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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 09:45
Photos prises lors du repérage
Photos prises lors du repérage
Photos prises lors du repérage

Photos prises lors du repérage

Renouant avec ses activités, l'association christophorienne "Histoire et Patrimoine" vous propose de découvrir la richesse patrimoniale du hameau de Coëmont, faisant partie de Vouvray-sur-Loir dans la Sarthe.

Ce hameau, très ancien, a un riche passé. Pour le découvrir, nous serons accompagnés par deux historiens locaux, Michel et Dany Benoît, membres actifs de l'association vouvraysienne "Notre patrimoine et vous".

Le parcours nous mènera du bord du Loir avec ses moulins, son vieux pont et son lavoir jusqu'au château et les hauteurs pour dominer le paysage et découvrir quelques restes de l'ancien prieuré.

À l'issue de cette découverte matinale, un verre de l'amitié clôturera cette promenade historique.

 

Important :

Randonnée le dimanche 22 mai.

Départ pour ceux qui le souhaitent à 9 h 15, place Jehan d'Alluye, à Saint-Christophe

Rendez-vous à Coëmont à 9 h 30 sur le parking, 1ère route à gauche après le pont pour ceux qui y iront directement (en venant de l'Indre-et-Loire)

La manifestation est gratuite.

 

Comment se rendre au parking.

Comment se rendre au parking.

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 09:21
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine publie son 3ème  livre

Pour Histoire et Patrimoine, cela devient maintenant une habitude. En 2011, un premier livre voyait le jour, « Saint-Christophe-sur-le-Nais, un beau village de Touraine ». En 2017, nouveau livre : « Si Saint-Christophe m’était conté… » et, tout frais sorti de l’imprimerie de Saint-Paterne-Racan, voici son 3ème livre : « Le studio de l’Escotais, 21 ans de photographie au Pays de Racan (1976 – 1997) ».

Pourquoi un 3ème livre ?

Philippe Larus, président de l’association, l’explique très bien dans l’avant-propos figurant dans le livre : « Résultat d’un partenariat de plusieurs années entre Jean-Gérard Potier, les Archives départementales d’Indre-et-Loire et notre association, ce livre est le troisième réalisé par Histoire et Patrimoine. Mis en forme à la suite de la semaine d’animations qui, en novembre 2021, a marqué à Saint-Christophe-sur-le-Nais les 20 ans de l’association, il accorde la part belle à l’image. De courts textes de présentation, complétant les légendes des photographies, ont cependant été rédigés pour chacun des sujets abordés. On retrouvera dans ces pages les photos présentées lors de l’exposition de novembre 2021 accompagnées d’une soixantaine de photos supplémentaires. »

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine publie son 3ème  livre
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine publie son 3ème  livre

Il est vrai que lors de la préparation de la semaine d’animation autour des 20 ans de l’association, l’exposition des photos du « Studio de l’Escotais » a tenu une part très importante dans la manifestation. Le fonds Potier a été déposé en 2013 aux Archives départementales d’Indre-et-Loire Une convention avait été passée entre l’association et les archives pour répertorier l’ensemble du fonds. Cela a demandé de nombreuses heures pour inventorier et classer les clichés. Aussi, pour que toute cette énergie dépensée soit palpable, l’idée de concrétiser le travail par une exposition a donc été le premier but que se sont fixés ceux qui ont participé à cet archivage. Puis, une autre idée a fait son chemin : « Pourquoi pas un nouveau livre en reprenant les photos choisies pour l’exposition ? »

Des contacts ont été pris sur la faisabilité du projet, sur le coût et, au vu des résultats obtenus, l’idée fut validée et les bons de souscriptions préparés pour une distribution lors de la semaine des 20 ans ! L’imprimerie de Saint-Paterne-Racan fut donc retenue pour mener le projet du début à la fin.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine publie son 3ème  livre

Et, ce sont 280 livres qui ont été commandés en souscription. Les collectivités (mairies, communauté de communes, conseil départemental) ont passé des commandes, le Crédit Agricole également, et, les personnes qui avaient, de près ou de loin, connu et/ou participé aux événements relatés par les photographies ont aussi souhaité être en possession d’un tel document.

L’association a donc fait imprimer 500 livres qui ont été livrés jeudi chez le président par l’imprimerie. Les souscripteurs invités à venir récupérer leur commande en fin d’après-midi, vendredi dernier, se sont déplacés en grand nombre (96 livres ont été retirés) et sont repartis tout heureux de ramener avec eux un peu de la mémoire des activités passées de ce territoire, où une association, « Le Pays de Racan », fondée en 2001 et qui a œuvré pendant 7 ans pour l’animer, vient d’être dissoute. Ce livre est donc pour notre territoire un « passeur de mémoire » !

Table de remise des livres. De g à d : Philippe, président, David, trésorier, Michel, secrétaire. Bravo à David pour la fabrication du livre

Table de remise des livres. De g à d : Philippe, président, David, trésorier, Michel, secrétaire. Bravo à David pour la fabrication du livre

Remise des livres vendredi soir aux souscripteurs

Remise des livres vendredi soir aux souscripteurs

Où trouver le livre ?

