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25 novembre 2023 6 25 /11 /novembre /2023 16:37

Vendredi soir, l’espace culturel accueillait la troisième conférence de l'année de l’association « Histoire et Patrimoine »  :  sujet abordé « Les coiffes tourangelles ». C’est Catherine Trotin, entrée récemment dans le conseil d’administration, qui a proposé ce sujet. Professeure de mode à l’IFA (International Fashion Academy) Paris, elle s’intéresse à l’histoire des costumes au cours des âges.

Un aperçu du public
Un aperçu du public
Un aperçu du public

Un aperçu du public

Mais, avant de lui laisser la parole, Philippe Larus, président de l’association, souhaita la bienvenue au nombreux public, remercia la municipalité pour le prêt de la salle tout au long du week-end et excusa certaines personnes qui n’avaient pu se déplacer. Avec l'aide de la conférencière, il présenta les nouvelles plaquettes éditées par l’association au cours de cette année 2023.

Philippe et Catherine lors des préliminaires
Philippe et Catherine lors des préliminaires

Philippe et Catherine lors des préliminaires

Après ces quelques mots, Catherine put prendre le micro pour présenter son travail et le déroulé de la soirée.

Elle a décidé de se focaliser plus particulièrement sur un aspect du costume tourangeau, ses coiffes dans toutes leurs diversités car, pour elle, elles font partie de l’identité de notre région. « Simples certes, mais si délicates elles m’ont attirée depuis mon enfance. Ma grand-mère paternelle en avait une petite collection cachée dans un sac au fond d’un placard : des oubliées d’un temps passé maintenant révolu mais que j’ai voulu remettre au goût du jour et analyser. Grande oubliée dans la promotion des savoir-faire régionaux et souvent associée à un passé et à un folklore qui ne fait pas rêver les jeunes générations, la coiffe tourangelle est pourtant un objet historique français passionnant et dans sa simplicité stylistique et dans la complexité des techniques employées, malheureusement en voie de disparition.»

Pour présenter son travail, Catherine a prévu 3 grandes parties.

Première partie :

L’analyse du bonnet tourangeau comme objet : son anatomie, sa forme, sa composition, ses fonctions.

Deuxième partie :

Ancrage de cet objet de mode dans son contexte social, économique et historique.

Troisième partie

L’imaginaire lié à la représentation de la Tourangelle dans l’inconscient régional mais aussi lié à une certaine identité culturelle régionale.

Notre conférencière, Catherine Trotin
Notre conférencière, Catherine Trotin

Notre conférencière, Catherine Trotin

Déroulement de la conférence

Après avoir déterminé s’il fallait utiliser le mot « bonnet » ou « coiffe » pour cette coiffure sachant que les deux mots font référence à un accessoire de tête, destiné à protéger, cacher, embellir la tête et les cheveux, la conférence proprement dite a pu débuter ! Ces couvre-chefs sont aussi des marqueurs sociaux. Il semblerait qu’il y ait une possible hiérarchie : le bonnet pouvant être considéré comme une forme de coiffe, donnant une précision sur la forme de cette coiffe. La période de son apparition dans le vocabulaire, le Moyen Âge, voit naître une diversification dans l’habillement.

Pour notre conférencière, quelle appellation utiliser ? « Et bien cela dépend : si nous faisons référence à la forme, dans ce cas nous parlerons de « bonnet » tourangeau, mais si nous faisons référence à un type de coiffure portée uniquement par les femmes, dans ce cas-là nous parlerons de « coiffe » tourangelle. »

Quelques belles coiffes tourangelles !
Quelques belles coiffes tourangelles !
Quelques belles coiffes tourangelles !

Quelques belles coiffes tourangelles !

C’est donc de la coiffe tourangelle qu’il a été question dans cette conférence. Une coiffe se compose de 3 parties : le fond (à l’arrière), la passe en avant et la lite sur la partie avant sans oublier le cordon de serrage qui permettra de fixer la coiffe sur la tête.

Tissus, dentelles et broderies

Ces coiffes sont confectionnées en tulle, mousseline et soie pour le nœud. On y ajoute ensuite de la dentelle de Valenciennes et des broderies. Le ruban n’apparaît qu’à la fin du XIXe siècle et permet de cacher le cordon de serrage.

C’est vers 1870 qu’apparaît la broderie de Touraine. Son point est plus gros et les motifs représentés sont principalement des fleurs, dont le cœur, les boutons ou les feuilles vont être ornés de dentelle de Valenciennes

L’entretien de la coiffe requiert des techniques particulières. Il convient de démonter les différentes parties du bonnet en décousant la lite de la passe et du fond. Pour être sûr de bien la remonter à l’identique, il ne faut pas oublier de la mesurer dans sa totalité, ainsi que de mesurer la longueur des côtés « paillés » et celle du côté plat.

