelles, il sillonne l'Europe, il rédige sur de simples feuillets les souvenirs que lui inspire le cours de sa vie et les batailles illustres. Ces cahiers précieux retrouvés par Pascal Dubrisay, historien d'art ont fait l'objet d'un livre paru en 2016.

Pascal Dubrisay et son éditeur, Patrick Binet nous raconteront cette formidable aventure que fut la vie d'Élie Picard mais aussi la découverte de cette source historique prodigieuse au cours d'une conférence-débat.

 Conférence, 1 er juin, salle Moisant, Neuvy-le-Roi, entrée gratuite.

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 16:32

Éric Alary, docteur de Sciences Po Paris en histoire, agrégé d’histoire, titulaire d’une chaire supérieure en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) littéraire, est historien et enseignant-chercheur. Auteur de nombreux livres, spécialiste de la Seconde guerre mondiale et de l’histoire de la gendarmerie, il vient de sortir un nouvel ouvrage « Il y a 50 ans….Mai 68 ». C’est pour entretenir les habitants du territoire sur ce sujet que Paule Haslé, adjointe de Neuvy-le-Roi chargée de la culture, avec l’aide de la bibliothécaire, avait invité cet éminent personnage.

Pendant environ 1 h 30, ce brillant historien captiva son auditoire en faisant revivre les moments forts de ce mois de mai 68. Il commença par rappeler que la première manifestation eut lieu au Mans, puis à Nantes avant que la capitale ne soit le théâtre des principaux événements.

« On connaît peu de choses sur les causes de ce mouvement. Pour écrire mon livre, j’ai dû faire beaucoup de recherches pour être le plus objectif possible car de nombreuses personnes résument Mai 68 à une opposition entre les gaullistes et les gauchistes. Il fallait revoir les faits et les rééquilibrer et surtout ne pas réduire cette action à Paris car il s’est passé aussi beaucoup de choses en province. Si, à la demande de mon éditeur, tout en continuant mon travail sur la seconde guerre mondiale, j’ai accepté de réaliser cet ouvrage, c’est que j’ai trouvé que Mai 68 était un moment intéressant de notre histoire et je me suis lancé dans des recherches en province. »

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

La bibliothécaire souhaite la bienvenue au conférencier

Voyons les grands moments de Mai 68

Mai 68 a connu trois phases : une phase étudiante, une phase sociale et une phase politique. La France des années 60 bouge beaucoup. Mai 68 est une révélation entre toutes les politiques. On a le baby boom de l’après-guerre et ces jeunes forment une société qui veut tourner la page. Ils souhaitent un avenir meilleur ce qui va entraîner cette accélération de l’histoire. En mai 1968, il y a 695 000 étudiants. Il y a eu une montée en puissance très rapide de leur nombre dans les universités voulue par De Gaulle, sans en avoir mesuré les risques.

Du côté des ouvriers, il faut reconnaître qu’ils sont mal payés et que les cadences de travail sont infernales. Le nombre des chômeurs se met à augmenter alors qu’après la guerre c’était le plein emploi. L’amélioration du confort dans les logements reste à venir. Paris et quelques grandes villes connaissent de gros problèmes de logements. La France de 68 n’est pas très sociale. L’espérance de vie pour les ouvriers après leur retraite est très courte. Leur pension très maigre ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins.

Chez les étudiants, depuis 1967, l’UNEF est en train de se réactiver. Avec l’apparition des disques en vinyle, on sent un mouvement de libération chez les jeunes. Ils commencent aussi à s’intéresser à la politique mais sans réelle appartenance à des groupes. La nouvelle université de Nanterre est entourée par un bidonville et les étudiants issus de milieux plus favorisés se rendent compte des différences qui existent au niveau de la vie des gens. Ils se dirigeront vers la Sorbonne pour bousculer un peu les idées ancrées. On commence à voir apparaître un mouvement revendicatif des filles. Elles prennent la parole. Le MLF en découlera et sera le porte-parole des femmes pour leur libéralisation.

Dès les 5 et 6 mai commencent les nuits des barricades où l’on dénombrera des blessés côté police mais côté manifestants pas de traces. La nuit du 10 au 11, les affrontements furent terribles. Une photo montrant la violence de la police envers les étudiants, retournera la population en faveur du mouvement. Les transistors, dont le rôle fut très important, permettaient de suivre les événements d’heure en heure et d’intervenir rapidement pour défier les forces de l’ordre. Le préfet Grimaud temporise contre la volonté de fermeté exigée par De Gaulle pour contrer le mouvement.

Le 13 mai, les ouvriers se mettent en grève et rejoignent le mouvement. Des échanges se font entre les étudiants et les travailleurs. La France est à l’arrêt. Les usines sont fermées. À partir du 27 mai, le mouvement prend une tournure plus politique avec le rassemblement de Charlety. De Gaulle qui était parti à Baden Baden, revient. Le 30 mai, il annonce la dissolution de l’assemblée et des élections fin juin qui donneront une victoire éclatante à la droite. Le mouvement s’essouffle. Les Français veulent reprendre le travail.

Éric Alary a passionné son auditoire
Éric Alary a passionné son auditoire

Éric Alary a passionné son auditoire

Les suites de Mai 68

La loi Edgard Faure amène des changements dans les écoles, les lycées, les universités.

Les années 70 seront très animées : mouvements des mineurs de fond, grèves des travailleurs, des femmes, des étudiants. Manifestation des antimilitaristes.

La loi Veil (1975) découle de Mai 68 et la loi Neuwirth votée en 1967 verra son décret d’application voté en 1972.

Mai 68 n’a pas été « la chienlit » comme l’a dit De Gaulle, mais un électrochoc pour dire que l’on change d’ère avec un apport de gains sociaux, d’amélioration des conditions de vie, une ouverture sur le futur à préserver avec une remise en cause de l’agriculture productiviste.

Ça a été le début de la libération des mœurs, de l’acceptation des comportements déviants même s’il reste encore beaucoup de travail à faire. Comme rien n’est jamais complètement acquis, sur certains points, il faut rester très vigilant !

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Un auditoire clairsemé qui a su apprécier l'excellence du conférencier

Que dire pour conclure ?

« Au final, Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes. À la jeunesse d’aujourd’hui, Mai 68 ne dit rien. Aussi, pour nous historiens, j’ai conscience que nous avons donc un gros travail à faire. »

À l’issue de cette passionnante conférence, des échanges eurent lieu entre l’auditoire conquis mais malheureusement trop peu nombreux et le conférencier qui se prêta de bonne grâce à une séance de dédicaces. Puis, la plupart des personnes se retrouvèrent autour d’une table où la discussion se poursuivit durant environ une heure tant il y avait à dire sur ce mouvement qui ne ressemble en rien à celui de ce printemps 2018.

Petite séance de dédicaces

Petite séance de dédicaces

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  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

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