Auprès de l’association : hp.scln@gmail.com

Président : 02 47 29 33 18

À l’épicerie du village

Prix de vente : 30 €

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 17:33
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine vos informe

Histoire et Patrimoine fait paraître son troisième livre

 

Au terme d'un travail de plusieurs années mené avec les photographes Monique et Jean-Gérard Potier, l'association Histoire et Patrimoine de Saint-Christophe-sur-le-Nais fait paraître son troisième livre en partenariat avec les Archives départementales d'Indre-et-Loire. Cet ouvrage diffère sensiblement des deux premiers, parus en 2011 et 2017 et consacrés à l'histoire du village. Se présentant sous la forme d'un album, il accorde la part belle à l'image et regroupe 180 photographies réalisées entre 1976 et 1997 par le Studio de l'Escotais, à Saint-Christophe mais également à Saint-Paterne-Racan, Neuvy-le-Roi et Sonzay. Une centaine de ces clichés, en couleurs comme en noir et blanc, a été présentée en novembre dernier à la salle socioculturelle, dans le cadre de la semaine qui a marqué les 20 ans de la fondation de l'association.

 

En souscription depuis le 12 novembre, près de 300 exemplaires du livre ont déjà été réservés. L'association remercie les nombreuses personnes qui lui ont fait confiance comme les collectivités qui ont soutenu son projet : département, communauté de communes, municipalités, caisse locale du Crédit agricole.

 

Sur le plan pratique, les souscripteurs pourront retirer leur(s) exemplaire(s) le vendredi 25 mars à la salle socioculturelle du Foyer de Saint-Christophe-sur-le-Nais, entre 17h et 19h, également à partir de 20h pour les personnes qui souhaitent assister à la projection du film sur l'Ouzbékistan proposée à 20h30 par Monique et Lionel Royer.

La souscription est close depuis le 28 février. A partir du 25 mars, le livre « Le Studio de l'Escotais, 21 ans de photographie au Pays de Racan (1976-1997) » sera disponible au prix de 30 euros à la table de vente de l'association comme à l'épicerie du village.

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 19:57

Samedi après-midi, après une année blanche, les membres du bureau de l’association avaient convié les adhérents à participer à l’assemblée générale dans le respect des normes sanitaires en vigueur. Le président départemental de la Libre Pensée, Hansi Brémond, assistait à la manifestation.

À 16 h 30, le président, Jacques Langevin, ouvrit la séance et rappela brièvement l’importance de la Libre Pensée castélorienne à sa création à la fin du XIXe siècle. Longtemps indépendante des instances départementales, elle a compté jusqu’à plus de 200 adhérents.

Le trésorier, Lionel Royer, présenta rapidement le bilan financier qui laisse apparaître un très léger excédent. Il procéda ensuite à la remise des cartes 2022 aux adhérents.

Puis vint le moment de la causerie-débat proposée à l’issue de l’Assemblée générale. Le thème retenu pour cette causerie «L’école était obligatoire, gratuite et laïque, mais l’est-elle encore ?»

Une dizaine de personnes intéressées par le sujet participèrent à cette causerie menée par Hansi Brémond, enseignant en collège, Quentin, syndicaliste spécialiste de l’Éducation Nationale, et Jean-Baptiste, enseignant en IME (Institut Médico Éducatif) pour parler de son expérience.

Pour les Libre-Penseurs, cette question importante de l’école a été portée par des personnes repères dont bien sûr Jules Ferry, Louise Michel et bien d’autres…

La causerie s’articula sur 3 parties.

Historique de la création des écoles (Hansi)

Hansi commença son exposé par un historique montrant le cheminement qui s’effectua pour instruire la population en gros de l’Antiquité vers ce qu’est une école.

Durant l’Antiquité, le savoir reste réservé à une élite. Puis, une légère amélioration du taux d’alphabétisation va apparaître avec les Romains allant jusqu’à 30 %. Mais, aux 4e et 5e siècles, le pourcentage baisse et on note un effondrement du savoir. À la fin du Moyen Âge, peu de personnes savent lire.

La Renaissance brille par une évolution du niveau de vie, une amélioration du savoir et de l’éducation avec une école au service du progrès.

Le protestantisme amène la création d’écoles pour que les protestants puissent lire eux-mêmes les textes de la bible à l’inverse des catholiques où seuls, les prêtres ont ce privilège. Une telle école fut ouverte à Saumur mais avec la Révocation de l’Édit de Nantes en 1598, elle a dû fermer !

Par la suite, les catholiques ouvrirent aussi des écoles pour la même raison. Au 18e siècle dit « siècle des Lumières », Condorcet, philosophe, mathématicien, homme politique et éditeur français est persuadé que la lecture est la base du progrès de l’humanité avec la connaissance des sciences qui éveillera les esprits. Il porte le projet d’ouvrir des écoles à tous les niveaux pour les garçons mais aussi les filles. C’est par l’école que le peuple s’élèvera.

En 1833, la loi Guizot impose la création d’écoles dans toutes les communes.

En 1850, la loi Falloux impose des écoles primaires pour les filles.

En 1880, avec les Républicains et des Libres-Penseurs au pouvoir, l’école devient obligatoire, publique et laïque. Ça fonctionnera bien pour le primaire mais moins bien pour le secondaire. C'est aussi l'année où les filles ont accès aux collèges et aux lycées.

