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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 17:28
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle

Vendredi soir, la salle socioculturelle de Saint-Christophe-sur-le-Nais « Le <foyer » accueillait une quarantaine de personnes, jauge autorisée par Madame le Maire, après consultation auprès de Monsieur le Préfet, pour assister à la première et ultime manifestation de l’association « Histoire et Patrimoine » pour l’année 2020.

En ouverture de cette activité tant attendue, Philippe Larus, président de l’association, s’adressa au public en ces termes : « Merci à vous tous pour votre présence ainsi qu’à la municipalité représentée par André Lascaud, pour le prêt de la salle. Je tiens aussi à remercier tout particulièrement Fabrice Mauclair, notre docteur en histoire moderne, qui a accepté de donner sa conférence, prévue initialement pour le 27 mars dernier, devant seulement 40 personnes masquées, lui-même devant assurer sa prestation avec un masque. » Il aborda rapidement ce qui pourrait se dérouler en 2021, année qui marquera le 20ème anniversaire de l’association, et qui sera développé au moment de l’assemblée générale qui se tiendrait au mois de janvier si la Covid le permet !

 

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Conférence sur la « justice en Touraine au XVIIIe siècle

Puis, il rappela brièvement les consignes à respecter avant de laisser la parole au conférencier après ces quelques mots : « Oubliez vos soucis pour la soirée et transportez-vous au XVIIIe siècle. »

 

Fabrice Mauclair se saisit du micro et débuta ainsi son propos : « Je suis heureux de pouvoir m’exprimer devant un public en présentiel et non plus en virtuel. Ma conférence de ce soir essaiera de répondre à cette question : « Connaissez-vous bien la justice du XVIIIe siècle ? À mon avis, sûrement pas. Voltaire, en son temps, a montré l’iniquité de cette justice vue d’un Ancien Régime très noir. Ma conférence va vous montrer la réalité de cette justice ordinaire des petits tribunaux qui fonctionnaient pour les gens du peuple. Mon travail est le fruit de mes recherches aux archives départementales et de mes lectures des travaux d’auteurs ayant travaillé sur ce sujet. La soirée se déroulera en 3 parties.» Et, aidé par un diaporama, Fabrice présenta son travail sur la justice en Touraine au XVIIIe siècle.

Où était rendue la justice sous l’Ancien régime ?

Il faut différencier la justice royale qui comptait 4 tribunaux en Touraine (Tours, Loches, Chinon et Amboise) et qui dépendait du Roi, de la justice seigneuriale avec ses 200 tribunaux. Cette justice était proche des habitants. On pouvait y ajouter les greniers à sel qui contrôlaient l’impôt sur le sel, la gabelle, et les officialités en lien avec la religion.

La justice était rendue dans de vrais palais de justice dont certains sont encore visibles de nos jours.

Les prisons avaient une sinistre réputation. Elles étaient petites, insalubres, et bien souvent des lieux d’abus de la part des geôliers.  Mais, on pouvait aussi s’en évader facilement !

Les châtiments auxquels pouvaient être condamnés les justiciables (piloris, potence, roue, échafaud, salle de torture, gibets), servaient souvent à exposer les condamnés après leur exécution. De nombreux toponymes, tels que « les Justices » rappellent ces lieux d’expositions de condamnés qui, en fait, ne servaient plus à la fin du XVIIIe siècle.

L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés
L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés
L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés

L'ancien palais de justice de Château-la-Vallière avec son escalier et une porte de prison bien conservés

Les hommes de justice

Il y avait différentes personnes avec des fonctions bien définies.

Les juges reconnaissables  à leur tenue vestimentaire et à leur perruque étaient assistés par le ministère public formé des avocats et procureurs du Roi  ou fiscaux dont les vêtements permettaient de les différencier de la population. Il y avait un juge par tribunal. Les greffiers et huissiers étaient des salariés du tribunal.

