Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 20:32

Suite à deux drames qui l’ont frappé à quelques années d’intervalles, la perte de son épouse suivie de celle de son fils René, Eugène Hilarion, ancien enfant indigent de Saint-Christophe, ayant fait fortune à Paris, se retrouvant seul à l’âge de 61 ans, va se tourner vers son village natal et le faire bénéficier de sa fortune.

« En 1902, il offre un vitrail à l’église en souvenir de sa famille. L’année suivante, le 15 juin 1903, le Conseil Municipal de Saint-Christophe adresse un témoignage de reconnaissance et de profonde gratitude à Eugène Hilarion, qui a doté l’hôtel de ville d’une horloge monumentale perfectionnée, d’un gracieux campanile, d’un élégant escalier, d’une peinture dont il est l’auteur, ainsi que diverses améliorations et embellissements qui en font un monument remarquable pour un petit pays, excitant l’admiration de tous les visiteurs » extrait d’une plaquette d’Histoire et Patrimoine parue en 2001.

Ce beau campanile qui se dressait orgueilleusement au-dessus de l’hôtel de ville a, malheureusement, subi les outrages du temps. L’étanchéité avait disparu et d’importantes fuites d’eau étaient apparues ces dernières années, faute d’un entretien régulier.

 

Aussi, en 2016, la municipalité fut obligée de prendre la décision de redonner son étanchéité au campanile. Des dossiers ont été montés, des artisans consultés. En attendant que les travaux puissent débuter, le campanile avait été recouvert par une bâche verte clouée sur le zinc lui enlevant ainsi toute possibilité de réemploi. L’entreprise Martineau de Saint-Paterne-Racan qui, à l’issue des consultations, remporta le marché, avait laissé entendre qu’elle ne pourrait pas entreprendre les travaux avant le printemps car le travail du zinc nécessite une certaine température minimale.

Enfin, depuis le début de la semaine, les échafaudages ont été mis en place et les travaux ont commencé. D’ici quelques jours, le campanile de Saint-Christophe, aura retrouvé toute sa beauté pour de nombreuses années.

Grâce à Eugène Hilarion, la commune possède un beau patrimoine qu’il faut savoir préserver et entretenir.

À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse
À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse
À Saint-Christophe, le campanile retrouve une seconde jeunesse

Quelques chiffres :

Restauration du campanile avec réfection partielle de la charpente et de la toiture : 45 000 €

Subventions du FDSR et de la DETR : 50% du montant de la rénovation du campanile.

La municipalité est en pourparlers avec son assureur pour la partie toiture.

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans Vie locale histoire patrimoine
commenter cet article
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:52

Après avoir fait découvrir le Pays de Racan aux amateurs de randonnées enrichissantes sur le plan tant historique que patrimonial, les membres du CA de l’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » ont décidé d’élargir un peu le territoire à découvrir et, comme l’a dit le président, Philippe Larus, à la quarantaine de randonneurs présents : « Nous étendons depuis quelques années notre champ d’action. Nous étions l’an dernier à Château-la-Vallière avec Fabrice, l’année précédente à Château-du-Loir avec Lionel. Nous quittons cette année les milieux semi-urbains pour renouer avec la vraie randonnée de campagne. » Puis suivirent les remerciements d’usage aux diverses personnes ayant contribué à l’organisation de cette randonnée.

Il faut dire que la visite de Sonzay présentait pour les adhérents d’Histoire et Patrimoine et les amis d’Autour de la collégiale de Bueil présents ce jour, un certain intérêt. Écoutons Philippe Larus : « Nous sommes très heureux, nous qui nous intéressons de longue date à la famille de Bueil et au poète Racan, de découvrir avec vous tout à l’heure les extérieurs du château de La Motte. Racan est venu ici, chez sa cousine, Anne de Bueil qui fut sa bonne fée, sa protectrice. Elle le recueille tout enfant à la mort de ses parents et le conduit à Paris car elle est mariée à Roger de Saint Lary, duc de Bellegarde, un grand du royaume, intime du roi Henri IV. Et c’est là que Racan, adolescent, rencontrera le poète Malherbe qui va en quelques années l’initier à son art… »