Mais, malgré toutes ces lois, beaucoup d’enfants continuent à travailler dans les usines, dans les mines…

Aussi, le 28 mars 1882, Jules Ferry promulgue une loi qui rend l’enseignement primaire obligatoire et laïque.

En 1924, les filles peuvent passer le baccalauréat.

Tout semble se mettre en place pour que l’école publique fonctionne du mieux possible. Mais, avec les années, cette belle école de la République va connaître quelques vicissitudes.

De g à d : Lionel Royer, Jacques Langevin, Hansi Brémond et Quentin

De g à d : Lionel Royer, Jacques Langevin, Hansi Brémond et Quentin

L’école publique menacée (Quentin)

En 1969, la mixité est mise en place dans les écoles. La durée de la semaine scolaire passe de 30 h à 27 h.

En 1986, l’obligation scolaire passe de 14 à 16 ans le brevet des collèges remplace le Certificat d’études primaires

En 1990, création des Conseils d’école qui font entrer les parents dans l’école.

En 2013, avec la réforme Peillon, on arrive à une territorialisation des écoles avec des horaires différents. Les programmes changent, plus vraiment de tronc commun afin d’y glisser de nouvelles matières. Cela entraîne une forte concurrence avec l’école privée. La durée de la semaine scolaire passe de 27 h à 24 h avec 3 h d’activités périscolaires qui seront très vite supprimées dans de nombreuses écoles.

On en arrive à des recherches de financements spéciaux pour des projets proposés par les mairies. La pédagogie se fait par des projets qui rognent sur le temps imparti aux matières principales.

Actuellement, avec la réforme Blanquer et la suppression des mathématiques du tronc commun, on est en train de casser le bac national pour en venir à un bac par lycée.

Le passage de l’obligation scolaire de 6 ans à 3 ans a été une manne financière pour les écoles privées qui ont vu leurs subsides fortement augmenter au détriment du public.

Après le développement de ce second point, on peut déjà remarquer que notre école publique n’est plus une école de compétences.

L'école ouverte à tous (Jean-Baptiste)

Dans les années 1910-1920, les enfants présentant un handicap mental étaient placés dan des hôpitaux psychiatriques avec des adultes ayant des problèmes psychiques.

À la fin des années 40 et au début des années 50, des familles s'associent et créent des structures (IME Institut Médico Pédagogique) avec du personnel adapté à ces cas (médecins, enseignants,..) jusqu'en 1990. Le financement est un peu opaque mais aucune maltraitance n'est à signaler.

La loi du 11 juillet 2005 relative à l'intégration des personnes handicapées apporte différentes solutions en fonction du handicap. Elle propose notamment l'intégration scolaire en posant le principe de la scolarisation dans l'établissement le plus proche du domicile de l'enfant handicapé. très beau principe mais aucun moyen tant financier qu'humain n'est mis en place. Le personnel formé pour aider ces enfants, les AESH (Accompagnants Élèves en Situation de handicap) est en nombre insuffisant et mal payé.

Suite à cette loi, certains enfants handicapés sont accueillis dans des classes normales à temps plein ou à temps partiel pour certaines activités. 

Certaines écoles primaires ont en leur sein des classes ULIS (Unités Localisées pour inclusion scolaire) où les enfants reçoivent un enseignement adapté. L'IME de Château-du-Loir est rattaché à la classe ULIS de l'école du Point du Jour.

À 5 ou 6 ans, l'enfant présentant un handicap peut être orienté vers une classe ULIS par la MDPH (Maison Départementale pour Personnes Handicapées) ou en IME.

Autre handicap, celui des enfants non francophones arrivant dans les collèges et qui doivent s'intégrer sans beaucoup d'aide. C'est à l'enseignant de tout gérer !

Le débat

Question soulevée : Le privé accueille-t-il autant d'enfants handicapés que le public ? La réponse est "non" ! Dans le public, nous n'avons pas le droit de refuser des enfants alors que l'enseignement privé choisit son public si l'on peut dire. De même, certaines options ne sont accessibles que dans le privé au niveau de l'enseignement supérieur !

Je remarque l'utilisation à plusieurs reprises du mot "territoire" présent au niveau l'Éducation Nationale". C'est un fait que nous sommes en train de devenir "citoyen" d'un territoire et non plus de tous les territoires du pays. Il faut bien garder en mémoire "l"Histoire" ! L'école est en effet désormais concernée par des projets de territoire.

La conclusion

La réponse à la question posée au départ n’est malheureusement pas très optimiste.

L’école de la République est menacée. Elle sacrifie les enfants qui lui sont confiés par le manque de moyens financiers mais aussi humains auxquels elle a droit pour continuer à remplir son rôle.

Il y a aussi de plus en plus d’écoles totalement privées qui échappent à tous les contrôles. Qu’en résultera-t-il ?

 

 

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 14:39

Nous arrivons au terme de notre voyage : Abou Simbel !

Un peu d'histoire :

Lorsque le président Nasser lança son projet du grand barrage, de nombreux archéologues réalisèrent le désastre que cela allait entraîner pour les monuments de Nubie. Le 8 mars 1960, l’UNESCO s’empare du sujet et fait appel à la communauté internationale pour débloquer des fonds. Une vraie mobilisation se met en place et, rien que pour Abou Simbel, 51 pays apportent leur aide. Parmi eux, la France a contribué à hauteur d’un million de dollars. Grâce à toutes les aides, 14 temples et monuments ont pu être sauvés. Ils ont été regroupés sur 4 grands sites dont celui d’Abou Simbel.

