Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 19:57

Samedi après-midi, après une année blanche, les membres du bureau de l’association avaient convié les adhérents à participer à l’assemblée générale dans le respect des normes sanitaires en vigueur. Le président départemental de la Libre Pensée, Hansi Brémond, assistait à la manifestation.

À 16 h 30, le président, Jacques Langevin, ouvrit la séance et rappela brièvement l’importance de la Libre Pensée castélorienne à sa création à la fin du XIXe siècle. Longtemps indépendante des instances départementales, elle a compté jusqu’à plus de 200 adhérents.

Le trésorier, Lionel Royer, présenta rapidement le bilan financier qui laisse apparaître un très léger excédent. Il procéda ensuite à la remise des cartes 2022 aux adhérents.

Puis vint le moment de la causerie-débat proposée à l’issue de l’Assemblée générale. Le thème retenu pour cette causerie «L’école était obligatoire, gratuite et laïque, mais l’est-elle encore ?»

Une dizaine de personnes intéressées par le sujet participèrent à cette causerie menée par Hansi Brémond, enseignant en collège, Quentin, syndicaliste spécialiste de l’Éducation Nationale, et Jean-Baptiste, enseignant en IME (Institut Médico Éducatif) pour parler de son expérience.

Pour les Libre-Penseurs, cette question importante de l’école a été portée par des personnes repères dont bien sûr Jules Ferry, Louise Michel et bien d’autres…

La causerie s’articula sur 3 parties.

Historique de la création des écoles (Hansi)

Hansi commença son exposé par un historique montrant le cheminement qui s’effectua pour instruire la population en gros de l’Antiquité vers ce qu’est une école.

Durant l’Antiquité, le savoir reste réservé à une élite. Puis, une légère amélioration du taux d’alphabétisation va apparaître avec les Romains allant jusqu’à 30 %. Mais, aux 4e et 5e siècles, le pourcentage baisse et on note un effondrement du savoir. À la fin du Moyen Âge, peu de personnes savent lire.

La Renaissance brille par une évolution du niveau de vie, une amélioration du savoir et de l’éducation avec une école au service du progrès.

Le protestantisme amène la création d’écoles pour que les protestants puissent lire eux-mêmes les textes de la bible à l’inverse des catholiques où seuls, les prêtres ont ce privilège. Une telle école fut ouverte à Saumur mais avec la Révocation de l’Édit de Nantes en 1598, elle a dû fermer !

Par la suite, les catholiques ouvrirent aussi des écoles pour la même raison. Au 18e siècle dit « siècle des Lumières », Condorcet, philosophe, mathématicien, homme politique et éditeur français est persuadé que la lecture est la base du progrès de l’humanité avec la connaissance des sciences qui éveillera les esprits. Il porte le projet d’ouvrir des écoles à tous les niveaux pour les garçons mais aussi les filles. C’est par l’école que le peuple s’élèvera.

En 1833, la loi Guizot impose la création d’écoles dans toutes les communes.

En 1850, la loi Falloux impose des écoles primaires pour les filles.

En 1880, avec les Républicains et des Libres-Penseurs au pouvoir, l’école devient obligatoire, publique et laïque. Ça fonctionnera bien pour le primaire mais moins bien pour le secondaire. C'est aussi l'année où les filles ont accès aux collèges et aux lycées.

Mais, malgré toutes ces lois, beaucoup d’enfants continuent à travailler dans les usines, dans les mines…

Aussi, le 28 mars 1882, Jules Ferry promulgue une loi qui rend l’enseignement primaire obligatoire et laïque.

En 1924, les filles peuvent passer le baccalauréat.

Tout semble se mettre en place pour que l’école publique fonctionne du mieux possible. Mais, avec les années, cette belle école de la République va connaître quelques vicissitudes.

De g à d : Lionel Royer, Jacques Langevin, Hansi Brémond et Quentin

De g à d : Lionel Royer, Jacques Langevin, Hansi Brémond et Quentin

L’école publique menacée (Quentin)

En 1969, la mixité est mise en place dans les écoles. La durée de la semaine scolaire passe de 30 h à 27 h.

En 1986, l’obligation scolaire passe de 14 à 16 ans le brevet des collèges remplace le Certificat d’études primaires

En 1990, création des Conseils d’école qui font entrer les parents dans l’école.

En 2013, avec la réforme Peillon, on arrive à une territorialisation des écoles avec des horaires différents. Les programmes changent, plus vraiment de tronc commun afin d’y glisser de nouvelles matières. Cela entraîne une forte concurrence avec l’école privée. La durée de la semaine scolaire passe de 27 h à 24 h avec 3 h d’activités périscolaires qui seront très vite supprimées dans de nombreuses écoles.

On en arrive à des recherches de financements spéciaux pour des projets proposés par les mairies. La pédagogie se fait par des projets qui rognent sur le temps imparti aux matières principales.

Actuellement, avec la réforme Blanquer et la suppression des mathématiques du tronc commun, on est en train de casser le bac national pour en venir à un bac par lycée.

