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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:52

Après avoir fait découvrir le Pays de Racan aux amateurs de randonnées enrichissantes sur le plan tant historique que patrimonial, les membres du CA de l’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » ont décidé d’élargir un peu le territoire à découvrir et, comme l’a dit le président, Philippe Larus, à la quarantaine de randonneurs présents : « Nous étendons depuis quelques années notre champ d’action. Nous étions l’an dernier à Château-la-Vallière avec Fabrice, l’année précédente à Château-du-Loir avec Lionel. Nous quittons cette année les milieux semi-urbains pour renouer avec la vraie randonnée de campagne. » Puis suivirent les remerciements d’usage aux diverses personnes ayant contribué à l’organisation de cette randonnée.

Il faut dire que la visite de Sonzay présentait pour les adhérents d’Histoire et Patrimoine et les amis d’Autour de la collégiale de Bueil présents ce jour, un certain intérêt. Écoutons Philippe Larus : « Nous sommes très heureux, nous qui nous intéressons de longue date à la famille de Bueil et au poète Racan, de découvrir avec vous tout à l’heure les extérieurs du château de La Motte. Racan est venu ici, chez sa cousine, Anne de Bueil qui fut sa bonne fée, sa protectrice. Elle le recueille tout enfant à la mort de ses parents et le conduit à Paris car elle est mariée à Roger de Saint Lary, duc de Bellegarde, un grand du royaume, intime du roi Henri IV. Et c’est là que Racan, adolescent, rencontrera le poète Malherbe qui va en quelques années l’initier à son art… »

Prêts pour le départ
Prêts pour le départ

Prêts pour le départ

Cette entrée en matière faite, les marcheurs se sont mis en route parmi les vergers et ont pu découvrir assez rapidement une belle petite loge de vigne bien entretenue. Cette première halte fut l’occasion de relater brièvement l’histoire de Sonzay : « Le nom de Sonzay est connu dès le IXe siècle. L’occupation précoce du territoire est attestée par la découverte d’outils du Néolithique, ici même, aux étangs de La Motte-Sonzay. Au Xe siècle, Hugues d’Alluye, seigneur de Saint-Christophe et de La Motte-Sonzay, offre une partie des domaines du territoire de Sonzay aux moines défricheurs de Marmoutier. Ces derniers fondent le prieuré à l’origine du bourg. »

Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne

Première halte : la loge de vigne

Après cette courte pause, tout le monde se remit en marche vers une surprise annoncée par le président. Et quelle surprise ! La belle loge de bruyère de Cheray, découverte lors du repérage de la marche par quelques organisateurs. « Cette loge, » selon le propriétaire, « aurait entre 100 et 150 ans. Elle est constituée de perches d’acacias et de châtaigniers. Elle mesure 13 mètres de long pour 6 de haut. » Il l’a restaurée il y a peu de temps.

Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère

Seconde halte : la loge de bruyère

Et, pour les membres d’Histoire et Patrimoine, une autre surprise était au rendez-vous : des silex branchus tels que le docteur Guignard décrivait dans un bulletin de la Société archéologique de Touraine en 1880 : « Une bien curieuse découverte : des os fossiles ayant dû appartenir à de grands mammifères antédiluviens trouvés sur la commune de Saint-Christophe… »

Thierry montre le "silex branchu"

Thierry montre le "silex branchu"

Après que chacun ait pu apprécier ces découvertes, les marcheurs reprirent leur route jusqu’à un carrefour indiquant la direction « Le Gast ». Ce lieu-dit abrite une ancienne commanderie de templiers, devenue la propriété de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, avant d’être rattachée à la commanderie de Ballan. Les bâtiments ont été transformés en exploitation agricole depuis plusieurs siècles. Le seul vestige de l’ancienne commanderie est une chapelle gothique, datant du XIIIe, dont la façade est percée d’une porte en arc brisé.

Troisième halte au carrefour du Gast

Troisième halte au carrefour du Gast

À l’arrivée dans le bourg, c’est devant le kiosque à musique daté de 1882, qu’eut lieu un nouvel arrêt. C’est Fabrice Mauclair qui prit la parole pour parler de ce bâtiment et de la société de musique de Sonzay : « Ce kiosque octogonal, une des curiosités de Sonzay, est construit sur une base de laitiers provenant de l’exploitation de minerai de fer de Château-la-Vallière. Ce pavillon a toujours servi de local pour la fanfare. L’harmonie Sainte-Cécile de Sonzay a été fondée en 1868 par Valentin Fouquet. Depuis sa fondation, peu de chefs se sont succédé à sa tête. De père en fils pendant plus d’un siècle, ils sont au nombre de cinq seulement avec, entre autres, un artiste de haute qualité, poète et musicien : Félix Gajard qui marqua la société de sa forte empreinte pendant quarante ans. »

Halte devant le kiosque à musique
Halte devant le kiosque à musique

Halte devant le kiosque à musique

Ce Félix Gajard a eu un fils qui a donné son nom à une rue du village « la rue Dom Gajard ». Ce religieux a sa photo dans l’église Saint Genest du XIIe siècle, édifice que les marcheurs ont pu visiter et y admirer un vitrail du XVIe et de belles statues.

Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église

Philippe montre l'évolution de l'église

Ensuite, petite halte devant deux beaux piliers d’entrée à la Jabinière. Les jabinières étaient au XVe et XVIe siècles des fossés ou douves de 3 mètres de profondeur, qui entouraient le bourg.

L'entrée de La Jabinière

L'entrée de La Jabinière

Un petit arrêt devant l’un des lavoirs communaux dont la particularité provient du fait qu’il est alimenté par la source de Saint Genest, ainsi appelée car, selon la légende, elle permettrait grâce au saint, de redonner la vue aux aveugles.

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

L’heure avançant, il fallut accélérer un peu le pas mais cela n’empêcha pas de remarquer une maison bien fleurie et possédant un linteau original présentant Bacchus.

Honneur à Bacchus !
Honneur à Bacchus !

Honneur à Bacchus !

À partir de là, deux kilomètres de marche sans arrêt jusqu’au moulin de Varennes où un poème de Félix Gajard fut lu par Monique Royer ....

Lecture du poème de Félix Gajard
Lecture du poème de Félix Gajard

Lecture du poème de Félix Gajard

...avant d’atteindre le château de La Motte pour y découvrir les extérieurs et d’en avoir un petit historique : « Ancienne châtellenie qui relevait des châteaux de Tours et La Vallière. Il a appartenu à la puissante famille de Bueil. Pierre de Bueil entreprend la construction d'un chastel en 1380. Construit à l'emplacement d'un édifice féodal des XIIe et XVIe siècles, par Antoine de Loubes, panetier du roi, le château s'élevait primitivement sur un plan quadrangulaire. Quatre tours renforçaient les angles et l'accès se faisait par une poterne avec pont-levis. Au XIXe siècle, les deux ailes joignant la tour de la chapelle furent abattues et la cour devint une terrasse. Sur cette terrasse se développent deux façades du XVIe siècle, séparées par une tour polygonale renfermant l'escalier, dont la construction paraît remonter au XIXe siècle et qui a conservé une porte gothique avec fleuron et pinacles. »

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Et, pour terminer cette matinée bien remplie à la découverte de Sonzay, chacun fut invité à partager le verre de l’amitié offert par l’association « Histoire et Patrimoine ».