Le site d’Abou Simbel

Pour le sauver suite à la construction du barrage, il a fallu découper pierre par pierre les 2 temples au sommet même de la falaise dans laquelle ils avaient été creusés. Le temple a donc été surélevé d’environ 60 m et reculé de 200 m. La tâche fut complexe car il a fallu reconstituer la montagne telle qu’elle était.

Les 2 temples furent d’abord découpés en blocs de 15 tonnes. 310 000 tonnes de roches ont dû être déblayées et chaque roche numérotée.

Au total, 807 blocs pour le temple de Ramsès II et 205 pour celui de la reine Néfertari furent transportés une soixantaine de mètres plus haut. Pour le remontage, il a fallu constituer une voûte de soutien et un remblaiement sous forme d’une montagne artificielle.

Vue vers le site

Vue vers le site

Nous avions convenu avec le guide et le chauffeur de commencer notre visite du site dès l'ouverture à 6h. Nous y sommes les premiers visiteurs et pouvons admirer le lever de soleil sur le lac Nasser et l’éclairage du temple de Ramsès II dont les pierres prennent une teinte rosée.

Le temple de Ramsès II avant et après le lever de soleil !
Le temple de Ramsès II avant et après le lever de soleil !
Le temple de Ramsès II avant et après le lever de soleil !

Le temple de Ramsès II avant et après le lever de soleil !

Le grand temple ou temple de Ramsès II

Profond  de 65 m, il est gardé par 4 colosses hauts de 20 m. Il est dédié à la gloire du pharaon Ramsès II qui s’est lui-même déifié. Le visage des colosses est celui de Ramsès II jeune ou vieux selon le colosse. Leurs jambes sont massives. Aux pieds du roi-dieu, entre ses jambes, sont représentées sa mère et sa femme Néfertari, membres préférés de sa famille.

Les parois extérieures sont gravées. On y voit des soldats allant ou revenant du combat selon le côté droit ou gauche.

Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (10)
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (10)
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (10)
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (10)
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (10)

On pénètre tout d’abord dans une salle ornée de 8 piliers osiriaques à tête de Ramsès II. Les parois sont ornées de différentes scènes.

Dans le sanctuaire ou naos, 4 statues mutilées représentent le pharaon et les divinités. Autrefois, les statues étaient recouvertes d’or ce qui explique le « grattage » !

Piliers osiriaques menant vers le naos
Piliers osiriaques menant vers le naos

Piliers osiriaques menant vers le naos

Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...
Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...

Décors sur les murs intérieurs avec des scènes de guerre (bataille de Qadesh) ou sortie de la barque sacrée...

Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus
Scènes d'offrandes au dieu Horus

Scènes d'offrandes au dieu Horus

Nous poursuivrons la visite avec le temple de Néfertari, épouse préférée de Ramsès II.

 

À suivre...

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 15:31

Malgré la morosité ambiante, l’association christophorienne « Histoire et Patrimoine » avait convié ses adhérents à participer à son assemblée générale, samedi après-midi, à la salle socioculturelle « Le Foyer », mise gracieusement à sa disposition par la municipalité.

À l’entrée de la salle, Brigitte et Claudie vérifiaient les pass vaccinaux des arrivants avant de les orienter vers la table où le trésorier encaissait les adhésions et remettait la carte 2022 illustrée d’un des mois du calendrier figurant parmi les fresques de l’église paroissiale, celui où les pommes rappellent le passé de la commune.

À l’heure convenue, le président, Philippe Larus, invita les quelques personnes présentes à prendre place et la réunion put commencer.

Un public clairsemé

Un public clairsemé

Philippe remercia vivement celles et ceux qui, malgré la crise sanitaire, avaient fait le déplacement. Ses remerciements s’adressèrent aussi à la municipalité puis, il donna les noms de plusieurs adhérents qui avaient signalé leur absence pour cette réunion. Il indiqua également que Madame le Maire aurait un peu de retard. Elle arriva effectivement au cours du déroulement du bilan des activités 2021.

Philippe ouvre la séance

Philippe ouvre la séance

Bilan des activités 2021

En préambule, le président précisa : « Cette année 2021 fut, comme la précédente, assez perturbée. Plusieurs de nos animations ont dû être différées. Malgré cela, ce fut une année particulière avec « Les 20 ans de l’association.» Nos adhérents nous ont apporté leur soutien, les adhésions étant quasi identiques aux années passées ! »

Avec l’appui d’un diaporama, Michel Mirault, le secrétaire, rappela les quelques animations proposées au cours de l’année précédente :

-18 et 19 septembre : Journées du Patrimoine

En partenariat avec la mairie, une soixantaine de personnes guidées par Histoire et Patrimoine ont pu redécouvrir l’histoire du village en suivant le parcours rénové « Au fil des rues ».

-24 septembre : Seconde édition de la conférence sur « La justice en Touraine au XVIIIe siècle» par Fabrice Mauclair. Prévue initialement le 27 mars, elle avait été annulée.

