Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 17:28
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle

Vendredi soir, la salle socioculturelle de Saint-Christophe-sur-le-Nais « Le <foyer » accueillait une quarantaine de personnes, jauge autorisée par Madame le Maire, après consultation auprès de Monsieur le Préfet, pour assister à la première et ultime manifestation de l’association « Histoire et Patrimoine » pour l’année 2020.

En ouverture de cette activité tant attendue, Philippe Larus, président de l’association, s’adressa au public en ces termes : « Merci à vous tous pour votre présence ainsi qu’à la municipalité représentée par André Lascaud, pour le prêt de la salle. Je tiens aussi à remercier tout particulièrement Fabrice Mauclair, notre docteur en histoire moderne, qui a accepté de donner sa conférence, prévue initialement pour le 27 mars dernier, devant seulement 40 personnes masquées, lui-même devant assurer sa prestation avec un masque. » Il aborda rapidement ce qui pourrait se dérouler en 2021, année qui marquera le 20ème anniversaire de l’association, et qui sera développé au moment de l’assemblée générale qui se tiendrait au mois de janvier si la Covid le permet !

 

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle

Puis, il rappela brièvement les consignes à respecter avant de laisser la parole au conférencier après ces quelques mots : « Oubliez vos soucis pour la soirée et transportez-vous au XVIIIe siècle. »

 

Fabrice Mauclair se saisit du micro et débuta ainsi son propos : « Je suis heureux de pouvoir m’exprimer devant un public en présentiel et non plus en virtuel. Ma conférence de ce soir essaiera de répondre à cette question : « Connaissez-vous bien la justice du XVIIIe siècle ? À mon avis, sûrement pas. Voltaire, en son temps, a montré l’iniquité de cette justice vue d’un Ancien Régime très noir. Ma conférence va vous montrer la réalité de cette justice ordinaire des petits tribunaux qui fonctionnaient pour les gens du peuple. Mon travail est le fruit de mes recherches aux archives départementales et de mes lectures des travaux d’auteurs ayant travaillé sur ce sujet. La soirée se déroulera en 3 parties.» Et, aidé par un diaporama, Fabrice présenta son travail sur la justice en Touraine au XVIIIe siècle.

Où était rendue la justice sous l’Ancien régime ?

Il faut différencier la justice royale qui comptait 4 tribunaux en Touraine (Tours, Loches, Chinon et Amboise) et qui dépendait du Roi, de la justice seigneuriale avec ses 200 tribunaux. Cette justice était proche des habitants. On pouvait y ajouter les greniers à sel qui contrôlaient l’impôt sur le sel, la gabelle, et les officialités en lien avec la religion.

La justice était rendue dans de vrais palais de justice dont certains sont encore visibles de nos jours.

Les prisons avaient une sinistre réputation. Elles étaient petites, insalubres, et bien souvent des lieux d’abus de la part des geôliers.  Mais, on pouvait aussi s’en évader facilement !

Les châtiments auxquels pouvaient être condamnés les justiciables (piloris, potence, roue, échafaud, salle de torture, gibets), servaient souvent à exposer les condamnés après leur exécution. De nombreux toponymes, tels que « les Justices » rappellent ces lieux d’expositions de condamnés qui, en fait, ne servaient plus à la fin du XVIIIe siècle.

L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés
L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés
L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés

L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés

Les hommes de justice

Il y avait différentes personnes avec des fonctions bien définies.

Les juges reconnaissables  à leur tenue vestimentaire et à leur perruque étaient assistés par le ministère public formé des avocats et procureurs du Roi  ou fiscaux dont les vêtements permettaient de les différencier de la population. Il y avait un juge par tribunal. Les greffiers et huissiers étaient des salariés du tribunal.

À ces personnes, on peut ajouter les gardes forestiers, les gabelous, les commissaires de police et tout au bas de la hiérarchie, les geôliers et les bourreaux.

Pour accéder à la fonction de juge, il fallait être bien formé et être « gradué » en droit.

Les activités judiciaires

Elles touchaient des domaines variés : réglementer la vie sociale et maintenir l’ordre, veiller à la sécurité publique, contrôler les gens qui se déplacent (vagabonds, compagnons, domestiques,) protéger les personnes vulnérables (enfants abandonnés), enregistrer les déclarations de grossesses pour les femmes enceintes hors mariage, assurer la levée de cadavres, dresser les tutelles et curatelles, régler les contentieux civils (leur activité principale) et traiter les délits et les crimes.