Prochaine manifestation :

Promenade crépusculaire : samedi 1er juillet, à 18 h. Découverte des lieux-dits de Saint-Christophe.

 

 

Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée

Le verre de l'amitié termine cette matinée

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:14

L’association « Histoire et Patrimoine » s’est associée aux propriétaires du Clos Saint-Gilles, Jean et Thierry, et, ensemble, ils ont consacré le dimanche du patrimoine à l’évocation de saint Gilles en proposant des visites guidées de la chapelle et des jardins de la propriété voisine.

Après avoir été récurée aussi bien que possible et ornée de divers mobiliers religieux émanant de la collection de Thierry, la chapelle avait fière allure pour accueillir les visiteurs. Certains la connaissaient de longue date mais étaient heureux de la trouver ouverte à cette occasion. Quelques anecdotes sur la sauvegarde de l’édifice, « enfoui sous les ronces et la végétation, n’ayant plus de toiture, entouré d’arbres énormes que l’abbé Roussel a décidé de faire abattre et c’est lui qui a fait dégager la végétation» ont été plusieurs fois rappelées par les personnes âgées de la commune ou de Saint-Paterne-Racan venues en voisines.

Philippe Larus et Fabrice Mauclair, respectivement président et vice-président de l’association ont quant à eux dévoilé l’historique de la chapelle, des activités qui s’y passaient sans oublier de présenter le saint qui a donné son patronyme au lieu.

Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle
Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle

Un bon orateur et un auditoire intéressé par l'histoire de la chapelle

Histoire de la chapelle

L'acte de fondation de la chapelle a été rédigé le 23 juillet 1122 dans l'église de Châteaux (Château-la-Vallière). Par cet acte, Pétronille, veuve de Geoffroy de Sonzay, donnait au prieur et aux religieux de Saint-Christophe tous les biens qu'elle possédait à Châteaux, à condition qu'ils bâtissent et desservent près de leur prieuré un sanctuaire en l'honneur de saint Gilles. L'édifice, construit sur le coteau de la rive droite de l'Escotais, à 750 m à vol d'oiseau de l'église et du prieuré, en bordure de l'ancienne route de Saint-Christophe à Tours, dépendait de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. À proximité, se tenait certainement la célèbre foire aux chevaux de Saint-Christophe.

Au début du XVe siècle, la chapelle est reconstruite par le prieur de Saint-Christophe, Jehan Gratius. Des fresques, recouvrant les murs et les voûtes, ont sans doute été réalisées à cette époque. L'abbé Bossebœuf, en 1891, atteste qu'il en subsistait alors de beaux restes. Au XVe siècle, un cimetière jouxtait la chapelle. En 1979, l'édifice a été restauré par la municipalité avec l'aide de toute la population (une somme de 12 421 francs a été recueillie ainsi que des dons de tuiles).

Au XIXe siècle, un pèlerinage rassemblait, tous les 1er septembre, de nombreux fidèles venus particulièrement de l'Anjou et du Maine. Une procession se rendait en chantant de l'église paroissiale à la chapelle ; les mendiants s'alignaient le long du parcours, espérant des aumônes. Une foire aux melons se tenait à Saint-Gilles à cette occasion.

La chapelle abrite trois statuettes du XIXe siècle en terre cuite polychrome : à gauche un saint moine, représentant peut-être saint Benoît, au centre saint Christophe, dont le nom signifie « qui porte le Christ » ; à droite, saint Gilles. Au mur Sud, une statue très naïve en tuffeau, est dite « Vierge au lévrier ».

Les statues en terre cuite : de g à d St Benoît, St Christophe, St Gilles

Les statues en terre cuite : de g à d St Benoît, St Christophe, St Gilles

La légende de saint Gilles

La popularité médiévale de saint Gilles, ermite et abbé bénédictin du VIIe siècle, est née d'un épisode légendaire, « la messe de saint Gilles » : Charles Martel (ou Charlemagne) n'osant confesser un grave péché, demanda à l'ermite de le tirer de ce mauvais pas. Le lendemain, durant la messe du saint moine, un ange déposa sur l'autel un parchemin où le péché inavouable était inscrit. Au fur et à mesure que s'égrenèrent les oraisons du saint, les caractères s'effacèrent.

De là se répandit la croyance selon laquelle l'invocation à saint Gilles dispensait de la confession, dispense déclarée contraire à la foi chrétienne par le Concile de Trente.

En Touraine, saint Gilles passait pour guérir le cancer, parfois appelé « mal de saint Gilles ».

À la découverte des jardins
À la découverte des jardins
À la découverte des jardins

À la découverte des jardins

Les jardins de Saint Gilles

Cette visite achevée, les personnes étaient invitées à se rendre dans les jardins voisins où Jean leur en contait l’histoire.

Quand ils ont acheté la propriété, les jardins n’existaient plus. Ils ont donc entrepris un énorme travail de remise en état pour leur redonner un peu d’éclat et leur aspect originel. Le choix des plantes en fonction de la place occupée, les espaces, les volumes, les couleurs, rien n’est laissé au hasard et le résultat est un régal pour les yeux.

Un petit historique sur leur maison intéressa également les curieux ravis de pouvoir pénétrer dans cette belle propriété.

Explications sur la maison
Explications sur la maison

Explications sur la maison

Le clos Saint-Gilles

Cette demeure fin XVIIIe de style directoire est attenante à la Chapelle saint Gilles qui faisait partie de la propriété au XIXe. L'édifice est bâti en tuffeau avec un fronton triangulaire sculpté typique du Directoire. Sa façade est orientée au Sud sud ouest face à la chapelle. À l'arrière de la bâtisse subsiste les restes d'une douve, toujours en eau qui à l'origine et selon des plans anciens faisait le tour de la propriété.

La bâtisse comporte une partie centrale faisant face à l'allée d'accès principale et deux ailes latérales. Elle comporte un étage. Elle présente en outre d'intéressants piliers de tuffeau aux chapiteaux sculptés, tant dans la cour qu'au portail extérieur donnant sur la rue saint Gilles.

Au cours du XIXe, le Clos Saint Gilles (ou Villa Saint Gilles), a eu un temps la vocation de pension de famille, le propriétaire étant alors M. Mongendre, maire de Saint Christophe. ".

Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir
Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir
Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir

Lionel présente l'exposition située auprès du pressoir

Outils en lien avec le travail de la vigne et du vin

Outils en lien avec le travail de la vigne et du vin

L’exposition

Au début du XXe, la demeure a été habitée par des négociants en vin, ainsi que le témoigne la présence d'un ancien pressoir toujours en état dans une des granges, ainsi que des fûts sculptés reposant sur des coussins sur les piliers d'entrée de la propriété. À noter que le terroir du Clos Saint Gilles figure dans l'AOC " Coteaux du Loir. »

Ces caractéristiques ont été utilisées par Lionel Royer, membre de l’association, pour réaliser une exposition rappelant toute l’activité liée à la vigne qui a régné durant de nombreuses années sur le territoire de la commune du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Il y eut jusqu’à 29 patrons vignerons en 1866. En 1975, il n’en restait plus qu’un. Il en fut de même pour les tonneliers : 5 en 1866, 2 en 1936 et aucun en 1975. En 1836, la vigne couvrait 132,5 ha répartis sur 616 parcelles. Aujourd’hui, elles ont presque toutes été arrachées.