-29 octobre : Conférence donnée par Thierry Albert-De Rycke sur « Les faïences de Saint-Christophe au XVIIIe siècle »

- du 12 au 20 novembre : Animations diverses pour les 20 ans de l’association ayant déplacé plusieurs centaines de personnes avec un dîner de clôture de plus de 100 convives.

- 5 et 17 décembre : Présence de l’association au marché de producteurs à Saint-Paterne-Racan et au marché de Noël à Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Après le rapport des activités, le trésorier, David Bonnaud présenta le bilan financier de l’association pour 2021. La trésorerie est saine et un peu gonflée par les souscriptions reçues pour le nouveau livre qui sortira fin mars. L’association devra très prochainement payer la maquette et le lancement de l’impression.

Ces deux rapports ont été soumis au vote du public et ont été adoptés à l’unanimité.

Michel présente le rapport d'activités

Michel présente le rapport d'activités

Les projets pour 2022

-25 mars : Remise des livres aux souscripteurs à 17 h à la salle socioculturelle. La conférence prévue ce jour-là est reportée suite au décès de M. Boulesteix. À la place, à 20 h 30, un film sur l’Ouzbékistan sera projeté

-22 mai : À la découverte de Coëmont avec l’association « Notre patrimoine et vous » à 9 h.

-8 juillet : Promenade crépusculaire à la découverte de « Saint-Christophe secret » avec lectures et pour finir, repas partagé avec pique-nique tiré du  sac.

Départ 18 h.

-17 et 18 septembre : Journées du Patrimoine. L'association prêtera son concours aux animations prévues par la municipalité. Le samedi, spectacle "son et lumière" sur l'histoire du village. Le dimanche, animations pour marquer les 900 ans de la chapelle Saint Gilles.

Les membres du CA présents avec les deux nouvelles recrues à droite sur la photo

Les membres du CA présents avec les deux nouvelles recrues à droite sur la photo

Le Conseil d’administration

Deux personnes ont souhaité intégrer le CA : Karen Vignoles et Catherine Trotin.

En voici la composition : Membres du bureau

Président : Philippe Larus

Vice-Président : Fabrice Mauclair

Secrétaire : Michel Mirault

Secrétaires adjointes : Claudie Mirault et Monique Royer

Trésorier : David Bonnaud

Trésorière adjointe : Françoise Vivien-Doyen

Régisseur : Thierry Albert-De Rycke

Lionel Royer

Membres du CA : Monique Mauclair, Marie-Christine Brunart, Brigitte Bonnaud-Doyen, Brigitte Weiss, Karen Vignoles, Catherine Trotin.

Contact :

Tél : 02 47 29 33 18 ou hp.scsln@gmail.com

Site : https://histoire-patrimoine.jimdofree.com

Adhésion : 8 € pour une personne, 12 € pour un couple

 

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 11:53

Tout d’abord, petit rappel sur l’association « Intention Publique ».

Mi-novembre, à la mairie de Saint-Christophe, à l’invitation de Madame le Maire, plusieurs représentants des associations communales (Jeunes, APE, Foyer Rural, Pêcheurs, Le Soin fertile, École, Histoire et Patrimoine et l’agent en charge du numérique) étaient présents pour participer à la première réunion avec l’association tourangelle « Intention Publique ».

Catherine Lemaire avait rencontré cette association il y a déjà 2 ans et avait été séduite par les activités qu’elle proposait avec pour but de faire participer la population dans son ensemble autour d’ateliers et ce, dans le but de créer du lien social.

Intention Publique était représentée par Xavier Bertola qui a quelques liens avec le village et Mathieu Louis. C’est une structure collaborative spécialisée dans la réalisation de projets culturels, artistiques et citoyens en espace public.

Elle est l’interface entre les collectivités locales, les artistes, la population et les partenaires susceptibles d’intervenir dans la réussite du projet.

Depuis cette réunion, Intention Publique a déjà travaillé avec les enseignantes et les enfants de l’école. Xavier Bertola y vient assez régulièrement, un jour par semaine, et passe plusieurs heures avec les enfants. Son travail a débuté par un parcours dans le bourg, certains participants étant équipés d’appareils photos destinés à prendre des détails observés au cours du trajet.

Revenus en classe, les enfants ont eu à reproduire le parcours puis, en observant les photos prises, ils ont repéré différentes formes géométriques (carrés, rectangles, triangles, cœurs,…). Un travail est toujours en cours avec eux. Les parents d’élèves suivent ce projet et y seront associés après les prochaines vacances.

Les travaux des élèves

Les travaux des élèves

Mais, ce samedi après-midi, Xavier Bertola et Louis Matthieu avaient lancé une invitation aux adultes ayant laissé leurs coordonnées lors de la première réunion. Après avoir présenté le travail en cours avec les enfants, ils ont souhaité réaliser la même chose avec des adultes.

Xavier Bertola explique aux personnes présentes le déroulement de l'après-midi
Xavier Bertola explique aux personnes présentes le déroulement de l'après-midi
Xavier Bertola explique aux personnes présentes le déroulement de l'après-midi

Xavier Bertola explique aux personnes présentes le déroulement de l'après-midi

Partis de l’espace socioculturel, c’est sous la conduite de Lionel Royer, membre d’Histoire et Patrimoine, que les personnes présentes (élus et représentants de 3 associations : les Jeunes, le Soin fertile et Histoire et Patrimoine) ont pu découvrir une partie du parcours patrimonial récemment restauré. Pour plusieurs d’entre elles, ce fut une découverte agréable et instructive sur l’histoire communale et sur la richesse du patrimoine de la commune. L’accent a été mis sur certains détails pas forcément visibles au premier abord.

