Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 17:02

Dans le cadre de sa semaine de manifestations pour fêter ses « 20 ans », l’association christophorienne avait invité Stéphane Gendron,  membre de la Société française d’Onomastique (étude des noms propres) pour parler des lieux-dits de la commune et des communes voisines. Ce sujet, très intéressant, avait attiré une foule nombreuse et, c’est devant une salle comble, que Philippe Larus, le président, présenta le déroulement de la soirée sans oublier les remerciements de rigueur pour les aides apportées pour cet événement. Il rappela les différentes animations organisées tout au long de la semaine et notamment le rallye organisé pour les enfants de l’école. « Grâce au pass sanitaire, on sait que 600 personnes se sont déplacées au cours de la semaine pour venir voir l’exposition. »

Philippe Larus ouvre la manifestation

Philippe Larus ouvre la manifestation

Puis il aborda la manifestation de la soirée : « En 2017, Lionel avait organisé une promenade crépusculaire sur certains lieux-dits de la commune. Cette soirée se composait de deux parties, une randonnée à la découverte de ces endroits et une projection pour les situer sur les cadastres actuel et napoléonien, les comparer et en apprendre l’historique. En 2018, une nouvelle promenade était prévue sur d’autres lieux mais, à cause de la canicule, la promenade s’est résumée à une projection en salle, à l’identique de l’année précédente. Ne pouvant poursuivre ces types de randonnées, il s’est attelé à la tâche et a fait un gros travail en répertoriant tous les lieux-dits de Saint-Christophe avec leur histoire. Ce labeur a débouché sur un fascicule assez important.  Je dois aussi ajouter que Lionel avait depuis déjà quelques temps, proposé de faire venir Stéphane Gendron, spécialiste des lieux-dits, pour traiter de ce sujet. Eh bien voilà, ce soir c’est chose faite. Je laisse à Lionel le plaisir d’offrir au spécialiste, sa publication. »

Lionel Royer remet sa publication à Stéphane Gendron

Lionel Royer remet sa publication à Stéphane Gendron

Il passa ensuite la parole à Stéphane Gendron. « Quel plaisir pour le conférencier de se trouver devant une salle aussi remplie ! Je vous remercie pour votre invitation. Je dois vous dire que l’ONU considère la toponymie comme un patrimoine à part entière ! Ce soir, je vais vous parler des lieux-dits de votre village mais aussi des alentours élargis à une Région en partant des temps éloignés jusqu’à nos jours. Il faut savoir que 95%  sont en place depuis la fin du Moyen Âge. »

Un parterre bien rempli
Un parterre bien rempli

Un parterre bien rempli

Il commença sa présentation par 3 noms de lieux de Saint-Christophe, noms que l’on retrouve dans d’autres régions : Vienne, Gênes (Gesnes, Genne) et Beaujeu.

Le toponyme « Vienne » remonte à l’Antiquité. C’est souvent la partie la plus ancienne de la commune. Il se situe près d’un passage proche d’une rivière. En général, de part sa racine celtique, on peut assurer que l’eau est proche.

Pour le mot Gênes, l’origine est latine et fait état de la présence d’une porte (voire d’un château), d’une digue, d’une vanne sur la rivière, puis d’une pêcherie.  Le terme remonte au Haut Moyen Âge.

Le troisième terme « Beaujeu » est très fréquent dans le centre de la France. C’est une mention médiévale qui désigne une maison (jeu ou joug qui désigne une crête, une hauteur, une montagne) et beau qui désigne un lieu dégagé, une clairière haute. Beaujeu est donc le nom d’une maison située sur la hauteur dans un espace dégagé.

Pour ce qui est du nom du village « Saint-Christophe », il est apparu au XIIe siècle souvent orthographié « Christofle ». Ce saint très populaire était souvent implanté près d’une rivière et d’un gué.

Stéphane Gendron pendant son intervention
Stéphane Gendron pendant son intervention

Stéphane Gendron pendant son intervention

Il aborda ensuite la toponymie en lien avec divers éléments.

L’eau et les lieux humides

Belle Fosse, Pisseoison (petit ruisseau), ancien fief de Neuvy-le-Roi

Le relief (val, tertre, puy, dube, butte)

Vau, vallée : Vaunoble, Vallée des Moujues, Vaudésir, Vallière

Le Tertre, le Point du Jour, Bellevue (lieu d’où l’on a une belle vue)

Le sol (varenne, gravier, bournais, aubuis, marne ou ardillier, argile)

Roche-Racan (nom accolé au nom du seigneur), Roche-Blanche. Roche = maison forte, château.

L’Ardillère, la Hardière, Gâtineau.

De mauvaises terres ont donné : Tout l’y Faut (il faut tout lui donner pour obtenir quelque chose), Moque Barril ( terre inculte pour la vigne), Moque-Souris (moulin qui tourne peu et mal), Aigrefin (mauvais foin).

Les végétaux

La Coudre (coudrier), La Noiraie (noyer), La Fougeraie, La Tremblaie, L’Ormeau

Zones défrichées : Les Essarts, Grand Sart, Le Trochet, Les Exemples (brûlis), Le Breuil (bois)

Les activités humaines (moulin, tannerie, poterie, four, fourneau, charbonnerie, briqueterie, tuilerie, pressoir carrières)

Les Grands Moulins, Le Moulin Basset, Le Moulin Bouleau, La Charbonnerie.