À côté des tableaux relatifs à cette activité quasi disparue, de nombreux outils et objets liés au travail de la vigne et du tonnelier étaient exposés et Lionel se faisait un plaisir d’expliquer, de commenter, de présenter l’ensemble du matériel et de répondre aux questions des personnes intéressées.

La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry
La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry

La convivialité est toujours présente lors des manifestations d'Histoire et Patrimoine. Merci à Jean et à Thierry

La convivialité

Dans ce cadre idyllique, une table, supervisée par Dominique et David, installée à l’ombre d’un tilleul et d’un superbe magnolia, présentait les publications de l’association mais invitait aussi les très nombreux visiteurs en restant dans le thème de la visite, à déguster quelques grappillons de raisin muscat et de se désaltérer avec un peu de jus de pomme local, les pommiers ayant depuis plusieurs années prit la place des vignes.

Pour les organisateurs, cette journée qui a déplacé 169 visiteurs (Brigitte tenait une comptabilité très précise) fut une vraie réussite. Les gens paraissaient très heureux de leur visite et ne semblaient pas vraiment pressés de quitter les lieux.

Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !
Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !

Ascott et Virgule avaient mis leur tenue de gala pour vous recevoir. Ils vous disent au revoir !

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 17:31

Vendredi, en fin d’après-midi, les Saint-Paternois se rendaient en grand nombre à l’église pour un événement d’importance, l’inauguration de quelques-unes des statues de l’église : le groupe de l’adoration des mages et la vierge à l’enfant, ainsi que la mise en sécurité de Sainte Anne et la vierge enfant et de Saint Joachim.

En attendant les discours, Alice Dieval interpréta quelques pièces musicales à l’orgue, restauré en 2005, pour le plaisir de tous.

Il faut dire que cette église comme l’a fait remarquer M. Gilles Blieck, conservateur des monuments Historiques à la DRAC renferme de nombreuses œuvres d’un grand intérêt, reconnues très tôt en tant que telles et protégées par les monuments historiques dès 1892.

 

Une partie du public venu assisté à la cérémonie

Une partie du public venu assisté à la cérémonie

Quand tout le monde fut installé dans l’église, Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, remercia les personnalités présentes, les personnes ayant œuvré à la restauration des statues et tous ses concitoyens attachés à ce patrimoine communal.

Il commença par un petit historique sur le bâtiment : « Construite du XIe au XVIe siècles, l’église possède nombre de statues classées. Elle est inscrite à l’inventaire des MH depuis 1947. Le groupe le plus apprécié est celui de l’adoration des mages datant du XVe siècle et qui serait l’œuvre du sculpteur Gervais Delabarre, mais dont l’origine reste floue. Ce groupe est composé de la Vierge qui tient l’enfant Jésus et entouré de Joseph, des mages Gaspard, Melchior et Balthazar et de deux anges adorateurs. »

En suivant les propositions de M. Blieck, le conseil précédent dirigé par M. Henri Zamarlik, avait décidé la réalisation de travaux de mise en valeur, de restauration et de sécurisation de ces œuvres, ce qu’ont, sans hésiter, décidé de poursuivre le conseil actuel et son maire Jean-Pierre Poupée.

Jean-Pierre Gaschet, conseiller départemental, prit la parole : « Je me réjouis de voir le travail fait ici dans une continuité républicaine. En terme touristique, ce travail de rénovation est très important. Il donne un attrait supplémentaire pour attirer les touristes sur le Pays de Racan. Le conseil départemental intervient pour aider les communes à la sauvegarde de leurs œuvres mais aussi pour tout le patrimoine du département ce qui représente un coût très important. Mon admiration est immense pour le travail minutieux qui a été réalisé ici, notamment sur les doigts des statues.»

Puis, ce fut au tour de Gilles Blieck de s’exprimer. Un vrai régal quand il a abordé son hypothèse sur la provenance probable du groupe de l’adoration des mages et ce qui avait motivé ses décisions lorsque la municipalité de l’époque avait fait appel à lui.

Les trois orateurs. De gauche à droite : Jean-Pierre Gaschet, Gilles Blieck et Jean-Pierre Poupée

Les trois orateurs. De gauche à droite : Jean-Pierre Gaschet, Gilles Blieck et Jean-Pierre Poupée

Écoutons-le : « Je me suis très tôt interrogé sur l’origine de ces nombreuses statues en terre cuite que l’on trouve dans cette église. Il y avait du XVIe au XVIIIe siècle, l’école du Mans qui était réputée pour ses terres cuites. Or, à l’époque, ce petit coin de Touraine, encore proche de la Sarthe, faisait partie de la province du Maine et, les œuvres produites connaissaient un réel succès et leur rayonnement était assez important. Les statues présentes ici sont datées du XVIIe siècle. Maintenant, on peut se poser la question « Pourquoi une statuaire aussi importante que le groupe des mages dans cette église ? » Plusieurs hypothèses ont été émises dont l’une que je ne peux pas retenir, c’est la provenance de l’abbaye voisine de la Clarté Dieu. Pourquoi, à mon avis ce n’est pas plausible ? L’abbaye de la Clarté Dieu est une abbaye cistercienne. La règle de Saint Benoît qui régit l’ordre cistercien prône le dépouillement, pas d’images d’êtres humains ou animaliers, excepté la vierge. Un travail sur l’inventaire a permis de retrouver une chronique sur l’abbaye bénédictine de Beaumont-les-Tours (XVIe) qui nous renseigne par une mention de 1618 sur ce groupe, œuvre de Gervais Delabarre, figure de proue de cette production dans la province du Maine. Ceci laisse à penser que le groupe de l’adoration des mages pourrait provenir de cette abbaye. Votre groupe qui se trouvait entassé dans un enfeu a dû arriver là après la Révolution. Il faut savoir qu’en 1801, avec la signature du concordat, beaucoup d’églises qui avaient été fermées pendant la Révolution, ont été rouvertes et il a fallu les meubler par des œuvres provenant de différents édifices religieux : abbayes, couvents,… En 2002, au Louvre, eut lieu une exposition sur des statues en terre cuite datant de l’époque de l’école du Mans et en 2003, c’est l’abbaye de l’Épau, au Mans qui accueillait une telle exposition où figuraient deux des statues de votre groupe de l’adoration des mages que vous leur aviez prêtées. Parmi les pièces remarquables de l’église, on peut citer les deux retables, et des statues réalisées par Charles Hoyau comme la Vierge à l’enfant, restaurée également, Sainte Anne et la vierge enfant, Saint Joachin, toutes sécurisées maintenant. L’opération de restauration de ces statues était urgente. Commencé en 1990, le travail n’avait pas été achevé. Dans l’enfeu, les œuvres entassées étaient en mauvais état de conservation et pas du tout sécurisées. Pour présenter ce groupe dans son état d’origine, nous avons mené une grande concertation avec Olivier Rolland et le choix de l’emplacement dans la petite chapelle a été très vite évident. La cloison pour laisser libre l’accès à l’orgue et la grille en fer forgé placée devant mettent bien en valeur le groupe restauré. »