Le groupe des participants lors du parcours
Le groupe des participants lors du parcours
Le groupe des participants lors du parcours
Le groupe des participants lors du parcours

Le groupe des participants lors du parcours

Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours
Quelques détails photographiés lors du parcours

Quelques détails photographiés lors du parcours

Cette promenade a duré une petite heure puis tout le monde s’est retrouvé au chaud dans la salle du Foyer.

Quelques réflexions : « Nous avons remarqué différentes choses que nous n’avions jamais vues, découvert des maisons sur l’autre côté du village sur la hauteur », « Nous avons appris des choses intéressantes sur l’histoire de la commune »…

« Ces visites permettent de mettre en valeur les caractéristiques de la commune » reconnut Xavier Bertola. Lionel Royer précisa que le château (dont il ne reste pas grand-chose) est à l’origine de la création du bourg. Il ajouta que Saint-Christophe était une « ville » en tant qu’ancienne baronnie. L’existence de 3 portes donnant accès à la ville est mentionnée dans l’histoire communale.

Xavier Bertola reprit la parole : « La lecture des parcours permet de comprendre et de relier les faits historiques locaux à ceux de l’histoire de France. » Il aime les parcours et les formes aléatoires qu’ils peuvent prendre.

Après ce temps de paroles, les organisateurs distribuèrent des feuilles A3 pour que les participants y retracent le parcours effectué dans l’après-midi. Dans un premier temps, il fallait juste dessiner la forme du parcours puis après l’observation des différents tracés (plusieurs se ressemblaient) les participants ont pu y ajouter des repères le long du tracé.

Les participants tracent le parcours qu'ils ont mémorisé
Les participants tracent le parcours qu'ils ont mémorisé
Les participants tracent le parcours qu'ils ont mémorisé

Les participants tracent le parcours qu'ils ont mémorisé

Xavier et Mathieu ont conservé ces tracés et ont donné rendez-vous le 5 mars prochain aux participants pour avancer dans la démarche entreprise et proposer des idées pour améliorer certains des sites rencontrés posant des questionnements à certains.

Les tracés réalisés par les participants

Les tracés réalisés par les participants

Après-midi intéressant et qui a amené les participants à mieux connaître la commune et à l’appréhender sous un angle nouveau.

D’autre part, des contacts ont été pris par « Intention Publique » avec l’association « Tennis de table » et l’EHPAD. Pour le moment, il n’y a pas de projet initié avec eux.

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 09:27
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine vous informe

L'assemblée générale se tiendra dans le respect des normes sanitaires en vigueur : port du masque et pass vaccinal obligatoires. Gel hydroalcoolique à l'entrée de la salle.

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 17:16

C’est sans nul doute le site le plus grandiose de toute l’Égypte pharaonique. Datant de 4 700 ans, il reste la plus grande structure religieuse jamais bâtie au monde !

Karnak est un gigantesque complexe, dont la majeure partie fut bâtie sous le Nouvel Empire (1580-1160 av  J-C). Ici, c’est la maison terrestre du Dieu Amon. Son seul vrai serviteur est le pharaon. Chaque pharaon a contribué à l’agrandissement et l’embellissement du site afin d’associer son nom à celui du dieu.

L'allée des Sphinx qui relie Karnak à Louxor et le portique d'entrée.
L'allée des Sphinx qui relie Karnak à Louxor et le portique d'entrée.

L'allée des Sphinx qui relie Karnak à Louxor et le portique d'entrée.

Le temple d’Amon

Chaque ensemble est composé d’un temple principal au centre, dédié au dieu, où seuls les grands prêtres sont admis. Autour s’étendent d’autres petits temples, de tailles et de formes diverses comme ceux de Ptah, de Khonsou, d’Osiris et d’Opet. Chaque ensemble possède un lac sacré où se déroulaient les cérémonies. Le temple est entouré d’une enceinte en brique de terre de 8 m d’épaisseur et de 12 m de haut, dont l’ondulation évoquait les vagues de l’Océan primordial qui a précédé l’arrivée de la vie.

Des vestiges au bord d'un lac et sur un socle le scarabée
Des vestiges au bord d'un lac et sur un socle le scarabée
Des vestiges au bord d'un lac et sur un socle le scarabée

Des vestiges au bord d'un lac et sur un socle le scarabée

Le scarabée était un animal sacré doté de nombreux pouvoirs. Les Égyptiens croient toujours en ses pouvoirs et, on les voyait tourner plusieurs fois autour de la statue (au moins 7 fois)  en la touchant pour que leur vœu soit exaucé !

Les sphinx à tête de béliers
Les sphinx à tête de béliers
Les sphinx à tête de béliers

Les sphinx à tête de béliers

L’allée des Sphinx, corps de lion à tête de bélier, animal sacré d’Amon, mène au 1er pylône. C’est le plus grand et le moins vieux des édifices, édifié durant la XXXe dynastie, époque ptolémaïque. Il était à moitié enfoui dans le sable en 1799, à l’arrivée des Français.