À ces personnes, on peut ajouter les gardes forestiers, les gabelous, les commissaires de police et tout au bas de la hiérarchie, les geôliers et les bourreaux.

Pour accéder à la fonction de juge, il fallait être bien formé et être « gradué » en droit.

Les activités judiciaires

Elles touchaient des domaines variés : réglementer la vie sociale et maintenir l’ordre, veiller à la sécurité publique, contrôler les gens qui se déplacent (vagabonds, compagnons, domestiques,) protéger les personnes vulnérables (enfants abandonnés), enregistrer les déclarations de grossesses pour les femmes enceintes hors mariage, assurer la levée de cadavres, dresser les tutelles et curatelles, régler les contentieux civils (leur activité principale) et traiter les délits et les crimes.

En conclusion, le conférencier a dressé ce constat : « L’activité criminelle a baissé au profit de la conciliation gracieuse malgré une légère hausse avant la Révolution. La torture était très encadrée au XVIIIe siècle et se faisait toujours en présence d’un médecin. La justice se faisait au service des possédants et pas toujours impartiale. La justice pénale n’était pas inhumaine (influence des philosophes des Lumières). J’ai souhaité vous montrer une justice un peu moins caricaturale que ce que l’on a l’habitude de montrer. »

Échanges entre le conférencier et le public
Échanges entre le conférencier et le public

Échanges entre le conférencier et le public

De nombreux applaudissements saluèrent cette brillante prestation puis, le conférencier répondit aux nombreuses questions posées par un public séduit par la conférence.

Ensuite, certains se dirigèrent vers la table de vente où étaient proposés les derniers livres de Fabrice Mauclair en lien avec « La justice en Touraine au XVIIIe siècle » avant de regagner leur domicile sans avoir pu partager, comme à l’accoutumé, le verre de l’amitié qui clôturait chaque activité de l’association « Histoire et Patrimoine ».

L'après conférence
L'après conférence
L'après conférence

L'après conférence

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 18:43

Fabrice Mauclair, vice-président de l'association christophorienne « Histoire et Patrimoine » et docteur en histoire moderne, spécialiste de l'histoire de la justice en Touraine, vient de publier un nouveau livre « Crimes et Justice en Touraine au XVIIIe siècle ».

Ce livre, accessible à tout public, est comme le précise Fabrice, « un résumé de 20 ans de travail et de recherches depuis le début de ma thèse passée en 2006, avant de me consacrer à un autre projet. C’est aussi un condensé d’un livre beaucoup plus gros « La justice des Lumières » sorti en 2019. » 

L’étude développée dans cet ouvrage propose un regard nouveau sur la justice en France avant la Révolution. « Même si je me cantonne à la Touraine, cette étude remet en cause quelques poncifs et idées reçues » précise l’auteur. Dans cet ouvrage, Fabrice aborde six thèmes répartis en deux grands ensembles :

Les cadres de la justice

Ce premier ensemble regroupe les tribunaux en place, le personnel judiciaire et les lieux de justice.

Les différentes activités judiciaires

Sous cet intitulé se trouvent la police, la justice contentieuse et non contentieuse, la criminalité et son traitement par les tribunaux.

Information culturelle avec Fabrice Mauclair : Sortie d'un nouveau livre sur la justice en Touraine

Pour donner un côté plus attrayant, le livre renferme de nombreuses illustrations, des encadrés avec des documents originaux et leur traduction en français actuel.