Les constructions (loges, huttes, maison (mé, chaise), chambre, salle, aître (ferme), borde, grange, porteau)

La Métairie, La Borde, La Borde Bouleau, L’Aître aux Godets, La Gagnerie (terre de cultures).

Villebourg : en 1212, Villa Bourelli, en 1285, Ville Borreau. Rien à voir avec un bourg !

Les noms tels que « La Belle Étoile » étaient situés au bord des grands axes (souvent une auberge). Le nom « Passe-Temps » correspondait à une « villa », lieu où l’on est bien.

L’appellation « La Cave Godet » date du XIIe siècle et « L’Aître Godet » du XVe. Ces noms correspondent à une même famille Godet qui a dû accroître son patrimoine.

Et, lorsqu’auprès de « La Belle Étoile » vous trouvez une parcelle nommée « Coupe-Gorge », vous pouvez laisser aller votre imagination !

La religion

La Clarté Dieu (Claritas Dei en 1239) ne laisse aucun doute sur le mot Dieu certains imaginant que c’était un site où l’on soignait une maladie des yeux !

Le nom de Saint-Paterne remonte au XIVe siècle. (Paterne pouvait être remplacé par Père, Pater).

Les noms « Bas Sion » et « Haut Sion » sont à rapprocher du terroir de Syon, la grande montagne de Palestine et dateraient de 1295. Il en existe plusieurs en France. Ce nom « Sion ou Syon » aurait pu être donné en souvenir d’un pèlerinage.

Des noms de lieux-dits créés à partir de noms de personnes.

Ils sont reconnaissables grâce à leur suffixe : ier (ière) ou erie comme La Grandinière, La Cuinière, La P(e)lissonnière (Pierre Pelisson 1403).

La Charbonnerie (Charbonnier), la Boulairie (Boulais ou Boulay), La Paumerie, la Chartrie. Ces appellations dateraient de la fin du Moyen Âge. Le Grand Aubry (Auberie) est un ancien fief datant de 1278.

L’évolution des noms au cours des âges

Entre la langue écrite et la langue parlée, on obtient des choses assez amusantes. En voici quelques exemples :

Le Grand Lay (un chemin) est devenu Le Grand Laid

Le Bout d’Infray s’est transforme en Boudin Frais

Fromenteaux est devenu Les Froids Manteaux

La Reculade a donné L’Herculéenne dans le Berry

Le Menhir des Érables, aux confins du Poitou, s’est transformé en Menhir des Arabes avec toute une légende autour de Charles Martel et des Arabes qui auraient été arrêtés en ce lieu !

Autre légende imaginée avec la Fontaine Pissette, petit ruisseau à faible débit devenue La Fontaine Pie VII. Ce pape aurait, un soir, couché dans le village et, il paraît que le matin, il aurait eu une petite envie qu’il aurait satisfaite en ce lieu. D’où les pouvoirs magiques conférés à cette fontaine !

Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier
Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier

Fabrice Mauclair, vice-président de l'association en train de discuter avec le conférencier

Il existe ainsi, autour des noms de lieux-dits, beaucoup de choses à découvrir. Certaines sont très instructives ou très amusantes, d’autres laissent perplexes, mais après cette très intéressante prestation de Stéphane Gendron, toutes les personnes présentes ont été unanimes pour ovationner le conférencier pour la qualité et le grand intérêt qu’il a su faire naître pour son travail sur les noms des « lieux-dits » !

Nombreuses furent les personnes à se diriger vers la table où se trouvaient les publications de Stéphane Gendron, notamment son dernier ouvrage sur « Les lieux-dits », afin d’en acquérir un !

Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage
Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage
Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage

Les carnets de chèques étaient de sortie afin d'acquérir le précieux ouvrage

Encore une fois, Histoire et Patrimoine a su gâter son fidèle public en programmant cette conférence dans le cadre des manifestations inscrites dans sa semaine des 20 ans de l’association, semaine qui a déplacé environ 900 visiteurs !

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 13:37

Vendredi soir, une foule nombreuse s’était donné rendez-vous pour assister à l’ouverture des animations proposées par l’association « Histoire et Patrimoine » dans le cadre de ses 20 ans.

Commentaires entre amis sur les photos
Commentaires entre amis sur les photos

Commentaires entre amis sur les photos

En pénétrant à l’intérieur de la salle socioculturelle, Le Foyer, mise gracieusement à disposition par la municipalité, les regards étaient tout de suite attirés par les panneaux qui masquaient les murs de droite et de gauche. Ces panneaux présentaient une centaine de photographies datant des années 1976 à 1997, photos relatant la vie et les événements passés sur le territoire, photos que tous ceux qui avaient vécu ces moments forts pouvaient commenter entre eux en égrenant leurs souvenirs.

Le président, Philippe Larus

Le président, Philippe Larus

Pourquoi une telle exposition ?

Philippe Larus, le président de l’association, invita les personnes présentes à s’installer puis, avant de laisser la parole à Olga Yardin, des archives départementales, il adressa ses remerciements à la Mme le Maire et à Pascal, agent technique, pour son aide dans l’agencement de l’exposition.