En conclusion, le conférencier a dressé ce constat : « L’activité criminelle a baissé au profit de la conciliation gracieuse malgré une légère hausse avant la Révolution. La torture était très encadrée au XVIIIe siècle et se faisait toujours en présence d’un médecin. La justice se faisait au service des possédants et pas toujours impartiale. La justice pénale n’était pas inhumaine (influence des philosophes des Lumières). J’ai souhaité vous montrer une justice un peu moins caricaturale que ce que l’on a l’habitude de montrer. »

Échanges entre le conférencier et le public
Échanges entre le conférencier et le public

Échanges entre le conférencier et le public

De nombreux applaudissements saluèrent cette brillante prestation puis, le conférencier répondit aux nombreuses questions posées par un public séduit par la conférence.

Ensuite, certains se dirigèrent vers la table de vente où étaient proposés les derniers livres de Fabrice Mauclair en lien avec « La justice en Touraine au XVIIIe siècle » avant de regagner leur domicile sans avoir pu partager, comme à l’accoutumé, le verre de l’amitié qui clôturait chaque activité de l’association « Histoire et Patrimoine ».

L'après conférence
L'après conférence
L'après conférence

L'après conférence

Partager cet article

Repost0
19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 16:41

 

Partager cet article

Repost0
12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 16:38

Pour sa première manifestation de l'année, l'association Histoire et Patrimoine organise une conférence intitulée « La justice en Touraine au XVIIIe siècle ». Fabrice Mauclair, vice-président de l'association et docteur en histoire moderne, spécialiste de l'histoire de la justice en Touraine, animera la soirée en s'attachant à expliquer comment était rendue la justice dans notre région au siècle des Lumières. Trois grands thèmes seront abordés au cours de la conférence : les lieux de justice (auditoires, prisons, lieux d’exposition et d’exécution) ; le personnel judiciaire (magistrats, auxiliaires de justice, officiers subalternes) ; les activités des tribunaux ordinaires au quotidien. À travers ces trois axes, la justice en Touraine au XVIIIe siècle apparaîtra finalement à la fois très proche et très éloignée de la justice telle que nous la connaissons aujourd’hui. La conférence fournira également l’occasion de battre en brèche quelques idées reçues sur l’institution judiciaire en place avant la Révolution.

 

Sur le plan pratique :

Conférence tout public présentée le vendredi 27 mars à 20h30 au Foyer, salle socio-culturelle de Saint-Christophe-sur-le-Nais. Entrée libre et gratuite.

Renseignements complémentaires : 02 47 29 33 18

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 09:11

 

L’association Trois, Six, Neuf, Douze s’est fixée comme objectif de comprendre l’impact des bouleversements provoqués par l’omniprésence des écrans sur nos comportements et le développement de nos enfants. Elle accompagne les parents, les pédagogues et les pouvoirs publics dans une éducation aux bons usages des technologies numériques, et une prévention raisonnée de leurs risques.

Nous intervenons dans le champ de l’information, de l’animation, de l’éducation et de la formation, afin de participer à la construction d'une société connectée, responsable, solidaire et créative.

 

L'intervenante, Thérèse Auzou-Caillemet (Membre de l’association 3 6 9 12 fondée par Serge Tisseron)

Je suis enseignante spécialisée à dominante pédagogique au sein d’un RASED (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) et passionnée d’éducation. Actuellement doctorante dans le champ de la pédagogie autour de l’auto-régulation cognitive des enfants, je suis professeure vacataire pour les licences et masters en sciences de l’Éducation à l’Université de Rouen. Formatrice de formateurs au Jeu des 3 figures de Serge Tisseron et membre de l’association 3 6 9 12, j’interviens pour des conférences et/ou débats sur ces différents sujets dans les académies ou pour les établissements, associations et villes intéressés.

L’objectif de mes interventions dans le cadre de « 3 6 9 12 apprivoiser les écrans et grandir » vise une sensibilisation à la fois aux risques liés aux écrans mais aussi à la façon de les « apprivoiser » pour en faire un usage raisonné, responsable et créatif.