Ce livre marque donc pour Fabrice le terme d’un long travail sur la justice en Touraine au XVIIIe siècle. Mais, même si comme il le dit lui-même : « Je m’accorde un moment de répit, même si j’ai déjà quelques idées en tête», de nouvelles idées sont en effet déjà bien présentes. « Pendant le confinement, j’ai établi un abécédaire dans notre langage des nombreuses expressions en lien avec la justice d’autrefois. Par exemple, quand on dit : L’affaire est dans le sac, savez-vous que cette expression vient du fait que chaque affaire traitée autrefois était rangée dans un sac, comme on peut le voir sur certaines gravures. Et, il y en énormément de semblables ce qui m’a bien occupé et distrait en cette période où je ne pouvais plus accéder aux archives. Actuellement, mon regard se pose sur beaucoup d’autres archives seigneuriales que celles utilisées pour ma thèse… »

Les sacs de justice
Les sacs de justice

Les sacs de justice

Laissons mûrir un peu ces nouvelles idées et faisons confiance à Fabrice Mauclair pour nous offrir d’autres lectures de choix sur l’histoire de cette époque qu’il affectionne particulièrement.

Si cet ouvrage vous intéresse, vous pourrez le trouver dans les "bonnes librairies " ainsi que sur les plateformes de vente en ligne.

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 07:34

Petit rappel et mise à jour des horaires

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:05
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine animera &quot;Les Journées du Patrimoine&quot;

Journées du patrimoine : Visites de l'église et de l'Hôtel de Ville

 

L'association Histoire et Patrimoine propose, avec le concours de la municipalité, deux visites dans le cadre des Journées du Patrimoine, celle de l'église et celle de l'Hôtel de Ville. Les deux sites seront ouverts, le samedi 19 et le dimanche 20 septembre : l'église de 15 h à 18 h pour les deux jours, la mairie de 16 h à 18 h le samedi, de 15 h à 18 h le dimanche. Des membres de l'association seront présents pour accueillir les visiteurs, leur présenter l'histoire et leur faire visiter les deux édifices.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine animera &quot;Les Journées du Patrimoine&quot;

Pour l'église (XIe – XVIe) : Présentation des peintures murales (XIIIe - XVIe) et du culte à Saint Christophe (peintures, vitraux, statue géante).

 

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Histoire et Patrimoine animera &quot;Les Journées du Patrimoine&quot;

Pour l'Hôtel de Ville, construit en 1882 : Présentation du cadastre napoléonien et du petit musée d'Eugène Hilarion (1841-1919), peintre collectionneur et "bienfaiteur de la commune".

 

Entrée gratuite. Port du masque nécessaire, un flacon de gel sera mis à disposition à chacune des entrées.

 

Renseignements complémentaires au 02 47 29 33 18

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 14:11

 

Après la visite guidée du château, nous pouvions nous promener librement dans le parc et certaines dépendances. C'est dans l'une d'elles que nous avons trouvé ce portrait. Comme on peut le lire, il s'agit de Marie-Anne de Bourbon, fille légitimée du Roi Louis XIV et de sa première maîtresse officielle, Louise de la Vallière, bien connue dans notre Duché-Pairie de la Vallière.

Pour en savoir plus, voici un petit résumé de l'histoire du château et de quelques-uns de ses seigneurs

 

 

 

Vue du château en arrivant à Melleray

Vue du château en arrivant à Melleray

Le château, d’abord forteresse médiévale, fut remanié au cours des siècles, notamment au XVIIIe siècle. Construit sur une motte castrale, il domine le paysage et offre une vue imprenable sur le Perche Sarthois ou Perche Gouêt (du nom des seigneurs qui y vécurent au XIIe siècle) qu’il domine à plus de 200 mètres d’altitude.

Façade côté parc
Façade côté parc

Façade côté parc

Le 6 janvier 1169, il fut le théâtre de la célèbre rencontre entre Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, et Louis VII Le Jeune, roi de France pour tenter une réconciliation entre le roi d’Angleterre et son archevêque Thomas Becket, alors en exil dans le Royaume de France, suite à un désaccord sur la gestion religieuse du Royaume anglais.

Pendant la Guerre de Cent Ans, il passa aux mains des Anglais. Il fut détruit par les armées du Roi de France à la fin de la guerre. C’est Charles V d’Anjou qui fit reconstruire la partie défensive et de belles salles d’armes.