Puis, Olga prit le micro et présenta rapidement le pôle images des archives. Il regroupe environ 3 millions d’images sur l’histoire de la Touraine mais aussi de la France. Elle expliqua les différentes façons utilisées pour collecter et rechercher des fonds de photographies.

« Le fonds de Jean-Gérard et Monique Potier est représentatif des années 1970 et, ce studio en milieu rural est un repère pour des générations. Ce fonds, conservé et numérisé avec l’aide de l’association Histoire et Patrimoine sans oublier Jean-Gérard qui a beaucoup travaillé, constitue une base en ligne qui sera prochainement consultable. Cette étape a été réalisée avec des élèves en bac pro section photo, du lycée Victor Laloux. »

Ce fut ensuite Fabrice Mauclair, vice-président de l’association et habitué des archives qui apporta quelques explications supplémentaires.

« Le processus qui a permis d’engager Jean-Gérard et Monique Potier, bien connus de l’association, est la collecte d’un fonds de photos anciennes qu’ils possédaient et que nous avons pu utiliser lors de notre premier livre. Il faut remonter 10 ans en arrière. J’avais compris qu’Olga était la « grande prêtresse » à la section photos. Je lui ai donc parlé de ce fonds et elle m’a dit que les archives étaient intéressées. Il y a eu une rencontre avec les AD qui nous ont présenté la chambre froide où sont entreposées les collectes.

En 2013, les AD ont acquis le fonds Potier et ses 4 600 clichés. En 2018, une convention de partenariat a été signée entre l’association et les archives, une première, et le travail a pu commencer. »

Une salle quasiment comble
Une salle quasiment comble

Une salle quasiment comble

Puis, Jean-Gérard et Monique parlèrent de leur parcours et de leur arrivée à Saint-Paterne-Racan. Un peu fatigués de leur vie parisienne où ils travaillaient tous les deux en tant que photographes, Jean-Gérard décida de venir prospecter en milieu rural pour trouver un endroit où ils pourraient s’installer et exercer à leur compte. C’est ainsi qu’en 1976, ils s’installèrent à Saint-Paterne-Racan. Après plusieurs travaux dans le bâti, le garage est devenu le magasin et l’écurie, le laboratoire, ils étaient fin prêts pour commencer leur travail de photographes en milieu rural en 1977 !

Monique et Jean-gGérard

Monique et Jean-gGérard

Écoutons Monique : « Le démarrage fut lent mais, petit à petit, le trou s’est fait et la clientèle arriva. »

Comment s’organisait votre travail ?

« C’était un travail en commun. Chacun avait sa partie. »

Jean-Gérard explique : « Pour les catalogues, comme la CAMIF par exemple, je partais sur la semaine pour effectuer la commande et Monique restait au studio et faisait tourner la boutique. La CAMIF possédait un studio ultra-moderne avec plusieurs postes de photographes. »

 

Philippe remercia les deux photographes et les archives pour l’aide logistique apportée pour cette exposition. Les deux stagiaires du lycée Victor Laloux, présents dans la salle, ont été félicités pour la réalisation des kakemonos qui introduisent les différentes parties de l’expo.

Tous ces échanges se sont effectués tout en visionnant les photos de l’expo plus celles retenues pour le livre qui paraîtra au mois de mars.

Jean-Gérard, Monique et Antoine

Jean-Gérard, Monique et Antoine

Pour la projection finale, une surprise attendait nos deux photographes. Antoine Moulin, clarinettiste, agrémenta ce final par quelques morceaux très agréables qui furent très appréciés.

Et, pour clore cette première manifestation des 20 ans de l’association, un verre de l’amitié fut proposé à tous les participants.

Des petits groupes en pleine discussion
Des petits groupes en pleine discussion
Des petits groupes en pleine discussion

Des petits groupes en pleine discussion

Cette exposition débouchera sur la sortie d’un livre. La souscription a été lancée au cours de cette manifestation.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 11:24

Après les annulations successives des animations proposées par l’association Histoire et Patrimoine, vendredi soir, l’association avait enfin pu présentée la conférence de Thierry Albert-de Rycke, programmée initialement pour le 26 mars. Ce sont donc 60 personnes munies de leur passe sanitaire qui se sont retrouvées dans la salle socioculturelle, le Foyer, pour assister à cette très intéressante et instructive conférence sur « Les faïences de Saint-Christophe et de Tours ».

Un bel auditoire
Un bel auditoire
Un bel auditoire

Un bel auditoire

Philippe Larus, président de l’association, ouvrit la séance devant un public masqué, normes sanitaires respectées ! Il remercia toutes les personnes qui s’étaient déplacées et la municipalité pour la mise à disposition de la salle. Il souhaita la bienvenue à tous ceux qui découvraient cette belle salle.

Ce fut pour lui l’occasion de parler de la semaine des 20 ans de l’association et du riche programme prévu pour cette semaine.

« Mais, ce soir, vous êtes ici pour mieux connaître le passé artisanal de notre commune. L’association, au travers des recherches de Lionel, Fabrice et Guy, avait déjà travaillé sur ce sujet. Thierry, ce soir, a axé sa présentation sur les faïences de Saint-Christophe et de Tours qui sont, comme vous le verrez, indissociables ! »  Après ces paroles, il laissa la place au conférencier.