Prêts pour le départ
Prêts pour le départ

Prêts pour le départ

Cette entrée en matière faite, les marcheurs se sont mis en route parmi les vergers et ont pu découvrir assez rapidement une belle petite loge de vigne bien entretenue. Cette première halte fut l’occasion de relater brièvement l’histoire de Sonzay : « Le nom de Sonzay est connu dès le IXe siècle. L’occupation précoce du territoire est attestée par la découverte d’outils du Néolithique, ici même, aux étangs de La Motte-Sonzay. Au Xe siècle, Hugues d’Alluye, seigneur de Saint-Christophe et de La Motte-Sonzay, offre une partie des domaines du territoire de Sonzay aux moines défricheurs de Marmoutier. Ces derniers fondent le prieuré à l’origine du bourg. »

Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne
Première halte : la loge de vigne

Première halte : la loge de vigne

Après cette courte pause, tout le monde se remit en marche vers une surprise annoncée par le président. Et quelle surprise ! La belle loge de bruyère de Cheray, découverte lors du repérage de la marche par quelques organisateurs. « Cette loge, » selon le propriétaire, « aurait entre 100 et 150 ans. Elle est constituée de perches d’acacias et de châtaigniers. Elle mesure 13 mètres de long pour 6 de haut. » Il l’a restaurée il y a peu de temps.

Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère
Seconde halte : la loge de bruyère

Seconde halte : la loge de bruyère

Et, pour les membres d’Histoire et Patrimoine, une autre surprise était au rendez-vous : des silex branchus tels que le docteur Guignard décrivait dans un bulletin de la Société archéologique de Touraine en 1880 : « Une bien curieuse découverte : des os fossiles ayant dû appartenir à de grands mammifères antédiluviens trouvés sur la commune de Saint-Christophe… »

Thierry montre le "silex branchu"

Thierry montre le "silex branchu"

Après que chacun ait pu apprécier ces découvertes, les marcheurs reprirent leur route jusqu’à un carrefour indiquant la direction « Le Gast ». Ce lieu-dit abrite une ancienne commanderie de templiers, devenue la propriété de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, avant d’être rattachée à la commanderie de Ballan. Les bâtiments ont été transformés en exploitation agricole depuis plusieurs siècles. Le seul vestige de l’ancienne commanderie est une chapelle gothique, datant du XIIIe, dont la façade est percée d’une porte en arc brisé.

Troisième halte au carrefour du Gast

Troisième halte au carrefour du Gast

À l’arrivée dans le bourg, c’est devant le kiosque à musique daté de 1882, qu’eut lieu un nouvel arrêt. C’est Fabrice Mauclair qui prit la parole pour parler de ce bâtiment et de la société de musique de Sonzay : « Ce kiosque octogonal, une des curiosités de Sonzay, est construit sur une base de laitiers provenant de l’exploitation de minerai de fer de Château-la-Vallière. Ce pavillon a toujours servi de local pour la fanfare. L’harmonie Sainte-Cécile de Sonzay a été fondée en 1868 par Valentin Fouquet. Depuis sa fondation, peu de chefs se sont succédé à sa tête. De père en fils pendant plus d’un siècle, ils sont au nombre de cinq seulement avec, entre autres, un artiste de haute qualité, poète et musicien : Félix Gajard qui marqua la société de sa forte empreinte pendant quarante ans. »

Halte devant le kiosque à musique
Halte devant le kiosque à musique

Halte devant le kiosque à musique

Ce Félix Gajard a eu un fils qui a donné son nom à une rue du village « la rue Dom Gajard ». Ce religieux a sa photo dans l’église Saint Genest du XIIe siècle, édifice que les marcheurs ont pu visiter et y admirer un vitrail du XVIe et de belles statues.

Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église
Philippe montre l'évolution de l'église

Philippe montre l'évolution de l'église

Ensuite, petite halte devant deux beaux piliers d’entrée à la Jabinière. Les jabinières étaient au XVe et XVIe siècles des fossés ou douves de 3 mètres de profondeur, qui entouraient le bourg.

L'entrée de La Jabinière

L'entrée de La Jabinière

Un petit arrêt devant l’un des lavoirs communaux dont la particularité provient du fait qu’il est alimenté par la source de Saint Genest, ainsi appelée car, selon la légende, elle permettrait grâce au saint, de redonner la vue aux aveugles.

