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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 14:40

Après le succès incontestable des 3 journées découvertes de l’été 2016, Maxime Guinard, chargé de mission « Tourisme et communication » à la communauté de Communes Gâtine et Choisilles – Pays de Racan, et avec l’aval des élus de cette CCGC-PR, de renouveler ces manifestations.

Pour cette première édition 2017, c’est à Chemillé-sur-Dême que Maxime, aidée de Daphné, la nouvelle recrue au point info tourisme de Neuvy-le-Roi situé à la chapelle Saint André, avait convié les habitants du territoire et d’ailleurs à se retrouver pour profiter des trois animations au programme : une randonnée, un pique-nique et un spectacle.

À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême
À la découverte de Chemillé-sur-Dême

À la découverte de Chemillé-sur-Dême

La randonnée pédestre

Un parcours de près de 8 km autour de Chemillé, préparé par l’association de l’Union cyclotouriste de Saint-Paterne – Saint-Christophe, et mené par Philippe Petithomme accompagné de Noël Saussereau, natif de Chemillé, a permis à la trentaine de marcheurs présente malgré la chaleur, de parcourir la campagne chemilloise où les moissons battaient leur plein. Philippe Petithomme confiait : « Quand je prépare une marche, j’essaie toujours d’avoir une personne du village ce qui apporte toujours un plus à la randonnée. »

Après deux heures de marche assez tranquille, tout le monde s’est retrouvé à l’espace de Vienne où le pique-nique était prévu.

Buvette et paniers-repas
Buvette et paniers-repas

Buvette et paniers-repas

Le pique-nique

Une petite différence avec l’année dernière concernant les paniers repas : une participation de 7 € était demandée aux différentes personnes ayant choisi de manger sur place alors qu’en 2016, c’était gratuit d’où certains abus constatés. Les 50 paniers repas de la soirée étaient fournis par le restaurant d’Épeigné-sur-Dême, « La bonne franquette », le but étant de faire travailler au maximum les gens du territoire. Aussi, dans cette optique, c’est l’association locale du comité des fêtes, qui assurait la buvette sur le terrain.

Le repas achevé, le nombre de personnes augmentait sensiblement sur le terrain pour assister au spectacle offert par la communauté de communes.

Le groupe des chanteuses
Le groupe des chanteuses
Le groupe des chanteuses
Le groupe des chanteuses

Le groupe des chanteuses

Le spectacle « Poudre », un spectacle où tout va bien

C’est en plein air, avec une scène sans limites, que les 3 acteurs, Pauline Blais, la Marquise, Pascal Laurent et William Petipas, les valets, et les 3 chanteuses d’Yprésis, ont captivé la centaine de spectateurs et déclenché de nombreux éclats de rires.

Les spectateurs sont accueillis en grande pompe ; musique, huissiers à la porte qui énumèrent les titres de chacun : vicomte, duchesse ou roturier et voici les spectateurs chez la Marquise.

Cette dernière attend Madame de la Bataille, invitée pour boire un breuvage très nouveau, un chocolat. Mais Madame de la bataille n’arrive pas. Il va donc falloir s’occuper : récitation des règles de savoir-vivre, commentaires cyniques sur ses valets par la marquise, empêtrée dans sa robe à paniers et affublée d’un chignon d’une hauteur démesurée et garnie d’une composition florale assez surprenante, jeux de devinettes et coups d’œil fréquents vers la fenêtre pour guetter l’arrivée de l’invitée qui n’arrive toujours pas.

Les différentes scènes étaient coupées d’intermèdes musicaux ou chantés par le groupe Yprésis qui marquait ainsi l’évolution de la vie en cette période prérévolutionnaire.

La Marquise et ses valets
La Marquise et ses valets
La Marquise et ses valets
La Marquise et ses valets

La Marquise et ses valets

Les valets servent et desservent le chocolat, observent leur maîtresse et parlent à demi-mots. Ils s’étonnent ou se rassurent sur leur condition révélant presque malgré eux les vérités de leur époque. C’est la Révolution qui arrive. Et, vers la fin, la panique n’est due qu’à une souris chatouillant les jambes de la Marquise, sa résonnance est celle de l’exil, de la fuite, le refus de voir son monde changer.

Cette pièce, écrite et mise en scène par Hélène Godet, est son œuvre de fin de formation. Elle avait connu les chanteuses au lycée et elle les a décidées à se regrouper pour venir s’intégrer à sa pièce. Pour la mise en scène et les costumes, elle était aidée par Amély Colas. « Pour préparer la comédienne, les chanteuses et les comédiens, 4 heures sont nécessaires » confiait l’un des acteurs. Vu la complexité des chignons, c’est facile à comprendre !

La Marquise en position délicate !

Les acteurs reconnaissaient « prendre beaucoup de plaisir » à jouer cette comédie burlesque mais où le message politique transparait aisément. Une belle soirée offerte aux spectateurs par la CCGCPR à l’initiative de Maxime Guinard à qui revient le choix du spectacle.

 

Un beau spectacle avec de grands acteurs

Un beau spectacle avec de grands acteurs

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:27
En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur
En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur
En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur
En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur
En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur

En attendant le départ, il faut écouter les paroles du président et du meneur

Après un cycle de quatre promenades crépusculaires sur le thème « Si Saint-Christophe m’était conté… » qui s’est achevé par un « remake » des principaux moments lors de la soirée du 1er avril, l’association devait trouver un nouveau thème pour présenter Saint-Christophe d’une autre manière.

Lionel Royer proposa, lors d’une réunion de conseil d’administration : « Pourquoi ne pas recommencer nos promenades crépusculaires avec de petites randonnées au cours desquelles nous pourrions faire connaître quand cela est possible, l’histoire des lieux-dits de notre commune. » L’idée fut aussitôt validée et la façon de mener à bien ce projet  alliant petite marche et histoire du patrimoine se fit jour assez rapidement dans l’esprit du concepteur. Ce dernier expliqua lors d’une nouvelle réunion : « J’ai réfléchi sur notre prochaine promenade crépusculaire que je vois se dérouler en deux temps. Tout d’abord, j’envisage une petite randonnée de 4 km, sur l’ouest de la commune. Sur le parcours, nous verrons une dizaine de lieux-dits. Pour chacun, au cours d’une petite halte, je raconterai quelques anecdotes ou faits marquants qui y sont attachés. Ensuite, avec une projection au foyer rural, je montrerai avec des extraits de différents supports, les évolutions de ces différents lieux et j’en présenterai d’autres un peu plus éloignés de notre parcours situés eux aussi sur l’ouest de la commune. »

Lionel au cours de ses recherches à la mairie

Lionel au cours de ses recherches à la mairie

Pour en arriver à la promenade de samedi soir où assistèrent un peu plus de trente personnes, Lionel Royer s’est déplacé plusieurs fois en mairie pour consulter et photographier le vieux cadastre de 1834, les matrices cadastrales pour retrouver les anciens propriétaires, les démolitions ou les constructions nouvelles. Il fit aussi plusieurs fois référence aux travaux de Monsieur Pierre Robert, ancien instituteur de Saint-Paterne-Racan, qui a beaucoup travaillé sur l’histoire de ce territoire.