Philippe, le président, et Jean

Philippe, le président, et Jean

Thierry, au pupitre, secondé par Jean pour le déroulement du diaporama, précisa que sa « causerie » se composait de 3 parties : l’historique et la fabrication des faïences, les faïences de Saint-Christophe et Tours, les faïences de Nevers.

L’historique et la fabrication des faïences

Les premières faïences apparurent en Irak au 9ème siècle puis en Égypte, en Italie,…. C’est la vile italienne de Faenza qui donna le nom de faïence pour les objets en céramique que l’on appelait aussi majolique. La France adopta le mot « faïence » pour la céramique. Les premières faïenceries de France apparurent à Nevers à la fin du XVIe  siècle car la terre présentait des similitudes avec celle d’Italie.

Puis, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, les plus grosses faïenceries se développèrent.

La terre utilisée pour les faïences est l’argile qui peut être de différentes couleurs. Ceux qui travaillaient la terre pouvaient être appelés de façon imagée, des « patouilleaux » ce qui laisse deviner le travail exécuté avec les pieds. Au début, il n’existait que 5 couleurs obtenues avec le cobalt (bleu), manganèse (jaune), cuivre (vert), antimoine (noir) et le fer (rouge) mais cette couleur n’était pas vraiment fiable ! À noter, le bleu de Saint-Christophe était plus foncé que celui de Rouen.

Jean et Thierry
Jean et Thierry

Jean et Thierry

Les faïences de Saint-Christophe et Tours

Les premières faïenceries s’installèrent à Saint-Christophe à la fin du XVIIe siècle. Il y avait alors 3 potiers, le plus important étant Pierre Épron. Avec ses frères, il créa une association : Faïencerie de la Chartrie. En 1738, ils signèrent un bail pour la ferme de Saint-Gilles. L’année suivante, Pierre Épron acheta la maison du Dauphin.

Avec Guerche, en 1740, pour lutter contre la concurrence, il demande la régularisation de sa faïencerie afin de créer la faïencerie de Saint-Christophe. Refus. En 1742, nouvelle demande pour simple autorisation. Réponse favorable pour des faïences communes (cul noir) et faïences fines (qui ne vont pas au feu). Ces faïences sont de meilleure qualité que celles de Nevers !

Le 20-06-1745, coup d’accélérateur de la faïencerie. Mathurin Épron cède une partie de ses terres de la Chartrie et va s’installer à Tours avec un atelier à Saint-Pierre-des-Corps.

À cette époque, un jeune faïencier, Jean Loiseau, souhaite s’installer à Saint-Christophe mais personne ne veut de concurrent. Il part s’installer à Malicorne dans la Sarthe (le Maine d’alors) où la faïencerie tourne encore !

À Tours, Mathurin Épron est nommé « officier de bourgeoisie » Avec Cerf, l’entente fut de courte durée.

Il tenta de fabriquer des faïences fines à Tours et à Saint-Christophe mais, leur faïencerie fine gêne le développement des faïences fines d’Angleterre.

Après la signature du traité de Libre-échange avec l’Angleterre, en 1786, le déclin des Faïenceries de Saint-Christophe et de Tours s’amorça. Malgré la concurrence des faïences fines anglaises un certain niveau d’activités se poursuivit sous Napoléon avant de s’éteindre définitivement.

Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Beau succès pour la conférence sur les faïences de Saint-Christophe

Les faïences de Nevers

Il existe beaucoup de similitudes entre les faïences de Saint-Christophe et celles de Nevers. Les faïenciers avaient fait leur apprentissage à Nevers. Le sable utilisé dans la préparation de la terre vient de Nevers car, c’était le meilleur ! Notre conférencier a quelques doutes sur quelques faïences exposées au musée de Nevers sur la provenance de quelques-unes. Alors, Nevers ou Saint-Christophe ? Saurez-vous faire la différence ?

 

Saint-Christophe ou Nevers ?

Saint-Christophe ou Nevers ?

Après cette brillante et intéressante prestation, Thierry, beaucoup plus détendu, s’est prêté au jeu des questions-réponses. Le public, conquis par le conférencier, lui adressèrent plusieurs questions mais, certains n’hésitèrent pas à lui faire part de quelques connaissances ou anecdotes liées aux faïences de Saint-Christophe. Ce beau sujet, présenté sous un angle totalement nouveau, a conquis le public qui le remercia par une véritable ovation.

Une partie du public en train d'admirer les faïences exposées par le collectionneur

Une partie du public en train d'admirer les faïences exposées par le collectionneur

Cette présentation fut dédiée par le conférencier, à Guy Bodeven, membre du CA de l’association qui l’avait initié et lui avait donné l’envie d’en savoir plus sur cet artisanat disparu. !