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !
Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

Un des lavoirs de Sonzay alimenté par la source Saint Genest avec quelques occupants privilégiés !

L’heure avançant, il fallut accélérer un peu le pas mais cela n’empêcha pas de remarquer une maison bien fleurie et possédant un linteau original présentant Bacchus.

Honneur à Bacchus !
Honneur à Bacchus !

Honneur à Bacchus !

À partir de là, deux kilomètres de marche sans arrêt jusqu’au moulin de Varennes où un poème de Félix Gajard fut lu par Monique Royer ....

Lecture du poème de Félix Gajard
Lecture du poème de Félix Gajard

Lecture du poème de Félix Gajard

...avant d’atteindre le château de La Motte pour y découvrir les extérieurs et d’en avoir un petit historique : « Ancienne châtellenie qui relevait des châteaux de Tours et La Vallière. Il a appartenu à la puissante famille de Bueil. Pierre de Bueil entreprend la construction d'un chastel en 1380. Construit à l'emplacement d'un édifice féodal des XIIe et XVIe siècles, par Antoine de Loubes, panetier du roi, le château s'élevait primitivement sur un plan quadrangulaire. Quatre tours renforçaient les angles et l'accès se faisait par une poterne avec pont-levis. Au XIXe siècle, les deux ailes joignant la tour de la chapelle furent abattues et la cour devint une terrasse. Sur cette terrasse se développent deux façades du XVIe siècle, séparées par une tour polygonale renfermant l'escalier, dont la construction paraît remonter au XIXe siècle et qui a conservé une porte gothique avec fleuron et pinacles. »

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.
Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Fin de la randonnée dans la cour du château de La Motte.

Et, pour terminer cette matinée bien remplie à la découverte de Sonzay, chacun fut invité à partager le verre de l’amitié offert par l’association « Histoire et Patrimoine ».

Prochaine manifestation :

Promenade crépusculaire : samedi 1er juillet, à 18 h. Découverte des lieux-dits de Saint-Christophe.

 

 

Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée
Le verre de l'amitié termine cette matinée

Le verre de l'amitié termine cette matinée

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire patrimoine
commenter cet article
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 08:27

Lors de la première réunion du bureau du club d’histoire locale Jean Benoit pour la saison 2016-2017, le président, Daniel Chollière, proposa aux membres une sortie aux archives nationales de la SNCF, au Mans. La plupart d’entre eux trouvèrent l’idée excellente et un rendez-vous fut pris pour cette visite.

Mardi dernier, ce sont onze personnes qui se sont retrouvées pour se rendre sur les lieux. Un accueil chaleureux fut réservé au groupe qui fut reçu dans la salle de conférence où trois petites vidéos leur furent présentées avant de parcourir et découvrir les richesses contenues sur le site.

Ce lieu renferme 200 ans d’histoire de la SNCF. Les documents de toute la France sont stockés sur Le Mans. Lors de la visite des entrepôts, les Castéloriens ont pu constater l’immensité des archives contenues dans 43 km de rayonnages, utiliser les tests que devaient passer les futurs agents de la SNCF, admirer certains registres calligraphiés et s’extasier devant des plans minutieusement réalisés manuellement.

Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts
Dans un des entrepôts

Dans un des entrepôts

Le club d'histoire locale de Château-du-Loir en reconnaissance

Créé en 1995, le centre du Mans fut ouvert en 1996. Il s’étend sur 34 ha et renferme outre les divers documents papiers, 8000 affiches différentes datant pour la plupart du début du chemin de fer, certaines étant l’œuvre de peintres célèbres comme Dali, Buffet, etc, 30 000 plaques de verre qui seront prochainement numérisées à Paris, 400 000 plans réalisés à la main, des cartes postales et de nombreux objets très variés dont un pavé de 1968 ayant été lancé sur des gardes mobiles à Nantes.

Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés
Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés

Les archives contiennent une multitude de documents et objets très variés

Des documents leur arrivent par palettes entières, certains un peu classés, d’autres en vrac et cela représente un travail énorme de classification et de tri. Pour cela, deux jeunes intérimaires diplômées en ont la charge.