En s’appuyant sur la carte Cassini, le carré de Busseroles et le cadastre actuel, à l’aide d’un diaporama, chacun des participants put revoir le parcours réalisé auparavant en apprenant un peu plus de détails sur les lieux-dits rencontrés et sur les autres.

Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés
Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés

Déambulation sur les chemins communaux et arrêts pour écouter les explications relatives aux lieux-dits rencontrés

C’est ainsi que chacun put découvrir que Les Rabines, premier lieu-dit rencontré et situé face au foyer rural, point de départ de la randonnée, existaient bien avant la bâtisse actuelle, car elle abrite une grande cave voûtée, décorée de peintures datées du 15e siècle. Le lieu-dit suivant, Le Broutier, fut l’occasion d’apprendre que : « Raphaël Blanchard, en se promenant avec son grand-père, dans un jardin du Broutier, entendait parler de Fulgence Raymond, quand son aïeul rencontrait le père de ce dernier qui lui parlait des brillantes études de son fils, ce qui l’incita à se lancer lui aussi dans des études de médecine. »

Et, chemin faisant, les anecdotes se succédèrent. Dernier arrêt, peu avant de « boucler la boucle », devant La croix Papillon qui donna son nom à tout un quartier de la commune ainsi qu’à l’EHPAD. Cette croix a une histoire très ancienne et remonterait vraisemblablement au 16e siècle. Tout près de l’endroit où elle fut érigée, se trouvait le cimetière des huguenots ou parpaillots comme on les surnommait à l’époque. De « parpaillot » à « papillon », le pas est facile à franchir.

Dernier arrêt avant le retour au foyer : la croix Papillon.

Dernier arrêt avant le retour au foyer : la croix Papillon.

Lors de la projection qui suivit, les participants purent aussi découvrir des lieux-dits habités au 19e et début du 20e siècle qui ont aujourd’hui complètement disparus et d’autres où il ne reste que très peu de vestiges de l’époque où des ménages y vivaient comme : La Folletterie, La Peuleverie, La Glaudière, La Gachetière.

Cette nouvelle formule semble avoir reçu l’assentiment des personnes présentes parmi lesquelles Jean-Pierre Poupée et son épouse, Jocelyne, qui ont tenu à participer à cette soirée en plus des nombreuses obligations auxquelles ils ont fait face dans la journée. Le président, Philippe Larus, et les membres de l’association, les en remercient.

Chacun s'installe pour la projection

Chacun s'installe pour la projection

À l’issue de l’exposé, le verre de l’amitié fut servi à tous et chacun put remarquer la disposition des gobelets sur la table : les jaunes en forme de H et les bleus en forme de P.

Moment convivial incontournable : le verre de l'amitié
Moment convivial incontournable : le verre de l'amitié
Moment convivial incontournable : le verre de l'amitié

Moment convivial incontournable : le verre de l'amitié

La soirée se termina dans une bonne ambiance avec une vingtaine de personnes par un repas en commun tiré du sac.

Et, pour finir la soirée, repas tiré du sac !
Et, pour finir la soirée, repas tiré du sac !

Et, pour finir la soirée, repas tiré du sac !

Prochaines manifestations de l’association Histoire et Patrimoine :

Samedi 16 et Dimanche 17 septembre (journées du patrimoine), de 14 h à 18 h, à la chapelle Saint-Gilles avec une exposition de documents « Autour du livre » avec remise aux souscripteurs du livre « Si Saint-Christophe m’était conté… ». La souscription s’achèvera le 17 septembre inclus.

Vendredi 10 novembre, 20 h 30, au foyer rural, conférence sur « Jules Égal » par Fabrice Mauclair.

Contact : Philippe Larus 02 47 29 33 18 ou histoire.patrimoine37@laposte.net

https://histoire-patrimoine.jimdo.com/

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 20:32

Suite à deux drames qui l’ont frappé à quelques années d’intervalles, la perte de son épouse suivie de celle de son fils René, Eugène Hilarion, ancien enfant indigent de Saint-Christophe, ayant fait fortune à Paris, se retrouvant seul à l’âge de 61 ans, va se tourner vers son village natal et le faire bénéficier de sa fortune.

« En 1902, il offre un vitrail à l’église en souvenir de sa famille. L’année suivante, le 15 juin 1903, le Conseil Municipal de Saint-Christophe adresse un témoignage de reconnaissance et de profonde gratitude à Eugène Hilarion, qui a doté l’hôtel de ville d’une horloge monumentale perfectionnée, d’un gracieux campanile, d’un élégant escalier, d’une peinture dont il est l’auteur, ainsi que diverses améliorations et embellissements qui en font un monument remarquable pour un petit pays, excitant l’admiration de tous les visiteurs » extrait d’une plaquette d’Histoire et Patrimoine parue en 2001.

Ce beau campanile qui se dressait orgueilleusement au-dessus de l’hôtel de ville a, malheureusement, subi les outrages du temps. L’étanchéité avait disparu et d’importantes fuites d’eau étaient apparues ces dernières années, faute d’un entretien régulier.

 

Aussi, en 2016, la municipalité fut obligée de prendre la décision de redonner son étanchéité au campanile. Des dossiers ont été montés, des artisans consultés. En attendant que les travaux puissent débuter, le campanile avait été recouvert par une bâche verte clouée sur le zinc lui enlevant ainsi toute possibilité de réemploi. L’entreprise Martineau de Saint-Paterne-Racan qui, à l’issue des consultations, remporta le marché, avait laissé entendre qu’elle ne pourrait pas entreprendre les travaux avant le printemps car le travail du zinc nécessite une certaine température minimale.

Enfin, depuis le début de la semaine, les échafaudages ont été mis en place et les travaux ont commencé. D’ici quelques jours, le campanile de Saint-Christophe, aura retrouvé toute sa beauté pour de nombreuses années.