La grande cour, bordée de portiques de chaque côté est la plus vaste d’Égypte (100 m sur 82 m). Sur les 10 colonnes de plus de 20 m qui l’ornaient, il n’en reste qu’une dont le chapiteau est en forme de papyrus ouvert.

Contre le mur intérieur droit du 1er pylône, on remarque les restes d’un échafaudage en brique utilisé à l’époque des pharaons pour hisser les blocs de pierre lors de la construction du pylône.

Au pied du mur, restes d'un échafaudage

Au pied du mur, restes d'un échafaudage

La cour d’Aménophis III ne conserve qu’un seul des 4 obélisques qui y trônaient. Il fut un peu endommagé lors d’un tremblement de terre. Il fut dressé par Touthmôsis Ier et culminait à 22 m de haut pour un poids de 140 t.

L'obélisque debout et un obélisque cassé
L'obélisque debout et un obélisque cassé
L'obélisque debout et un obélisque cassé

L'obélisque debout et un obélisque cassé

Les murs et les colonnes sont recouverts de scènes relatant les épisodes de l'histoire de ces dieux : offrandes, processions avec les barques, tortures pour les prisonniers...

Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac
Carnet de voyage : Souvenirs d'Égypte (5) Les temples de Karnac

Des fouilles sont toujours en cours !

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 17:02

Dans le cadre de sa semaine de manifestations pour fêter ses « 20 ans », l’association christophorienne avait invité Stéphane Gendron,  membre de la Société française d’Onomastique (étude des noms propres) pour parler des lieux-dits de la commune et des communes voisines. Ce sujet, très intéressant, avait attiré une foule nombreuse et, c’est devant une salle comble, que Philippe Larus, le président, présenta le déroulement de la soirée sans oublier les remerciements de rigueur pour les aides apportées pour cet événement. Il rappela les différentes animations organisées tout au long de la semaine et notamment le rallye organisé pour les enfants de l’école. « Grâce au pass sanitaire, on sait que 600 personnes se sont déplacées au cours de la semaine pour venir voir l’exposition. »

Philippe Larus ouvre la manifestation

Philippe Larus ouvre la manifestation

Puis il aborda la manifestation de la soirée : « En 2017, Lionel avait organisé une promenade crépusculaire sur certains lieux-dits de la commune. Cette soirée se composait de deux parties, une randonnée à la découverte de ces endroits et une projection pour les situer sur les cadastres actuel et napoléonien, les comparer et en apprendre l’historique. En 2018, une nouvelle promenade était prévue sur d’autres lieux mais, à cause de la canicule, la promenade s’est résumée à une projection en salle, à l’identique de l’année précédente. Ne pouvant poursuivre ces types de randonnées, il s’est attelé à la tâche et a fait un gros travail en répertoriant tous les lieux-dits de Saint-Christophe avec leur histoire. Ce labeur a débouché sur un fascicule assez important.  Je dois aussi ajouter que Lionel avait depuis déjà quelques temps, proposé de faire venir Stéphane Gendron, spécialiste des lieux-dits, pour traiter de ce sujet. Eh bien voilà, ce soir c’est chose faite. Je laisse à Lionel le plaisir d’offrir au spécialiste, sa publication. »

Lionel Royer remet sa publication à Stéphane Gendron

Lionel Royer remet sa publication à Stéphane Gendron

Il passa ensuite la parole à Stéphane Gendron. « Quel plaisir pour le conférencier de se trouver devant une salle aussi remplie ! Je vous remercie pour votre invitation. Je dois vous dire que l’ONU considère la toponymie comme un patrimoine à part entière ! Ce soir, je vais vous parler des lieux-dits de votre village mais aussi des alentours élargis à une Région en partant des temps éloignés jusqu’à nos jours. Il faut savoir que 95%  sont en place depuis la fin du Moyen Âge. »

Un parterre bien rempli
Un parterre bien rempli

Un parterre bien rempli

Il commença sa présentation par 3 noms de lieux de Saint-Christophe, noms que l’on retrouve dans d’autres régions : Vienne, Gênes (Gesnes, Genne) et Beaujeu.

Le toponyme « Vienne » remonte à l’Antiquité. C’est souvent la partie la plus ancienne de la commune. Il se situe près d’un passage proche d’une rivière. En général, de part sa racine celtique, on peut assurer que l’eau est proche.

Pour le mot Gênes, l’origine est latine et fait état de la présence d’une porte (voire d’un château), d’une digue, d’une vanne sur la rivière, puis d’une pêcherie.  Le terme remonte au Haut Moyen Âge.

Le troisième terme « Beaujeu » est très fréquent dans le centre de la France. C’est une mention médiévale qui désigne une maison (jeu ou joug qui désigne une crête, une hauteur, une montagne) et beau qui désigne un lieu dégagé, une clairière haute. Beaujeu est donc le nom d’une maison située sur la hauteur dans un espace dégagé.

Pour ce qui est du nom du village « Saint-Christophe », il est apparu au XIIe siècle souvent orthographié « Christofle ». Ce saint très populaire était souvent implanté près d’une rivière et d’un gué.

Stéphane Gendron pendant son intervention
Stéphane Gendron pendant son intervention

Stéphane Gendron pendant son intervention

Il aborda ensuite la toponymie en lien avec divers éléments.