Serge Tisseron a pensé les balises 3-6-9-12 pour nous y aider en nous plaçant d’emblée sous trois principes : l’accompagnement, l’alternance et l’apprentissage de l’autonomie. Il nous donne quelques conseils simples articulés autour de quatre étapes essentielles de la vie des enfants : l’admission en maternelle, l’entrée au CP, la maîtrise de la lecture et de l’écriture, et le passage en collège.

Mes interventions peuvent revêtir plusieurs formes : conférences à l’adresse des parents, enseignants, éducateurs, journées de formation pour des spécialistes de la petite enfance, interventions de prévention dans les écoles, sensibilisation auprès des parents, des adolescents et des jeunes.

Elles s’articulent pour le grand public autour de la présentation des besoins psycho-socioaffectifs de l’enfant à chaque grande étape de sa vie, des dangers de la télé et du numérique, des conséquences sur les apprentissages, mais aussi des avantages d’un usage accompagné pour chacune d’elle. Nous aboutissons à des conseils sur les modes de régulations possibles des écrans en famille. Les échanges avec le public sont sans arrêt recherchés pour être au plus près des besoins des personnes présentes. Sans diaboliser ni idéaliser les écrans et le numérique, nous accompagnons sans jugement les familles vers une prise de recul sur leurs propres usages vers une utilisation réfléchie et raisonnée.

Partager cet article

Repost0
15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 09:52

Pour prendre connaissance du programme de l'après-midi, ouvrir le fichier ci-dessous.

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 16:28
Un très nombreux public pour cette seconde conférence de l'année

Un très nombreux public pour cette seconde conférence de l'année

Vendredi soir, la seconde conférence proposée par l’association « Histoire et Patrimoine », mettait à l’honneur un personnage de Saint-Christophe, encore peu connu. C’était donc l’occasion, grâce à Jean De Rycke, membre de l’association, de le présenter au nombreux public fidèle des manifestations organisées par l’association.

Le conférencier, Jean de Rycke

Le conférencier, Jean de Rycke

Gilles Douté (1750-1813) était le fils d'un maréchal-ferrant de Saint-Christophe-sur-le-Nais. À l'âge de 15 ans, il fut choisi par l'intendant de Tours pour être formé à la profession de vétérinaire à Lyon, dans l'École Royale fondée en 1761 par Claude Bourgelat.  Ce personnage était le créateur de l’école vétérinaire de Lyon puis, ensuite de celle d’Alfort. Ces écoles furent ouvertes pour lutter contre les pratiques utilisées alors et qui relevaient pour la plupart du charlatanisme. Muni du Brevet du roi, Gilles Douté s'établit à Tours en 1772, devenant ainsi le premier vétérinaire de Touraine. Les étapes de sa vie étudiante et professionnelle ont été reconstituées à partir des archives d'Indre-et-Loire et de Sarthe.

Les écoles vétérinaires devaient combattre les pratiques anciennes

Les écoles vétérinaires devaient combattre les pratiques anciennes

Comment l’attention du conférencier, Jean de Rycke, a-t-elle été attirée par ce fait qu’on peut qualifier d’important pour l’histoire locale ?

Comme il le dit lui-même : « C’est par un article du Dictionnaire des scientifiques de Touraine, ouvrage édité par l’Académie de Touraine. Cet ouvrage collectif de 400 pages, sous la direction de Marc Rideau, comprend les notices biographiques de 550 personnalités de Touraine qui se sont illustrées dans le passé par des contributions remarquables dans divers domaines scientifiques. Gilles Douté est parmi elles, et ce n’est d’ailleurs pas le seul Christophorien qui y apparaisse, ni le seul natif du Pays de Racan. La fiche concernant Gilles Douté, renferme deux faits qui nous interpellent : la reconnaissance officielle par le roi de la profession de vétérinaire et le métier du père de Gilles : maréchal-ferrant. Le maréchal-ferrant, dans les campagnes d’alors, et pour de longues années encore, était celui qui ferrait les chevaux mais aussi celui qui soignait leurs maladies ainsi que celles des bestiaux. Le maréchal-ferrant était le membre d’une corporation dont la puissance était proportionnée à l’importance du cheval dans la société d'alors. C’était l’ancêtre du vétérinaire. »

Le conférencier a passé de nombreuses heures aux archives

Le conférencier a passé de nombreuses heures aux archives

Le parcours de Gilles Douté

À 15 ans, il part pour l’école royale vétérinaire de Lyon, à pied, avec un autre Christophorien, un peu plus âgé que lui, René Cuisnier et ce, grâce à la protection de M. du Cluzel, intendant de la généralité de Tours. Ce dernier a obtenu que soient dégagés les fonds nécessaires à l’éducation de 6 élèves choisis pour bénéficier de l’enseignement de cette école royale fondée en 1762. Après des études sérieuses, Gilles Douté obtient son diplôme de l’école de Lyon en 1769. Quant à René Cuisnier, il sera renvoyé de l’école de Lyon et ne deviendra pas vétérinaire.