L’évolution de la coiffe

La première phase correspondrait au Premier Empire, au tout début du XIXe siècle, où l’on voit les premières broderies apparaître sur les bonnets. Le bonnet est composé de deux parties : le fond et la passe. Sa forme générale prend celle d’une ogive.

À partir de 1830, la mousseline fait son apparition comme matière principale pour le fond et la passe. La broderie évolue et on parle de broderie fine avec incrustation de jours à fils tirés. Les motifs les plus courants sont des motifs floraux, fleurs des champs comme fleurs des jardins

La fin du XIXe siècle voit l’âge d’or de ce bonnet. Après 1870, une nouveauté fait son apparition dans le bonnet tourangeau : la broderie de Touraine avec le motif de la rose de Vouvray et le ruban de soie.

Mais dès le début du XXe siècle, moins de femmes portent la coiffe et lors de la Première Guerre Mondiale, seules les vieilles femmes continuent à porter le bonnet. La jeune génération, quant à elle, préfère les chapeaux et la mode de Paris. C’est la fin d’une époque, la fin d’une mode.

Les différentes parties de la coiffe

Les différentes parties de la coiffe

La coiffe tourangelle, marqueur social et système de communication non verbale

Juste en voyant une personne, du moins dans le passé, et sans avoir à lui parler, il était possible de déterminer son statut social, son genre, son appartenance religieuse, sa disponibilité (mariée, célibataire, veuve), son appartenance à un groupe ou son exclusion de ce groupe et même sa profession.

Si vous portiez un vêtement en soie avec une cravate brodée, vous faisiez partie de l’élite. Si vous portiez un vêtement en grosse laine, rapiécé, en lin ou en chanvre, vous faisiez partie d’une sous-catégorie de la société.

Le vêtement, la parure ne sont jamais anodins et ce, peu importe le siècle ou le type de société.

Quel symbolisme se cache sous cette coiffe ?

En dehors d’être très jolies, les broderies représentées sur le fond de la coiffe ont toutes une signification, que ce soit dans leur nombre mais également dans le type de dessin représenté. Le symbolisme traduit souvent une dimension religieuse reliée au nombre 7 et ses multiples ! Ce n'est pas le seul nombre attaché au symbolisme. Les nombres 1 et 2 y sont aussi liés.

Les broderies ne sont pas anodines. Ces principaux dessins font explicitement référence au cadre champêtre du bonnet tourangeau tout en soulignant son origine géographique et sociale et ses croyances : la Touraine, pays de vignobles et de terres fertiles, pays de paysans et de vignerons.

La portée symbolique du bonnet

Une coutume paysanne remontant à la nuit des temps et certainement aiguisée par le Christianisme, voulait qu’une femme ne se montre jamais « en cheveux » ! De nos jours, dans certaines religions, les femmes doivent encore cacher leurs cheveux sous des voiles…

Admirez les fonds de coiffes brodés avec des motifs champêtres
Admirez les fonds de coiffes brodés avec des motifs champêtres
Admirez les fonds de coiffes brodés avec des motifs champêtres

Admirez les fonds de coiffes brodés avec des motifs champêtres

Pendant un peu plus d’une heure, la conférencière a su tenir son public en haleine, avec ce sujet très documenté, bien illustré et assez original.

La partie conférence est épaulée par une exposition présentant des coiffes et bonnets tourangeaux ainsi que des photos et cartes postales anciennes.

Pendant que de petits groupes se formaient pour discuter, David, le trésorier de l’association, présentait les publications d’Histoire et Patrimoine et, était prêt à enregistrer de nouvelles adhésions. Quant à Catherine, elle s’est prêtée volontiers à des explications particulières concernant les broderies sur les coiffes exposées.

Petites discussions à l'issue de la conférence et explications supplémentaires apportées par Catherine
Petites discussions à l'issue de la conférence et explications supplémentaires apportées par Catherine
Petites discussions à l'issue de la conférence et explications supplémentaires apportées par Catherine

Petites discussions à l'issue de la conférence et explications supplémentaires apportées par Catherine

David présente les publications de l'association
David présente les publications de l'association

David présente les publications de l'association

Cette exposition est visible les samedi 25 et dimanche 26 novembre de 15 h à 18 h. Et, pour des brodeuses en devenir, des ateliers animés par Catherine, seront ouverts les samedi et dimanche après-midi, pour créer des motifs décoratifs de fond de coiffe, broder au point de tige et s’essayer au port de la coiffe.

Quelques brodeuses en devenir !
Quelques brodeuses en devenir !
Quelques brodeuses en devenir !

Quelques brodeuses en devenir !

Un premier week-end hivernal au cours duquel ces nombreuses activités d’intérieur furent très appréciées. Et, comme pour chacune des conférences proposées par « Histoire et Patrimoine », une plaquette très documentée permettra aux adhérents de se remémorer l’ensemble de la conférence en beaucoup plus détaillée.