Il termina en remerciant et félicitant tous ceux qui ont travaillé avec Olivier Rolland, conservateur et restaurateur de sculptures. « On ne confie pas de telles œuvres à n’importe qui. Ici, ils avaient tous au moins bac+5 et de solides formations. »

Ses remerciements allèrent aussi à la municipalité « pour sa constance dans la tenue de la restauration, pour sa bonne conscience de la valeur de ce patrimoine, trésor dont elle est dépositaire. Il faut que ce trésor retourne aux citoyens en leur permettant de venir l’admirer en laissant l’église ouverte dans la journée pour les utilisateurs mais aussi tous les touristes de passage. »

Bénédiction des statues
Bénédiction des statues
Bénédiction des statues

Bénédiction des statues

Après quelques notes de musique, ce fut au tour du prêtre, le père Oniossou, d’entrer en action. Après quelques mots, il bénit le groupe bien mis en valeur dans ce nouvel espace.

Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié
Le verre de l'amitié

Le verre de l'amitié

Puis, Jean-Pierre Poupée invita tout le monde à partager le verre de l’amitié dans le jardin du presbytère.

 

Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant
Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant

Le groupe de l'adoration des mages et la vierge à l'enfant

Quelques chiffres :

Coût total : 104 000 € HT

Subvention de la DRAC : 47 908 €

Subvention du conseil départemental : 21 971 €

Participation de la commune : 33 300 €

 

L'église sera ouverte demain dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Les artisans ayant oeuvré à la restauration des staues au côté de Jean-Pierre Poupée, 2e à droite et Gilles Blieck derrière lui

Les artisans ayant oeuvré à la restauration des staues au côté de Jean-Pierre Poupée, 2e à droite et Gilles Blieck derrière lui

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:15

Depuis quelques années, l’AVE (association des Amis de la Vallée de l’Escotais) présidée par Jacky Orgeur, organise une manifestation ayant pour but de promouvoir les attraits touristiques et économiques du pays de Racan.

Après le château de la Roche-Racan, l’abbaye de la Clarté-Dieu, les châteaux d’Hodebert et de la Fougeraie, tous situés sur la commune de Saint-Paterne-Racan, c’est au tour du manoir de Vaudésir, sis sur Saint-Christophe-sur-le-Nais, d’accueillir cette journée découverte et bien vivre au Pays de Racan dans une ambiance à la fois médiévale et Renaissance.

Ce joli manoir, inscrit le 21 mai 1947 à l’inventaire des monuments historiques, ne manque pas d’attirer le regard des personnes qui empruntent la route reliant Saint-Christophe à Dissay-sous-Courcillon.

Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir
Quelques vues actuelles du manoir

Quelques vues actuelles du manoir

Un peu d’histoire

Le fief de Vaudésir relevait de la baronnie de Saint-Christophe et à partir de 1667 du Duché-Pairie de la Vallière. En 1532, René Bonamour, marchand à Tours fait construire le château pour son fils, il est décrit, comme "une grande maison garnie de 7 cheminées, 4 tours au coin de la maison, une chapelle, un colombier, cours, courtines et jardin, le tout enclos de fossés", dans l'acte de vente de 1558, fait à François Massicault, marchand à Tours. Sa fille Jeanne, veuve de Guillaume Dargouges transmet en 1593 le château à ses filles. Par le mariage d'une d'elles avec François Testu, Vaudésir devient la propriété de la famille Testu de 1625 à 1719. Le procès-verbal des réparations du 7 février 1720 précise l'état des bâtiments : "3 bâtiments bâtis en comble et couverts d'ardoise, le bâtiment Est était composé au rez-de-chaussée d'une cuisine, d'un office, d'un vestibule avec escalier, et 2 celliers, à l'étage d'une chambre et d'un cabinet et de 2 salles à cheminée, à l'extrémité de cette aile, un escalier de bois à marches tournantes desservait l'aile Est et la galerie".

Cette disposition, à l'exception de la chapelle, est restée pratiquement inchangée. On remarque néanmoins que l'aile Nord était percée à l'origine, à l'étage, de baies en arc en plein cintre, dont des traces subsistent, et qu'elles ont été remplacées par des fenêtres à meneaux, surmontées d'un fronton, datant du 1er tiers du 17e siècle. Certaines fenêtres, notamment sur le pavillon d'angle Nord-Ouest, étaient encore pourvues de grilles (jusque dans les années 1980) indiquant un aspect défensif encore nécessaire au 16e siècle.

Au cours des 18e et 19e siècles, plusieurs propriétaires se succédèrent et ce, jusqu’en 1970 où il est reçu en héritage par Mme Amiot, mère du propriétaire actuel. L'aile Ouest encore visible sur le cadastre de 1834 a depuis été détruite, il en subsiste néanmoins le pavillon Nord.

Les corps de logis sont couverts d'un toit en croupe et les pavillons de toit en pavillon. Les façades sont ornées de fenêtres à meneaux surmontées de lucarnes en pierre de taille à baies géminées surmontées d'un fronton triangulaire. Des armoiries placées sur la façade sud de la galerie nord, sont martelées. Les formes entrelacées pourraient évoquer celle de léopards, armes de la famille Testu, propriétaire au 17e siècle portant "D'or à 3 lions léopardés, de sable, armés et lampassés de gueules l'un sur l'autre, celui du milieu contre passant."

Entouré de douves qui subsistent, mais sont en partie asséchées, et que franchit au sud un pont, le manoir comprend à l'est un corps de logis principal dont le rez-de-chaussée a son sol plus bas que celui de la cour. À son angle sud-est, ce bâtiment est accompagné d'une tour de défense carrée plongeant dans la douve.

Sur une carte postale du début du 20e siècle, on peut lire comme légende : château abandonné.

Cartes postales datant du début du 20e siècle
Cartes postales datant du début du 20e siècle

Cartes postales datant du début du 20e siècle

Frédéric Amiot, le propriétaire du manoir, est très attaché à son patrimoine qui a su conserver son cachet originel et dont il n’hésite pas à faire la promotion avec fierté.

À la retraite depuis quelques mois, il se plait à dire : « À la Révolution, le manoir fut vendu à un capitaine de cavalerie et sa chapelle a probablement été détruite à cette époque. Je passe ici maintenant la majeure partie de mon temps. Mais en hiver, comme il n’y a pas de chauffage, c’est difficile de pouvoir y vivre.»

Il a entrepris depuis peu d’importants travaux de rénovation sur les toitures et les cheminées extérieures.

Frédéric Amiot, deuxième à gauche, avec des membres de l'AVE dont Jacky Orgeur (4e à gauche) et Philippe Larus, d'Histoire et Patrimoine (à droite)

Frédéric Amiot, deuxième à gauche, avec des membres de l'AVE dont Jacky Orgeur (4e à gauche) et Philippe Larus, d'Histoire et Patrimoine (à droite)

C’est donc dans ce cadre verdoyant qu’exposants, acteurs et promeneurs, pourront profiter, dès le samedi soir, au cours d’un repas champêtre égayé par quelques anecdotes proposées par l’association Histoire et Patrimoine et M. Frédéric Amiot, devant la superbe façade Renaissance du manoir, d’un beau week-end à la campagne.