Lorsque le président demanda : « Avez-vous des documents sur Château-du-Loir ? », la personne chargée de la visite répondit : « Oui, bien sûr. Nous avons même plusieurs cartes postales. » Cette réponse amena une réflexion dans le groupe : « Est-ce que nous pourrions vous emprunter des documents pour faire une exposition sur Château-du-Loir ? - Ce serait avec plaisir. Il y a des conditions à remplir mais ce serait tout à fait possible. »

La visite achevée, les membres du bureau regagnèrent Château-du-Loir très satisfaits de leur sortie avec, peut-être, une idée en tête à rediscuter et à concrétiser dans les mois à venir.

À savoir : Les archives de la SNCF sont ouvertes à tous mais il faut prendre rendez-vous avant d’y aller.

Des archives en vrac et une salle réservée à leur tri et classification
Des archives en vrac et une salle réservée à leur tri et classification

Des archives en vrac et une salle réservée à leur tri et classification

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 07:55
Le village de Saint-Christophe vu des Haloires en automne.

Le village de Saint-Christophe vu des Haloires en automne.

Le 22 septembre, c'est l'automne mais aussi, rappelez-vous !

22 septembre 1792, proclamation de la 1ère république. Eh oui ! 224 ans déjà. Il y a eu quelques interruptions mais elle est toujours là. C'est la 5ème, fondée par la constitution du 4 octobre 1958.

Pour fêter cet anniversaire, je vous offre une petite chanson de l'ami Georges.

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:26
Promenade crépusculaire d'Histoire et Patrimoine

Revivez en direct la 4ème édition de Si Saint-Christophe m'était conté par ceux qui l'ont vécu !

Une des actrices a échappé à la vigilance du réalisateur : la voici dans le rôle de Marie.

Brigitte Bonnaud-Doyen, la blanchisseuse à l'Auberdière.

Brigitte Bonnaud-Doyen, la blanchisseuse à l'Auberdière.

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:56
En attendant le départ
En attendant le départ

En attendant le départ

Samedi soir, l’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » avait convié ses adhérents et toutes les personnes intéressées par l’histoire de la commune à participer à sa treizième promenade crépusculaire censée marquer le début de l’été. Cette année, deux changements marquaient cette manifestation : un départ à 21 h et le samedi en lieu et place du vendredi.

Philippe donne quelques informations

Philippe donne quelques informations

Le rendez-vous était fixé au parking du foyer rural et, dès 21 h, Philippe Larus, président de l’association, prononçait quelques mots d’accueil en direction des 50 marcheurs venus découvrir la 4ème édition de « Si Saint-Christophe m’était conté… »

C'est parti pour....2,300 km avec des haltes !
C'est parti pour....2,300 km avec des haltes !
C'est parti pour....2,300 km avec des haltes !

C'est parti pour....2,300 km avec des haltes !

Pour gagner le premier site prévu, les membres de l’association ont guidé les visiteurs par des chemins pittoresques comme les Ruettes et le chemin des Marmoux, évitant d’emprunter les rues étroites et passagères du bourg.

Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens
Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens

Au Te Deum, on est le 22 février 1871 et on évoque les Prussiens

C’est au Te Deum, certainement le quartier le plus ancien du village, que le garde-champêtre, assis sur les marches d’un perron, attendait les marcheurs, pour faire revivre le passage des Prussiens au cours de l’hiver 1871, en discutant avec le boulanger. Puis, les deux hommes laissèrent la place à leurs épouses respectives qui n’appréciaient guère ces envahisseurs et ne cachaient pas la frayeur qu’ils leur inspiraient.

Les spectateurs découvrent la Crucifixion
Les spectateurs découvrent la Crucifixion

Les spectateurs découvrent la Crucifixion

De là au site suivant, il n’y avait que quelques mètres à parcourir pour pénétrer dans l’église où l’une des fresques ornant ses murs allait être décryptée et propulser ainsi les visiteurs en plein Moyen Âge. Beaucoup furent surpris de découvrir un si bel édifice et d’apprendre en cette soirée que la Crucifixion que Guy leur présentait est quasiment unique en France. Cette Crucifixion présente des scènes de violence et est considérée comme un déicide. Une représentation identique se trouverait en Bretagne.