À l’issue de cette brillante prestation, tout le monde a été invité comme à l’accoutumée, à partager le verre de l’amitié pour prolonger agréablement cette soirée.

Moments d'échanges autour du verre de l'amitié
Moments d'échanges autour du verre de l'amitié
Moments d'échanges autour du verre de l'amitié

Moments d'échanges autour du verre de l'amitié

Que toutes les personnes qui ont prêté du matériel ou/et apporté leur aide soient assurées des remerciements de Catherine et de l’association H&P.

Contact :

Tél : 02 47 29 33 18 ; mail : hp.scsln@gmail.com

Site : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com

Adhésion : 8 € pour une personne et 12 € pour un couple

L’assemblée générale de l’association est fixée au 27 janvier 2024 à 17 h, dans la salle du Foyer.

 

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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 10:22
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine : Conférence et exposition sur les coiffes tourangelles

L'association Histoire et Patrimoine organise une conférence intitulée « les coiffes tourangelles, aux origines d'un patrimoine local ». Emblématique du costume traditionnel tourangeau et d’un savoir-faire particulier, la coiffe tourangelle est un objet historique passionnant dans sa simplicité stylistique comme dans la complexité des techniques employées. Ses origines, sa structure, les différentes occasions de la porter ainsi que le symbolisme des broderies seront expliqués au cours de la communication qui sera présentée par Catherine Trotin, membre d'Histoire et Patrimoine et professeure de mode.

La conférence s'accompagne d'une exposition présentant une vingtaine de coiffes ainsi que des photos et accessoires. Le samedi 25 et le dimanche 26 novembre, pendant l'exposition, Catherine Trotin animera des ateliers selon l'horaire suivant : 15h, broder au point de tige, 16h, se coiffer à la mode tourangelle en portant une coiffe, 17h, dessiner son propre fond de bonnet tourangeau. Ateliers gratuits, matériel fourni, nombre de participants limité à 10 personnes par atelier, inscription préalable à l'adresse hp.scsln@gmail.com La présentation détaillée de chacun des ateliers se trouve sur la page d'accueil du site de l'association : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com/

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine : Conférence et exposition sur les coiffes tourangelles

Sur le plan pratique :

Conférence présentée le vendredi 24 novembre, à 20h30, à la salle socio-culturelle du Foyer de Saint-Christophe-sur-le-Nais, 2 rue des Rabines. L'exposition, visible dès le vendredi soir, sera également accessible, dans la même salle du Foyer, le samedi 25 et le dimanche 26 novembre, de 15h à 18h. Entrée libre et gratuite pour la conférence et pour l'exposition.

Renseignements au 02 47 29 33 18.

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2 octobre 2023 1 02 /10 /octobre /2023 14:58
Saint-Paterne-Racan : Fête de la Science - Conférence

A l’occasion de la Fête de la Science, et en partenariat avec Centre-Sciences, Saint-Paterne-Racan accueillera une conférence avec pour thème

‘Des ultrasons pour traiter les maux du sport : mythe ou réalité ?’ par Jean-Michel ESCOFFRE

Vendredi 13 OCTOBRE – 19h/20h – Espace Multimédia - Gratuit

 

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15 avril 2023 6 15 /04 /avril /2023 16:34

L’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » présentait vendredi soir sa seconde animation de l’année. Le challenge de cette soirée était de résoudre plusieurs énigmes se rapportant à un tableau, situé dans l’église communale, au niveau du maître autel.

L'église paroissiale
L'église paroissiale

L'église paroissiale

Tout d’abord, quelques mots sur cette église classée datant du XIIe au XIXe siècle et abritant de nombreuses fresques ou peintures murales datées du XIIIe au XVIe siècle, des statues et des tableaux. C’est donc à l’un de ces tableaux « La Résurrection du Christ » que notre Sherlock Holmes local, en l’occurrence Karen Vignoles, historienne de l’Art,  s’est intéressée.

Voyons donc le cheminement de notre détective pour apporter tous les éclaircissements qui permettront désormais de mieux appréhender cette œuvre mal connue. Ses outils : Internet, sa formation d’historienne de l’Art, ses bouquins et sa perspicacité !

Karen, détective d'un soir

Karen, détective d'un soir

Beaucoup d’interrogations sans réponses jusqu’à cette soirée pour cette peinture bien mal située de nos jours car, bien qu’en bonne place au centre du maître autel, elle est en partie masquée par un palmier doré qui s’élève devant elle au centre de l’autel !

Le tableau masqué avant et après restauration
Le tableau masqué avant et après restauration

Le tableau masqué avant et après restauration

Karen a tout d’abord été surprise par les dimensions de ce tableau presque carré (H : 2 m, l : 1,90 m). En l’observant, il semblerait qu’un morceau de toile ait été enlevée dans la partie haute lors de la restauration.