Les festivités commenceront à 18 h, le samedi et se poursuivront le dimanche avec de nombreuses animations qui seront proposées tout au long de la journée.

Le manoir est une propriété privée qui ne se visite pas.

(La documentation historique est fournie en partie par le site http://www.actuacity.com/saint-christophe-sur-le-nais_37370/monuments/

 

Renseignements et contact :

Cette manifestation se déroulera les 24 et 25 septembre 2016. Entrée gratuite. Parking sur place.

Page facebook AVE amis de la vallée de l’Escotais

 tourismeracan@gmail.com

Jacky Orgeur : 02 47 29 29 00

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 14:44
Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

L'affiche officielle des Journées du Patrimoine

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

À Saint-Christophe-sur-le-Nais : Dimanche 18 septembre

Une exposition complètera les visites de la chapelle et du Clos Saint Gilles

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

À Bueil-en-Touraine

Comme toujours, une semaine riche en événements

Les journées du Patrimoine sur le Pays de Racan

Saint-Paterne-Racan

L'abbaye de la Clarté-Dieu

Le fascicule des Journées du Patrimoine en Indre-et-Loire

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 13:20

Visites couplées de la chapelle et du Clos Saint-Gilles

 

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’association Histoire et Patrimoine accueillera le dimanche 18 septembre les visiteurs désireux de découvrir ou de mieux connaître Saint-Christophe-sur-le-Nais. Deux sites, tous deux placés sous le vocable de Saint Gilles, seront exceptionnellement proposés à la visite. L’ouverture de la chapelle (fondée au XIIe, construite au XVe, restaurée en 1979) permettra d’admirer plusieurs statuettes en terre cuite polychrome et d’évoquer le culte au saint dont elle porte le nom.

 

 

La chapelle Saint Gilles

La chapelle Saint Gilles

De même, les jardins récemment restaurés du Clos Saint Gilles, attenant à la chapelle, seront accessibles aux visiteurs. La présentation du domaine et la découverte du pressoir permettront de se souvenir du passé viticole de la commune.

Le Clos Saint Gilles

Le Clos Saint Gilles

Sur le plan pratique :

La Chapelle Saint Gilles se trouve sur la petite route (D438) qui monte de Saint-Christophe en direction de la route du Mans à Tours (D938). Du bourg, elle est indiquée au départ du carrefour de la voie de chemin de fer, au faubourg de Vienne.

Visites de la Chapelle Saint Gilles à 15h, 16h et17h.

Visites des jardins et du pressoir du Clos Saint Gilles à 15h30, 16h30 et 17h30.

Entrées libres et gratuites

Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18

Pour vous y rendre
Pour vous y rendre

Pour vous y rendre

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 15:27

Dimanche, à l’initiative de Maxime Guinard, chargé du tourisme mais aussi de la communication et du développement économique à la communauté de communes Pays de Racan, et Didier Descloux, vice-président responsable de la commission culture-tourisme, se tenait la 3ème journée découverte intitulée : « Autour de Neuvy-le-Roi et Bueil-en-Touraine ».

 

Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues
Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues

Découverte du patrimoine Novicien avec Madeleine Fargues

Le matin à Neuvy-le-Roi

La journée débuta à 11 h, sur la place du Mail de Neuvy-le-Roi où, une centaine de personnes s’était rassemblée autour de Madeleine Fargues, présidente des Amis de la Chapelle Saint-André, nouveau point info tourisme de la CCPR. C’est donc à la suite de Madeleine que ces personnes purent découvrir, en empruntant des passages peu connus du public, l’histoire du village de Neuvy-le-Roi, par son bâti ancien et ses jardins : l’ancien cimetière à la place du mail, le lavoir de la petite lessive détruit dans les années 70, l’église construite au VIème siècle, modifiée au XIIème et agrandie au XVIème, les halles, sur l’actuelle place, créées par Jacques de Beaune avec une prison, une justice seigneuriale et la construction de la mairie par l’architecte Boileau constructeur du Grand Palais à Paris, fin XIXème.

Cette visite placée sous le signe du patrimoine retint l’attention des participants pendant une bonne heure puis, tous se retrouvèrent à la chapelle Saint-André, où Anne Piégu, photographe, présenta son exposition de photographies mettant en scène des personnes du territoire. On pouvait noter dans l’assistance la présence de Madame Babonnaux qui donna pour 1 € symbolique le bâtiment chargé d’histoire à la communauté de communes

Pique-nique urbain devant la chapelle

Pique-nique urbain devant la chapelle

Un apéritif suivi d’un pique-nique sur le parvis de la chapelle, offerts par la CCPR aux personnes présentes, termina cette première partie du programme.

L’après-midi démarra vers 14 h, par une randonnée pédestre de 5 km partant de l’étang des Arguillonnières, encadrée par le club rando de la Castelvalerie autour de Neuvy-Le-Roi. Vu la forte chaleur qui régnait ce jour-là, les amateurs de marche furent un peu moins nombreux que ce qui était attendu car, « on n’a pas idée de nous faire marcher avec une chaleur pareille ! »

Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine
Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine

Pique-nique champêtre à Bueil-en-Touraine

Poursuite de la découverte à Bueil-en-Touraine

Puis, entre 16 et 18 h, c’est sur Bueil-en-Touraine que les nombreux participants à la journée se retrouvèrent pour une déambulation dans le village sous la chaleur ou/et une visite au frais dans la collégiale, le tout organisé par l’association « Autour de la Collégiale ».

Les sacs pique-nique, prévus également pour une centaine de personnes, furent distribués dès 18 h 30, et les gens pouvaient s’installer dans le terrain situé sous le parking de la salle des fêtes soit sur des tables soit sur l’herbe pour se sustenter avec les repas préparés par La Bonne Franquette d’Épeigné-sur-Dême.

Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel
Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel
Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel

Le planétarium, grosse structure gonflable de 5 m de diamètre accueille les visiteurs du ciel

Pendant ce temps, par groupe d’une vingtaine, les personnes pouvaient entrer dans le planétarium installé à l’intérieur de la salle des fêtes, pendant une vingtaine de minutes, et pénétrer dans la voûte céleste avec le ciel du jour pour écouter Bertrand Milteau expliquer les étoiles, les constellations, les galaxies.

"Depuis la nuit des temps, les Hommes, toutes générations et origines confondues, observent le ciel, pour le plaisir et pour comprendre l’Univers, la place de la Terre et sa propre histoire. Chacun d’entre nous s’est un jour retrouvé sous un ciel étoilé, contemplatif, admiratif, intrigué. Mais la plupart d’entre nous ne connaissent pas l’astronomie, discipline à caractère scientifique difficile d’abord. Le but de mes interventions est de rendre accessible à toutes et tous, les merveilles de l’Univers, si fascinantes et passionnantes en venant à votre rencontre, où que vous vous trouviez en France. Ce soir, vous découvrirez les reliefs de la Lune, les anneaux de Saturne, les tempêtes et satellites de Jupiter ainsi que les nébuleuses, galaxies et amas d’étoiles à travers des instruments d’astronomie de grande qualité.”