Le passage de l’obligation scolaire de 6 ans à 3 ans a été une manne financière pour les écoles privées qui ont vu leurs subsides fortement augmenter au détriment du public.

Après le développement de ce second point, on peut déjà remarquer que notre école publique n’est plus une école de compétences.

L'école ouverte à tous (Jean-Baptiste)

Dans les années 1910-1920, les enfants présentant un handicap mental étaient placés dan des hôpitaux psychiatriques avec des adultes ayant des problèmes psychiques.

À la fin des années 40 et au début des années 50, des familles s'associent et créent des structures (IME Institut Médico Pédagogique) avec du personnel adapté à ces cas (médecins, enseignants,..) jusqu'en 1990. Le financement est un peu opaque mais aucune maltraitance n'est à signaler.

La loi du 11 juillet 2005 relative à l'intégration des personnes handicapées apporte différentes solutions en fonction du handicap. Elle propose notamment l'intégration scolaire en posant le principe de la scolarisation dans l'établissement le plus proche du domicile de l'enfant handicapé. très beau principe mais aucun moyen tant financier qu'humain n'est mis en place. Le personnel formé pour aider ces enfants, les AESH (Accompagnants Élèves en Situation de handicap) est en nombre insuffisant et mal payé.

Suite à cette loi, certains enfants handicapés sont accueillis dans des classes normales à temps plein ou à temps partiel pour certaines activités. 

Certaines écoles primaires ont en leur sein des classes ULIS (Unités Localisées pour inclusion scolaire) où les enfants reçoivent un enseignement adapté. L'IME de Château-du-Loir est rattaché à la classe ULIS de l'école du Point du Jour.

À 5 ou 6 ans, l'enfant présentant un handicap peut être orienté vers une classe ULIS par la MDPH (Maison Départementale pour Personnes Handicapées) ou en IME.

Autre handicap, celui des enfants non francophones arrivant dans les collèges et qui doivent s'intégrer sans beaucoup d'aide. C'est à l'enseignant de tout gérer !

Le débat

Question soulevée : Le privé accueille-t-il autant d'enfants handicapés que le public ? La réponse est "non" ! Dans le public, nous n'avons pas le droit de refuser des enfants alors que l'enseignement privé choisit son public si l'on peut dire. De même, certaines options ne sont accessibles que dans le privé au niveau de l'enseignement supérieur !

Je remarque l'utilisation à plusieurs reprises du mot "territoire" présent au niveau l'Éducation Nationale". C'est un fait que nous sommes en train de devenir "citoyen" d'un territoire et non plus de tous les territoires du pays. Il faut bien garder en mémoire "l"Histoire" ! L'école est en effet désormais concernée par des projets de territoire.

La conclusion

La réponse à la question posée au départ n’est malheureusement pas très optimiste.

L’école de la République est menacée. Elle sacrifie les enfants qui lui sont confiés par le manque de moyens financiers mais aussi humains auxquels elle a droit pour continuer à remplir son rôle.

Il y a aussi de plus en plus d’écoles totalement privées qui échappent à tous les contrôles. Qu’en résultera-t-il ?

 

 

Partager cet article
Repost0
16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 13:54
Château-du-Loir :
Partager cet article
Repost0
31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 11:24

Après les annulations successives des animations proposées par l’association Histoire et Patrimoine, vendredi soir, l’association avait enfin pu présentée la conférence de Thierry Albert-de Rycke, programmée initialement pour le 26 mars. Ce sont donc 60 personnes munies de leur passe sanitaire qui se sont retrouvées dans la salle socioculturelle, le Foyer, pour assister à cette très intéressante et instructive conférence sur « Les faïences de Saint-Christophe et de Tours ».

Un bel auditoire
Un bel auditoire
Un bel auditoire

Un bel auditoire

Philippe Larus, président de l’association, ouvrit la séance devant un public masqué, normes sanitaires respectées ! Il remercia toutes les personnes qui s’étaient déplacées et la municipalité pour la mise à disposition de la salle. Il souhaita la bienvenue à tous ceux qui découvraient cette belle salle.

Ce fut pour lui l’occasion de parler de la semaine des 20 ans de l’association et du riche programme prévu pour cette semaine.

« Mais, ce soir, vous êtes ici pour mieux connaître le passé artisanal de notre commune. L’association, au travers des recherches de Lionel, Fabrice et Guy, avait déjà travaillé sur ce sujet. Thierry, ce soir, a axé sa présentation sur les faïences de Saint-Christophe et de Tours qui sont, comme vous le verrez, indissociables ! »  Après ces paroles, il laissa la place au conférencier.

Philippe, le président, et Jean

Philippe, le président, et Jean

Thierry, au pupitre, secondé par Jean pour le déroulement du diaporama, précisa que sa « causerie » se composait de 3 parties : l’historique et la fabrication des faïences, les faïences de Saint-Christophe et Tours, les faïences de Nevers.