Une première mention de cette œuvre apparaît en 1860, suite à une visite diocésaine par l’archevêque de Tours. Le 3 mars 1906, après la loi sur la séparation de l’église et de l’état, toutes les œuvres religieuses présentes dans les églises sont recensées. Pour Saint-Christophe, il est question d’un tableau intitulé « Ascension du Christ ». Karen fait remarquer qu’il y a souvent eu une confusion entre « Ascension «  et « Résurrection ».

Pour ses recherches, elle a mené son « enquête » sur le terrain de l’Histoire et non de l’histoire de l’Art.

La particularité de ce tableau c’est que, lors de sa restauration en 1996-1997, au-dessous d’un repeint, quatre personnages situés en bas sont apparus… Très rapidement, il s’est avéré qu’il s’agissait de membres de la famille de Bueil-Sancerre.

Le tableau après restauration avec les 4 personnages ©photo archives départementales

Le tableau après restauration avec les 4 personnages ©photo archives départementales

Première question : Qu’est-ce qui a permis cette identification ?

Les armoiries présentes aux côtés des hommes montrent qu’il s’agit de Jean VII de Bueil à droite (DC en 1638) et son père Louis IV (DC en 1563), à gauche. Derrière Louis, sa veuve, Jacqueline, toute vêtue de noir et derrière Jean VII, son fils René (DC en 1640). En observant les personnages, on constate que les personnes situées à l’arrière sont coupées ce qui permet de penser qu’à l’origine, les dimensions du tableau étaient plus importantes.

L’identification des Bueil donne une idée de la période de réalisation du tableau et du nom du commanditaire, vraisemblablement Jean VII.

Mais, nouvelle interrogation : « Pourquoi se trouvent-ils sur un tableau sis dans cette église ? »

On peut penser que l’œuvre avait été commanditée pour la collégiale de Bueil-en-Touraine. Mais après le recensement et la restitution des toiles au début du XXe siècle, il est probable que le tableau ait été récupéré par la paroisse de Saint-Christophe. Il est bien visible sur une carte postale de 1930.

Mais, d’autres questions méritaient aussi que quelqu’un s’intéresse de plus près à cette œuvre dont on avait juste une idée de la date de sa réalisation, le début du XVIIe siècle.

La collégiale de Bueil-en-Touraine

La collégiale de Bueil-en-Touraine

Car, malgré bien des recherches, à aucun endroit de la toile n’apparaît le nom du peintre. Qui a donc réalisé cette œuvre ?

Pour trouver la réponse à cette question, c’est l’historienne de l’Art qui a pris le relais. Quelques données sont maintenant connues : l’époque et le lieu géographique. La technique utilisée pour cette œuvre est proche du Maniérisme qui est en vogue en Italie et qui arrive en France : couleurs, représentation des personnages,… Karen lance donc ses recherches vers des peintres Maniéristes pour comparer les œuvres. Au fil des avancées de ses trouvailles, elle oriente ses recherches vers la Bretagne et tombe sur un peintre méconnu de nos jours et en même temps, sur une personne assez fanatique de ce peintre, le prêtre Roger Blot, chargé du patrimoine religieux du diocèse de Rennes, qui a fait tout un travail sur cet artiste peintre. Contact est pris et Roger Blot quitte sa Bretagne pour venir à Saint-Christophe voir le tableau. Pour lui, pas de doute. Il est convaincu que ce tableau est bien l’œuvre de Mathurin Bonnecamp (1590-1627).

Karen  et Roger Blot

Karen et Roger Blot

Un tableau de Mathurin Bonnecamp montrant une similitude avec le Christ peint sur le tableau de l'église de Saint-Christophe

Un tableau de Mathurin Bonnecamp montrant une similitude avec le Christ peint sur le tableau de l'église de Saint-Christophe

Présent lors de la conférence, il a mentionné que de très nombreux tableaux de ce peintre ornent les murs des églises de Bretagne mais également de nombreux édifices religieux de la Sarthe. Un  tableau de grand format est présent dans la cathédrale de Nantes. Il semblerait qu’actuellement on redécouvre ce peintre et que ces toiles voient leur cote monter !

Roger Blot s'adressant à l'auditoire

Roger Blot s'adressant à l'auditoire

Karen a bien rempli son contrat et, son enquête qui a tenu en haleine la bonne cinquantaine de personnes présentes dans l’église, a bien été résolue ! Elle a promis de réaliser une plaquette reprenant sa brillante intervention.

Quelques échanges avec le public ont prolongé un peu la conférence et montré l’intérêt pris par l’auditoire durant l’intervention de l’oratrice.

Un aperçu de l'auditoire
Un aperçu de l'auditoire
Un aperçu de l'auditoire

Un aperçu de l'auditoire

Le pot de l’amitié qui a clôturé cette soirée originale a été l’occasion de nombreux échanges entre les participants pas tellement pressés de quitter les lieux. Encore une belle soirée à l’initiative d’Histoire et Patrimoine !