Peut-être que, dans quelques temps, les différents travaux réalisés sur ce thème seront regroupés dans une nouvelle publication de l’association ! À voir…

La semaine des 20 ans d'Histoire et Patrimoine

Si vous êtes intéressé(s) par le repas de clôture, inscrivez-vous avant le 8 novembre à :

davidbd@orange.fr ou hp.scsln@gmail.com ou au 02 47 29 37 31

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 09:03
Les membres du CA comptent sur votre présence pour cette semaine de festivités

Les membres du CA comptent sur votre présence pour cette semaine de festivités

Une semaine d'animations proposée par Histoire et Patrimoine

A l'occasion de ses 20 ans, l'association Histoire et Patrimoine organise avec le concours de la municipalité une semaine d'animations du 12 au 20 novembre. Soirée-rencontre, conférence, rétrospective des actions menées depuis 2001 se succéderont à la salle socio-culturelle du Foyer. Dans cette même salle, tout au long de la semaine, en partenariat avec les Archives départementales d'Indre-et-Loire, présentation d'une exposition photographique : 100 clichés réalisés par le Studio de l'Escotais (Monique et Jean-Gérard Potier) entre 1976 et 1997 montrant la vie à Saint-Christophe et à Saint-Paterne. Programme complet sur la page d'accueil du site de l'association :

https://histoire-patrimoine.jimdofree.com/


 

Entrée gratuite dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

Renseignements au 02 47 29 33 18

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2021 2 26 /10 /octobre /2021 07:47
Le conférencier présentera les plus belles pièces de sa collection

Le conférencier présentera les plus belles pièces de sa collection

L'association Histoire et Patrimoine organise une conférence intitulée « Les faïences de Saint-Christophe ». Thierry Albert-De Rycke, membre du Conseil d'Administration, collectionne de longue date les faïences christophoriennes dont il est devenu un spécialiste. Il s'attachera au cours de sa communication à expliquer comment le village de Saint-Christophe, fut dans le premier quart du XVIIIe siècle un foyer important de développement de la faïence de Touraine. Les premières fabriques installées à Saint-Christophe connurent des extensions à Saint-Pierre-des-Corps avant de rayonner sur l'ouest de la France tout en entretenant des relations étroites avec Nevers. La faïence de Tours étant indissociable de celle de Saint-Christophe, une partie de la conférence lui sera consacrée.

 

Sur le plan pratique :

Conférence présentée le vendredi 29 octobre à 20h30 au Foyer, salle socio-culturelle de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Entrée libre et gratuite dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

Renseignements au 02 47 29 33 18.

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 07:58

Cette année, pour les « Journées du Patrimoine », en accord avec la municipalité, l’association « Histoire et Patrimoine », sous la conduite de Fabrice Mauclair, samedi matin, et de Lionel Royer, dimanche après-midi, a permis à plus de 50 personnes de mieux connaître le riche passé de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Les visiteurs devant l'Hôtel de Ville
Les visiteurs devant l'Hôtel de Ville
Les visiteurs devant l'Hôtel de Ville

Les visiteurs devant l'Hôtel de Ville

Au départ, fixé devant l’hôtel de ville, Catherine Lemaire, maire de la commune, entourée de quelques élus, et Philippe Larus, président de l’association, souhaitèrent la bienvenue aux Christophoriens présents mais également aux nombreuses personnes étrangères à la commune.

Les élus et Le président d'Histoire et Patrimoine
Les élus et Le président d'Histoire et Patrimoine

Les élus et Le président d'Histoire et Patrimoine

Philippe Larus indiqua que, ce parcours créé en 2004 par l’association, avait grand besoin d’un rafraîchissement et que ce projet devait être l’une des actions engagées pour les 20 ans d’Histoire et Patrimoine. Finalement, ce projet a été repris par la municipalité et mené à bien pour être de nouveau opérationnel pour ces Journées du Patrimoine. 

Philippe Larus s'adressant aux visiteurs

Philippe Larus s'adressant aux visiteurs

Il passa ensuite la parole à Madame le Maire : « Ce travail a été réalisé en partenariat avec les associations Histoire et Patrimoine et Rayonnement de Vaudésir. Plusieurs réunions ont eu lieu et nous avons décidé de refaire les plaques du premier parcours en travaillant avec l’imprimerie Lesage et d’en créer un nouveau mettant en valeur 6 nouveaux sites sur la commune. Nous avons donc « Au fil des rues » pour la découverte du bourg, et « Au fil des chemins » pour les extérieurs. Les nouvelles plaques sont arrivées vendredi après-midi et elles ont aussitôt été mises en place pour ces Journées du Patrimoine grâce à Pascal, notre employé communal, et à Emmanuel, l’adjoint qui a suivi ce projet. Il reste encore à venir le planimètre, la table d’orientation et les dépliants.»

Catherine Lemaire présentant le travail sur le projet
Catherine Lemaire présentant le travail sur le projet
Catherine Lemaire présentant le travail sur le projet
Catherine Lemaire présentant le travail sur le projet

Catherine Lemaire présentant le travail sur le projet

Cette déambulation dans le village a permis aux personnes présentes de découvrir les curiosités propres à la commune comme les cavités aussi nombreuses que les habitants et s’étageant sur 4 niveaux. Ils ont aussi appris pourquoi Saint-Christophe est doté d’un hôtel de ville et non d’une mairie, les liens de l’écrivaine Daphné du Maurier avec cette commune, la présence à la même période de deux enfants de Saint-Christophe devenus médecins et membres de l’Académie des Sciences. On ne peut parcourir ce beau village sans faire une halte sur sa place entourée de belles maisons en pierres du pays ni mentionner le nom du seigneur du lieu, Jehan d’Alluye, qui ramena de la croisade un morceau de « la vraie croix », qui est à l’origine de la croix de Lorraine ! Les noms des rues évoquèrent les activités passées : rue des Potiers, des Tanneurs, des Grands Moulins….et la rue du Vieux Château pour rappeler la présence d’une motte féodale et les restes d’un donjon !