L’historique et la fabrication des faïences

Les premières faïences apparurent en Irak au 9ème siècle puis en Égypte, en Italie,…. C’est la vile italienne de Faenza qui donna le nom de faïence pour les objets en céramique que l’on appelait aussi majolique. La France adopta le mot « faïence » pour la céramique. Les premières faïenceries de France apparurent à Nevers à la fin du XVIe  siècle car la terre présentait des similitudes avec celle d’Italie.

Puis, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, les plus grosses faïenceries se développèrent.

La terre utilisée pour les faïences est l’argile qui peut être de différentes couleurs. Ceux qui travaillaient la terre pouvaient être appelés de façon imagée, des « patouilleaux » ce qui laisse deviner le travail exécuté avec les pieds. Au début, il n’existait que 5 couleurs obtenues avec le cobalt (bleu), manganèse (jaune), cuivre (vert), antimoine (noir) et le fer (rouge) mais cette couleur n’était pas vraiment fiable ! À noter, le bleu de Saint-Christophe était plus foncé que celui de Rouen.

Jean et Thierry
Jean et Thierry

Jean et Thierry

Les faïences de Saint-Christophe et Tours

Les premières faïenceries s’installèrent à Saint-Christophe à la fin du XVIIe siècle. Il y avait alors 3 potiers, le plus important étant Pierre Épron. Avec ses frères, il créa une association : Faïencerie de la Chartrie. En 1738, ils signèrent un bail pour la ferme de Saint-Gilles. L’année suivante, Pierre Épron acheta la maison du Dauphin.

Avec Guerche, en 1740, pour lutter contre la concurrence, il demande la régularisation de sa faïencerie afin de créer la faïencerie de Saint-Christophe. Refus. En 1742, nouvelle demande pour simple autorisation. Réponse favorable pour des faïences communes (cul noir) et faïences fines (qui ne vont pas au feu). Ces faïences sont de meilleure qualité que celles de Nevers !

Le 20-06-1745, coup d’accélérateur de la faïencerie. Mathurin Épron cède une partie de ses terres de la Chartrie et va s’installer à Tours avec un atelier à Saint-Pierre-des-Corps.

À cette époque, un jeune faïencier, Jean Loiseau, souhaite s’installer à Saint-Christophe mais personne ne veut de concurrent. Il part s’installer à Malicorne dans la Sarthe (le Maine d’alors) où la faïencerie tourne encore !

À Tours, Mathurin Épron est nommé « officier de bourgeoisie » Avec Cerf, l’entente fut de courte durée.

Il tenta de fabriquer des faïences fines à Tours et à Saint-Christophe mais, leur faïencerie fine gêne le développement des faïences fines d’Angleterre.

Après la signature du traité de Libre-échange avec l’Angleterre, en 1786, le déclin des Faïenceries de Saint-Christophe et de Tours s’amorça. Malgré la concurrence des faïences fines anglaises un certain niveau d’activités se poursuivit sous Napoléon avant de s’éteindre définitivement.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe

Les faïences de Nevers

Il existe beaucoup de similitudes entre les faïences de Saint-Christophe et celles de Nevers. Les faïenciers avaient fait leur apprentissage à Nevers. Le sable utilisé dans la préparation de la terre vient de Nevers car, c’était le meilleur ! Notre conférencier a quelques doutes sur quelques faïences exposées au musée de Nevers sur la provenance de quelques-unes. Alors, Nevers ou Saint-Christophe ? Saurez-vous faire la différence ?

 

Saint-Christophe ou Nevers ?

Saint-Christophe ou Nevers ?

Après cette brillante et intéressante prestation, Thierry, beaucoup plus détendu, s’est prêté au jeu des questions-réponses. Le public, conquis par le conférencier, lui adressèrent plusieurs questions mais, certains n’hésitèrent pas à lui faire part de quelques connaissances ou anecdotes liées aux faïences de Saint-Christophe. Ce beau sujet, présenté sous un angle totalement nouveau, a conquis le public qui le remercia par une véritable ovation.

Une partie du public en train d'admirer les faïences exposées par le collectionneur

Une partie du public en train d'admirer les faïences exposées par le collectionneur

Cette présentation fut dédiée par le conférencier, à Guy Bodeven, membre du CA de l’association qui l’avait initié et lui avait donné l’envie d’en savoir plus sur cet artisanat disparu. !

Peut-être que, dans quelques temps, les différents travaux réalisés sur ce thème seront regroupés dans une nouvelle publication de l’association ! À voir…

La semaine des 20 ans d'Histoire et Patrimoine

Si vous êtes intéressé(s) par le repas de clôture, inscrivez-vous avant le 8 novembre à :

davidbd@orange.fr ou hp.scsln@gmail.com ou au 02 47 29 37 31

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 16:33

Il y a quelques temps, nous avions eu la chance de voir l’exposition réalisée au caveau, à Château-du-Loir, sur le travail réalisé par le Pays d’Art et d’Histoire de la Vallée du Loir, sur les prieurés jalonnant cette riche vallée. Nous avions alors regretté que ce travail se soit cantonné sur la seule rive droite du Loir car, sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, il existe également un prieuré dont nous aurions aimé connaître un peu mieux l’histoire.