 

Moment convivial après l'intervention de Karen
Moment convivial après l'intervention de Karen

Moment convivial après l'intervention de Karen

Contacts : Histoire et Patrimoine 02 47 29 33 18 - hp.scsln@gmail.com

Site : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com

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3 avril 2023 1 03 /04 /avril /2023 15:15
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur le tableau du maître-autel de l’église

Pour sa deuxième animation de l'année, l'association Histoire et Patrimoine organise une conférence intitulée : Enquête sur une « Résurrection du Christ ». Karen Vignoles, historienne de l'art, présentera ce tableau encore bien mal connu qui représente d’une part une scène religieuse, (la Résurrection du Christ), d’autre part, quatre personnages en prière qui ne sont réapparus qu’en 1996, lors d’une restauration commandée par la municipalité. Le tableau est estimé datant de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. La conférencière s'attachera à présenter le sens de chacun des registres avant de mener une réflexion sur la logique de l’ensemble. Cette enquête devrait apporter des réponses en attente depuis longtemps : la date de réalisation du tableau, l'identité des quatre donateurs et, enfin, le nom du peintre, demeuré inconnu à ce jour.

 

Quelques membres de l'association dont la conférencière

Quelques membres de l'association dont la conférencière

Sur le plan pratique :

Conférence présentée le vendredi 14 avril à 18h30, à l'église de Saint-Christophe-sur-le-Nais. Entrée libre et gratuite. Renseignements au 02 47 29 33 18. L’exposé ne devrait pas dépasser une heure. 

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25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 16:52
Philippe Larus, président de l'association

Philippe Larus, président de l'association

Vendredi soir, après les remerciements et les souhaits de bienvenue, adressés par Philippe Larus, président de l’association « Histoire et Patrimoine », celle-ci proposait sa première conférence de l’année, « La Tourangelle », devant un très nombreux public.

Un très nombreux public pour cette conférence

Un très nombreux public pour cette conférence

La naissance d’un projet

 L’idée de cette conférence est née suite à un projet de Claude et Anneliese Boulesteix qui souhaitaient réaliser une monographie sur l’histoire de l’entreprise familiale, « La Tourangelle ». Ce travail de mémoire était destiné, une fois achevé, aux membres de la famille, aux amis et aux anciens salariés de l’entreprise. Quelques membres d’Histoire et Patrimoine ayant participé à cette réalisation, Claude Boulesteix et son épouse ont proposé à Philippe Larus, président d’Histoire et Patrimoine, d’utiliser tous ces documents pour une éventuelle communication sur cette entreprise familiale sise sur la commune. L’idée d’une conférence sur ce sujet était lancée. Trois membres de l’association s’y sont attelés : Philippe, Brigitte et David. Elle aurait dû avoir lieu en 2022 mais, suite au décès de Claude en décembre 2021, elle fut donc reportée d’une année.

Voyons donc l’histoire de cette entreprise qui fut un des fleurons des calibreuses de 1947 à 1990 avec une cessation d’activités effective en 1996.

David et Brigitte, deux des conférenciers de la soirée

David et Brigitte, deux des conférenciers de la soirée

Quelles furent les grandes étapes de l’histoire de « La Tourangelle» ?

Commençons par cette réflexion de Gaston Boulesteix, à l’origine de la création de l’entreprise : « Les agriculteurs ayant  planté des pommiers dans toute la région, il faut trouver une solution pour trier les pommes ! »

 

Le parcours de Gaston Boulesteix

Il débute comme apprenti dans l’entreprise de vente et réparation de machines agricoles Carré à Château-du-Loir. Il travaille ensuite comme mécanicien-ajusteur, dans l’entreprise « Tissu-Maille » de Château-du-Loir. Puis, il part à Paris pour se perfectionner en serrurerie et revient à « Tissu-Maille ». Son patron, M. Hucheloup, au vu de son savoir-faire, l’encourage à fonder sa propre entreprise. Une opportunité se présente dans le village de Saint-Christophe où un artisan, M. Jules Baillou, serrurier et forgeron de son état, cherche alors un repreneur. Gaston et Suzanne, son épouse viennent s’installer sur cette commune au 7 avenue Hilarion. Il commence comme mécanicien en machine agricole et diversifie un peu ses activités pour améliorer ses revenus.

En 1939, c’est la naissance de Claude, leur premier enfant, alors que, la guerre venant d’éclater, Gaston est incorporé. Pendant cette période, l’entreprise tournera grâce à Suzanne aidée d’un ouvrier et sa mère. Gaston fait prisonnier s’évade et revient chez lui, en 1942.