Grâce à Eugène Hilarion, la commune possède un beau patrimoine qu’il faut savoir préserver et entretenir.

À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse
À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse
À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse

Quelques chiffres :

Restauration du campanile avec réfection partielle de la charpente et de la toiture : 45 000 €

Subventions du FDSR et de la DETR : 50% du montant de la rénovation du campanile.

La municipalité est en pourparlers avec son assureur pour la partie toiture.

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Published by ROYER Monique - dans Vie locale histoire patrimoine
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:52

Après avoir fait découvrir le Pays de Racan aux amateurs de randonnées enrichissantes sur le plan tant historique que patrimonial, les membres du CA de l’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » ont décidé d’élargir un peu le territoire à découvrir et, comme l’a dit le président, Philippe Larus, à la quarantaine de randonneurs présents : « Nous étendons depuis quelques années notre champ d’action. Nous étions l’an dernier à Château-la-Vallière avec Fabrice, l’année précédente à Château-du-Loir avec Lionel. Nous quittons cette année les milieux semi-urbains pour renouer avec la vraie randonnée de campagne. » Puis suivirent les remerciements d’usage aux diverses personnes ayant contribué à l’organisation de cette randonnée.

Il faut dire que la visite de Sonzay présentait pour les adhérents d’Histoire et Patrimoine et les amis d’Autour de la collégiale de Bueil présents ce jour, un certain intérêt. Écoutons Philippe Larus : « Nous sommes très heureux, nous qui nous intéressons de longue date à la famille de Bueil et au poète Racan, de découvrir avec vous tout à l’heure les extérieurs du château de La Motte. Racan est venu ici, chez sa cousine, Anne de Bueil qui fut sa bonne fée, sa protectrice. Elle le recueille tout enfant à la mort de ses parents et le conduit à Paris car elle est mariée à Roger de Saint Lary, duc de Bellegarde, un grand du royaume, intime du roi Henri IV. Et c’est là que Racan, adolescent, rencontrera le poète Malherbe qui va en quelques années l’initier à son art… »

Prêts pour le départ
Prêts pour le départ

Prêts pour le départ

Cette entrée en matière faite, les marcheurs se sont mis en route parmi les vergers et ont pu découvrir assez rapidement une belle petite loge de vigne bien entretenue. Cette première halte fut l’occasion de relater brièvement l’histoire de Sonzay : « Le nom de Sonzay est connu dès le IXe siècle. L’occupation précoce du territoire est attestée par la découverte d’outils du Néolithique, ici même, aux étangs de La Motte-Sonzay. Au Xe siècle, Hugues d’Alluye, seigneur de Saint-Christophe et de La Motte-Sonzay, offre une partie des domaines du territoire de Sonzay aux moines défricheurs de Marmoutier. Ces derniers fondent le prieuré à l’origine du bourg. »

Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne

Première halte : la loge de vigne

Après cette courte pause, tout le monde se remit en marche vers une surprise annoncée par le président. Et quelle surprise ! La belle loge de bruyère de Cheray, découverte lors du repérage de la marche par quelques organisateurs. « Cette loge, » selon le propriétaire, « aurait entre 100 et 150 ans. Elle est constituée de perches d’acacias et de châtaigniers. Elle mesure 13 mètres de long pour 6 de haut. » Il l’a restaurée il y a peu de temps.

Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère

Seconde halte : la loge de bruyère

Et, pour les membres d’Histoire et Patrimoine, une autre surprise était au rendez-vous : des silex branchus tels que le docteur Guignard décrivait dans un bulletin de la Société archéologique de Touraine en 1880 : « Une bien curieuse découverte : des os fossiles ayant dû appartenir à de grands mammifères antédiluviens trouvés sur la commune de Saint-Christophe… »

Thierry montre le "silex branchu"

Thierry montre le "silex branchu"

Après que chacun ait pu apprécier ces découvertes, les marcheurs reprirent leur route jusqu’à un carrefour indiquant la direction « Le Gast ». Ce lieu-dit abrite une ancienne commanderie de templiers, devenue la propriété de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, avant d’être rattachée à la commanderie de Ballan. Les bâtiments ont été transformés en exploitation agricole depuis plusieurs siècles. Le seul vestige de l’ancienne commanderie est une chapelle gothique, datant du XIIIe, dont la façade est percée d’une porte en arc brisé.

Troisième halte au carrefour du Gast

Troisième halte au carrefour du Gast

À l’arrivée dans le bourg, c’est devant le kiosque à musique daté de 1882, qu’eut lieu un nouvel arrêt. C’est Fabrice Mauclair qui prit la parole pour parler de ce bâtiment et de la société de musique de Sonzay : « Ce kiosque octogonal, une des curiosités de Sonzay, est construit sur une base de laitiers provenant de l’exploitation de minerai de fer de Château-la-Vallière. Ce pavillon a toujours servi de local pour la fanfare. L’harmonie Sainte-Cécile de Sonzay a été fondée en 1868 par Valentin Fouquet. Depuis sa fondation, peu de chefs se sont succédé à sa tête. De père en fils pendant plus d’un siècle, ils sont au nombre de cinq seulement avec, entre autres, un artiste de haute qualité, poète et musicien : Félix Gajard qui marqua la société de sa forte empreinte pendant quarante ans. »

Halte devant le kiosque à musique
Halte devant le kiosque à musique

Halte devant le kiosque à musique

Ce Félix Gajard a eu un fils qui a donné son nom à une rue du village « la rue Dom Gajard ». Ce religieux a sa photo dans l’église Saint Genest du XIIe siècle, édifice que les marcheurs ont pu visiter et y admirer un vitrail du XVIe et de belles statues.

Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église

Philippe montre l'évolution de l'église

Ensuite, petite halte devant deux beaux piliers d’entrée à la Jabinière. Les jabinières étaient au XVe et XVIe siècles des fossés ou douves de 3 mètres de profondeur, qui entouraient le bourg.

L'entrée de La Jabinière

L'entrée de La Jabinière

Un petit arrêt devant l’un des lavoirs communaux dont la particularité provient du fait qu’il est alimenté par la source de Saint Genest, ainsi appelée car, selon la légende, elle permettrait grâce au saint, de redonner la vue aux aveugles.

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

L’heure avançant, il fallut accélérer un peu le pas mais cela n’empêcha pas de remarquer une maison bien fleurie et possédant un linteau original présentant Bacchus.

Honneur à Bacchus !
Honneur à Bacchus !