Chacun a pu voir la sonde Curiosity se poser sur Mars, apprendre que sur Mars existe le volcan le plus haut qui puisse exister avec ses 14 km de hauteur, découvrir les anneaux de Saturne et leur composition faite de milliers de roches dures, apprendre à reconnaître la position de l’étoile polaire par rapport à la Grande Ourse et celle d’Arturus appelée aussi la Gardienne des ours…

Quand on lui demande : « Où se trouve l’étoile du berger ? », il répond : « C’est celle qui apparaît la première. En ce moment, c’est Mars, mais pour peu de temps. Ensuite, ce sera de nouveau Vénus. »

Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux
Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux

Au stand de la LPO de Touraine des passionnés de chauves-souris et des curieux

Puis, lorsque la nuit commença à tomber, au stand de la LPO, on pouvait assister à la projection d’un film sur les chauves-souris et partir par petits groupes à la rencontre de ces petits mammifères. Les chauves-souris ne donnent naissance qu’à un seul petit par an. Même après les naissances, avec leur petit accroché à elles, elles chassent toute la nuit pour se nourrir et peuvent parcourir jusqu’à 80 à 100 km. Sur 41 espèces présentes en Europe, on en dénombre 34 en France. Dans notre secteur, on trouve surtout des pipistrelles.

Beaucoup de patience pour admirer le magnifique spectacle offert par la voûte céleste

Beaucoup de patience pour admirer le magnifique spectacle offert par la voûte céleste

Et, installés sur la hauteur, des télescopes positionnés par Bertrand Milteau, permirent d’admirer en direct Mars, Saturne, l’étoile polaire, et quelques nébuleuses. Le ciel parfaitement étoilé permit aux nombreux aficionados de mieux connaître notre système scolaire. La voie lactée apparut clairement à tous les regards tournés vers le ciel et de nombreuses étoiles filantes firent jaillir des « Oh, en voilà une ! Une autre !... »

Et, vers 23 h 30, le vaisseau spatial international passa au-dessus des têtes à Bueil-en-Touraine : grand moment magique pour tous.

L’observation se prolongea assez tard et, c’est avec plein d’étoiles dans les yeux que les nombreux participants reprirent le chemin de leur domicile et firent sûrement de beaux rêves.

La carte du ciel pour la nuit des étoiles du 5 au 7 août 2016

La carte du ciel pour la nuit des étoiles du 5 au 7 août 2016

Tous ceux qui ont pu profiter de cette nouvelle journée de découverte du Pays de Racan, ont su apprécier ces belles initiatives qu’elles souhaitent voir se renouveler l’an prochain. Chacun s’accorde pour remercier les porteurs de ces projets et bien sûr la Communauté de communes Pays de Racan dont quelques élus étaient présents parmi la très nombreuse assistance.

Laissons Didier Descloux apporter une conclusion à cette première expérience : « Nous sommes prêts à recommencer, ça a permis aux gens du territoire de visiter des sites qu’ils ne connaissaient pas et à ceux de l’extérieur, Tours et sa couronne, de découvrir notre Pays de Racan ».

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:22

En janvier 2015, nous avions abordé le problème de la restauration et de la sécurisation des statues classées de l’église de Saint-Paterne-Racan. Il s’agissait notamment de trois groupes sculptés en terre cuite polychromes datant vraisemblablement de la fin du 16ème et du tout début du 17ème siècle :

- Le groupe de l'Adoration des Mages qui a été mis à l'honneur dans une exposition exceptionnelle sur les terres cuites auquel sont rattachés deux anges non restaurés et non présentés au public en raison du risque de vol et, peut-être, un Dieu le père.

- Une vierge à l'enfant non présentée au public

- Sainte Anne et la Vierge faisant le pendant à saint Joachim.

Ce trésor communal ayant subi les dommages du temps, la municipalité précédente avait donc décidé de faire restaurer cet ensemble. Aussi, dès l'installation du nouveau conseil, Jean-Pierre Poupée, le nouveau maire, avait fait le nécessaire pour que les travaux puissent démarrer rapidement et, le 17 avril 2014, suite à une proposition de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, le conseil municipal faisait connaître ses souhaits quant aux travaux à réaliser tant sur les restaurations que sur la sécurisation des statues.

Rappel des souhaits concernant ces statues

Sur proposition de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, la Commune de Saint-Paterne-Racan avait donc souhaité :

- Présenter le groupe de l’Adoration des Mages avec ses anges, mais sans Dieu le Père, dans un espace où il serait mieux visible et plus en sécurité, derrière une clôture de fer forgé, à l’angle nord-ouest de l’église.

- Présenter à nouveau la Vierge à l’Enfant dans l’église, sur une console en pierre à réaliser en s’inspirant par exemple de celles de l’orgue, console qui sera fixée au-dessus de la porte entre les deux retables qui occupe le fond est de l’église. Cette présentation aurait pour but de mettre l’œuvre à l’abri du vol.

- Améliorer la présentation et la sécurité des socles du groupe de sainte Anne et la Vierge et de saint Joachim.

Quelles furent les propositions de la DRAC ?

- Sécuriser les statues soit par des grilles soit en les fixant à leur socle. Faire des retouches de restauration avec des dégagements de polychromie.

- Déplacer le groupe de l'Adoration des Mages du côté de l'orgue, pour une meilleure visibilité et une meilleure conservation avec la construction d'une grille, pour sécuriser l'ensemble des statues du groupe et les quatre autres statues.

- Restaurer les parties les plus abîmées de l'ensemble des statues.

L'adoration des mages bien restaurée a retrouvé sa place dans l'église

L'adoration des mages bien restaurée a retrouvé sa place dans l'église

Qui a travaillé à cette restauration ?

Depuis la mise en place de ce dossier, ce sont 8 personnes qui ont été mobilisées sur la restauration et la sécurisation : Fabienne Bois, conservation et restauration de sculptures, et tous les autres mandataires Emmanuelle Sédille, Laure de Guiran, Elisabeth Wolkowski, Olivier Rolland, Fulbert Dubois, Florian Gaget, Sébastien Brunner. Si l'on excepte Fulbert Dubois, sculpteur sorti de l'Institut National du Patrimoine, tous les autres mandataires ont fait leurs études aux Beaux Arts de Tours.

Mais, il ne faut pas oublier les sous-traitants qui sont aussi intervenus lors de ces travaux : Mickaël Bouteloup, menuisier, Cédric Vielle, travail du fer, Ianek Kocher, sculpteur, Les établissements Tondereau.

Qui suivait les travaux ?

M. Gilles Blieck, conservateur des Monuments historiques, de la DRAC Centre-Val de Loire et Isabelle Girard, attachée de conservation du patrimoine au Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, CAOA 37.