L'avenue Hilarion à Saint-Christophe-sur-le-Nais (2005)
L'avenue Hilarion à Saint-Christophe-sur-le-Nais (2005)
L'avenue Hilarion à Saint-Christophe-sur-le-Nais (2005)

L'avenue Hilarion à Saint-Christophe-sur-le-Nais (2005)

La culture des pommes s’intensifie

À Saint-Paterne-Racan, la commune voisine, un arboriculteur, M. Perdriau ainsi que sa famille, sont reconnus et récompensés pour leurs pommes. Quelques années auparavant, en 1931, cet arboriculteur associé à Gaston Vaslin avait fondé « l’Union pomologique » qui perdurera jusqu’en 1971 et regroupera les producteurs des « Quatre Saints » : Saint-Aubin, Saint-Christophe, Saint-Paterne et Saint-Pierre, dont les pommes sont très réputées !

En 1947, Gaston est informé de la présence d’une machine à calibrer les pommes à Saint-Paterne. Curieux et intéressé, il va voir le fonctionnement de cette machine. Il reste un peu dubitatif ! Mais, l’idée de s’intéresser au calibrage de fruits est née et c’est ainsi que Gaston mit au point son premier prototype utilisant la technique du calibrage à circonférence. Ce fut le point de départ du développement de l’entreprise.

Une des premières calibreuses

Une des premières calibreuses

Une question se pose : « Comment se faire connaître ? »

Aidé par M. Perrin, imprimeur à Château-du-Loir, il rédige un prospectus présentant sa trieuse-calibreuse. C’est sur ce premier document qu’apparaît le nom « La Tourangelle », nom qui deviendra celui de l’entreprise.

Gaston est réactif à l’évolution qui s’opère et met au point une seconde calibreuse. Il n’hésite pas, en 1952, à participer au Salon International de la Machine Agricole (SIMA) de Paris dont il deviendra un habitué. En 1953, à Neuvy-le-Roi, il recevra deux diplômes d’honneur !

Le logo de La Tourangelle
Le logo de La Tourangelle

Le logo de La Tourangelle

Toujours attentif aux besoins des producteurs, ses calibreuses évoluent sans cesse et se diversifient. Après les calibreuses à pommes, apparaissent les calibreuses pour les poires, les pêches, les tomates, les artichauts. Puis, en 1953, son fils Claude intègre l’entreprise. Il passe un CAP de mécano agricole, acquiert des bases en électricité et se forme à la soudure. Dans l’entreprise familiale, chacun trouve sa place ! Suzanne assure un rôle important au niveau de l’accueil des clients.

Jean, le fils cadet, ayant obtenu son CAP de dessinateur industriel au lycée technique de Château-du-Loir, intègre lui aussi l’entreprise dont il deviendra rapidement le commercial.

En 1957, apparaît la première calibreuse à huîtres présentée durant l’été à la Teste, sur le Bassin d’Arcachon.

Le local de départ devenant exigu, l’entreprise s’installe un peu plus haut, au 15 de l’avenue Hilarion et les nouvelles créations s’enchaînent : la Super 60, l’Étoile 62. Cette même année 1962, Gaston présenta une calibreuse pour les ananas, betteraves, endives, melons, choux, concombres,…

Il avait également mis en place des machines périphériques : caisses automatiques, tables élévatrices,…

Mais ses activités ne s’arrêtaient pas à son entreprise. Il était investi dans des associations et la vie du village dont il fut élu maire en 1965. Il décéda en 1970. Son fils Claude va le remplacer à la tête de l’entreprise.

De belles améliorations vont être apportées au niveau du matériel spécifique au monde ostréicole. Les calibreuses « La Tourangelle» vont être exportées en Allemagne, Angleterre, Canada,… Mais, les brevets n’ayant pas été déposés au début, les machines ont été copiées. La PH 80 fait son apparition avec un nouveau système de calibrage, le calibrage hydraulique pondéral. Et, pour suivre le progrès, la calibreuse est entrée dans  le monde de l’électronique !

En 1987, L’entreprise reçoit une médaille d’argent à la SIMA.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence La Tourangelle, proposée par Histoire et Patrimoine

Le déclin de l’entreprise

Mais, des années de gel, la concurrence avec les pommes venant de l’hémisphère sud vont créer une crise et quelques arboriculteurs vont se reconvertir. La liste des clients s’amenuise. La belle époque des calibreuses s’achève. En 1995, après un contrat infructueux avec une firme italienne, Claude se résout à entreprendre des démarches relatives à la cessation d’activités devenue effective en février 1996.

Fin de l’histoire de cette entreprise qui fut un des fleurons du savoir-faire français dans le domaine du calibrage !

Philippe et Anneliese

Philippe et Anneliese

À l’issue de cet exposé, Anneliese Boulesteix prit la parole pour un hommage à la famille Boulesteix, ses beaux-parents et leurs enfants, pour leur engagement et leur ténacité pour créer, développer et moderniser cette entreprise familiale qui a permis à plusieurs personnes de vivre et travailler dans une ambiance sereine !

Les trois conférenciers, Philippe, David, Brigitte et Anneliese.

Les trois conférenciers, Philippe, David, Brigitte et Anneliese.