C'est parti pour le 3ème site
C'est parti pour le 3ème site
C'est parti pour le 3ème site

C'est parti pour le 3ème site

Pour le site suivant, un peu de marche était nécessaire, l’obscurité commençait à s’installer et la file des promeneurs s’étirait un peu. Aussi, Philippe marqua une pause pour que tous se regroupent avant d’arriver à la Porte Percée située au-dessous de la motte féodale.

Jehan d'Alluye de retour des croisades
Jehan d'Alluye de retour des croisades
Jehan d'Alluye de retour des croisades

Jehan d'Alluye de retour des croisades

C’est là que se déroula la troisième animation de la soirée. Dominique, rappela l’histoire de Saint-Christophe et d’un de ses illustres seigneurs qui participa aux croisades et ramena de terre sainte un morceau de la vraie croix. Ce seigneur, c’est Jehan d’Alluye qui a donné son nom à la place principale du village. Et, là, une surprise attendait les spectateurs : Jehan d’Alluye en personne vint les saluer et leur donner connaissance de certains de ses actes passés !

À l'Auberdière, en 1799, après le passage des Chouans
À l'Auberdière, en 1799, après le passage des Chouans

À l'Auberdière, en 1799, après le passage des Chouans

Pour rejoindre le dernier site, les lampes de poche s’éclairèrent et, c’est par le chemin de la Perrine, que les marcheurs regagnèrent la cour de l’Auberdière pour se retrouver en pleine Révolution avec les Chouans qui avaient réquisitionné cette propriété.

Le propriétaire des lieux, M. Honoré Martel de Gaillon, maire de la commune, était parti à Tours, semble-t-il, laissant ses servantes, Blanche et Rose, gardiennes de la maison.

S’occupant l’une de ses haricots verts et l’autre de son tricot, elles devisent des événements en attendant Marie, la blanchisseuse, qui vient ramener le linge. Toutes trois s’entretiennent des actualités du moment dont le départ des Chouans qui les réjouit car, même si elles n’osent pas trop l’afficher, elles sont plutôt des « Citoyennes ».

Le pot final, moment convivial par excellence
Le pot final, moment convivial par excellence
Le pot final, moment convivial par excellence

Le pot final, moment convivial par excellence

Tous ces acteurs amateurs, membres de l’association, furent chaleureusement applaudis pour leurs diverses prestations et, avant que chacun ne regagne son domicile, le verre de l’amitié, offert par l’association, permit de prolonger un peu ce moment convivial que malheureusement les élus locaux de la majorité ne semblent pas apprécier car, encore une fois, aucun ne ressentit le besoin d’apprendre à mieux connaître l’histoire de sa commune, ce qui est un peu dommage. Malgré cela, l’association « Histoire et Patrimoine » continuera de proposer des animations culturelles autour de l’histoire communale pour faire revivre son riche passé et vivre le temps présent !

La troupe des acteurs, cru 2016

La troupe des acteurs, cru 2016

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:04
Promenade crépusculaire avec Histoire et Patrimoine

Laissez-vous conter Saint-Christophe !

Comme chaque année à l’approche des grandes vacances, l’association Histoire et Patrimoine vous propose une marche dans le joli bourg de Saint-Christophe à la découverte de son passé. Cette randonnée de trois kilomètres environ sera ponctuée de haltes au cours desquelles des membres de l’association feront revivre des habitants du village, illustres ou inconnus. Des Chouans, des Prussiens de passage, un des peintres qui ont orné l’église ainsi que Jehan d’Alluye en personne (seigneur de Saint-Christophe) sont attendus, au hasard des places et des ruelles, pour cette quatrième édition. "Si Saint-Christophe m’était conté" est une animation gratuite, pour tout public, à l’issue de laquelle un verre de l’amitié vous sera proposé dans le jardin de l’Auberdière. Rendez-vous au parking de la salle Beau-Soulage à 21 heures.

Se munir d’une lampe de poche pour le retour

Possibilité de « repli au sec » en cas d’intempérie.