Il se distingue par sa richesse architecturale qui porte l’empreinte de chaque époque dans un beau mélange de styles : Moyen-âge, Renaissance, XVIIIe et XIXe.

Les salles de garde et quelques remarquables "culs-de-lampe"
Les salles de garde et quelques remarquables "culs-de-lampe"
Les salles de garde et quelques remarquables "culs-de-lampe"
Les salles de garde et quelques remarquables "culs-de-lampe"

Les salles de garde et quelques remarquables "culs-de-lampe"

Il se transmet alors au gré des alliances jusqu’à la Renaissance. En 1676, il devient la propriété de Louis Armand de Condé, Prince de Conti, qui épousa le 16 janvier 1680, Marie-Anne de Bourbon, qui devint alors Princesse de Conti.

À la mort du Prince, Marie-Anne de Bourbon hérita du château et y aménagea de splendides pièces de réception avec leur mobilier Régence et leurs remarquables boiseries représentant les cinq sens,  boiseries classées et ouvertes à la visite. Dans les couloirs, de nombreuses gravures représentent Louise de La Vallière.

Quelques pièces aux boiseries et faïences classées
Quelques pièces aux boiseries et faïences classées

Quelques pièces aux boiseries et faïences classées

En 1719, elle revend le château au Marquis de Neuilly. Il restera dans sa famille durant 3 siècles. Depuis 2015, il appartient à un nouveau propriétaire.

Le château possède également une curiosité : une glacière impressionnante (la plus grande du département), qui permettait, encore au début du siècle dernier, de conserver les aliments. Sur le mur, on peut lire le nom de l'artisan et la date de la construction.

carnet de voyage : Le château de Montmirail dans la Sarthe
carnet de voyage : Le château de Montmirail dans la Sarthe
carnet de voyage : Le château de Montmirail dans la Sarthe

Montmirail se trouve dans la Sarthe, aux confins du Loir-et-Cher et de l'Eure-et-Loire et de l'Orne.

Rencontre bucolique dans le parc

Rencontre bucolique dans le parc

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 14:12

Aujourd'hui, je vais vous faire découvrir des sites liés à l'histoire de Cuba.

Commençons par l'ancienne caserne Moncada, devenue le Museo del 26 de Julio. Ce musée rappelle l’événement qui s’est passé le 26 juillet 1953. Fidel Castro, à la tête d’une centaine d’hommes, donna l’assaut de la caserne. En prenant cette deuxième caserne de Cuba, c’était pour les insurgés s’assurer de récupérer beaucoup d’armes pour lever ensuite une révolte générale. Abel Santamaria devait attaquer l’hôpital situé sur une colline dominant la caserne. Malheureusement cette entreprise échoua mais elle permit au public de prendre conscience de la détermination des jeunes révolutionnaires. Cette révolte se solda par la mort de 8 combattants et la torture et l’exécution de 55 prisonniers. Depuis janvier 1959, la caserne qui a gardé les traces de balles abrite l’école Ciudad Escolar 26 de julio et une partie accueille le musée qui retrace l’histoire de Cuba depuis Christophe Colomb et en mettant un accent particulier sur la guérilla des années 1950.

 

Sur la façade, on voit encore les impacts des balles.
Sur la façade, on voit encore les impacts des balles.
Sur la façade, on voit encore les impacts des balles.
Sur la façade, on voit encore les impacts des balles.

Sur la façade, on voit encore les impacts des balles.

Nous avons également visité le grand cimetière de Santa Ifigenia, réservé aux personnalités cubaines. En arrivant, nous avons pu assister à la relève de la garde.

Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba

Il fut construit en 1868 et est le second cimetière le plus important de Cuba. Dessiné à l’origine selon un plan en croix et divisé en zones, la plus grande était réservée à la haute société. En circulant parmi les tombes de personnages emblématiques des XIXe et XXe siècles, nous sommes plongés dans deux siècles d’histoire cubaine avec Jose Marti, Carlos Manuel de Céspedes, Emilio Bacardi, la mère d’Antonio Maceo mais aussi des révolutionnaires du Movimiento du 26 juillet, comme Frank Pais, tué en 1957. Les monuments funéraires sont intéressants. On a pu remarquer plusieurs tombes maçonniques. Les tombes néoclassiques situées près de l’entrée sont les plus anciennes. Et, bien sûr, nous nous sommes arrêtés devant celle de Fidel Castro, une seule pierre sur laquelle figure le nom Fidel.

Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba
Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba

Et, pour achever cette visite, direction la plaza de la Revolución.

Elle est située dans la partie nord-est de la ville, au-delà de la caserne Moncada. Cette grande place  se trouve au croisement de trois grandes artères et est dominée par un monument des années 1990, réalisé par le sculpteur Alberto Lescay. Cette œuvre représente le général Maceo sur son cheval et 23 machettes stylisées.

Invitation au voyage : Santiago et l'histoire de Cuba

Pour notre prochaine découverte, nous irons vers la baie de Santiago.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 17:44

C’est sans contexte la ville la plus africaine, la plus musicienne et la plus passionnée de Cuba. La ville est pleine de vie et les fêtes et danses y sont célébrées avec ferveur. Sa population est fière que Fidel Castro ait qualifié leur ville de « berceau de la révolution ».

Un peu d'histoire

Santiago de Cuba fut fondée en 1514 par Diego Velasquez de CuéllarAvec une population d’un peu plus de 500 000 habitants, c’est la deuxième ville du pays après La Havane. Elle est située au fond d'une baie profonde commandée par une passe étroite (200 m de large) entre la  Mer des Caraïbes et les montagnes de la  Sierra Maestra.

En 1898, la ville fut le théâtre de la Bataille de Santiago de Cuba, opération décisive dans la guerre hispano-américaine, qui mena Cuba vers son indépendance.

L'histoire de Santiago enregistre une série de tremblements de terre qui restent encore dans la mémoire des plus âgés, comme celui de 1932 qui a détruit une partie du centre-ville, et avait sérieusement endommagé une des deux tours de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

 

Une vue d'ensemble de la ville

Une vue d'ensemble de la ville

Commençons notre découverte par le centre ville vu de la terrasse de la cathédrale avec El Parque Cespedes, entouré par les principaux bâtiments de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des Cubains et des musiciens.

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Nous avons pu pénétrer dans la cathédrale avant l'office de l'après-midi. Sa façade restaurée en 2014, est de style néoclassique mais le premier édifice date du XVIe siècle. Des attaques de pirates, des tremblements de terre causèrent tant de dégâts que l'église initiale fut plusieurs fois restaurée. L'édifice actuel date de 1818. Il affiche un mélange de styles, résultat de plusieurs modifications. L'intérieur a conservé son plan initial : une nef à quatre travées, une abside et un narthex.

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Profitant d'un temps libre, nous partons à la découverte des beaux quartiers en suivant la longue rue Heredia, voie piétonne, qui relie les trois principales places de la ville la première étant El Parque Cespedes. La rue Heredia est très animée et bordée de beaux immeubles.

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

On y a rencontré des livreurs, à pied bien sûr, portant de superbes et gros gâteaux à la crème sous un soleil de plomb !

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Vers le milieu de la rue, un peu en retrait, se trouvait la seconde place, appelée plaza de Dolores, moins importante que la première mais très occupée par des Cubains venus faire une petite sieste à l'ombre ou se livrer à des parties de dominos assez acharnées !

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Nous poursuivons notre trajet jusqu'à l'extrémité de la rue Heredia et arrivons sur une autre grande place, la plaza de Marte sur laquelle s’éleve une colonne datant de 1902 célébrant l’indépendance de Cuba. C’est sur cette place que l’on prononçait les condamnations à mort durant la période coloniale et sous le général Machado. On y trouve aussi un monument à la mémoire de Jose marti

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Ce jour-là, on est tombé en pleine fiesta : cochons et volailles étaient en train de rôtir à la broche et les Cubains se pressaient aux diverses boutiques installées pour l’occasion. La musique était aussi de la partie.