À l'issue de la conférence, plusieurs personnes se sont dirigées vers la table où étaient exposées les nouvelles publications et certaines ont profité de ce moment pour adhérer.

David présente la nouvelle publication et Catherine lui donne un coup de main
David présente la nouvelle publication et Catherine lui donne un coup de main
David présente la nouvelle publication et Catherine lui donne un coup de main

David présente la nouvelle publication et Catherine lui donne un coup de main

Pour marquer cette journée, toutes les personnes présentes dans la salle ayant eu un lien avec La Tourangelle, sont venues poser pour la photo souvenir !

La photo souvenir d'une belle soirée à l'actif d'Histoire et Patrimoine

La photo souvenir d'une belle soirée à l'actif d'Histoire et Patrimoine

Puis, pour clore cette soirée, c’est autour du verre de l’amitié, offert par l’association, que s’est achevé cet instant mémoriel !

Le moment convivial toujours très apprécié !
Le moment convivial toujours très apprécié !
Le moment convivial toujours très apprécié !

Le moment convivial toujours très apprécié !

Prochaine manifestation d'Histoire et Patrimoine

Conférence : Enquête sur une « Résurrection du Christ »
Tableau du maître-autel de l'église

Vendredi 14 avril 2023 à 18h30
Église de St-Christophe-sur-le-Nais

Contact :

hp.scsln@gmail.com ou 02 47 29 33 18

site : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com

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10 mars 2023 5 10 /03 /mars /2023 10:26
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur l'histoire de l'entreprise La Tourangelle

Pour sa première animation de l'année, l'association Histoire et Patrimoine organise une conférence intitulée « La Tourangelle (1947-1996) Histoire d'une entreprise christophorienne ». Installée avenue Hilarion, La Tourangelle, en presque 50 années d'existence, a conçu et fabriqué des centaines de calibreuses pour fruits et légumes mais également pour huîtres et moules. Dirigée par Gaston Boulesteix (fondateur, qui fut aussi maire de Saint-Christophe), puis par son épouse Suzanne et enfin par leur fils Claude, l'entreprise employa jusqu'à près de 50 personnes du village et des environs. Des premières machines de facture artisanale de la fin des années 40 aux grands ensembles automatisés des années 80, conférence présentée par Philippe Larus, Brigitte et David Bonnaud-Doyen, avec la participation d'Anneliese Boulesteix.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur l'histoire de l'entreprise La Tourangelle

Sur le plan pratique :

Conférence présentée le vendredi 24 mars à 20h30, au Foyer, 2 rue des Rabines, salle socioculturelle de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Entrée libre et gratuite.

Renseignements au 02 47 29 33 18.

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28 février 2023 2 28 /02 /février /2023 16:26
Château-la-Vallière : Conférence "Aux origines de l'EHPAD Louise de la Vallière"
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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 19:34

Jeudi soir, la salle socioculturelle « Le Foyer » accueillait une cinquantaine de personnes venues écouter Jean-Michel Sieklucki parler de la colonie pénitentiaire de Mettray.

Cette conférence, initialement programmée le 25 novembre proposée par l’association « Histoire et Patrimoine » avait dû être reportée pour raison de santé du conférencier.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence "La colonie pénitentiaire de Mettray (1839-1937)"
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence "La colonie pénitentiaire de Mettray (1839-1937)"

Philippe Larus, président de l’association, remercia tout d’abord le conférencier et le public pour leur présence et la mairie pour le prêt de la salle et l’aide à la communication.

Présentation du conférencier par Philippe Larus

Jean-Michel Sieklucki fut avocat au barreau de Tours pendant 40 ans (de 1971 à 2011) et bâtonnier de l'ordre en 1983 et 1984. Il fut aussi professeur à l'École des avocats durant 30 ans. À la retraite, après sa rencontre avec Fabrice Mauclair, vice-président d'Histoire et Patrimoine, il est devenu historien et écrivain.

En lien avec le sujet de la conférence, Philippe mentionna qu'enfant, habitant Tours, il avait entendu parler de la colonie de Mettray mais qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir cet endroit.

L'histoire de cette colonie pénitentiaire, si proche de nous mais méconnue, ayant semblé être un sujet intéressant pour l'association, Fabrice a contacté Jean-Michel Sieklucki qui a donc accepté de venir présenter ce sujet.

Philippe Larus présente le conférencier

Philippe Larus présente le conférencier

La conférence : "La colonie agricole pénitentiaire de Mettray"

Le conférencier tint d'abord à remercier l'association pour l'avoir invité et Fabrice pour le travail commun. Avocat avant d'être écrivain, un jour on m'a demandé d'écrire sur cette colonie. Les règles pour écrire un texte historique sont différentes de celles pour écrire un roman. "La Paternelle", association qui régissait cette colonie, m'a aidé dans ce travail.