Renseignements au 02 47 29 33 18 ou sur le site de l’association

http://histoire-patrimoine.jimdo.com/

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 15:42
Le tour du lac par les randonneurs
Le tour du lac par les randonneurs
Le tour du lac par les randonneurs
Le tour du lac par les randonneurs
Le tour du lac par les randonneurs

Le tour du lac par les randonneurs

L’association « Histoire et Patrimoine » de Saint-Christophe-sur-le-Nais avait organisé sa randonnée historique à Château-la-Vallière en ce dimanche matin de fêtes des mères. La matinée se déroulait en deux temps. Tout d’abord, pour ceux qui avaient envie de se dégourdir les jambes, une randonnée de 5 km autour du lac du Val Joyeux était proposée dès 9 heures et 25 personnes y étaient présentes. Puis, vers 10 h 30, un second rendez-vous était annoncé devant l’église, pour la découverte de la ville sous la conduite de Fabrice Mauclair, vice-président de l’association, et ce sont 25 nouvelles personnes qui se joignirent au groupe de marcheurs.

Le rendez-vous devant l'église

Le rendez-vous devant l'église

Fabrice commença son exposé en parlant des Forges devant lesquelles les randonneurs étaient passés à la fin de leur parcours. Ces forges comptaient 3 établissements qui produisaient 100 tonnes de fer au Moyen Âge. Elles étaient très importantes à l’échelle du département et de la région. Elles employaient une dizaine d’ouvriers spécialisés qui venaient de différents coins de France, mais aussi des ouvriers qui extrayaient le minerai trouvé localement en surface sur Villiers-au-Bouin et Chenu, des bûcherons qui travaillaient dans les forêts autour de la ville et fabriquaient le charbon de bois. Le centre névralgique se situait à Vaujours où les travailleurs des bois étaient nombreux et faisaient prospérer plusieurs cabarets. Les forges ont fonctionné jusqu’en 1840 puis elles furent remplacées par une scierie. On ne trouve plus rien de l’activité des forges. Les deux terrils faits de déchets de laitier ont disparu mais en se promenant, on peut voir des morceaux de laitier qui avaient servi à encaisser les chemins ou à décorer des façades. Ces forges sont à l’origine d’un terrible incendie qui s’est déclaré le 15 avril 1700 et qui, poussé par un vent violent, détruisit de nombreuses maisons jusqu’au centre du bourg. Les trois quarts des maisons de la ville ont brûlé. La maison du maître des forges fut une des rares maisons à avoir été épargnée.

Christ en bois, plaque de marbre et tympan roman
Christ en bois, plaque de marbre et tympan roman
Christ en bois, plaque de marbre et tympan roman

Christ en bois, plaque de marbre et tympan roman

L’église n’a pas échappé au feu, ses cloches ont fondu et sa charpente s’est écroulée. Elle fut reconstruite au 19e siècle. À l’intérieur, un Christ en bois du 17e et une plaque de marbre située dans une petite chapelle, en l’honneur des parents du Sénéchal, font partie des éléments remarquables de l’église. De l’église construite au 11e siècle, il ne reste qu’un tympan roman et un oculus bien décoré du 12e siècle visibles sur un mur extérieur.

Face à ce mur, se trouve l’EHPAD Louise de la Vallière. Le premier hôpital-hospice de Chäteau-la-Vallière date de 1674 et fut créé par Louise de la Vallière devenue duchesse suite à un cadeau de rupture du roi Louis XIV, dont elle fut la favorite, avant de se retirer au Carmel. Son hôpital, installé dans le bourg, fonctionnait avec 4 sœurs, Filles de la Charité. Très vite, il s’avéra trop petit et trop cher et les sœurs n’arrivaient plus à faire face quant aux soins à donner et à l’accueil des pauvres. Louise de la Vallière s’étant retirée au Carmel, c’est sa fille Marianne de Bourbon, duchesse de Conti, qui acheta la Cour de Lublé et en fit le nouvel hôpital qui fonctionna jusqu’en 1783. Mais, les gens le trouvaient trop loin de la ville. Il fut transféré à Château-la-Vallière dans une rue où il pourrait s’agrandir, c’est son emplacement actuel.

Devant la maison du Sénéchal
Devant la maison du Sénéchal
Devant la maison du Sénéchal

Devant la maison du Sénéchal

Le groupe se dirigea ensuite vers la maison du Sénéchal où habite actuellement M. Chironi, président de l’association castelvalérienne « Histoire et Culture ». Cette maison a abrité à une certaine époque, le maître des forges et, jusqu’à la fin du 18e siècle le juge de la ville appelé aussi le sénéchal. M. Chironi explique que la maison existait au moment de la révolution et qu’il a trouvé des documents racontant que les Vendéens et les Républicains ont traversé la ville et que sa maison avait été réquisitionnée pour y loger des Républicains. Mais, comme les habitants ne souhaitaient accueillir ni les uns ni les autres, quand les Républicains sont arrivés avec des bons pour se loger et coucher, tous les lits étaient déjà occupés et ils ont été obligés de partir.