Il y a quelques années, la Communauté de Communes du Pays de Racan avait adhéré à l’OTVL (Office de Tourisme de la Vallée du Loir) et, apparemment, si j’en crois ce que j’ai pu lire « La Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles - Pays de Racan est partenaire de l'Office de Tourisme de la Vallée du Loir (OTVL) pour le développement et la promotion touristique de la partie Nord de son territoire, dénommée le "Pays de Racan" c’est toujours le cas. Au vu de notre implantation géographique « Entre Loir et Loire », ne serait-il pas possible d’être intégrés à un tel travail de recherches historiques car notre patrimoine présente de nombreuses similitudes.

 

L'appellation AOC Coteaux du Loir en orange

Le rendez-vous de samedi, à Vouvray-sur-Loir, nous a permis de découvrir le patrimoine lié à la vigne et au vin sur 9 communes inventoriées autour de La Chartre-sur-le-Loir et notamment sur Vouvray-sur-Loir en lien avec l’association locale « Notre Patrimoine et Vous ».

L’après-midi commença par une petite conférence avec Stéphanie Barioz Aquilon, chargée d’inventaire du patrimoine PETR (Pôle d’Équilibre Territorial et Rural) Vallée du Loir. Avec de nombreuses photos de vignes, de caves et de petit patrimoine (pressoirs multiples, maisons de vigne) en lien avec cette activité, et de cartes ou cadastres anciens, elle a montré le rôle important et la place très ancienne de la vigne sur les coteaux du Loir qui ont bénéficié d’une AOC en 1948. Ici aussi, un lien se fait avec notre territoire. Sur Saint-Christophe et d’autres communes de Racan (Bueil-en-Touraine, Saint-Aubin-le-Dépeint, Saint-Paterne-Racan, Villebourg) où les vignes ont malheureusement disparu au fil des ans, plusieurs hectares sont également classés en AOC. Quelques parcelles et leurs maisons de vigne témoignent encore de cette période.

Le vignoble en automne (Chahaignes)
Le vignoble en automne (Chahaignes)

Le vignoble en automne (Chahaignes)

Après la conférence, les très nombreux participants à cette manifestation se sont rendus dans le bourg où les attendaient deux visites de caves et une exposition de photos dans la mairie.

À Vouvray-sur-Loir, pour une population d’un peu moins de 800 personnes, 500 caves ont été répertoriées. La plupart se trouve à flanc de coteau, à environ 50 m au-dessus du niveau du Loir et présente la particularité de posséder des sources à l’intérieur !

Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie
Visite des caves proches de la mairie

Visite des caves proches de la mairie

Pour terminer, après un échange avec des viticulteurs, un verre de vin de l’appellation Coteaux du Loir fut offert par la commune de Vouvray et cette dégustation clôtura de manière très cordiale un après-midi riche en découvertes.

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 11:42

 

Partager cet article
Repost0
21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 14:08

8ème édition du festival Femmes en campagne, organisé par la commune de Neuvy le Roi

Salle Armand Moisant.

Il met à l’honneur les femmes du territoire qui créent, entreprennent, innovent, etc.. Au programme : des spectacles, des ateliers, les étals de ma campagne, des expositions, conférences, et pleins d’autres manifestations !

 

Inauguration le 02 mars à 19h30 à la salle Armand Moisant avec le concert de Evelyne Zou « chanteuse pa-parfaite ».

Evelyne Zou :C'est un concert ? c'est un spectacle ? On sait pas trop. Ce qui est sûr c'est que y a une nana qui chante des chansons avec son piano. En tout cas elle essaye.

"[...] Un humour fin, sarcastique, critique et qui ose tout. Des moments de douceurs jamais mièvre et une belle autodérision à la Tati. [...]"Catherine Le Hérissé pour Ouest France.

"[...]elle écrit des chansons comme une camionneuse ferait des pointes (en tutu) en cachette sur un parking, elle apprend aussi le piano avec des gants de boxe. [...]" Pierre Delorme

Évelyne Zou (Crédit photo : Pierre Brac)

Évelyne Zou (Crédit photo : Pierre Brac)

et soirée de clôture le 16 mars à 20h avec les swing cokt’elles

Swing Cockt’Elles est un trio vocal féminin accompagné par une pianiste.

Le groupe se spécialise dans la technique vocale du close harmony (harmonie vocale rapprochée) rendue célèbre par les trios féminins américains des années 1940.

Ces pin-up modernes s’amusent à mélanger les genres en interprétant un riche répertoire de reprises et de compositions.

De la tradition des Andrew Sisters en passant par l’opéra, la chanson française, les standards de jazz, les musiques de film et la pop américaine, elles revisitent tubes et standards de façon inattendue et originale.

Swing Cockt’Elles

Swing Cockt’Elles

Voici le programme de l'édition 2019 du festival qui se tiendra 

Du Vendredi 01 au Samedi 16 Mars 2019

Festival Femmes en Campagne

Partager cet article
Repost0
18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 17:46

Samedi après-midi, la section castélorienne de la Libre-Pensée était réunie au centre Chevalier pour son assemblée générale. Ce fut l’occasion pour les adhérents de se mettre à jour pour l’année 2019.