Honneur à Bacchus !

À partir de là, deux kilomètres de marche sans arrêt jusqu’au moulin de Varennes où un poème de Félix Gajard fut lu par Monique Royer ....

Lecture du poème de Félix Gajard
Lecture du poème de Félix Gajard

Lecture du poème de Félix Gajard

...avant d’atteindre le château de La Motte pour y découvrir les extérieurs et d’en avoir un petit historique : « Ancienne châtellenie qui relevait des châteaux de Tours et La Vallière. Il a appartenu à la puissante famille de Bueil. Pierre de Bueil entreprend la construction d'un chastel en 1380. Construit à l'emplacement d'un édifice féodal des XIIe et XVIe siècles, par Antoine de Loubes, panetier du roi, le château s'élevait primitivement sur un plan quadrangulaire. Quatre tours renforçaient les angles et l'accès se faisait par une poterne avec pont-levis. Au XIXe siècle, les deux ailes joignant la tour de la chapelle furent abattues et la cour devint une terrasse. Sur cette terrasse se développent deux façades du XVIe siècle, séparées par une tour polygonale renfermant l'escalier, dont la construction paraît remonter au XIXe siècle et qui a conservé une porte gothique avec fleuron et pinacles. »

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Et, pour terminer cette matinée bien remplie à la découverte de Sonzay, chacun fut invité à partager le verre de l’amitié offert par l’association « Histoire et Patrimoine ».

Prochaine manifestation :

Promenade crépusculaire : samedi 1er juillet, à 18 h. Découverte des lieux-dits de Saint-Christophe.

 

 

Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée

Le verre de l'amitié termine cette matinée

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:14

L’association « Histoire et Patrimoine » s’est associée aux propriétaires du Clos Saint-Gilles, Jean et Thierry, et, ensemble, ils ont consacré le dimanche du patrimoine à l’évocation de saint Gilles en proposant des visites guidées de la chapelle et des jardins de la propriété voisine.

Après avoir été récurée aussi bien que possible et ornée de divers mobiliers religieux émanant de la collection de Thierry, la chapelle avait fière allure pour accueillir les visiteurs. Certains la connaissaient de longue date mais étaient heureux de la trouver ouverte à cette occasion. Quelques anecdotes sur la sauvegarde de l’édifice, « enfoui sous les ronces et la végétation, n’ayant plus de toiture, entouré d’arbres énormes que l’abbé Roussel a décidé de faire abattre et c’est lui qui a fait dégager la végétation» ont été plusieurs fois rappelées par les personnes âgées de la commune ou de Saint-Paterne-Racan venues en voisines.

Philippe Larus et Fabrice Mauclair, respectivement président et vice-président de l’association ont quant à eux dévoilé l’historique de la chapelle, des activités qui s’y passaient sans oublier de présenter le saint qui a donné son patronyme au lieu.

Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle

Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle

Histoire de la chapelle

L'acte de fondation de la chapelle a été rédigé le 23 juillet 1122 dans l'église de Châteaux (Château-la-Vallière). Par cet acte, Pétronille, veuve de Geoffroy de Sonzay, donnait au prieur et aux religieux de Saint-Christophe tous les biens qu'elle possédait à Châteaux, à condition qu'ils bâtissent et desservent près de leur prieuré un sanctuaire en l'honneur de saint Gilles. L'édifice, construit sur le coteau de la rive droite de l'Escotais, à 750 m à vol d'oiseau de l'église et du prieuré, en bordure de l'ancienne route de Saint-Christophe à Tours, dépendait de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. À proximité, se tenait certainement la célèbre foire aux chevaux de Saint-Christophe.

Au début du XVe siècle, la chapelle est reconstruite par le prieur de Saint-Christophe, Jehan Gratius. Des fresques, recouvrant les murs et les voûtes, ont sans doute été réalisées à cette époque. L'abbé Bossebœuf, en 1891, atteste qu'il en subsistait alors de beaux restes. Au XVe siècle, un cimetière jouxtait la chapelle. En 1979, l'édifice a été restauré par la municipalité avec l'aide de toute la population (une somme de 12 421 francs a été recueillie ainsi que des dons de tuiles).

Au XIXe siècle, un pèlerinage rassemblait, tous les 1er septembre, de nombreux fidèles venus particulièrement de l'Anjou et du Maine. Une procession se rendait en chantant de l'église paroissiale à la chapelle ; les mendiants s'alignaient le long du parcours, espérant des aumônes. Une foire aux melons se tenait à Saint-Gilles à cette occasion.

La chapelle abrite trois statuettes du XIXe siècle en terre cuite polychrome : à gauche un saint moine, représentant peut-être saint Benoît, au centre saint Christophe, dont le nom signifie « qui porte le Christ » ; à droite, saint Gilles. Au mur Sud, une statue très naïve en tuffeau, est dite « Vierge au lévrier ».

Les statues en terre cuite : de g à d St Benoît, St Christophe, St Gilles

Les statues en terre cuite : de g à d St Benoît, St Christophe, St Gilles

La légende de saint Gilles

La popularité médiévale de saint Gilles, ermite et abbé bénédictin du VIIe siècle, est née d'un épisode légendaire, « la messe de saint Gilles » : Charles Martel (ou Charlemagne) n'osant confesser un grave péché, demanda à l'ermite de le tirer de ce mauvais pas. Le lendemain, durant la messe du saint moine, un ange déposa sur l'autel un parchemin où le péché inavouable était inscrit. Au fur et à mesure que s'égrenèrent les oraisons du saint, les caractères s'effacèrent.

De là se répandit la croyance selon laquelle l'invocation à saint Gilles dispensait de la confession, dispense déclarée contraire à la foi chrétienne par le Concile de Trente.

En Touraine, saint Gilles passait pour guérir le cancer, parfois appelé « mal de saint Gilles ».

À la découverte des jardins
À la découverte des jardins
À la découverte des jardins

À la découverte des jardins

Les jardins de Saint Gilles

Cette visite achevée, les personnes étaient invitées à se rendre dans les jardins voisins où Jean leur en contait l’histoire.

Quand ils ont acheté la propriété, les jardins n’existaient plus. Ils ont donc entrepris un énorme travail de remise en état pour leur redonner un peu d’éclat et leur aspect originel. Le choix des plantes en fonction de la place occupée, les espaces, les volumes, les couleurs, rien n’est laissé au hasard et le résultat est un régal pour les yeux.