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

Quittons les beaux quartiers pour aller faire un tour en dehors du centre ville. C'est un autre aspect de Santiago de Cuba.

Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)
Invitation au voyage : Découverte de Santiago de Cuba (1)

C'est la débrouille ! Chacun essaie de faire un peu de commerce pour gagner quelques pesos !

Quelque soit le lieu, on se sent toujours en sécurité. Les Cubains sont très accueillants.

Santiago renferme d'autres lieux en lien direct avec l'histoire du pays. Ce sera pour notre prochain rendez-vous.

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 15:57

Allez, pour vous déconfiner, je vous propose un peu de marche sportive.

Votre équipement est prêt ? Alors suivez-nous !

À 8 h, nous embarquons dans les 4X4 pour rejoindre le lieu de départ de la randonnée prévue sur la matinée dans la Sierra Maestra, lieu important de l’Histoire cubaine. Il faut environ une demi-heure pour arriver à Alto del Naranjo. Notre randonnée démarre à 8 h 30 avec un guide local. Il distribue des bâtons à ceux qui n'en ont pas puis nous partons. Le parcours, relativement facile au départ va vite s'avérer assez accidenté. Il doit nous mener à pied jusqu’à la Comandancia de la Plata qui fut le quartier général de Fidel Castro dans les années 1950 et où il passa 3 années.

Distribution de bâtons

Distribution de bâtons

Un premier sentier nous conduit au point de départ de la randonnée. Le panneau annonce 3 km, 4 heures. Pour ce qui est du temps, c'est assez juste mais pour les kilomètres, il en manque quelques-uns ! Il ne faut pas décourager les randonneurs avant le départ !.

Prêts pour l'aventure
Prêts pour l'aventure

Prêts pour l'aventure

En cours de route, nous sommes passés près d’une source qui approvisionnait en eau le hameau situé en contrebas où vivait une famille de paysans, les Miralde. Ils jouèrent un rôle important, comme beaucoup d’autres, pour approvisionner Fidel et ses hommes et servir de passeurs. Cette maison existe toujours et permet aux randonneurs de se reposer et de consommer boissons et fruits pour reprendre des forces.

En contrebas, la maison Miralde et un panneau souvenir.
En contrebas, la maison Miralde et un panneau souvenir.

En contrebas, la maison Miralde et un panneau souvenir.

C'est à partir de là que les difficultés commencent. Le sentier devient beaucoup plus pentu et rocailleux. Heureusement, nous circulons parmi une superbe végétation et les chants d'oiseaux nous accompagnent. 

Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra
Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra

Le guide, consciencieux de la difficulté du terrain, propose une petite pause avant le terme du parcours. Un peu d'eau et une banane et nous sommes d'attaque pour continuer.

Invitation au voyage :  Randonnée dans la Sierra Maestra

Nous voici enfin à la Comandancia de la Plata, terme de notre parcours.Nous pouvons visiter un petit musée et un peu plus loin, la tombe d’un des hommes de Fidel Castro, Lionel Rodriguez. 

Un lézard (anole de la sagra) se prélasse au soleil
Un lézard (anole de la sagra) se prélasse au soleil
Un lézard (anole de la sagra) se prélasse au soleil

Un lézard (anole de la sagra) se prélasse au soleil

Un peu plus loin, toujours en grimpant, se trouvaient un petit hôpital de campagne ou casa de la salud, un entrepôt pour les réserves, un bâtiment administratif, la maison des femmes et bien sûr, celle de Fidel Castro, particulièrement bien équipée. Le frigo qui fonctionnait au pétrole était encore sur place ! Un peu plus haut, il y avait un poste émetteur, Radio Rebelda, mais nous n’y sommes pas allés.