Déambulation dans le village
Déambulation dans le village
Déambulation dans le village
Déambulation dans le village
Déambulation dans le village

Déambulation dans le village

La visite de dimanche s’est terminée au niveau de l’église où un concert était offert pour clore ces Journées du Patrimoine.

Lorsque les dépliants seront prêts, chacun pourra, à sa vitesse, reprendre le parcours en allant de plaque en plaque pour découvrir les 9 sites dignes d’intérêt dans le cœur du village.

L’association Histoire et Patrimoine peut, sur demande, organiser des visites guidées du bourg et de l’église.

Prochaines manifestations à la salle socioculturelle « Le Foyer » :

Conférence sur la justice en Touraine le 24 septembre à 20 h 30

Conférence sur les faïences de Saint-Christophe le 29 octobre à 20 h 30

Semaine d’animation pour les 20 ans de l’association du 12 au 19 novembre

Contact : 02 47 29 33 18 mail : hp.scsln@gmail.com

Site : http://histoire-patrimoine.jimdofree.com

Partager cet article
Repost0
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 17:26

Partis 3 jours en Mayenne, lors de nos excursions, nous avons eu la chance de découvrir quelques Saint-Christophe encore inconnus pour compléter notre carte du monde.

Le premier jour, c'est lors de notre visite dans le vieux Laval que nous avons eu la chance, en levant la tête devant une belle maison à pans de bois pour admirer ses piliers sculptés de rencontrer notre premier Saint-Christophe mayennais ne figurant sur aucun descriptif. Cette maison se trouve rue de la Trinité, à proximité de la cathédrale. Ce quartier compte de nombreuses maisons des XVe et XVIe siècles.

Le Saint-Christophe de la rue de la Trinité pris sous 2 angles différents
Le Saint-Christophe de la rue de la Trinité pris sous 2 angles différents
Le Saint-Christophe de la rue de la Trinité pris sous 2 angles différents

Le Saint-Christophe de la rue de la Trinité pris sous 2 angles différents

Poursuivant notre visite de la ville, nous nous rendons à la basilique Notre-Dame D'Avesnières. L'église existe au moins depuis le XIe siècle, mais elle a obtenu son aspect actuel au XIIe siècle, lorsque des Bénédictines y ont installé un prieuré. En 1898, elle fut élevée au rang de basilique par le pape Léon XIII. 

Elle possède une statuaire remarquable dont un Saint-Christophe monumental de 3,50 m de haut exécuté en 1583 en vertu d'une délibération des habitants d'Avesnières.

 

La basilique et son Saint-Christophe monumental situé à gauche de l'entrée
La basilique et son Saint-Christophe monumental situé à gauche de l'entrée
La basilique et son Saint-Christophe monumental situé à gauche de l'entrée
La basilique et son Saint-Christophe monumental situé à gauche de l'entrée

La basilique et son Saint-Christophe monumental situé à gauche de l'entrée

Il nous restait un site à aller voir pour photographier des représentations de notre saint fétiche, la chapelle Notre-Dame-de-Pritz, située près de la rivière Mayenne. Arrivés sur les lieux, impossible de se garer. Un panneau indiquant la présence de cette chapelle classée était bien visible mais, aucun accès pour l'atteindre.

De retour au camping, je pianote sur Internet pour chercher des renseignements sur cette chapelle et notamment les jours et heures de visite. Étant sur le site de l'Office de Tourisme, un chat s'ouvre avec une des personnes de l'OT. Voici les renseignements que j'ai pu obtenir : "La chapelle est privée. Elle n'est ouverte que pour les Journées du Patrimoine. En dehors, on peut prendre un guide et il nous en coûte....100 €. À ma demande de savoir s'il et possible d'obtenir les photos des représentations de Saint-Christophe, il m'a été répondu que personne n'avait le temps !

Suite à ces réponses encourageantes, je suis retournées sur Internet et j'ai trouvé des photos prises par M. Bruno Dumaine et qui sont  libres de droit. Vous allez donc pouvoir en profiter.

À la recherche des Saint-Christophe en Mayenne
À la recherche des Saint-Christophe en Mayenne
À la recherche des Saint-Christophe en Mayenne

Chapelle privée principalement romane dont la construction s'étend du VIIIe au XIIe siècles. La proximité d'un gué sur la Mayenne a fait bénéficier la nef de deux peintures superposées de Saint-Christophe des XVe et XVIe siècles ainsi qu'une grande statue du même saint.

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:33

Nous étions quatre membres d’Histoire et Patrimoine partis excursionner sur la journée entre Loir-et-Cher et Indre-et-Loire, avec un but bien précis, goûter un breuvage divin qui sera servi lors du repas clôturant la semaine des 20 ans de l’association en novembre prochain.