Le président, Jacques Langevin remercia les personnes présentes et leur souhaita la bienvenue avec un petit mot particulier pour un nouvel adhérent venu de Mayet. Il donna lecture d’une lettre émanant de Mme le Maire de Montval-sur-Loir concernant l’abattage d’un arbre de la Liberté planté par la Libre Pensée, il y a quelques années, dans le parc du Mesnil. Dans ce même courrier, il était précisé qu’un nouvel arbre de la Liberté pourrait être planté ultérieurement. Les libres-penseurs castéloriens ont pris acte de cette missive et adresseront un courrier à la mairie en réponse.

Un auditoire très intéressé par la causerie
Un auditoire très intéressé par la causerie

Un auditoire très intéressé par la causerie

Puis, devant une vingtaine de personnes, Hansi Brémond, président départemental de la Libre-Pensée, association reconnue d’utilité publique, entama la conférence prévue, conférence dont le thème « Le droit à disposer de son corps (nudité, sexualité, sexisme,…) abordait des sujets très sensibles actuellement.

Hansi précisa que le sujet était très riche et très dense mais qu’il allait tâcher de le traiter en une heure pour qu’il puisse y avoir un débat par la suite. C’est donc en 7 points que se déroula cette causerie.

Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier
Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier

Hansi durant sa causerie avec à ses côtés le président et le trésorier

Introduction

Aujourd’hui, dans les cas de violence, la nudité est standardisée dans les médias alors que, quand il est question des naturistes, certaines parties du corps sont floutées. Sur les réseaux sociaux, les pages sont bloquées dès qu’il y a partage de photos de nu(e-s). Se rappeler le scandale avec le tableau de Courbet sur « L’origine du monde », les photos de Femen, qui ont entraîné le blocage de pages FB. Aux États-Unis, des femmes ont été condamnées pour avoir osé bronzer les seins nus ! Il faut toujours avoir en tête le rapport du corps des femmes par rapport aux normes édictées souvent en référence aux religions. Il faut également rester vigilant quant à la régression des acquis dans plusieurs pays.  En France, l’IVG est remise en cause dans certains hôpitaux pour des questions budgétaires ou des clauses de conscience de certains médecins !

1-Notre corps ne nous appartient pas

C’est la position des grandes religions monothéistes. C’est Dieu qui a créé notre corps à son image, c’est lui qui nous a créés et de ce fait « La vie humaine n’appartient qu’à Dieu » ce qui entraîne de nombreuses restrictions.

2-La haine du corps

Toujours pour les religions monothéistes, le corps est détestable et nous éloigne de Dieu. Il doit donc être mis à l’épreuve et, plus il sera mis à l’épreuve, plus l’être humain se rapprochera de Dieu et lui prouvera son amour. C’est le fonctionnement de toutes les sectes et de leur emprise sur le croyant. L’Homo Sapiens normal peut laisser libre cours à ses envies alors que l’ascète se complaît dans la douleur. Savoir dépasser ses souffrances permet de s’élever au plus près du Dieu quel qu’il soit !

3-La nudité

Les corps nus effraient les religieux. Depuis le péché originel, un corps nu doit être caché. Pourquoi ? parce qu’un corps nu ne permet pas de différencier un chrétien d’un autre individu. Couvrir ses parties génitales différencie l’homme de l’animal ! Dieu hait la nudité des corps alors que le Diable s’en délecte. Trop souvent la nudité est synonyme de sexualité. Élisée Reclus démontre le contraire et affirme que banaliser la nudité résout beaucoup de problèmes.

4-La sexualité

Comme cela a déjà été dit, le corps est la propriété de Dieu et la nudité est honteuse. Le sexe, c’est mal mais on fait l’éloge de la maternité : bel exemple de contradiction ! Pour les religions, toute sexualité en dehors du mariage est strictement interdite. La sexualité doit uniquement servir à la procréation. Une petite évolution est toutefois à noter : les rapports sont désormais tolérés en dehors du but initial mais il ne doit pas y avoir de sexualité en dehors des « voies normales ». Pour les religions, un viol est moins grave qu’un avortement et, l’homosexualité est totalement bannie !  

5-Le sexisme

En cas de violence, on fait peser beaucoup plus la culpabilité sur la victime que sur l’agresseur. Il y a une logique perverse du discours sur le sexisme : tenue vestimentaire, attitude,… Ce discours rejoint ce qui a été dit précédemment (corps couvert, femme à la maison). Eh oui ! La femme est considérée comme un objet de tentation. C’est pour cela qu’il faut la cacher. À ce propos, par rapport au voile des femmes, le Coran n’est pas si affirmatif que ce qu’on veut lui faire dire. Dans la Bible aussi, il est écrit que la femme doit porter un voile sur la tête à cause des anges qu’il ne faut pas troubler. Mais une constatation s’impose : les pays les plus acharnés sur l’obligation des femmes à être couvertes sont ceux où il y a le plus de viols !