Un petit historique sur leur maison intéressa également les curieux ravis de pouvoir pénétrer dans cette belle propriété.

Explications sur la maison
Explications sur la maison

Explications sur la maison

Le clos Saint-Gilles

Cette demeure fin XVIIIe de style directoire est attenante à la Chapelle saint Gilles qui faisait partie de la propriété au XIXe. L'édifice est bâti en tuffeau avec un fronton triangulaire sculpté typique du Directoire. Sa façade est orientée au Sud sud ouest face à la chapelle. À l'arrière de la bâtisse subsiste les restes d'une douve, toujours en eau qui à l'origine et selon des plans anciens faisait le tour de la propriété.

La bâtisse comporte une partie centrale faisant face à l'allée d'accès principale et deux ailes latérales. Elle comporte un étage. Elle présente en outre d'intéressants piliers de tuffeau aux chapiteaux sculptés, tant dans la cour qu'au portail extérieur donnant sur la rue saint Gilles.

Au cours du XIXe, le Clos Saint Gilles (ou Villa Saint Gilles), a eu un temps la vocation de pension de famille, le propriétaire étant alors M. Mongendre, maire de Saint Christophe. ".

Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir
Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir
Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir

Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir

Outils en lien avec le travail de la vigne et du vin

Outils en lien avec le travail de la vigne et du vin

L’exposition

Au début du XXe, la demeure a été habitée par des négociants en vin, ainsi que le témoigne la présence d'un ancien pressoir toujours en état dans une des granges, ainsi que des fûts sculptés reposant sur des coussins sur les piliers d'entrée de la propriété. À noter que le terroir du Clos Saint Gilles figure dans l'AOC " Coteaux du Loir. »

Ces caractéristiques ont été utilisées par Lionel Royer, membre de l’association, pour réaliser une exposition rappelant toute l’activité liée à la vigne qui a régné durant de nombreuses années sur le territoire de la commune du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Il y eut jusqu’à 29 patrons vignerons en 1866. En 1975, il n’en restait plus qu’un. Il en fut de même pour les tonneliers : 5 en 1866, 2 en 1936 et aucun en 1975. En 1836, la vigne couvrait 132,5 ha répartis sur 616 parcelles. Aujourd’hui, elles ont presque toutes été arrachées.

À côté des tableaux relatifs à cette activité quasi disparue, de nombreux outils et objets liés au travail de la vigne et du tonnelier étaient exposés et Lionel se faisait un plaisir d’expliquer, de commenter, de présenter l’ensemble du matériel et de répondre aux questions des personnes intéressées.

La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
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La convivialité

Dans ce cadre idyllique, une table, supervisée par Dominique et David, installée à l’ombre d’un tilleul et d’un superbe magnolia, présentait les publications de l’association mais invitait aussi les très nombreux visiteurs en restant dans le thème de la visite, à déguster quelques grappillons de raisin muscat et de se désaltérer avec un peu de jus de pomme local, les pommiers ayant depuis plusieurs années prit la place des vignes.

Pour les organisateurs, cette journée qui a déplacé 169 visiteurs (Brigitte tenait une comptabilité très précise) fut une vraie réussite. Les gens paraissaient très heureux de leur visite et ne semblaient pas vraiment pressés de quitter les lieux.

Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !
Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !

Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 17:31

Vendredi, en fin d’après-midi, les Saint-Paternois se rendaient en grand nombre à l’église pour un événement d’importance, l’inauguration de quelques-unes des statues de l’église : le groupe de l’adoration des mages et la vierge à l’enfant, ainsi que la mise en sécurité de Sainte Anne et la vierge enfant et de Saint Joachim.

En attendant les discours, Alice Dieval interpréta quelques pièces musicales à l’orgue, restauré en 2005, pour le plaisir de tous.

Il faut dire que cette église comme l’a fait remarquer M. Gilles Blieck, conservateur des monuments Historiques à la DRAC renferme de nombreuses œuvres d’un grand intérêt, reconnues très tôt en tant que telles et protégées par les monuments historiques dès 1892.

 

Une partie du public venu assisté à la cérémonie

Une partie du public venu assisté à la cérémonie

Quand tout le monde fut installé dans l’église, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, remercia les personnalités présentes, les personnes ayant œuvré à la restauration des statues et tous ses concitoyens attachés à ce patrimoine communal.

Il commença par un petit historique sur le bâtiment : « Construite du XIe au XVIe siècles, l’église possède nombre de statues classées. Elle est inscrite à l’inventaire des MH depuis 1947. Le groupe le plus apprécié est celui de l’adoration des mages datant du XVe siècle et qui serait l’œuvre du sculpteur Gervais Delabarre, mais dont l’origine reste floue. Ce groupe est composé de la Vierge qui tient l’enfant Jésus et entouré de Joseph, des mages Gaspard, Melchior et Balthazar et de deux anges adorateurs. »

En suivant les propositions de M. Blieck, le conseil précédent dirigé par M. Henri Zamarlik, avait décidé la réalisation de travaux de mise en valeur, de restauration et de sécurisation de ces œuvres, ce qu’ont, sans hésiter, décidé de poursuivre le conseil actuel et son maire Jean-Pierre Poupée.

Jean-Pierre Gaschet, conseiller départemental, prit la parole : « Je me réjouis de voir le travail fait ici dans une continuité républicaine. En terme touristique, ce travail de rénovation est très important. Il donne un attrait supplémentaire pour attirer les touristes sur le Pays de Racan. Le conseil départemental intervient pour aider les communes à la sauvegarde de leurs œuvres mais aussi pour tout le patrimoine du département ce qui représente un coût très important. Mon admiration est immense pour le travail minutieux qui a été réalisé ici, notamment sur les doigts des statues.»

Puis, ce fut au tour de Gilles Blieck de s’exprimer. Un vrai régal quand il a abordé son hypothèse sur la provenance probable du groupe de l’adoration des mages et ce qui avait motivé ses décisions lorsque la municipalité de l’époque avait fait appel à lui.