Sur notre route, après renseignements pris en amont, deux représentations de Saint Christophe nous attendaient l’une dans l’église de Lancôme, petit village de 125 habitants, et l’autre, dans celle de Françay, bourg un peu plus gros, avec ses 297 habitants. Pour chacun des villages, des contacts avaient été pris pour que les églises soient ouvertes lors de notre passage.

Ces deux églises, bien différentes par leur taille, contenaient l’une et l’autre de superbes peintures murales parmi lesquelles un gigantesque Saint-Christophe près de l’entrée de l’édifice.

Intéressons-nous un peu à ces édifices religieux, tous les 2 classés monuments historiques.

L'église Saint-Pierre de Lancôme

L'église Saint-Pierre de Lancôme

L’église Saint-Pierre de Lancôme classée depuis le 25-10-1991

C’est l’ancienne maire de la commune qui nous a ouvert l’église et qui nous a servi de guide à l’intérieur de ce petit bijou qui date du XIIe siècle et qui fut remanié au XVe. Elle est composée d’une nef simple et d’un chœur à chevet plat.

Son intérêt réside dans la richesse de ses peintures murales datant du XVe siècle et de son mobilier rustique, notamment, la chaire à prêcher et le banc d’œuvre du XVIIIe siècle, ou encore le maître-autel, le tabernacle et son gradin en bois sculpté et doré.

À la recherche des Saint-Christophe
À la recherche des Saint-Christophe

Parmi les peintures, le grand Saint-Christophe, avec une tête assez curieuse de cynocéphale, est visible à gauche de l’entrée.

À la recherche des Saint-Christophe

La représentation du "Dit des trois morts et des trois vifs" est ici parfaitement conservée : la croix de cimetière au centre sépare les trois cavaliers à droite et les trois morts armés à gauche.

À la recherche des Saint-Christophe

Une belle représentation de la Cène figure parmi les très nombreuses peintures.

D'autres peintures sont également visibles., en voici certaines.

À la recherche des Saint-Christophe
À la recherche des Saint-Christophe
À la recherche des Saint-Christophe

L’église Notre-Dame de Françay classée depuis le 21-12-2007

Datée du XIIe siècle, elle se compose d'une nef allongée et étroite et elle se termine par une abside semi circulaire couverte d'un cul de four, les deux chapelles latérales étant plus tardives (XVIe siècle). Abrité par un caquetoire du XVIe siècle, un beau portail roman donne accès à l’abside.

Le portail roman et quelques détails
Le portail roman et quelques détails
Le portail roman et quelques détails

Le portail roman et quelques détails

Les murs intérieurs laissent apparaître des restes de peintures murales découvertes lors de la restauration de l’église dont un Saint-Christophe de la fin du XVe siècle. 

À la recherche des Saint-Christophe

Par endroit, on remarque les restes d’une litre funéraire du XVIe siècle, où un blason est représenté.

À la recherche des Saint-Christophe

On remarque aussi des chevaux ailés semblant se disputer avec les blasons et un cordon où pend une médaille ! Lutte entre deux seigneurs des lieux ? Mystère !

À la recherche des Saint-Christophe
À la recherche des Saint-Christophe

Des pierres tombales sont visibles près des entrées dans chaque église : celle de Lancôme est ornée de motifs représentant des outils et, sur celle de Françay, on peut lire l’épitaphe de Bernhar Ligeyr, décédé le 26 janvier 1594.

À la recherche des Saint-Christophe
À la recherche des Saint-Christophe

Pour la visite de l’église de Françay, nous n’avions pas de guide pour nous expliquer les différentes peintures visibles sur les parois de l’église.

La pluie nous a empêchés de faire le tour extérieur de l’édifice afin d’admirer ses modillons.

Malgré cette météo qui n’avait rien d’estival, nous avons passé une excellente journée et avons validé le breuvage en question, but de cette sortie ! Un grand merci aux personnes qui, en nous ouvrant leur église, ont facilité notre quête de Saint-Christophe.

Dans l'église de Lancôme, avec pour guide, l'ancienne maire du village.

Dans l'église de Lancôme, avec pour guide, l'ancienne maire du village.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 13:46

Hier, en début d’après-midi, nous nous étions fixé pour but de randonnée pédestre, d’aller voir en quel état se trouvait la passerelle métallique qui enjambe le Nais depuis la fin du XIXe siècle, au lieu-dit « Le Gué de Cornebœuf ».

La passerelle est encore bien solide ! Nous l'avons testée !
La passerelle est encore bien solide ! Nous l'avons testée !

La passerelle est encore bien solide ! Nous l'avons testée !

 

Nous l’avons trouvée sans trop de difficulté même si pour l’atteindre il n’existe pas de chemin communal ce qui est malgré tout assez bizarre quand on sait qu’elle fut installée en cet endroit par la municipalité de l’époque.