Tout au long de sa scolarité, Gilles Douté a fait preuve d’une santé précaire corroborée par des accidents de santé assez graves survenus lors du séjour à Alfort où il a été appelé par Claude Bourgelat pour parfaire sa formation en avril 1771. M. Bourgelat, qui gardait la main sur l’attribution des brevets, estimait en effet que l’école de Lyon négligeait la formation pratique des futurs vétérinaires et qu’il était nécessaire d’y remédier par un séjour complémentaire à Alfort.

Aussi, malgré son diplôme obtenu à Lyon, au lieu de rentrer en Touraine pour exercer son métier, il se rend à l’école royale de Paris, sise à Alfort, pour y parfaire ses connaissances dans l’art vétérinaire.

Le 6 mai 1772, en possession du brevet de l’école royale d’Alfort, lui permettant d’exercer la médecine vétérinaire et du brevet de privilégié du Roy, il s’installe à Tours où il dispose d’un hôpital pour chevaux grâce à l’appui et à la générosité de l’intendant. Il faut savoir qu’à l’époque, les chevaux font l’objet de soins particuliers car ils sont indispensables à l’armée.

La médaille du "prix de pratique" remise par le Roi

La médaille du "prix de pratique" remise par le Roi

Le 13 février 1781, Louis XVI fait remettre à Gilles Douté la médaille du prix de pratique en récompense d’une cure surprenante sur un étalon du Roy dont le jeune vétérinaire avait soigné une jambe cassée. Cet honneur confirme l’excellence du praticien dans cet art tout nouveau.

Un avis au public, publié lors de son installation à Tours, en 1772, livre un certain nombre d’informations complémentaires sur la nature des activités officielles de Gilles Douté dans le domaine de la santé animale et de la maréchalerie, et sur ce qui est couvert par le Brevet royal de « Médecin-Maréchal », ou encore d’« Artiste vétérinaire » comme il était coutume de nommer un vétérinaire à cette époque. Il permet également de percevoir les enjeux de sa mission notamment dans le domaine des maladies du bétail (par rapport à celles des chevaux) et les difficultés qu’il pourra rencontrer pour s’imposer et faire reconnaître ses compétences, notamment dans les campagnes. Il montre aussi quelles sont les diverses sources de profit qu’il pourra escompter dans l’exercice de son métier (soins aux animaux, lutte contre les épizooties, maréchalerie, pharmacie, botanique, garde des animaux) et plus tard, garde-haras dans les stations royales des deux provinces Touraine-Anjou. Il aurait participé en 1795 à la grande réquisition des 40 000 chevaux destinés à l’armée de la République. Ceci est la dernière intervention dont on ait la trace dans sa carrière professionnelle. Il a sans doute exercé son art jusqu’à sa mort en 1813 (il avait 63 ans).

 

Un atelier de maréchal-ferrant où père et fils travaillaient souvent ensemble

Un atelier de maréchal-ferrant où père et fils travaillaient souvent ensemble

Les principales interventions de Douté en Touraine

Épizootie des bêtes à cornes de Nueil et Thilouze (1773)

Maladie putride des bêtes à cornes à Montlouis (1780)

Réduction de la fracture d'un étalon royal (1781)

Morve des chevaux à Tours (1784)

Rage à Fondettes (1787-1788)

Charbon à Neuvy-roi (1787)

Une lignée de maréchaux et de vétérinaires

Sur les trois générations suivant celle du père de Gilles Douté, Jean De Rycke, aidé par son frère Nicolas, a établi une généalogie de la famille Douté. Ils ont identifié 7 maréchaux mais aussi, 3 vétérinaires diplômés dont bien sûr Gilles Douté.