La soumission des femmes pour certains vient du fait que le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef des Hommes. Le rôle d’une femme c’est d’être l’épouse d’un homme et d’enfanter ou celle de Dieu et de devenir religieuse.

6-L’apparence

Pendant très longtemps, les scarifications, les tatouages furent interdits car, le corps ne nous appartenant pas, il était inconcevable de le modifier. De même sur le plan vestimentaire, les femmes n’avaient pas le droit de porter des habits d’hommes et inversement. Les personnes présentant des différences par rapport à ce qui était considéré comme la normalité au niveau du corps, n’avaient à une époque, pas le droit de s’approcher de l’autel.

Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !
Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !

Chez les Bouddhistes, les femmes n'ont le droit ni de toucher au Bouddha, ni de s'en approcher !

7-La conclusion : que faire dans ces conditions ?

Retenons tout d’abord qu’un monde avec religion est un monde sans liberté.

Les religieux, cathos et autres, s’invitent sur le terrain contre les homosexuels, contre l’IVG, contre la contraception. La Manif pour tous, émanation de la droite catholique, a étalé au grand jour ce qui, pour l’église catholique, doit être la norme dans notre pays, la France, que notre président de la République a reconnu être « la fille aînée de l’église ».

Comment peut-on accepter que dans un hôpital public on refuse de pratiquer l’IVG ? C’est un refus de respecter la loi. De même, la légalisation de l’euthanasie active se heurte au poids des mêmes personnes sur les élus pour qu’ils votent contre ce droit à disposer librement de son corps. La barrière des religions est toujours présente et freine toutes les avancées, tous les progrès qui peuvent permettre à l’Homme de choisir de mener la vie qui lui convient et de s’épanouir dans le corps qui est le sien.

Pour cela, les libres-penseurs doivent :

Défendre coûte que coûte tout ce qui permet à chaque Individu de disposer librement de son corps

Défendre l’école laïque, les acquis sociaux et la loi de 1905 dans son intégralité

Dénoncer toutes les actions qui vont à l’encontre de la laïcité en veillant au respect de la non ingérence des religions dans les affaires d’état.

Cette causerie fut suivie d’un agréable débat où chacun put s’exprimer librement et apporter quelques exemples de ce qui se pratique en certains endroits en contradiction avec la loi mais qui continue à se pratiquer parce que c’est l’habitude. Un représentant de l’ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité) apporta quelques renseignements complémentaires sur l’euthanasie et exprima le regret de voir qu’en France rien n’avance vraiment sur le sujet malgré les lois Leonetti en 2005 et Claeys-Leonetti en 2016, qui reste encore assez restrictive.

 

 

Partager cet article
Repost0
5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 09:14

 

Entrée libre

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 19:34

L'année 1918, du doute à la victoire

Samedi soir, pour cette première manifestation organisée par la commune de Saint-Paterne dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice signé en 1918, à Compiègne, une quarantaine de personnes était présente dans la salle du multimédia pour assister à la conférence « L’année 1918, du doute à la victoire » donnée par Éric Labayle.

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier
Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Un public qui fut enthousiasmé par le conférencier

Avant le début de la conférence, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, prononça quelques mots en direction du public : « Je vous remercie d’être venus si nombreux pour cette conférence qui ouvre la série des manifestations prévues pour cette commémoration particulière du 11 novembre 2018, 100 ans après la signature de l’armistice en 1918. » Puis, il passa le micro à Fabrice Mauclair, le vice-président de l’association christophorienne « Histoire & Patrimoine », qui présenta le conférencier, Éric Labayle. « Éric est un Tourangeau originaire de Libourne. Docteur en histoire contemporaine, c’est un grand spécialiste des conflits militaires et de l’histoire militaire sociale. Il a une maison d’édition avec une production d’œuvres historiques assez importante. Il travaille aussi pour  les éditions Sutton. »

Avant de débuter la conférence proprement dite, Éric Labayle prononça quelques mots en direction des nombreux élus de la commune présents dans l’assistance et de l’ensemble du public : « Merci de m’accueillir ici pour parler de l’année 1918. On peut s’interroger sur ce que l’on commémore. Sur cette année 1918, je vous parlerai des principales dates. C’est une année qui est quasiment oubliée dans les manuels scolaires. Il n’y a pas eu de guerre de mouvement cette année-là. Pour moi, si je dois définir l’image que j’en ai, c’est celle de la balance Roberval avec l’équilibre des forces de part et d’autre. Mais, venons-en aux faits ! Pourquoi cet équilibre ? Comme chacun sait, 1918 vient après 1917, année où, à son début, on a un nouveau général en chef, Nivelle, dont le but est de gagner la guerre avant le printemps. Mission surréaliste quand on sait que le 16 avril 1917, ce fut l’offensive au Chemin des Dames, offensive qui entraîna beaucoup de pertes et déclencha une grave crise morale qui fut suivie de nombreuses mutineries. C’est à ce moment qu’arriva le général Pétain à la tête de l’armée française.  »

 

Éric Labayle, le conférencier

Et, pendant une heure et quart, le conférencier tint son auditoire en haleine. Avec le support d’un diaporama illustrant les principaux points évoqués, il fit revivre de manière intense les principaux moments d’abord de 1917 qui eurent une incidence sur le déroulement de l’année 1918 tant à l’intérieur du territoire français que sur le front de l’est. Il insista sur l’importance de l’entente qui régnait au sein du duo Pétain-Clémenceau dans les décisions prises au début de l’année 1918.