Commencés en mai 2014, les travaux sont maintenant achevés. Les statues ont retrouvé leurs couleurs et sont désormais visibles dans l’église. MM. Blieck et Rolland et Mme Girard, accompagnés de Jean-Pierre Poupée, maire de la commune, sont venus admirer le résultat. Ce qui fit dire à M. Rolland : "Vous possédez une collection de statues en terre cuite d'une grande richesse. Je suis sûr que si vous les proposiez au musée du Louvre, il vous les achèterait un bon prix et elles seraient exposées. C'est un trésor inestimable !" "Mais", lui répondit le maire en souriant, "nous n'avons pas du tout l'intention de nous en séparer. C'est notre trésor et nous serons heureux de pouvoir le présenter maintenant que la restauration est terminée à tous les habitants."

À ce propos, l’inauguration des statues de l’église est prévue le 16 septembre prochain à 17 heures.

Mme Girard et M. Blieck à gauche, M. Rolland à droite, encadrent Jean-Pierre Poupée lors de la visite dans l'église

Mme Girard et M. Blieck à gauche, M. Rolland à droite, encadrent Jean-Pierre Poupée lors de la visite dans l'église

Rappel des chiffres :

Coût des travaux HT : 119 700 €

Subvention de la DRAC : 59 885 €

Subvention du Conseil Général : 21 971 €

Reste à la charge de la commune : 37 844 € HT

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:46
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle
Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle

Le château de la Roche d'Alès présenté par Jean-Pierre Meyer et Thierry de Gavelle

Samedi après-midi, près de soixante personnes, parmi lesquelles M. Patrick Boivin, maire de Marray, se sont retrouvées au château de La Roche d’Alès, premier site prévu pour la visite organisée par l’association « les Amis de la chapelle Saint-André » sous la direction de Jean-Pierre Meyer, Marraisien, qui s’intéresse à l’histoire de son village. Les visiteurs furent accueillis par M. Thierry de Gavelle, propriétaire du château qui en dressa rapidement l’historique. « On trouve une première mention du château au 15e siècle. Au fil des ans, le château changea de nom en fonction du nom des propriétaires, il s’appela tour à tour La Roche d’Alès, La Roche Courtallay, La Roche Menou…C’est une propriété de famille transmise le plus souvent par les femmes. Le nom La Roche s’explique par sa situation au bord de la colline. Le 2 décembre 1508, François d’Alès en devient propriétaire. Il est chevalier médecin du roi. Il a une fille Martine qui épouse Martin Fumée. C'est du 16e siècle, époque où la famille Fumée en fut propriétaire, que datent les bâtiments élevés actuellement à l'extrémité est du grand bâtiment et le bâtiment qui lui fait face. En 1618, le mariage de Madeleine Fumée avec René de Menou fait entrer le château dans la propriété de la famille de Menou qui ajoute son patronyme au nom de la Roche et conserve le fief jusqu'à la Révolution. C'est aux 17e et 18e siècles que sont ajoutés les 2 corps de bâtiments ornés de petites lucarnes, prolongeant à l'ouest les bâtiments du 16e siècle. Acheté en 1805 par Gatien Pays, le château demeure depuis cette date propriété de la même famille. Actuellement, c’est la 9e génération qui habite ici. En 1845, un texte manuscrit du curé Renart sur la paroisse de Louestault mentionne "qu'il y a une quinzaine d'années, il y avait une tour carrée fort massive et fort élevée, mais on en a abattu un ou deux étages", ceci doit concerner l'escalier d’un des bâtiments. En 1898, Louis Pays Nau fait édifier la partie située à l'extrémité ouest, à la place d'un bâtiment, datant vraisemblablement du 18e siècle, visible sur un tableau représentant le château au 19e siècle. La date de 1898 est inscrite sur le fronton de la lucarne ornant le corps central du bâtiment. Louis Pays Nau avait prévu de reconstruire le château en démolissant les anciens bâtiments, son projet ne fut pas exécuté par manque de crédits. Le raccord entre le bâtiment de 1898 et les bâtiments anciens ne fut réalisé qu'une quinzaine d'années plus tard. »

Cette partie est datée de 1898

Cette partie est datée de 1898

Après avoir apprécié le bâtiment et son parc, les visiteurs prirent la direction de la place du village où Jean-Pierre Meyer les retrouva devant la mairie pour parler des débuts du village dont on trouve les premières traces au 11e siècle. La tradition orale veut que les premiers hameaux se soient construits sur les collines se faisant face : Baratoire et Les Châtaigniers. L’église est aussi du 11e siècle ainsi que les restes d’un moulin. Ils ont été jusqu’à quatre à fonctionner sur la Dême.

La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray
La maison Bellay ou Château de Marray

La maison Bellay ou Château de Marray

De la place de la mairie au « Château », il n’y avait que quelques mètres à parcourir pour découvrir cette vaste bâtisse et son propriétaire, M. Jean-Paul Veyssière. « Cette maison, dite le Château à Marray, servit autrefois de prison. Ses bases datent du 15e siècle, la partie arrière des 15e et 16e siècles alors que la façade a été remaniée aux 18e et 19e. L’intérieur est typique du 17e. À la fin du 16e siècle, elle fut habitée par le neveu de Ronsard. C’est une maison équilibrée, pleine de charme. La famille Menou en a été propriétaire avant d’hériter par mariage de La Roche d’Alès. Ici a également résidé la famille Chauvin dont un des membres, M. Yves Chauvin, reçut le Prix Nobel de chimie en 2005.» M. Veyssière invita le public à pénétrer à l’intérieur de sa maison qu’il appelle « la Maison Bellay ».

Un auditoire très attentif découvre l'histoire de Marray

Un auditoire très attentif découvre l'histoire de Marray

Après la visite, retour devant la mairie qui fut autrefois l’école pour parler de la démographie de la commune et de ses activités économiques passées. À ce jour, Marray compte 479 habitants et en a eu jusqu’à 1090 en 1806. Depuis 1999, la population croît régulièrement grâce à la volonté de ses élus. En 1948, il y avait sur la commune 37 commerces et ateliers artisanaux (un seul aujourd’hui, le café), 47 fermes.

 

L'ancienne poste et la rue du Commerce.
L'ancienne poste et la rue du Commerce.

L'ancienne poste et la rue du Commerce.

Après cet exposé, c’est la rue du Commerce qui accueillit l’ensemble des visiteurs. Ils purent découvrir une belle maison qui abritait autrefois la poste, quelques lettres encore visibles sur la façade rappellent cette activité.

La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle
La maison du chanoine date du 16e siècle

La maison du chanoine date du 16e siècle

les vestiges du moulin : bief et passage de la roue
les vestiges du moulin : bief et passage de la roue

les vestiges du moulin : bief et passage de la roue

Un peu plus loin, en retrait de la rue, se trouve une magnifique bâtisse de la fin du 16e siècle. La charpente et la couverture viennent d’être refaites. Autrefois, il y avait des lucarnes à capucine. Sur le côté de la maison, il y avait un moulin dont on devine encore l’emplacement du bief et de la roue. Il fonctionna jusqu’en 1789 puis une scierie qui utilisait la force motrice de l’eau le remplaça. Cette force motrice était très utilisée sur l’ensemble du territoire. Le propriétaire actuel de la maison donna quelques renseignements : « Le premier propriétaire de cette maison était un chanoine qui récupérait les impôts pour le clergé. » Il invita le public à entrer dans sa demeure pour montrer une magnifique cheminée Renaissance découverte derrière une cloison qu’il a abattue. Sur le linteau très sculpté se trouve un portrait à l’intérieur d’un médaillon. « La tête que vous voyez dans ce médaillon est vraisemblablement celle du chanoine qui vivait là. »

Ce qui est assez curieux, c’est qu’au château de La Roche d’Alès, une cheminée du même style, dissimulée par deux cloisons successives, a aussi été mise à jour lors de travaux.