Les bâtiments ont, pour la plupart, étaient restaurés
Les bâtiments ont, pour la plupart, étaient restaurés

Les bâtiments ont, pour la plupart, étaient restaurés

Vous devez sans doute vous demander comment, pendant 3 ans, Fidel Castro a-t-il pu coordonner les interventions de ses troupes sans se faire repérer ? Tout d'abord, il faut savoir que le chemin que nous avons suivi n'existait pas à l'époque. Les hommes se déplaçaient sous le couvert des arbres, la forêt étant assez dense, elle dissimulait hommes et baraquements. Ses troupes étaient regroupées par 25-30 dans des campements disséminés dans la forêt. Ils étaient ravitaillés et informés par les paysans qui leur étaient entièrement dévoués.

La maison de Fidel Castro avec son mobilier
La maison de Fidel Castro avec son mobilier
La maison de Fidel Castro avec son mobilier

La maison de Fidel Castro avec son mobilier

Cette visite historique terminée, nous avons repris le même chemin pour regagner notre point de départ où nous attendaient les 4X4. Notre guide nous a félicités car nous avons bouclé notre randonnée en 3 h 45 ! Presqu'un exploit !

Ça va ? pas trop fatigués ?

On se retrouve à la prochaine étape : Santiago de Cuba.                                            

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 14:44

En allant de La Havane à Cienfuegos, nous nous sommes arrêtés à Santa Clara, une jolie petite ville réputée pour ses médecins d'après notre guide.

L'arrêt était pour voir le mémorial dédié à Ernesto Che Guevara, qui s'est illustré lors de célèbres batailles dans le secteur.

 

Invitation au voyage : Un peu d'histoire sur Cuba avec un arrêt à Santa Clara

Situé sur la place de la Révolution, le mémorial fut réalisé par l’architecte Jorge Cao Campos et le sculpteur José Delarra, pour commémorer le 30ème anniversaire de la bataille de Santa Clara.

Le site comprend un musée, le mémorial et la tombe du Che. Une grande statue en bronze (8 m de haut et 17 t de bronze)  représente le Che avec le bras dans le plâtre (bras cassé lors d’une précédente bataille). Au dessous, un bas relief reproduit des scènes de lutte et les mots historiques que le Che écrivit dans sa lettre d’adieu, lors de son départ pour la Bolivie.

Quelques détails du mémorial
Quelques détails du mémorial
Quelques détails du mémorial

Quelques détails du mémorial

Dans le musée situé sous le mémorial, des objets du Che et une rétrospective illustrée de sa vie sont présentés. La partie la plus récente contient les restes du Che et de 38 de ses compagnons retrouvés en Bolivie 30 ans après leur mort et transférés à Cuba en 1 997. (photos interdites)

Nous sommes ensuite allés un peu plus loin dans la ville pour voir le monument dédié au train blindé.

Le 28-12-1958, avec tout juste 300 hommes, Che Guevara parvint à prendre la ville de Santa Clara et à vaincre les 3000 soldats de Batista qui la défendaient. Le lendemain, le Che lui infligeait une nouvelle défaite en faisant dérailler un train militaire transportant 408 soldats et tout un arsenal d’armes destinés à bloquer l’avancée des rebelles. C’est pour célébrer ces victoires que fut créé ce musée-monument.

Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.
Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.

Sur certaines photos, les impacts de balles sont bien visibles.

Ensuite, le guide nous emmena à quelques centaines de mètres de ce musée, devant le palais du gouvernement régional pour nous montrer une autre statue dédiée au Che mais plus originale dans sa conception. Elle a été réalisée en bronze avec de multiples détails extraits de son journal placés en différents endroits. Elle est peu connue du public.

Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue
Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue

Voici quelques-uns des nombreux détails visibles sur la statue

Sur le bâtiment, nous voyons une reproduction de la signature du Che.

Nous nous retrouverons à Cienfuegos, ville située dans une baie de la mer des Caraïbes.

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 16:41

 

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  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

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