La phrase clé du général Pétain était : « J’attends les chars et les Américains. »

Quels chars ?

Les chars d’assaut se sont améliorés nettement et grâce aux 3 000 chars Renault FT17 qui équipèrent alors l’armée française, en 1918, les alliés remportèrent de nombreuses victoires sur les Empires Centraux.

Et les Américains ?

Ils arrivent en 1917 mais ne sont pas du tout préparés à ce genre de guerre. Bien que plus grands que les Européens,  très sportifs, motivés, ils sont en retard sur tout. Très mal équipés, il faut les rééquiper entièrement et les former. « Ils passent directement du Far West au XXe siècle ! » Donc, dans un premier temps, on ne peut pas compter sur eux.

D’après le conférencier, l’état major et les dirigeants politiques avaient prévu que l’année 1918 serait assez calme et qu’ils concentreraient toutes les forces pour une victoire qu’ils imaginaient acquise au printemps 1919.

Ce qui va précipiter l’arrêt des combats, ce sont les événements qui se produisirent sur le front de l’est. Dans les Balkans, beaucoup de soldats sont décimés par des maladies. Le 15 septembre 1918, sur le front de Macédoine, la cavalerie alliée prend la ville d’Uskub, siège des états-majors des Empires Centraux. Suite à cela, les Allemands perdent leurs alliés. L’Allemagne est au bord du gouffre. Une mutinerie éclate au sein de l’armée. Guillaume II abdique. La République qui s’installe demande l’arrêt des combats. « Et c’est ainsi que le 11 novembre 1918, l’armistice de Compiègne (appelé de Rethondes), met fin aux combats sur le front de l’ouest mais, armistice ne veut pas dire fin de la guerre. Il faudra attendre le 28 juin 1919 pour que soit signé le traité de Paix de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, pour dire que la guerre est bien terminée. »

Pour Éric Labayle,  une question se pose : « A-t-on eu raison de signer cet armistice ? »

Voici l’argument qu’il développe : « Si on avait suivi l’idée d’aller en Allemagne le 14 novembre puisque sur le front est le champ était libre, notre offensive aurait montré aux Allemands qu’ils avaient réellement perdu la guerre. Car, dans les faits, les Alliés n’ont jamais envahi l’Allemagne et lorsque les soldats rentrèrent chez eux, ils furent accueillis en héros par la population. »

C’est sur cette réflexion qui pouvait en amener d’autres notamment sur la seconde guerre mondiale que s’acheva cette passionnante conférence. Le conférencier se prêta ensuite au jeu des questions réponses pendant environ un quart d’heure. De très nombreux et chaleureux applaudissements saluèrent cette brillante prestation.

Cadeaux et dédicaces
Cadeaux et dédicaces

Cadeaux et dédicaces

Avant de convier l’assistance à partager le verre de l’amitié, Jean-Pierre Poupée remit deux livres qu’il dédicaça  au conférencier : « Le Pays de Racan » et « Sur la route des Muses et des Géants », ainsi qu’un buste du poète Racan.

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Des amateurs pour les livres présentés par Éric Labayle

Plusieurs personnes conquises par le brillant exposé, se dirigèrent vers la table où étaient exposés de nombreux ouvrages traitant du sujet puis chacun se retrouva au fond de la salle où le verre de l’amitié les attendait.

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !
Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Le verre de l'amitié pour clore cette soirée très intense !

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 13:25
Les participants ont pris place autour des tables
Les participants ont pris place autour des tables

Les participants ont pris place autour des tables

Pour la première fois, le conseil départemental d’Indre-et-Loire proposait sur 3 jours, du mercredi 17 octobre au vendredi 19, « Les soirées de l’égalité ». Brigitte Dupuis, élue conseillère départementale du canton de Château-Renault, déléguée au droit des femmes et à l’égalité, a choisi d’animer ces 3 soirées dans une commune de chacun des 3 anciens cantons : Saint-Christophe-sur-le-Nais pour Neuvy-le-Roi, Château-Renault pour le canton éponyme et Rouziers-de-Touraine pour Neuillé-Pont-Pierre.

C’est donc dans la salle socioculturelle Le Foyer, que se déroula la première soirée avec une cinquantaine de participants. Intitulée « Café des Femmes », cette soirée accueillait aussi et fort heureusement, une dizaine de messieurs.