Les auditeurs en train de consulter les publications de l'association

Les auditeurs en train de consulter les publications de l'association

Cette conférence très documentée fait l’objet d’une plaquette qui sera remise gratuitement aux adhérents de l’association lors de l’assemblée générale du 14 décembre. Les personnes non adhérentes qui seraient intéressées par le sujet, peuvent rencontrer Histoire et Patrimoine lors du marché d’automne les 2 et 3 novembre à la salle Beau Soulage.

Le verre de l'amitié termina la soirée
Le verre de l'amitié termina la soirée

Le verre de l'amitié termina la soirée

À l’issue de la conférence, après les chaleureux applaudissements du public, le verre de l’amitié fut offert à tous les participants pour terminer la soirée dans la plus grande convivialité.

L’assemblée générale est fixée au samedi 14 décembre, à 17 h, à l’espace socioculturel (Foyer rural).

Contact

Président : Philippe Larus 02 47 29 33 18

Histoire.patrimoine37@laposte.net

http://histoire-patrimoine.jimdo.com

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 07:34

Rencontre avec le conférencier, Jean De Rycke

 

Pour cette seconde conférence de l’année, c’est Jean De Rycke, membre du CA de l’association, qui présentera un personnage natif de Saint-Christophe, Gilles Douté, le premier vétérinaire de Touraine.

Présentation du conférencier

Jean De Rycke, habitant de la commune, est docteur vétérinaire. Toute sa carrière a été consacrée aux recherches sur les maladies infectieuses des animaux. Au cours de sa carrière, il a été détaché aux USA et à Rome au service de la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture). Il a passé 30 ans à l’INRA, à Nouzilly, centre de recherches de Tours, dans différents laboratoires. Il a terminé en tant que directeur du laboratoire d’infectiologie animale et de santé publique.

Les raisons qui l’ont amené à s’intéresser à Gilles Douté

« En tant que vétérinaire moi-même, ce personnage a retenu mon attention et, de part mon métier, je me suis attaché à détecter toutes les parties intéressantes de sa vie. J’aime partir d’un jour important dans la vie du personnage et rayonner en présentant l’homme dans son environnement.»

Un important travail de recherches

Des informations sur Gilles Douté se trouvaient dans le Dictionnaire scientifique de Touraine. D’autres ont été glanées dans l’exposition des archives départementales d’Indre-et-Loire (ADIL). À partir de là, Jean s’est demandé : « Comment rendre le sujet intéressant ? » Il s’est donc rendu aux archives à la recherche de sources primaires, l’enjeu étant de trouver des données originales. Et, le bonheur fut d’avoir été en possession de deux dossiers renfermant 100 pièces chacun, truffés de renseignements sur la formation des élèves vétérinaires. « J’ai photographié les documents puis, je les ai classés, identifiés et répertoriés dans des fichiers abrités sur le Cloud car l’ensemble devenait très volumineux. Ce travail de classement se faisait dès mon retour à la maison. Certaines notes trouvées dans ces dossiers étaient parfois peu lisibles. J’ai ainsi retrouvé des histoires d’étudiants et en reprenant tous les documents qui parlaient de Gilles Douté, j’en ai fait des transcriptions que j’ai mises au propre avant de me lancer dans la rédaction du sujet qui nous intéresse. Mon souhait était de suivre Gilles Douté de son départ de Saint-Christophe à 15 ans pour l’école vétérinaire de Lyon puis de Maisons-Alfort jusqu’à son retour par le biais de ses descendants dans sa commune natale, bien qu’il n’y ait jamais exercé. En effet, nommé à Tours lorsqu’il reçut son Brevet signé du Roi Louis XV, il devint le premier vétérinaire de Touraine. »

Après Gilles Douté, la famille a compté plusieurs maréchaux dont certains se sont installés à Saint-Christophe.

Jean De Rycke devant une partie de sa très riche documentation

Jean De Rycke devant une partie de sa très riche documentation

Avez-vous une idée du temps qu’il vous a fallu pour ce travail ?

Après un court moment de réflexion, Jean répond : « Cela fait à peu près un an que j’ai débuté mes recherches. En gros, j’y ai passé 4 mois entre les archives départementales, l’académie de médecine, les échanges de courriers, les lectures de livres traitant de maladies animales au XVIIIe siècle. Et, les 6 mois restants ont été consacrés à la rédaction de mon propos. »

Quel sentiment vous anime maintenant que ce travail est achevé ?