Cette maison n’a pas subi de modifications importantes et conserve son caractère et son parc.

La mairie actuelle ancienne Grand Maison ou château de la Roussière

La mairie actuelle ancienne Grand Maison ou château de la Roussière

Tout près de cette maison, se trouve la mairie actuelle, ancienne Grand Maison ou château de la Roussière construite entre 1777 et 1778 par Marie-Louis César Roulleau, sieur de la Roussière, juge seigneurial qui fit fortune à Paris mais perdit rapidement ses biens qui revinrent à sa femme.

L'ancien tribunal seigneurial

L'ancien tribunal seigneurial

L'escalier, la porte de la prison et le logement du geôlier
L'escalier, la porte de la prison et le logement du geôlier
L'escalier, la porte de la prison et le logement du geôlier

L'escalier, la porte de la prison et le logement du geôlier

En poursuivant la visite, on trouve l’actuel hôtel des voyageurs qui fut autrefois le siège du tribunal seigneurial, construit en 1784. À l’intérieur de l’hôtel, on peut remarquer un superbe escalier en bois d’origine et, dans la salle à manger, il reste une porte de prison qui fermait une des deux cellules donnant dans le logement du geôlier dont la cheminée a été conservée. Toutes les parties en bois que l’on trouve dans la salle à manger de l’hôtel proviennent des forêts de Château-la-Vallière. Le coût de ces constructions s’éleva à 12 000 livres à l’époque.

L'ancienne mairie

L'ancienne mairie

Sur la place d’armes toute proche, on peut voir l’ancienne mairie, l’office de tourisme actuel, qui servait autrefois de halles et de salle de justice jusqu’en 1838.

Terme de la rando découverte de Château-la-Vallière
Terme de la rando découverte de Château-la-Vallière

Terme de la rando découverte de Château-la-Vallière

Puis, tout le monde se retrouva sur l’actuelle place du Champ de foire qui date du 19e siècle avant de rejoindre le parc de la mairie, devant la salle de l’Orangerie où, après que Philippe Larus, président de l’association, eût remercié les conférenciers et les personnes présentes, chacun put, comme à l’accoutumée, partager le verre de l’amitié.

Information

Prochaine manifestation d’Histoire et Patrimoine : samedi 4 juillet, promenade crépusculaire. Départ à 21h de Beau Soulage pour une déambulation dans le bourg où, au détour des rues, des personnages reprendront vie avec des saynètes créées et jouées par des membres de l’association.

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:51
Les Anciens se prennent au jeu et cherchent les bonnes réponses
Les Anciens se prennent au jeu et cherchent les bonnes réponses

Les Anciens se prennent au jeu et cherchent les bonnes réponses

Jeudi après-midi, après leurs parties de cartes et le traditionnel goûter, les habitués du Cercle des Amis sont venus visiter l'exposition mise en place par Histoire et Patrimoine au foyer rural. Équipés du questionnaire préparé pour les enfants de l'école, ils se sont pris au jeu et ont tenu à trouver toutes les réponses sans exception et sans erreur. Bravo à tous !

Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 21:21

Le club d'histoire Jean Benoît, de Château-du-Loir, a installé une magnifique exposition sur la guerre de 1914-1918, dans la salle du Caveau, près du cinéma.

Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir
Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir

Des panneaux très fournis grâce aux articles du journal de Château-du-Loir et aux différents documents rassemblés par les organisateurs permettent de mieux connaître cette période de l'histoire qui toucha les habitants du secteur.

Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir
Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir
Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir

Beaucoup d'objets prêtés par des habitants de la commune ou des communes environnantes agrémentent cette exposition.

L'exposition est visible jusqu'au dimanche 15 novembre, tous les après-midis de 15 h à 18 h 30.

Exposition sur la Grande Guerre à Château-du-Loir
Repost 0
Published by ROYER Monique - dans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

Recherche

Pages