D'où vient mon intérêt pour ce sujet ?

J'ai beaucoup plaidé en Guyane et j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de voir fonctionner des bagnes pour enfants, de nombreux livres ont été écrits sur ce sujet.

Connaissant les bagnes pour enfants de Guyane, je me suis interrogé sur le fait qu'il en existait un en Touraine, à Mettray. En remontant dans le temps, je me suis rendu compte qu'en 1839, cette colonie ne ressemblait en rien à un bagne, mais qu'elle était une vraie réussite.

 

Le conférencier

Le conférencier

Il fait part de l'évolution qui s'est opérée au fil du temps sur la façon dont on percevait un enfant autrefois. À la Révolution on commence à se préoccuper des mineurs délinquants que l’on traite comme des adultes : tribunal, maison de correction (peu nombreuses) ou prison. Pour les jeunes désœuvrés, début de l’exode rural, la délinquance augmente et amène la construction de la prison « La Petite Roquette» en 1836. On y place des enfants âgés de 7 à 20 ans. Certains se préoccupent de ces jeunes délinquants et cherchent des solutions plus adaptées. En 1865, l’impératrice Eugénie de Montijo va visiter cette prison et en sort horrifiée. Les jeunes n’y seront plus internés et elle sera réservée aux femmes. C’est ce climat qui va amener la colonie agricole et pénitentiaire de Mettray.

Frédéric-Auguste Demetz, avocat puis magistrat à la cour de Paris est perturbé par ce qui se passe au niveau de ces enfants. Il va voir le vicomte  Louis-Hermann de Brétignères de Courteil, propriétaire de 700 ha à Mettray. Ils vont ensemble sur les lieux et imaginent un projet de construction pour recueillir ces enfants. Le projet est confié à un architecte. M. Demetz voyage pendant 2 années un peu partout dans le monde pour se documenter sur le sujet qui le préoccupe et il en revient persuadé qu’il faut ramener la délinquance à la terre ! En 1839, il crée une société privée « La Paternelle » qui devient un modèle pour plusieurs constructions.

 

 

 

La colonie de Mettray où les gens venaient se promener le dimanche

La colonie de Mettray où les gens venaient se promener le dimanche

Les colons étaient regroupés en "familles" avec un chef. Chaque dimanche, toutes les familles étaient réunies pour la remise du drapeau à celle qui avait été la plus méritante de la semaine !

À l'intérieur de la colonie, les colons recevaient un enseignement sur place. Ceux issus de milieux bourgeois avaient droit à un enseignement individuel !

Mais, en 1846, M; Demetz décède. Son remplaçant va rapidement modifier le fonctionnement. Les contremaîtres sont supprimés. L'administration pénitentiaire change son implication.

Un colon devenu célèbre, Jean Genest, a séjourné 8 ans à Mettray. Sa faute, avoir voyagé dans un train sans billet ! Après Mettray, il fut emprisonné à la Santé.

Peu à peu, les principes de Demetz qui avait fait de Mettray une colonie exemplaire, sont abandonnés. Les colons tentent de s'évader et les réprimandes sont terribles. Il y a des morts. C'est la période noire de la colonie !

C'est alors l'arrivée d'Albert Londres qui va voir comment cela se passe à Cayenne. Puis, Alexis Danan, journaliste met en ligne de mire les bagnes d'enfants dont celui de Mettray.

Des révoltes éclatent un peu partout dans ces endroits. "Le drame de l'enfance maltraitée m'a pourri la vie" confie le conférencier.

Le conférencier présente un de ses livres

Le conférencier présente un de ses livres

En 1939, pour Mettray, c'est la fin de l'épisode "colonie".

En 1937, l'armée française s'installe sur le site et est rapidement remplacée par l'armée allemande.

En 1957, c'est un IM pro qui s'installe dans les locaux et remplace la colonie. C'est maintenant un ITEP (Institut Thérapeutique et Psychologique) qui prend en charge des jeunes, adolescents ou adultes, présentant des troubles psychologiques et les forme à différents métiers.

La  maison "Paternelle" qui avait à une certaine époque perdu les valeurs inculquées par son fondateur est devenue une association qui a œuvré à sa réhabilitation et redonné vie à ce lieu. Elle vient de changer de nom pour devenir "Atouts et Perspectives", tout  un symbole ! Elle propose de nombreuses animations sur le site de Mettray.

La conférence achevée, de nombreux échanges eurent lieu avec le public. Puis, la soirée se termina par une séquence "dédicaces" et le verre de l'amitié offert par l'association.

 

 

Séquence dédicaces
Séquence dédicaces

Séquence dédicaces

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 11:08
Saint-Christophe-sur-le-Nais : La conférence aura bien lieu !

Notre conférencier étant rétabli, la conférence aura bien lieu à

l'espace socioculturel "le Foyer", à 20 h 30, le jeudi 8 décembre.

L'entrée est gratuite.

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  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

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Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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