« Tout en restant modeste, je dois vous avouer que je suis assez content d’avoir pu mener à bien ce travail. Je tiens à remercier deux membres de l’association, Fabrice et Philippe, qui m’ont guidé pour les recherches et les mises en pages. Je crois avoir été victime d’un virus car, mes recherches sur Gilles Douté m’ont amené à consulter des documents sur l’analyse de la santé animale au XVIIIe siècle qui m’ont aussi permis de rencontrer des personnes ayant joué un rôle important à cette époque. Même si j’en ai terminé avec Gilles Douté, personnage central de ma conférence, je pense que, au fond de moi, j’ai envie de poursuivre et d’en apprendre un peu plus sur les savoirs vétérinaires au XVIIIème siècle."

Le travail fourni par Jean se poursuivra par la rédaction d’un article pour la Société archéologique de Touraine.

En conclusion, Jean sait gré à l’association Histoire et Patrimoine de lui avoir mis le doigt dans l’engrenage. Il a toujours aimé l’histoire en tant que lecteur et contribuer à la retrouver a été un travail plaisant notamment grâce à la facilité d’exploitation que l’on a de nos jours. Il est prêt pour présenter ce personnage lors de la prochaine conférence d’Histoire et Patrimoine.

 

Pratique

Je vous ai présenté le conférencier. Pour tout savoir sur Gilles Douté, son parcours, son métier, venez assister à la conférence intitulée « Gilles Douté, premier vétérinaire de Touraine », le vendredi 11 octobre, à 20 h 30, salle socioculturelle Le foyer, à Saint-Christophe-sur-le-Nais.

L’entrée est gratuite.

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 10:45

 

Partager cet article

Repost0
12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 14:23

 

Partager cet article

Repost0
29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 05:20
Le président, Philippe Larus

Le président, Philippe Larus

Suite à la canicule qui s’est installée sur le pays, par mesure de précaution, la première partie de cette soirée, celle concernant la petite promenade de 4,5 km prévue pour aller in situ voir une partie des lieux-dits situés au nord de la commune de Saint-Christophe avait donc été annulée, ce qu’a expliqué Philippe Larus, le président d’ « Histoire et Patrimoine ». Il a tenu à remercier la municipalité pour le prêt de la salle et du matériel de projection et a excusé Mme le Maire, prise par d’autres obligations.

Lionel Royer présentant les lieux-dits à l'aide d'un diaporama

Lionel Royer présentant les lieux-dits à l'aide d'un diaporama

C’est donc à 20 h 30, dans la salle socioculturelle « Le Foyer », que les organisateurs avaient donné rendez-vous aux personnes intéressées par l’histoire des lieux-dits répertoriés pour cette seconde découverte sur ce thème.

Lionel Royer avait donc préparé tout un historique sur 26 lieux-dits en comparant la carte de Cassini, le carré Busserole et le cadastre actuel pour montrer les évolutions de ces différents sites. L’utilisation des divers recensements du XIXe et du XXe siècle jusqu’en 1936 a permis de suivre l’occupation des lieux et de constater  la longévité de l’occupation par certaines familles.

Beaucoup de ces lieux-dits étaient des fiefs appartenant à de grandes familles ou rattachés à des domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques. Une bonne partie, l’Antinière, la Grandinière,la Goupillère, … ont appartenu à la famille Labbé, ancêtre de Daphné du Maurier.

Parmi ces nombreux sites présentés, certains ont quasiment disparu car il ne reste plus de construction dessus et de nouveaux ont fait leur apparition comme La Lizardière ou Le Point du Jour qui n’apparaissent que sur le cadastre actuel.

Des Forêts, il ne reste que la fuie et quelques ruines qui se trouvent envahies par la végétation. Mais, saviez-vous qu’une partie des pierres de cet ancien fief ont servi à la construction du château de la Motte Thibergeau à Flée (72) ?

Un public peu nombreux mais intéressé

Un public peu nombreux mais intéressé

Cet intéressant exposé a séduit le public malheureusement peu nombreux et plusieurs personnes sont intervenues pour apporter quelques renseignements sur des lieux-dits les touchant de près. Donc, malgré le bouleversement de cette soirée et la concurrence du festival des Kampagn’Arts et du match de foot, la soirée s’est déroulée dans une ambiance très cordiale qui s’est achevée par le verre de l’amitié.

Le moment convivial pour finir la soirée
Le moment convivial pour finir la soirée

Le moment convivial pour finir la soirée

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

Recherche

Pages