Les trois orateurs. De gauche à droite : Jean-Pierre Gaschet, Gilles Blieck et Jean-Pierre Poupée

Les trois orateurs. De gauche à droite : Jean-Pierre Gaschet, Gilles Blieck et Jean-Pierre Poupée

Écoutons-le : « Je me suis très tôt interrogé sur l’origine de ces nombreuses statues en terre cuite que l’on trouve dans cette église. Il y avait du XVIe au XVIIIe siècle, l’école du Mans qui était réputée pour ses terres cuites. Or, à l’époque, ce petit coin de Touraine, encore proche de la Sarthe, faisait partie de la province du Maine et, les œuvres produites connaissaient un réel succès et leur rayonnement était assez important. Les statues présentes ici sont datées du XVIIe siècle. Maintenant, on peut se poser la question « Pourquoi une statuaire aussi importante que le groupe des mages dans cette église ? » Plusieurs hypothèses ont été émises dont l’une que je ne peux pas retenir, c’est la provenance de l’abbaye voisine de la Clarté Dieu. Pourquoi, à mon avis ce n’est pas plausible ? L’abbaye de la Clarté Dieu est une abbaye cistercienne. La règle de Saint Benoît qui régit l’ordre cistercien prône le dépouillement, pas d’images d’êtres humains ou animaliers, excepté la vierge. Un travail sur l’inventaire a permis de retrouver une chronique sur l’abbaye bénédictine de Beaumont-les-Tours (XVIe) qui nous renseigne par une mention de 1618 sur ce groupe, œuvre de Gervais Delabarre, figure de proue de cette production dans la province du Maine. Ceci laisse à penser que le groupe de l’adoration des mages pourrait provenir de cette abbaye. Votre groupe qui se trouvait entassé dans un enfeu a dû arriver là après la Révolution. Il faut savoir qu’en 1801, avec la signature du concordat, beaucoup d’églises qui avaient été fermées pendant la Révolution, ont été rouvertes et il a fallu les meubler par des œuvres provenant de différents édifices religieux : abbayes, couvents,… En 2002, au Louvre, eut lieu une exposition sur des statues en terre cuite datant de l’époque de l’école du Mans et en 2003, c’est l’abbaye de l’Épau, au Mans qui accueillait une telle exposition où figuraient deux des statues de votre groupe de l’adoration des mages que vous leur aviez prêtées. Parmi les pièces remarquables de l’église, on peut citer les deux retables, et des statues réalisées par Charles Hoyau comme la Vierge à l’enfant, restaurée également, Sainte Anne et la vierge enfant, Saint Joachin, toutes sécurisées maintenant. L’opération de restauration de ces statues était urgente. Commencé en 1990, le travail n’avait pas été achevé. Dans l’enfeu, les œuvres entassées étaient en mauvais état de conservation et pas du tout sécurisées. Pour présenter ce groupe dans son état d’origine, nous avons mené une grande concertation avec Olivier Rolland et le choix de l’emplacement dans la petite chapelle a été très vite évident. La cloison pour laisser libre l’accès à l’orgue et la grille en fer forgé placée devant mettent bien en valeur le groupe restauré. »

Il termina en remerciant et félicitant tous ceux qui ont travaillé avec Olivier Rolland, conservateur et restaurateur de sculptures. « On ne confie pas de telles œuvres à n’importe qui. Ici, ils avaient tous au moins bac+5 et de solides formations. »

Ses remerciements allèrent aussi à la municipalité « pour sa constance dans la tenue de la restauration, pour sa bonne conscience de la valeur de ce patrimoine, trésor dont elle est dépositaire. Il faut que ce trésor retourne aux citoyens en leur permettant de venir l’admirer en laissant l’église ouverte dans la journée pour les utilisateurs mais aussi tous les touristes de passage. »

Bénédiction des statues
Bénédiction des statues
Bénédiction des statues

Bénédiction des statues

Après quelques notes de musique, ce fut au tour du prêtre, le père Oniossou, d’entrer en action. Après quelques mots, il bénit le groupe bien mis en valeur dans ce nouvel espace.

Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié

Le verre de l'amitié

Puis, Jean-Pierre Poupée invita tout le monde à partager le verre de l’amitié dans le jardin du presbytère.

 

Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant
Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant

Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant

Quelques chiffres :

Coût total : 104 000 € HT

Subvention de la DRAC : 47 908 €

Subvention du conseil départemental : 21 971 €

Participation de la commune : 33 300 €

 

L'église sera ouverte demain dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Les artisans ayant oeuvré à la restauration des staues au côté de Jean-Pierre Poupée, 2e à droite et Gilles Blieck derrière lui

Les artisans ayant oeuvré à la restauration des staues au côté de Jean-Pierre Poupée, 2e à droite et Gilles Blieck derrière lui

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:15

Depuis quelques années, l’AVE (association des Amis de la Vallée de l’Escotais) présidée par Jacky Orgeur, organise une manifestation ayant pour but de promouvoir les attraits touristiques et économiques du pays de Racan.

Après le château de la Roche-Racan, l’abbaye de la Clarté-Dieu, les châteaux d’Hodebert et de la Fougeraie, tous situés sur la commune de Saint-Paterne-Racan, c’est au tour du manoir de Vaudésir, sis sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, d’accueillir cette journée découverte et bien vivre au Pays de Racan dans une ambiance à la fois médiévale et Renaissance.

Ce joli manoir, inscrit le 21 mai 1947 à l’inventaire des monuments historiques, ne manque pas d’attirer le regard des personnes qui empruntent la route reliant Saint-Christophe à Dissay-sous-Courcillon.

Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir

Quelques vues actuelles du manoir

Un peu d’histoire

Le fief de Vaudésir relevait de la baronnie de Saint-Christophe et à partir de 1667 du Duché-Pairie de la Vallière. En 1532, René Bonamour, marchand à Tours fait construire le château pour son fils, il est décrit, comme "une grande maison garnie de 7 cheminées, 4 tours au coin de la maison, une chapelle, un colombier, cours, courtines et jardin, le tout enclos de fossés", dans l'acte de vente de 1558, fait à François Massicault, marchand à Tours. Sa fille Jeanne, veuve de Guillaume Dargouges transmet en 1593 le château à ses filles. Par le mariage d'une d'elles avec François Testu, Vaudésir devient la propriété de la famille Testu de 1625 à 1719. Le procès-verbal des réparations du 7 février 1720 précise l'état des bâtiments : "3 bâtiments bâtis en comble et couverts d'ardoise, le bâtiment Est était composé au rez-de-chaussée d'une cuisine, d'un office, d'un vestibule avec escalier, et 2 celliers, à l'étage d'une chambre et d'un cabinet et de 2 salles à cheminée, à l'extrémité de cette aile, un escalier de bois à marches tournantes desservait l'aile Est et la galerie".