Le réservoir à eau pour alimenter les locomotives à vapeur, en très bon état.

Le réservoir à eau pour alimenter les locomotives à vapeur, en très bon état.

Après avoir fait le tour de ce bel ensemble, tout le monde prit la direction de l’ancienne gare construite en 1885, conservée en état même si elle est devenue une résidence privée. Ce qui est assez curieux c’est qu’elle a conservé le réservoir d’eau qui servait pour les locomotives à vapeur. C’était la voie ferrée de Château-Renault à Port-Boulet de la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux. Les trains circulaient sur des voies métriques. À sa création, il y avait un trafic important pour les marchandises et, pour les voyageurs, il y avait les 3 classes réglementaires : 1ère, 2ème et 3ème classes. Les déplacements en train étaient tellement lents que les voyageurs avaient surnommé cette ligne : « la ligne du pain sec » ! En effet, parti de Château-Renault avec du pain frais, il était sec à l’arrivée à Port-Boulet. Ce trafic s’arrêta en 1949 victime de la concurrence des cars.

La maison Bourreau ou Villa "Les Brosses"

La maison Bourreau ou Villa "Les Brosses"

Après la gare, c’est la maison du docteur Bourreau, qui était au programme des visites. Cette maison dite « Villa des Brosses » doit vraisemblablement son nom au fait qu’à cet endroit se trouvaient des ateliers de peausserie et que les outils utilisés pour travailler les peaux s’appelaient des brosses. Cette maison a un style assez particulier que l’on doit un peu au hasard. M. Saint-Guy, ami des Bourreau avait un jour dessiné une maison idéale. Le dessin a plu à M. Bourreau qui a dit : « Cette maison me plaît, il faut me la faire. » L’architecte contacté a voulu que ce soit une maison de lumière et, pour ceux qui connaissent l’intérieur, il est vrai que la maison est très bien éclairée. Elle est entourée d’un parc remarquable. De chaque côté du perron, on peut remarquer deux blasons armoriés. Les armoiries du docteur Bourreau, anesthésiste réputé, comportent deux branches. Carantan, chevalier de petite fortune, parti avec Guillaume le Conquérant, en 1066, obtint ses titres de noblesse à la bataille d’Hastings. La branche féminine remonte à 1491, avec le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII à Langeais. C’est le notaire Bourreau qui rédigea tous les actes et obtint ses titres de noblesse.

Les armoiries de la famille Bourreau
Les armoiries de la famille Bourreau

Les armoiries de la famille Bourreau

Pour terminer cette très intéressante découverte du village, chacun a profité des sièges de l’église Saint-Pierre pour écouter Jean-Pierre Meyer en faire un rapide historique et parler des trésors qu’elle contient. Datant du 11e siècle, elle fut remaniée au 16e. Sa particularité réside dans les matériaux de construction : des pierres de roussard. Elle renferme une statuette de Saint Jacques du 15e siècle, bien à l’abri dans une vitrine, une Vierge à l’enfant du peintre Montero, réalisée pour l’exposition universelle de 1937 et donnée à la commune par le docteur Bourreau, des vitraux de M. Fournier, élève de Lobin, un bel autel bien conservé et quelques diables dissimulés à l’intérieur de l’édifice.

Avant de convier tous les participants à se retrouver autour d’un petit buffet, Madeleine Fargues, présidente des « Amis de la Chapelle Saint-André » remercia chaleureusement l’orateur qui a si bien su vanter les attraits de sa commune.

L'église en pierres de roussard

L'église en pierres de roussard

Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église

Vues de l'intérieur de l'église

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 08:26
Des élus devant la Maison du Charron

Des élus devant la Maison du Charron

Samedi, en fin de matinée, la municipalité avait convié la population à se joindre à elle pour assister à un acte important quant à la sauvegarde du patrimoine communal, la restauration de la Maison du Charron, acquise par la commune en 2013.

Afin de récolter des fonds, une souscription avec le représentant du secteur de la fondation du Patrimoine, Jacques Guionnet, fut lancée à cette occasion en présence du cabinet d’architecte Pereira. Assisté des membres du conseil municipal, Rémi Tondereau, maire de la commune, signa la convention proposée par Jacques Guionnet. Grâce à cette convention, avec les dons des particuliers et des entreprises, une subvention de 10 fois le montant des fonds recueillis, pourra être versée à la commune.

Les donateurs, quant à eux, auront la satisfaction de sauver une bâtisse du XVIème siècle, contemporaine du clocher, tout en bénéficiant d’une économie d’impôt au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune ou de l’impôt sur les sociétés.

Il faut savoir que le don donne droit à une réduction de 66%, ce qui, pour un don de 100 €, ne représente en fait, qu’une participation de 34 €. Pour ceux qui sont redevables de l’ISF, la réduction d’impôt est de 70% du montant du don et pour les entreprises, de 60%.

La commune ayant déjà fait appel à la Fondation du Patrimoine pour la restauration de quelques éléments de la collégiale, c’est tout naturellement qu’elle a pensé faire de même pour restaurer la Maison du Charron. Un appel d’offres a été lancé avec l’ouverture des plis pour les travaux. Le coût est estimé à environ 250 000 euros.

Le maire au centre signe la convention en présence de l'architecte à gauche et du représentant de la fondation du patrimoine à droite

Le maire au centre signe la convention en présence de l'architecte à gauche et du représentant de la fondation du patrimoine à droite

Le projet de restauration

Actuellement, le bâtiment est assez dégradé et présente des problèmes de stabilité de clos et de couvert. Le partenariat engagé avec la Fondation du Patrimoine pour sa restauration a pour but de redonner vie à ce logis en valorisant sa présence dans le cœur du bourg récemment réaménagé et ce, par une rénovation soignée.

Rémi Tondereau expliqua le choix de la commune en ces termes : « Il y a 50 ans, monsieur Alleaume y était charron, il fabriquait des charrettes, des cercueils, des brouettes, des tombereaux. Notre idée, c’est de garder cet espace dans le style atelier au rez-de-chaussée avec un logement dans la partie supérieure. La commune a fait appel à un architecte spécialisé dans les monuments historiques qui propose les travaux suivants : reprise de la charpente, de la couverture, réfection des enduits, des ouvrages en pierre de taille, sculptures, menuiseries et aménagement intérieur. Le bâtiment est soumis au plan d’isolation de la région avec contraintes de chaux, chanvre pour les enduits intérieurs et laine de bois pour l’isolation des combles. »

Gageons que dans quelques temps, ce logis aura fière allure dans ce petit bourg au riche patrimoine grâce à des élus qui n’hésitent pas à investir pour conserver ses trésors.

L'architecte explique les plans d'aménagement de la bâtisse

L'architecte explique les plans d'aménagement de la bâtisse

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  • : Le blog de ROYER Monique
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  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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