L’eau et les lieux humides

Belle Fosse, Pisseoison (petit ruisseau), ancien fief de Neuvy-le-Roi

Le relief (val, tertre, puy, dube, butte)

Vau, vallée : Vaunoble, Vallée des Moujues, Vaudésir, Vallière

Le Tertre, le Point du Jour, Bellevue (lieu d’où l’on a une belle vue)

Le sol (varenne, gravier, bournais, aubuis, marne ou ardillier, argile)

Roche-Racan (nom accolé au nom du seigneur), Roche-Blanche. Roche = maison forte, château.

L’Ardillère, la Hardière, Gâtineau.

De mauvaises terres ont donné : Tout l’y Faut (il faut tout lui donner pour obtenir quelque chose), Moque Barril ( terre inculte pour la vigne), Moque-Souris (moulin qui tourne peu et mal), Aigrefin (mauvais foin).

Les végétaux

La Coudre (coudrier), La Noiraie (noyer), La Fougeraie, La Tremblaie, L’Ormeau

Zones défrichées : Les Essarts, Grand Sart, Le Trochet, Les Exemples (brûlis), Le Breuil (bois)

Les activités humaines (moulin, tannerie, poterie, four, fourneau, charbonnerie, briqueterie, tuilerie, pressoir carrières)

Les Grands Moulins, Le Moulin Basset, Le Moulin Bouleau, La Charbonnerie.

Les constructions (loges, huttes, maison (mé, chaise), chambre, salle, aître (ferme), borde, grange, porteau)

La Métairie, La Borde, La Borde Bouleau, L’Aître aux Godets, La Gagnerie (terre de cultures).

Villebourg : en 1212, Villa Bourelli, en 1285, Ville Borreau. Rien à voir avec un bourg !

Les noms tels que « La Belle Étoile » étaient situés au bord des grands axes (souvent une auberge). Le nom « Passe-Temps » correspondait à une « villa », lieu où l’on est bien.

L’appellation « La Cave Godet » date du XIIe siècle et « L’Aître Godet » du XVe. Ces noms correspondent à une même famille Godet qui a dû accroître son patrimoine.

Et, lorsqu’auprès de « La Belle Étoile » vous trouvez une parcelle nommée « Coupe-Gorge », vous pouvez laisser aller votre imagination !

La religion

La Clarté Dieu (Claritas Dei en 1239) ne laisse aucun doute sur le mot Dieu certains imaginant que c’était un site où l’on soignait une maladie des yeux !

Le nom de Saint-Paterne remonte au XIVe siècle. (Paterne pouvait être remplacé par Père, Pater).

Les noms « Bas Sion » et « Haut Sion » sont à rapprocher du terroir de Syon, la grande montagne de Palestine et dateraient de 1295. Il en existe plusieurs en France. Ce nom « Sion ou Syon » aurait pu être donné en souvenir d’un pèlerinage.

Des noms de lieux-dits créés à partir de noms de personnes.

Ils sont reconnaissables grâce à leur suffixe : ier (ière) ou erie comme La Grandinière, La Cuinière, La P(e)lissonnière (Pierre Pelisson 1403).

La Charbonnerie (Charbonnier), la Boulairie (Boulais ou Boulay), La Paumerie, la Chartrie. Ces appellations dateraient de la fin du Moyen Âge. Le Grand Aubry (Auberie) est un ancien fief datant de 1278.

L’évolution des noms au cours des âges

Entre la langue écrite et la langue parlée, on obtient des choses assez amusantes. En voici quelques exemples :

Le Grand Lay (un chemin) est devenu Le Grand Laid

Le Bout d’Infray s’est transforme en Boudin Frais

Fromenteaux est devenu Les Froids Manteaux

La Reculade a donné L’Herculéenne dans le Berry

Le Menhir des Érables, aux confins du Poitou, s’est transformé en Menhir des Arabes avec toute une légende autour de Charles Martel et des Arabes qui auraient été arrêtés en ce lieu !

Autre légende imaginée avec la Fontaine Pissette, petit ruisseau à faible débit devenue La Fontaine Pie VII. Ce pape aurait, un soir, couché dans le village et, il paraît que le matin, il aurait eu une petite envie qu’il aurait satisfaite en ce lieu. D’où les pouvoirs magiques conférés à cette fontaine !

Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier
Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier

Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier

Il existe ainsi, autour des noms de lieux-dits, beaucoup de choses à découvrir. Certaines sont très instructives ou très amusantes, d’autres laissent perplexes, mais après cette très intéressante prestation de Stéphane Gendron, toutes les personnes présentes ont été unanimes pour ovationner le conférencier pour la qualité et le grand intérêt qu’il a su faire naître pour son travail sur les noms des « lieux-dits » !

Nombreuses furent les personnes à se diriger vers la table où se trouvaient les publications de Stéphane Gendron, notamment son dernier ouvrage sur « Les lieux-dits », afin d’en acquérir un !

Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage
Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage
Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage

Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage

Encore une fois, Histoire et Patrimoine a su gâter son fidèle public en programmant cette conférence dans le cadre des manifestations inscrites dans sa semaine des 20 ans de l’association, semaine qui a déplacé environ 900 visiteurs !

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Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
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Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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