Cette disposition, à l'exception de la chapelle, est restée pratiquement inchangée. On remarque néanmoins que l'aile Nord était percée à l'origine, à l'étage, de baies en arc en plein cintre, dont des traces subsistent, et qu'elles ont été remplacées par des fenêtres à meneaux, surmontées d'un fronton, datant du 1er tiers du 17e siècle. Certaines fenêtres, notamment sur le pavillon d'angle Nord-Ouest, étaient encore pourvues de grilles (jusque dans les années 1980) indiquant un aspect défensif encore nécessaire au 16e siècle.

Au cours des 18e et 19e siècles, plusieurs propriétaires se succédèrent et ce, jusqu’en 1970 où il est reçu en héritage par Mme Amiot, mère du propriétaire actuel. L'aile Ouest encore visible sur le cadastre de 1834 a depuis été détruite, il en subsiste néanmoins le pavillon Nord.

Les corps de logis sont couverts d'un toit en croupe et les pavillons de toit en pavillon. Les façades sont ornées de fenêtres à meneaux surmontées de lucarnes en pierre de taille à baies géminées surmontées d'un fronton triangulaire. Des armoiries placées sur la façade sud de la galerie nord, sont martelées. Les formes entrelacées pourraient évoquer celle de léopards, armes de la famille Testu, propriétaire au 17e siècle portant "D'or à 3 lions léopardés, de sable, armés et lampassés de gueules l'un sur l'autre, celui du milieu contre passant."

Entouré de douves qui subsistent, mais sont en partie asséchées, et que franchit au sud un pont, le manoir comprend à l'est un corps de logis principal dont le rez-de-chaussée a son sol plus bas que celui de la cour. À son angle sud-est, ce bâtiment est accompagné d'une tour de défense carrée plongeant dans la douve.

Sur une carte postale du début du 20e siècle, on peut lire comme légende : château abandonné.

Cartes postales datant du début du 20e siècle
Cartes postales datant du début du 20e siècle

Cartes postales datant du début du 20e siècle

Frédéric Amiot, le propriétaire du manoir, est très attaché à son patrimoine qui a su conserver son cachet originel et dont il n’hésite pas à faire la promotion avec fierté.

À la retraite depuis quelques mois, il se plait à dire : « À la Révolution, le manoir fut vendu à un capitaine de cavalerie et sa chapelle a probablement été détruite à cette époque. Je passe ici maintenant la majeure partie de mon temps. Mais en hiver, comme il n’y a pas de chauffage, c’est difficile de pouvoir y vivre.»

Il a entrepris depuis peu d’importants travaux de rénovation sur les toitures et les cheminées extérieures.

Frédéric Amiot, deuxième à gauche, avec des membres de l'AVE dont Jacky Orgeur (4e à gauche) et Philippe Larus, d'Histoire et Patrimoine (à droite)

Frédéric Amiot, deuxième à gauche, avec des membres de l'AVE dont Jacky Orgeur (4e à gauche) et Philippe Larus, d'Histoire et Patrimoine (à droite)

C’est donc dans ce cadre verdoyant qu’exposants, acteurs et promeneurs, pourront profiter, dès le samedi soir, au cours d’un repas champêtre égayé par quelques anecdotes proposées par l’association Histoire et Patrimoine et M. Frédéric Amiot, devant la superbe façade Renaissance du manoir, d’un beau week-end à la campagne.

Les festivités commenceront à 18 h, le samedi et se poursuivront le dimanche avec de nombreuses animations qui seront proposées tout au long de la journée.

Le manoir est une propriété privée qui ne se visite pas.

(La documentation historique est fournie en partie par le site http://www.actuacity.com/saint-christophe-sur-le-nais_37370/monuments/

 

Renseignements et contact :

Cette manifestation se déroulera les 24 et 25 septembre 2016. Entrée gratuite. Parking sur place.

Page facebook AVE amis de la vallée de l’Escotais

 tourismeracan@gmail.com

Jacky Orgeur : 02 47 29 29 00

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 14:44
Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

L'affiche officielle des Journées du Patrimoine

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

À Saint-Christophe-sur-le-Nais : Dimanche 18 septembre

Une exposition complètera les visites de la chapelle et du Clos Saint Gilles

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

À Bueil-en-Touraine

Comme toujours, une semaine riche en événements

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

Saint-Paterne-Racan

L'abbaye de la Clarté-Dieu

Le fascicule des Journées du Patrimoine en Indre-et-Loire

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 13:20

Visites couplées de la chapelle et du Clos Saint-Gilles

 

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’association Histoire et Patrimoine accueillera le dimanche 18 septembre les visiteurs désireux de découvrir ou de mieux connaître Saint-Christophe-sur-le-Nais. Deux sites, tous deux placés sous le vocable de Saint Gilles, seront exceptionnellement proposés à la visite. L’ouverture de la chapelle (fondée au XIIe, construite au XVe, restaurée en 1979) permettra d’admirer plusieurs statuettes en terre cuite polychrome et d’évoquer le culte au saint dont elle porte le nom.

 

 

La chapelle Saint Gilles

La chapelle Saint Gilles

De même, les jardins récemment restaurés du Clos Saint Gilles, attenant à la chapelle, seront accessibles aux visiteurs. La présentation du domaine et la découverte du pressoir permettront de se souvenir du passé viticole de la commune.

Le Clos Saint Gilles

Le Clos Saint Gilles

Sur le plan pratique :

La Chapelle Saint Gilles se trouve sur la petite route (D438) qui monte de Saint-Christophe en direction de la route du Mans à Tours (D938). Du bourg, elle est indiquée au départ du carrefour de la voie de chemin de fer, au faubourg de Vienne.

Visites de la Chapelle Saint Gilles à 15h, 16h et17h.

Visites des jardins et du pressoir du Clos Saint Gilles à 15h30, 16h30 et 17h30.

Entrées libres et gratuites

Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18

Pour vous y rendre
Pour vous y rendre

Pour vous y rendre

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 15:27

Dimanche, à l’initiative de Maxime Guinard, chargé du tourisme mais aussi de la communication et du développement économique à la communauté de communes Pays de Racan, et Didier Descloux, vice-président responsable de la commission culture-tourisme, se tenait la 3ème journée découverte intitulée : « Autour de Neuvy-le-Roi et Bueil-en-Touraine ».