Voici d’ailleurs la délibération municipale en date du 6 février 1898 qui en fait foi : « Le Conseil Municipal considérant que la planche permettant de traverser l'Escotais au Gué de Cornebœuf est très vétuste, donne son accord pour la construction d'une passerelle métallique. Cette construction est confiée à M. Carré, serrurier à St Christophe. (Coût 224 F dont 142 F à la charge de la commune et 82 F recueillis par souscription). »

 

Affluence au "Gué de Cornebœuf ! (carte postale ancienne parfois légendée : un coin où l'on s'amuse")

Affluence au "Gué de Cornebœuf ! (carte postale ancienne parfois légendée : un coin où l'on s'amuse")

Sur cette carte postale ancienne, nous constatons que ce lieu était très fréquenté par les enfants qui, avec de grosses pierres avaient aménagé un barrage leur permettant d’obtenir un petit plan d’eau.

Actuellement, à part les pêcheurs, peu de personnes connaissent ce lieu, qui, avec quelques aménagements pourrait figurer sur un parcours de randonnée.

Différentes prises de vue
Différentes prises de vue
Différentes prises de vue

Différentes prises de vue

En poursuivant notre périple, nous sommes passés à proximité d’un autre lieu à caractère historique, le manoir du Bas-Sion qui vient d’être bien mis en valeur par ses nouveaux propriétaires.

Ensuite, nous avons pris le chemin du retour en changeant de rive. Sur notre après-midi, nous avons parcouru près de 10 km, avec un temps encore un peu estival !

 

Pour plus de détails :

Lien vers le site : Le patrimoine bâti et paysager en danger - saint-christophe-sur-le-naiss jimdo page! (jimdofree.com)

Partager cet article
Repost0
24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 22:06

Profitant d’une belle matinée printanière, les membres de la commission « Parcours patrimonial » de l’association « Histoire et Patrimoine » se sont déplacés sur les lieux pour faire un point de l’état général du parcours existant et relever les quelques modifications qui pourraient être apportées au parcours initial.

Ce dernier, créé en 2004, par Anne Riou, chargée de mission au Pays Loire Nature, avait été bien subventionné et avait servi de déclencheur pour la création de parcours identiques dans de nombreuses communes de l’ex canton de Neuvy-le-Roi, sous l’égide de Catherine Côme, alors présidente de la Communauté de Communes. Une charte graphique avait défini les caractères communs à tous les dépliants édités à l’époque.

Cette reconnaissance du parcours historique s’inscrit dans les grands projets de l’association dans le cadre des festivités prévues pour ses 20 ans, au mois de novembre prochain, en lien avec la municipalité qui a inscrit ce projet dans ses réalisations à venir.

Le dépliant permettant de suivre le parcours, dans la collection "Patrimoine et Paysages du Pays Loire Nature

Le dépliant permettant de suivre le parcours, dans la collection "Patrimoine et Paysages du Pays Loire Nature

La question que se sont posés les membres de l’association est : « Doit-on reprendre le parcours à l’identique en remplaçant les plaques devenues illisibles, modifier en partie le texte de certaines, modifier le parcours ou en créer un nouveau ? » Quelle que soit la décision retenue, une modification s’impose : l‘emplacement du panneau de départ du parcours. Quelques idées, en lien avec les nouveaux supports touristiques, ont été émises comme, par exemple ajouter un QR code qui, comme pour le panneau commémoratif de la Grande Guerre, renverrait vers des explications plus complètes sur le site de l’association.

Le plan tel qu'il apparaît également sur le panneau de départ avec le point P devant le Foyer.

Le plan tel qu'il apparaît également sur le panneau de départ avec le point P devant le Foyer.

Lors de l’arrêt à « La porte percée » le regard s’est porté sur « l’impasse des douves » qui empruntait autrefois la sympathique et originale voie qui avait été creusée dans la falaise d’où le patronyme du site.

Les membres de la commission devant la maison à "La Porte percée"

Les membres de la commission devant la maison à "La Porte percée"

Les 4 membres de la commission en charge de ce projet au sein de l’association ont fait le point sur toute la documentation en leur possession quant à la création du parcours initial en 2004 : textes, photos, plans, ce qui, si besoin, permettrait lors d’échanges avec les élus en charge de ce dossier, de finaliser le projet et, éventuellement, au concepteur retenu par la municipalité, de pouvoir lancer sa réalisation rapidement.

« Histoire et Patrimoine » très sensible au fait que les élus aient aussi à cœur de réhabiliter ce parcours permettant de mieux connaître notre village, est prête à travailler de concert avec la commission concernée.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de ROYER Monique
  • : L'actualité communale de St Christophe et des communes environnantes. La vie des associations par leurs manifestations. Et la description de mes coups de cœur.
  • Contact

Profil

  • ROYER Monique
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.
  • Retraitée de l'Éducation Nationale, restée très active, aime parler et faire parler de ma commune de résidence et faire partager mes diverses découvertes.

Présentation du village

Bienvenue à Saint-Christophe-sur-le-Nais

L'histoire de St Christophe commence aux environs de l'an mil. A cette époque, les seigneurs d'Alluye y établissent une forteresse (motte féodale) visible dans l'enceinte du cimetière. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon en pierres est alors construit et ses ruines témoignent de l'histoire du village.

 

Ce dépliant, disponible en mairie, permet de visiter la cité et de découvrir le riche passé de notre commune.
Ci-dessous, le coeur du village, la place Jehan d'Alluye.
 


Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point contact qui nous permettra de communiquer.

Recherche

Pages