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

De g à d : Brigitte Dupuis, Mélanie Goyeau et Catherine Lemaire

Avant d‘ouvrir les débats, Catherine Lemaire remercia Brigitte Dupuis d’avoir choisi sa commune, « un beau village qui mérite d’être connu » pour cette première soirée de l’égalité et se félicita de voir que femmes et hommes du territoire et d’ailleurs avaient fait le déplacement pour participer à ce café des femmes. Ce fut ensuite la présidente et fondatrice de l’Association « Osez le féminisme 37 », Mélanie Goyeau, qui présenta son association et qui expliqua comment aller se dérouler cette soirée. « À chaque table, il y aura une membre d’ « Osez le féminisme »  avec laquelle vous pourrez aborder des thèmes qui vous intéressent concernant le sujet de l’égalité Hommes Femmes. Il y aura ensuite un débat général. » Puis, Brigitte Dupuis remercia les nombreuses personnes de leur présence et Catherine Lemaire pour la mise à disposition de cette belle salle. Elle précisa pourquoi elle avait fait appel à « Osez le féminisme 37 » « reconnue par rapport à ces combats». Elle poursuivit en ces termes : « J’ai souhaité proposer 3 soirées conviviales, gratuites et à la campagne parce que la thématique dépasse le prisme urbain/rural et parce qu’il faut, aussi, aller au-devant des territoires. J’espère que cette soirée sera un moment d’échanges et de convivialité autour de la cause féminine (les hommes sont évidemment les bienvenus). Comment lutter contre les stéréotypes qui ont la peau dure ? Comment faire respecter les droits des femmes ? Autant de questions qui restent d’actualité à la maison, au travail, dans la vie publique. Pour commencer, allez chercher un verre et quelques grignotages et les débats vont pouvoir commencer. »

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Chacun passe au ravitaillement avant le début des discussions

Déroulement de la soirée

Regroupées par 6 autour de tables, les personnes entamèrent des discussions touchant de très nombreux thèmes : les violences faites aux femmes, les inégalités dans les salaires, la contraception et l’avortement, le rôle de l’homme au niveau des tâches ménagères, l’écriture inclusive….

Après une bonne demi-heure de discussions autour des tables menées par des membres d’ « Osez le féminisme 37 », les organisatrices de la soirée, Brigitte Dupuis et Mélanie Goyeau, proposèrent un petit quizz concernant l’égalité Hommes Femmes, égalité inscrite dans la loi mais pas toujours appliquée !

Voici quelques-unes des questions posées et des pistes de solutions possibles :

Différences de salaires entre les hommes et les femmes dans le privé à égalité de poste ? Réponse 27%. Pour y remédier que le congé parental puisse aussi bien être pris par le père ou/et la mère.

Anna Courtois, élue de Saint-Christophe, d’origine polonaise, fit remarquer qu’en Pologne, beaucoup de femmes occupent des postes importants.

Date de l’obtention du droit de vote des femmes en France ? 1945

Autorisation pour ouvrir un compte bancaire ? 1965

Auteure de la déclaration des droits de la femme ? Olympe de Gouges

Marie-Olympe de Gouges

Pour ceux qui souhaitent en prendre connaissance, voici la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée en septembre 1791

Après ce jeu de questions-réponses, c’est devant 5 affiches présentant quelques femmes célèbres, que se poursuivit le débat : Paulette Nardal (1896-1985) pour son « Éveil de la conscience de la race », Émilie du Châtelet (1706-1769), mathématicienne, traductrice de Newton, Germaine Tillon (1907-2008), résistante, Simone Veil (1927-2017), loi sur l’avortement en 1974, Aurore Dupin (George Sand), (1804-1876), auteure aux mœurs très libres.

Deux hommes ont pris la parole sur cette égalité Hommes femmes. L’un a fait remarquer que tout ce qui s’est passé depuis les années 70 avec la loi Veil était très bien mais ce qui se passe actuellement, avec certains mouvements religieux est grave. Les acquis sont remis en cause de manière insidieuse. L’autre a rappelé les propos honteux tenus récemment par le pape à propos de l’avortement.

Les violences faites aux femmes ont été longuement évoquées, violences qui existent dans tous les milieux.

Pour aider les victimes à porter plainte, le conseil départemental a mis en place des maisons de la solidarité où des personnes formées sont à l’écoute et apportent conseils et accompagnements.

L'ensemble des participants à la soirée

L'ensemble des participants à la soirée

De ce débat riche en échanges, on peut retenir cette remarque pour que l'égalité puisse progresser : « Le droit à l’éducation pour les filles est primordial ! Il y a encore trop de pays dans lesquels les filles ne vont pas à l’école.» Le combat de Malala, qui se bat pour l’éducation des filles a été évoqué. Chacun s’est quand même félicité des progrès réalisés pour les droits des femmes depuis 25 ans.

Vu le succès indéniable de cette première soirée, Brigitte Dupuis pense renouveler ce genre de rencontre et, l’association « Osez le féminisme 37 » déplorant que la plupart des lycées et collèges portent des noms d’hommes, Brigitte Dupuis précisa : « Le 9 novembre prochain, le collège de Neuillé-Pont-Pierre sera inauguré et portera le nom de Simone Veil. » Une belle conclusion pour ce débat !

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

Recherche

Pages