 

Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues
Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues

Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues

Le matin à Neuvy-le-Roi

La journée débuta à 11 h, sur la place du Mail de Neuvy-le-Roi où, une centaine de personnes s’était rassemblée autour de Madeleine Fargues, présidente des Amis de la Chapelle Saint-André, nouveau point info tourisme de la CCPR. C’est donc à la suite de Madeleine que ces personnes purent découvrir, en empruntant des passages peu connus du public, l’histoire du village de Neuvy-le-Roi, par son bâti ancien et ses jardins : l’ancien cimetière à la place du mail, le lavoir de la petite lessive détruit dans les années 70, l’église construite au VIème siècle, modifiée au XIIème et agrandie au XVIème, les halles, sur l’actuelle place, créées par Jacques de Beaune avec une prison, une justice seigneuriale et la construction de la mairie par l’architecte Boileau constructeur du Grand Palais à Paris, fin XIXème.

Cette visite placée sous le signe du patrimoine retint l’attention des participants pendant une bonne heure puis, tous se retrouvèrent à la chapelle Saint-André, où Anne Piégu, photographe, présenta son exposition de photographies mettant en scène des personnes du territoire. On pouvait noter dans l’assistance la présence de Madame Babonnaux qui donna pour 1 € symbolique le bâtiment chargé d’histoire à la communauté de communes

Pique-nique urbain devant la chapelle

Pique-nique urbain devant la chapelle

Un apéritif suivi d’un pique-nique sur le parvis de la chapelle, offerts par la CCPR aux personnes présentes, termina cette première partie du programme.

L’après-midi démarra vers 14 h, par une randonnée pédestre de 5 km partant de l’étang des Arguillonnières, encadrée par le club rando de la Castelvalerie autour de Neuvy-Le-Roi. Vu la forte chaleur qui régnait ce jour-là, les amateurs de marche furent un peu moins nombreux que ce qui était attendu car, « on n’a pas idée de nous faire marcher avec une chaleur pareille ! »

Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine
Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine

Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine

Poursuite de la découverte à Bueil-en-Touraine

Puis, entre 16 et 18 h, c’est sur Bueil-en-Touraine que les nombreux participants à la journée se retrouvèrent pour une déambulation dans le village sous la chaleur ou/et une visite au frais dans la collégiale, le tout organisé par l’association « Autour de la Collégiale ».

Les sacs pique-nique, prévus également pour une centaine de personnes, furent distribués dès 18 h 30, et les gens pouvaient s’installer dans le terrain situé sous le parking de la salle des fêtes soit sur des tables soit sur l’herbe pour se sustenter avec les repas préparés par La Bonne Franquette d’Épeigné-sur-Dême.

Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel
Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel
Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel

Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel

Pendant ce temps, par groupe d’une vingtaine, les personnes pouvaient entrer dans le planétarium installé à l’intérieur de la salle des fêtes, pendant une vingtaine de minutes, et pénétrer dans la voûte céleste avec le ciel du jour pour écouter Bertrand Milteau expliquer les étoiles, les constellations, les galaxies.

"Depuis la nuit des temps, les Hommes, toutes générations et origines confondues, observent le ciel, pour le plaisir et pour comprendre l’Univers, la place de la Terre et sa propre histoire. Chacun d’entre nous s’est un jour retrouvé sous un ciel étoilé, contemplatif, admiratif, intrigué. Mais la plupart d’entre nous ne connaissent pas l’astronomie, discipline à caractère scientifique difficile d’abord. Le but de mes interventions est de rendre accessible à toutes et tous, les merveilles de l’Univers, si fascinantes et passionnantes en venant à votre rencontre, où que vous vous trouviez en France. Ce soir, vous découvrirez les reliefs de la Lune, les anneaux de Saturne, les tempêtes et satellites de Jupiter ainsi que les nébuleuses, galaxies et amas d’étoiles à travers des instruments d’astronomie de grande qualité.”

Chacun a pu voir la sonde Curiosity se poser sur Mars, apprendre que sur Mars existe le volcan le plus haut qui puisse exister avec ses 14 km de hauteur, découvrir les anneaux de Saturne et leur composition faite de milliers de roches dures, apprendre à reconnaître la position de l’étoile polaire par rapport à la Grande Ourse et celle d’Arturus appelée aussi la Gardienne des ours…

Quand on lui demande : « Où se trouve l’étoile du berger ? », il répond : « C’est celle qui apparaît la première. En ce moment, c’est Mars, mais pour peu de temps. Ensuite, ce sera de nouveau Vénus. »

Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux
Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux

Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux

Puis, lorsque la nuit commença à tomber, au stand de la LPO, on pouvait assister à la projection d’un film sur les chauves-souris et partir par petits groupes à la rencontre de ces petits mammifères. Les chauves-souris ne donnent naissance qu’à un seul petit par an. Même après les naissances, avec leur petit accroché à elles, elles chassent toute la nuit pour se nourrir et peuvent parcourir jusqu’à 80 à 100 km. Sur 41 espèces présentes en Europe, on en dénombre 34 en France. Dans notre secteur, on trouve surtout des pipistrelles.

Beaucoup de patience pour admirer le magnifique spectacle offert par la voûte céleste

Beaucoup de patience pour admirer le magnifique spectacle offert par la voûte céleste

Et, installés sur la hauteur, des télescopes positionnés par Bertrand Milteau, permirent d’admirer en direct Mars, Saturne, l’étoile polaire, et quelques nébuleuses. Le ciel parfaitement étoilé permit aux nombreux aficionados de mieux connaître notre système scolaire. La voie lactée apparut clairement à tous les regards tournés vers le ciel et de nombreuses étoiles filantes firent jaillir des « Oh, en voilà une ! Une autre !... »

Et, vers 23 h 30, le vaisseau spatial international passa au-dessus des têtes à Bueil-en-Touraine : grand moment magique pour tous.

L’observation se prolongea assez tard et, c’est avec plein d’étoiles dans les yeux que les nombreux participants reprirent le chemin de leur domicile et firent sûrement de beaux rêves.

La carte du ciel pour la nuit des étoiles du 5 au 7 août 2016

La carte du ciel pour la nuit des étoiles du 5 au 7 août 2016

Tous ceux qui ont pu profiter de cette nouvelle journée de découverte du Pays de Racan, ont su apprécier ces belles initiatives qu’elles souhaitent voir se renouveler l’an prochain. Chacun s’accorde pour remercier les porteurs de ces projets et bien sûr la Communauté de communes Pays de Racan dont quelques élus étaient présents parmi la très nombreuse assistance.

Laissons Didier Descloux apporter une conclusion à cette première expérience : « Nous sommes prêts à recommencer, ça a permis aux gens du territoire de visiter des sites qu’ils ne connaissaient pas et à ceux de l’extérieur, Tours et sa couronne, de découvrir notre Pays de Racan ».

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  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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